Ils ont marqué le foot sud-américain (de 40 à 31)

Après les tops européens, voici le classement des joueurs qui ont marqué le football sud-américain. Aujourd'hui, de la 40e à la 31e place.

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40. René Higuita


7 septembre 1995. Jamie Redknapp joue pour la première fois sous le maillot anglais. Un match amical sans saveur, entre la Colombie et l’Angleterre. Jusqu’à cette sorte de frappe de l’ancien milieu de Liverpool. Dans ses cages, René Higuita décide de poser son empreinte sur cette rencontre. Sur l’histoire du football même, avec ce coup du scorpion parfaitement exécuté. Un geste « qu’il travaillait » , comme il le raconte à chaque fois qu’on lui tend un micro. Outre cette folie, Higuita, natif de Medellín a longtemps traîné une sale réputation. Celle d’ami de Pablo Escobar.


Une réunion entre le gardien colombien et le chef du cartel de Medellín a même eu lieu avant le Mondial 90 durant laquelle El Patrón del Mal aurait promis une visite en Italie à la sélection s’ils passaient la première phase. Son amitié avec Escobar, son addiction à la drogue et son implication dans un enlèvement le mèneront vers la case prison. Après un passage par la télé-réalité, El Loco tente un retour entre les poteaux et termine sa carrière au Deportivo Pereira. Lors de son match d’adieu en 2010, Higuita cale un dernier coup du scorpion et marque un coup franc. Ce qu’il savait faire de mieux, finalement. RC

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39. Falcão


Allez dire à Paulo Roberto Falcão qu’une place dans l’histoire du football tient à un palmarès. Le milieu de terrain brésilien a débuté en 1973 au SC Internacional, où il remporte cinq titres en six saisons. Mais c’est à Rome que Falcão a laissé une trace indélébile. Dans la capitale italienne, il est devenu « le huitième roi de Rome » en remportant un Scudetto et deux Coupes d’Italie. Et ce, malgré son départ après une embrouille avec le président de l’époque, Dino Viola. Mais au Brésil, Falcão reste dans toutes les mémoires pour ses incroyables prestations lors du Mondial 82. Cette Coupe du monde promise au Brésil de Sócrates, Zico et compagnie, où l’Italie a détruit le mythe d’une des meilleures sélections de l’histoire. Dans un livre qui raconte cette élimination précoce, Falcão expliquait : « Nous n’avons plus de notion du temps. C’est comme se réveiller sans avoir dormi. Fatigués, déçus. Mais on avance, on ramasse les miettes. C’est la première fois que j’ai vu la presse brésilienne triste, sous le choc.  » L’ancien milieu romain disputera la Coupe du monde au Mexique, où le Brésil s’arrête en quarts de finale. Il raccroche les crampons en 1986, avec le maillot de São Paulo sur le dos. Sans aucun titre avec la Seleção, mais avec une belle place au panthéon des grands hommes de la patrie brésilienne. RC

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38. Juan Román Riquelme


« Le numéro 10, le meneur, c'est une position qu'on utilise de moins en moins dans le football. Pour moi, en tout cas, c'était une très belle responsabilité de devoir défendre ce poste. Le football dépend des numéros 10. Zidane n'était peut-être pas aussi rapide que les autres, Iniesta n'est ni aussi rapide ni aussi puissant que les autres. Mais comme ils contrôlent le ballon comme ils veulent, ce sont eux qui décident : le ballon va au rythme qu'ils veulent, on joue comme eux le veulent. Nous, les numéros 10, quand on ne touche pas la balle pendant cinq minutes, on se sent un peu bizarre. Si tu vas dans la file des gens qui achètent leur ticket et que tu leur demandes qui ils viennent voir jouer, on va te répondre Zidane, Iniesta, etc. Je n'ai jamais vu un supporter payer une entrée pour voir un gardien ou un défenseur central. » Propos recueillis par Pierre Boisson, dans So Foot #108.

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37. Gérson


Dès le début de sa carrière à Flamengo en 1959, Gérson de Oliveira Nunes, dit Gérson, n’est pas du genre à fermer sa bouche. Sur le terrain et en dehors, tout le monde l’appelle « Papagaio » – le Perroquet. Flamengo, Botafogo, São Paulo, Fluminense, le « Gaucher en or  » remporte quatre championnats cariocas, deux championnats paulistas ainsi qu’une Coupe du Brésil. L’apogée de sa carrière, c’est évidemment le Mondial 70. Pelé, Rivelino, Jairzinho, Tostão, Gerson : avec ses artistes, le Brésil brille de mille feux au Mexique. « Je me fiche que Rivelino et Gerson soient tous deux gauchers. Ils sont des génies. Ils sauront quoi faire » , lança le sélectionneur Mário Zagallo. Dans cette équipe de rêve, Gérson joue le rôle de meneur de jeu reculé. En finale, face à l’Italie, il inscrit d’une frappe lourde le deuxième but de la Seleção et c’est lui qui délivre une ouverture de quarante mètres sur la tête de Pelé pour le but de Jairzinho. Le perroquet avait encore parlé.

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36. Bebeto


La célébration a fait le tour du monde. Les bras joints qui balancent de droite à gauche et de gauche à droite pour imiter un berceau. Bebeto vient de marquer contre les Pays-Bas, en quarts de finale du Mondial US, et ses coéquipiers Romário et Marzinho le rejoignent au poteau de corner pour dédicacer le but au nouveau-né Matheus. Ce geste sera désormais sa signature. Aujourd’hui encore, lorsqu’il participe à des matchs de charité, le Brésilien mime le berceau.


Petit gabarit (1,78 m, 68 kg), le buteur révélé à Flamengo, qui a fait les beaux jours de Vasco da Gama et du Deportivo La Corogne, forme avec Romário un tandem de feu sur le front de l’attaque brésilienne des nineties. « Mon plus grand compagnon sur le terrain fut Bebeto. (...) Nous nous connaissons tellement bien que nous nous trouvions sur le terrain les yeux fermés » , dira Romário. Peu avant le titre suprême aux États-Unis avec l’équipe nationale, le Barça de Romário arracha la Liga à la dernière journée... au nez et à la barbe du Depor de Bebeto, qui se consolera l’année suivante avec la Copa del Rey. FL

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35. Daniel Passarella


En Argentine, il est le seul à avoir remporté les Coupes du monde 1978 et 1986. Lui s'en vante, très simplement : « En Argentine, il y a 43 médailles pour 44 champions du monde. » Et Passarella a de quoi se vanter. Durant toute sa carrière, le défenseur central qui s'est révélé à River Plate, a terrorisé les gardiens adverses. Oui, Daniel Passarella est, selon les statistiques officielles de la FIFA, le deuxième défenseur ayant marqué le plus de buts derrière Koeman. Le Kaiser a aussi marqué l'Italie, lors de ses passages à la Fiorentina et à l'Inter. Mais c'est surtout avec l'Albiceleste que Passarella a brillé. C'est lui qui soulève le trophée en 1978. C'est lui qui, en 1982, est bousculé par l'arrivée de Bilardo sur le banc de la sélection. Mais c'est lui qui offre la passe décisive à Ricardo Gareca, qui offre la qualification pour le Mondial 1986 contre le Pérou. C'est lui qui s'assoit sur le banc en 1994 et y restera quatre ans. Après son illustre carrière, Passarella est devenu président de River Plate. Il repartira du club avec un procès pour actions frauduleuses. Aujourd'hui, Passarella s'amuse à tirer sur Messi, se dédouaner de toute responsabilité dans la descente de River en seconde division et souhaite redevenir entraîneur. RC


34. Juan Alberto Schiaffino


Il y avait le grand Maestro, José Piendibene. Mais aussi, le petit Maestro, Juan Alberto Schiaffino. Pour l’IFFHS, c’est tout simplement le meilleur joueur de l’histoire du football uruguayen. Formé dans un club de son quartier, après des débuts dans les potreros de Montevideo, Schiaffino enfile le maillot de Peñarol, où il débute en 1946. Trois ans plus tard, il mène le quintette d’attaque des Manyas, surnommée « la Escuadrilla de la Muerte » , l’escadron de la mort en VF.


En 1950, il représente pour la première fois sa patrie. Lors de la Coupe du monde de cette même année, « Pepe » glace tout le Maracaná avec le but de l’égalisation. Quatre ans plus tard, après le Mondial suisse, il rejoint l'AC Milan. Il y restera jusqu’à ses trente-sept ans, amassant quelques titres, dont trois championnats. Il y mettra aussi Cesare Maldini à ses pieds : « Il avait un radar à la place du cerveau. » Il met fin à sa carrière en 1962. Ses restes reposent aujourd'hui au Cementerio del Buceo, sorte de panthéon uruguayen. RC

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33. Carlos Caszely


Il est l’homme qui est publiquement apparu à la télévision pour dire non à Pinochet quand le pays baissait les yeux, celui qui portait une cravate rouge pour afficher ses sympathies socialistes lorsqu’il était reçu au palais présidentiel. Il est même celui qui a refusé de serrer la main du dictateur à une époque où, au Chili, on disparaissait pour moins que ça. Plus que pour son talent indéniable balle au pied, c’est pour son courage politique que Carlos Caszely est célèbre aujourd’hui. Pourtant, Carlos était aussi un super joueur.


Vif et déséquilibrant, le moustachu surnommé le roi du mètre carré pour sa propension à s’extraire des petits espaces a porté Colo-Colo et la Roja sur ses épaules dans les années 70 et au début de la décennie suivante. Le tout en se permettant une incursion dans l’univers musical. Car si Caszely aime les chansons contestataires, il sait aussi apprécier les refrains populaires et signe même un sacré tube avec El Hincha. AJ

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32. Vavá


Pelé - Garrincha - Vavá, l’attaque qui a emmené deux fois le Brésil sur le toit du monde. Si les deux premiers ont marqué l’histoire avec leur jeu samba, le dernier larron du trio n’était pas vraiment spectaculaire. Non, Edvaldo Izidio Neto, dit Vavá, avait une mission : marquer. En 1958, le « Taureau du Vasco » plante, en pur avant-centre, les deux premiers buts brésiliens en finale du Mondial face à la Suède (victoire 5-2). En demi-finale, son tacle assassin sur le tibia de Robert Jonquet avait réduit les Bleus à dix contre onze dès la demi-heure de jeu, quand le score était alors de parité. Quatre ans plus tard, Vavá met la Tchécoslovaquie de Masopust K-O. À la 78e, le ballon glisse entre les mains du gardien Viliam Schrojf, et le Brésilien en profite pour marquer le but du 3-1. Après avoir fouetté le ciel d’un poing rageur, le Soulier d'or de la Coupe du monde 62 prendra quand même le temps de consoler le gardien. FL

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31. Didi


Le patron du premier Brésil champion du monde, c’est lui. Waldyr Pereira, dit Didi, l’inventeur du tir en feuille morte qui inspira tant les coups francs de Michel Platini. En 1958, Pelé n’a que dix-sept ans, Didi va sur ses trente ans. Avec ses dribbles si coulants et son coup d’œil de génie, le joueur de Botafogo est le véritable chef d’orchestre du milieu de terrain de la Seleção. Ses prestations de grande classe lors du tournoi suédois lui ouvriront les portes du Real Madrid, mais l’association avec Di Stéfano ne collera pas. L’homme qui a marqué le premier but dans l’histoire du Maracanã (en 1950) était au sommet de son art en Suède.


Quand Nils Liedholm ouvre le score pour le pays hôte dans les premières minutes de la finale, Didi ne court pas vers le rond central. Il revient avec le ballon sous le bras en marchant. « Je m'étais déjà replacé sur l'aile gauche, quand je vois Didi revenir vers le centre du terrain en marchant, le ballon à la main. Je cours vers lui et je lui dis : "Didi, dépêche-toi, on perd", raconte Mario Zagallo sur le site de la FIFA. Lui me répond : "Garde ton calme, petit. Rien n'a changé. On est toujours meilleurs qu'eux. Il n'y a aucun problème. On va inverser le score." » Cinq minutes plus tard, la Seleção enclenche la machine et s’imposera finalement 5-2. FL

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Par Léo Ruiz, Florian Lefèvre, Alexandre Doskov, Arthur Jeanne et Ruben Curiel
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Dans cet article

Totti Chianti Niveau : CFA
Note : 1
On a en a eu des grands joueurs SUDAM à la Roma.
Rien que là Falcao, Schiaffino, Gerson...
Comment ça, c'est pas le Gerson qu'on a acheté cette année pour un montant record?
N'importe quoi!
Barton_fink Niveau : DHR
Cafu, Aldair, Battistuta...
Si on compte la période moderne alors Samuel.
Il est aussi décisif derrière que Totti devant, l'année du scudetto.
Tu oublies Amarildo et Jair, même si c'était à chaque fois pour finir leur carrière.
Abel Balbo, Amantino Mancini
Barton_fink Niveau : DHR
C'est quand meme 1 ou 2 classes en dessous de ceux cités plus haut
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
4 ou 5 même!
C'est comme aux soldes, les meilleurs articles avaient déjà été vendus.

J'ai adoré Aldair, pour sa gueule et sa fidélité au club, qui le lui a bien rendu. Mais dire qu'il était 4 ou 5 classes au dessus de Balbo me paraît très exagéré.
Aldair était une pipe, mais il est champion du monde..
Abel Balbo, je l'avais oublié celui-là ! un opportuniste de première.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
samotraki ! Quel plaisir de te retrouver ! Je te croyais perdu, et te voilà retrouvé ! Tant mieux, ta présence va adoucir ma déception de voir les immenses Schiaffino et Didi aussi maltraités...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Alegria, j'ai pensé à toi en voyant le classement de ces deux légendes ! Y a quelques trucs qui m'ont choqué dans ce top mais parfois, on se dit que c'est la subjectivité de l'auteur, que ça peut se tenir, etc...
Par contre, pour le quatuor Schiaffino/Didi/Pedernera/Tostao (et quelques autres comme Labruna, Scarone, Leonidas, Nilton et Djalma Santos, Bochini, Mazurkiewicz, Spencer, Andrade...), ça fait mal au coeur, faut l'avouer !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Ca fait surtout mal à la perspective historique !

Mais c'est nous, Manu, qui allons corriger ces aberrations. Nos commentaires sont infiniment plus justes et pertinents que leur grotesque revisitation de l'histoire du foot sudam.

Et je dis et répète grotesque, parce que LÉO RUIZ, FLORIAN LEFÈVRE, ALEXANDRE DOSKOV, ARTHUR JEANNE ET RUBEN CURIEL

j'en aurais rien à battre que vous mettiez untel à la place d'untel, si au moins vous vous donniez un peu de peine à peinturlurer vos portraits, à brosser même tels des barbares un visage à peine ressemblant, à peine un tantinet évocateur de la passion folle que certains hommes ont pu susciter chez leur peuple.

Vos portrait ressemblent à une nécrologie. Des stats, des titres, des anecdotes connues archi-rabattues. Pas l'ombre d'un engagement véritable, pas l'ombre d'un battement de coeur, d'une coulée de sueur.

LÉO RUIZ, FLORIAN LEFÈVRE, ALEXANDRE DOSKOV, ARTHUR JEANNE ET RUBEN CURIEL

Vous êtes des médiocres. Incapables de retranscrire quoi que ce soit.

Putains de nécrophages du sublime.
Totti Chianti Niveau : CFA
Je n'oublie personne, je ne parlais que des joueurs présents dans cet article, Schiaffino, Falcao (deux légendes!), et la blague sur Gerson donc.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Je vais revenir ici couper cette vilaine herbe à la racine, quitte à passer pour ce que je suis - un schizo boy.

Messieurs les auteurs, les gars désolé pour ce post grotesquement ad hominem. J'étais dans un très sale soir.

Pardon de m'être ainsi emporté contre vous, c'était ridicule et bas de ma part.
T'es humain Alegria.
Humain et sensible, tes envolées ont le droit d'être parfois plus sombres.

Cette sensibilité est ta force, et cest normal quelle soit parfois confuse. Confuse car vivante . Il n'y a que les morts et les cyniques qui ne sont plus confus.
Ronniesheva Niveau : CFA
juan aussi
15 réponses à ce commentaire.
Schiaffino 34ème, j'en connais un qui va sulfater sec...
FredAstaire Niveau : DHR
Non deux: Penarol et Alain.
Exact, sont partis pour nous rejouer la scène de déforestation de Predator à mon avis.
Tant que Penarol enchaine pas sur un nouveau boycott, ça me va.
Je vais chercher le pop corn, ça s'annonce épique.
FredAstaire Niveau : DHR
Il va nous faire sa crise,bouder et boycotter le site?
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Faut dire qu'il y a de quoi s'étouffer...
Ben je connais très clairement moins le dossier que vous mais j'avoue néanmoins ma surprise.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Je me suis promis de ne pas m'insurger sur la "classification" parce que le plus important au fond dans ce genre de top, ce n'est pas le classement mais l'évocation des grandes figures passées. L'important, ce n'est pas ce que Sofoot va décréter, mais les commentaires que cela va générer.
Pour caricaturer, disons que je vois ça comme une opposition entre le Littré et Wikipédia. Le Littré, dictionnaire de diktat normatif opposé à Wikipédia, dictionnaire d'amalgame des passions et des savoirs qui s'auto-corrige par la force du nombre.

La somme de toutes les connaissances - aussi infimes ou subjectives soient-elles - est supérieure à la définition canonique. L'amalgame des affects, des passions, des petites histoires humaines est bien plus proche de la vérité que n'importe quelle doxa (fut-elle imposée par Dieu lui-même).

" Profondeur immense de la pensée dans les locutions vulgaires, trous creusés par des générations de fourmis " a écrit Baudelaire. J'y souscris absolument.

Je conchie copieusement cette classification. Parce qu'elle crée malgré elle (?) une hiérarchie totalement falsifiée. Parce qu'elle biaise dans ses fondements ce qui permet encore au football de tenir debout, malgré l'entertainment, malgré le libéralisme sauvage auquel il s'abandonne, malgré la prostitution de la passion des peuples au profit de la loi du plus fort, du plus riche, du plus opportuniste parvenu.

C'est facile de créer des consommateurs, il suffit de les lobotomiser. De garrotter la veine qui relie le coeur à la mémoire. C'est une forme d'Alzheimer que d'abolir toute conscience historique, toute logique d'héritage et de transmission.

Un homme tient debout parce qu'il possède une putain de colonne vertébrale. C'est ce qui le différencie par exemple d'un mollusque ou d'un protozoaire. C'est un marqueur de l'évolution.

L'histoire du foot telle qu'elle est racontée par Sofoot ne possède ni vertèbres ni colonne. Elle ne tient pas debout. Elle n'autorise ni transmission, ni perspective d'évolution.

Néanmoins, elle possède un immense mérite : elle nous permet de la commenter. De la réajuster, de lui greffer tous les organes qui lui font tant défaut - c'est à dire des pieds, des jambes, un sexe, un tronc des bras et un cerveau valide.

Désolé pour ma pesanteur et désolé pour ma colère. Je suis un grand maniaco-dépressif, et ce soir est un mauvais soir.

Ce soir je n'ai aucune pitié pour ce qui entrave la majesté légitime, pour ce qui ne respecte pas l'absolu.
Désolé pour le mauvais soir, ça fait bizarre de te lire comme ça...

Le football est aussi compétition, et sans cet aspect, nous ne connaitrions aucun des joueurs cités depuis quelques jours.

Alors si la classification constitue un dévoiement de cette composante, ce sur quoi je te rejoins, elle n'a d’intérêt selon moi que lorsque des membres du forum qui éclairent le débat par leurs connaissances soumettent la leur tout en argumentant.
Au passage y'a quand même des morceaux de bravoure sur ce thread qui forcent le respect.

Il serait d'ailleurs intéressant que les membres de la rédaction répondent de temps en temps à Alain, Penarol ou toi (entre autres) lorsque vous les interpellez sur certaines incongruités...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Tu sais, c'est ça que je cherchais péniblement à dire : le plus important dans ces tops, ce sont les commentaires. Tous ces infimes réajustements ou ces légitimes mise-au-point, toutes ces anecdotes, cette chair historique vécue (dans laquelle - bien sûr - il y a à boire et à manger, mais j'ai l'intime conviction que tout s'auto-régule harmonieusement par la force et l'expertise du nombre).
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Tu tombes bien Bnarck, c'est justement ce que j'allais poster. Ruben Curiel a admis que les auteurs lisaient les commentaires, du coup ce serait bien qu'ils viennent parfois défendre certains de leurs choix. En tout cas, qu'ils le fassent au moins à la fin du top car c'est vrai que pour critiquer ou défendre la place de tel ou tel joueur, il faut aussi savoir lesquels sont classés devant eux (et ça, eux seuls le savent)...
Je dis ça car malgré nos critiques parfois un peu vives, j'ai conscience de la subjectivité propre à ce genre de top.
Et je suis éventuellement prêt à accepter certains classements, ou du moins à modérer mes critiques, si ceux-ci sont argumentés (après, ça ne marche pas pour tous les joueurs, aucun motif ne me fera jamais avaler le fait qu'un Schiaffino ne soit classé que 34e)...

Ca serait intéressant aussi d'avoir l'avis des auteurs à la fin du classement, pour évoquer certains oublis. Par exemple, j'aimerais savoir pourquoi des Careca ou Cerezo seront sans doute absents, alors que Rai et Taffarel sont cités ? Pourquoi privilégier Piazza et Bianchi à des Loustau, Sanfilippo ou Houseman ? Pourquoi mentionner Pizarro au détriment d'un Teodoro Fernandez ?
Bref, je suppute un peu car, sait-on jamais, peut-être certains de ces joueurs seront-ils cités mais étant donné qu'on est déjà rendu à la 30e place, j'en doute fort...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Sofoot, votre gros derche béant ne tient même plus entre deux chaises. Achetez des divans les mecs, ça sera plus rentable, vous ferez l'économie d'une moindre psychanalyse.

C'est noble et chouette de la part d'un magazine de faire des tops historiques, c'est risqué puisqu'apparemment plus personne ne s'intéresse à l'histoire.
Et j'imagine que pour exister, pour choper du clic, vous n'avez d'autre choix que de distiller l'absolu dans le trivial.

Logique survivaliste.

Mais êtes-vous bien conscients qu'en procédant ainsi vous fourvoyez totalement la vérité historique ? Vous enculez la perspective qui vous a donné ce minimum de crédit sur lequel vous vivez ?

En procédant ainsi, en plaçant des Zamora, des Schiaffino des Didi aussi loin, vous niez l'idée-même d'exigence et D'INTRANSIGEANCE qui vous a vu naître.

Vous vous fourvoyez. Vous vous prostituez.

Et ce n'est pas anodin, c'est hyper déterminant ! Un classement, c'est une hiérarchie. Elle n'obéit pas forcément à la chronologie, mais elle obéit à une ligne de force, ou au moins à une idée cohérente du football.
Venez défendre votre ligne de cohésion, messieurs. C'est une invitation de gentleman. Nous vous écouterons avec la plus grande tendresse (et je ne plaisante -j'ai une grande tendresse pour vous, autrement je ne posterais plus depuis des lustres.)

Là, tout ce que je constate, c'est une bouillie de vision du foot. Opportuniste, sans cohérence, satisfaisante à moindre frais pour tout lecteur médiocre.

C'est ça votre horizon ? Un lectorat médiocre prêt à avaler vos couleuvres à peine réanimées ? Si c'est le cas, vous êtes tombé bien bas et vous méritez à peine que je vous adresse la parole.

REDRESSEZ-VOUS ! Bordel de merde ! Vous êtes indignes de nous ! Indignes de ceux qui vous lisent. Vous pensez que ça va durer ainsi ? Vous courrez à votre perte. Croyez-moi, je suis oracle bien malgré-moi.

Vous êtes en train de tuer ce beau regard transversal et magnanime qui faisait votre sel. Vous avez une responsabilité. En êtes-vous seulement conscients ?

Bouillir l'histoire du foot pour satisfaire les moindres appétits, ce n'est pas la réponse d'une enseigne qui se prétend impertinente et innovante. C'est une réponse de vieillard sénile, de bourgeois totalitaire.

LE FOOT C'EST LE PEUPLE, C'EST LA PASSION INCONDITIONNELLE PERMANENTE !

Et si vous n'avez pas assez de bois pour nourrir notre feu, vous allez crever, tout simplement - je vous l'annonce. Crever de médiocrité.

J'espère que vous ne prendrez pas ce message à la légère, vous feriez une monumentale erreur.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Je viens de boire un verre d'eau et de me relire, et il y a quelque chose d'essentiel que j'omets.

Pour que la passion soit inconditionnelle et permanente, elle mérite de durer. De tracer une trajectoire, une abscisse désordonnée qui échappe à tout instrument de mesure.

Et pour tracer ce genre de ligne - j'y connais rien en maths mais faut pas déconner - faut un minimum d'informations fiables sur l'endroit où tu pointes ton compas (ou ta putain d'équerre, j'en sais rien mais dans votre cas je sens qu'il s'agit malheureusement d'un rapporteur).

C'est essentiel de comprendre d'où vient le jeu auquel on assiste aujourd'hui. Essentiel de connaître nerf après nerf d'où est tiré le football auquel on assiste aujourd'hui.

Klopp l'a compris, Bielsa l'a surcompris, d'autres l'on tellement compromit.

Si l'on ne revient pas aujourd'hui à l'essence même du foot, on va le perdre. Ce sera un jeu passionnant pour les gogos. Un jeu qui va nous rendre gogos. Si l'on perd ce tout petit rapport nerveux, synaptique qui nous relie à l'essence-même du jeu de la pelote, on perdra toute cette dimension qui fait du foot bien plus qu'un spectacle, bien plus qu'un rapport de force, bien plus qu'un cirque superbe où l'un triomphe de l'autre.

On perdra la dimension métaphysique du foot.

J'ai aucune envie de revenir au reptilien alors que je peux être un tournesol.
Alegria. Succulent ton couplet sur le peuple (du forum) contre les élites journalistiques (de sofoot) qui résonne tout particulièrement ence jour de victoire de Trump.
Note : 2
Alegria je me permets de te répondre ici mais c'est aussi pour Alain, Penarol, Dip et les autres qui contribuent magnifiquement aux commentaires de ce top, quel plaisir de vous lire.

Merci de mettre des mots sur ce que je pense, j'ai boycotté volontairement ce classement (mis à part hier où j'ai décidé de sortir de mon silence) alors que je suis un grand amoureux de l'AmLatine et donc de son foot indéniablement (et ce, encore plus après y avoir vécu là bas qques temps).

Dès la premier article, j'ai boycotté les commentaires (bon aussi par manque de temps et que ça fonctionne très mal pour commenter en ce moment). Le mélange des pays, le mépris envers ces plus grandes nations de foot que sont le Brésil, l'Argentine ou l'Uruguay par rapport aux nations européennes (seuls Italie et dans une moindre mesure Allemagne rivalisent pour moi) et qui n'ont pas mérité un top 100 chacune pour elles, là ou la France, l'Espagne et meme les inventeurs anglais ne rivalisent aucunement avec ces nations sur la durée et la qualité, on parle de l'histoire du foot bordel ! des premiers pionniers, des premières légendes, depuis les années 1910-1920, ces virtuoses du rioplatense qui ont dominé le foot mondial au moins jusqu'au milieu des années 60, des grandes équipes qui venaient offrir un spectacle inégalé lors de leurs tournées européennes, des joueurs qui ont révolutionné le foot par le jeu et le plaisr d'y jouer avant tout.

Cependant, SF a eu au moins le mérite de créer ce top qui a ouvert cet espace de débat, d'échanges entre amoureux du foot et de l'AmLatine, un petit coin de bonheur dans la médiocrité ambiante des commentaires actuels sur le site, une faille temporelle où l'on discute avec la passion et le coeur sur des joueurs d'avant-guerre, des légendes trop souvent oubliées, des mecs quasi-inconnus en Europe alors qu'ils sont des icônes, des révolutionnaires du football qui ont fait évoluer les postes, le jeu aux côtés de grandes stars plus médiatiques, plus récentes et qui ont beaucoup apporté à l'Europe de part leur carrière en Europe.

Donc malgré toutes les critiques qu'on peut faire, le vrai top c'est vous, vos commentaires, vos coups de gueule, vos anecdotes, vos déclarations d'amour à ce foot là, un acte de résistance en soi en venant occuper et animer la section commentaires, et qui ont éclipsé totalement ce top, ces 10 lignes façons wikipedia pour décrire chaque joueur, ces places chiffrés qui ne veulent dire pas grand chose.

J'ai jamais pris autant de plaisir sur SF que lire tous vos coms, imprégné de reflexion intelligente, de poésie, d'amour, d'ouverture et sans insultes, sans prise de position incohérente et sans acharnement à vouloir défendre tel ou tel produit footballistique.

gracias compañeros !

O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Merci à toi l'ami, tu as tout dit. Et sans colère, c'est beaucoup plus pertinent.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Ubriacone,

c'est fou, je n'en avais aucune idée tant j'étais torché mais maintenant que tu le soulignes, c'est évident. J'étais dans la vibration sismique de ce grand soulèvement - à mon corps défendant.

Personnellement, j'ai décidé de croire aux signes, aussi hermétiques soient-ils. J'ai décidé de donner de l'importance aux signes que je perçois - surtout les plus intuitifs, les plus irrationnels - quitte à y perdre la raison. La raison est ce qui empêche l'avènement de l'être.

Merci de m'avoir indiqué ce signe.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 2
@ ajde, pas sûr que tu lises ce com vu qu'on est passé à la fournée suivante mais sait-on jamais...
D'accord sur l'essentiel et surtout sur une chose : la série de tops So Foot depuis un an (dans l'ordre de préférence pour moi, Amérique du Sud puis Italie, ensuite Espagne / France, puis Allemagne et enfin Angleterre), ce sont tout simplement les articles que j'ai pris le plus de plaisir à lire depuis que je fréquente le site So Foot (cad depuis quelques années maintenant) et même sans doute depuis que le surfe sur des sites d'actu sportive. Et pour ça, j'en remercie les auteurs bien sûr mais aussi et surtout tous les participants à ce forum, les commentaires apportant une plus-value inestimable à ces divers papiers !
De toute façon, c'est vite vu pour moi : les articles autour du foot les plus intéressants sont quasiment toujours ceux ayant trait à l'histoire du football et/ou à la tactique ! La raison en est simple, sur ce genre de papiers, tu es certain de te retrouver entre connaisseurs et passionnés... beaucoup plus en tout cas que les présentations ou compte-rendus de matchs qui, aussi intéressants soient-ils, attirent toujours un certain nombre de trolls et même d'incultes.

D'ailleurs, si des rédacteurs de So Foot nous lisent, j'ai deux autres idées de tops pour les semaines & mois à venir :
- les grandes équipes sud-américaines (de la Maquina de River au Boca de Bianchi/Riquelme, en passant par le Santos de Pelé, le Penarol des 60's, l'Independiente de Bochini et le Sao Paulo de Télé Santana)
- les grandes équipes européens (du Honved Budapest et Real de Di Stefano au Barça de Guardiola, en passant par le Benfica d'Eusebio, l'Inter d'Herrera, l'Ajax de Cruyff, le Liverpool de Paisley et le Milan de Sacchi)

Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Pour tout dire, Schiaffino je l'avais mis dans mon top 5 perso (4e ou 5e, je sais plus, avec genre deux Brésiliens et deux Argentins). Pareil pour Didi, je me souviens plus exactement mais il était dans les 10/15.
Ça donne quoi ton top 5 maintenant ?
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Alors mon top 5 perso, c'était :
1. Pelé
2. Maradona
3. Garrincha
4. Schiaffino
5. Moreno

Mais il a du plomb dans l'aile maintenant...
Et avant qu'on me fasse la remarque à son sujet, je placerais Messi plus haut dans un top mondial que sud-américain. Je considère qu'il n'a pas suffisamment marqué le foot sud-américain avec l'Argentine actuellement (ses performances au Barça comptent moins vu l'intitulé du classement) pour figurer dans un top 5, n'ayant remporté ni Copa America ni CDM. Et pourtant, Dieu sait que j'admire Messi mais je suis objectif (d'ailleurs j'ai mis Maradona derrière Pelé pour la carrière d'"O Rei" avec Santos alors que ma préférence perso va à Diego).
Tu penses pas que Zagallo, pour sa carrière de coach et son palmarès de joueur, pourrait s'incruster dans le tas ?
Pas très Sofoot dans l'esprit, mais le gars a quand même clairement marqué le foot Sudam...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Oui perso, j'aurais aussi cité Zagallo, quand même double champion du monde comme joueur et sélectionneur du grand Brésil 70, mais je l'imagine mal dans les 30 : ça me paraîtrait un peu exagéré pour le coup.
Bien sûr, son palmarès plaide pour lui mais si on ne parle que du joueur (puisque c'est le sujet), il me semble avoir été moins marquant que Didi, Vava, Nilton Santos ou Djalma Santos pour ne citer que ses contemporains avec la Seleçao. En même temps, son absence dans le top 100 serait un vrai oubli ! Dilemme...
Me semble que pour Bianchi ils ont évoqué son parcours de coach.
Je pense que ça rentre en ligne de compte.
23 réponses à ce commentaire.
FredAstaire Niveau : DHR
Que des légendes! ça promet pour les prochains classements!Messieurs Penarol, Dip et autres Alegria, à vous de disséquer, contester, fulminer (non Alain, Didi et Schiaffino ne seront pas dans le Top 10).
FredAstaire Niveau : DHR
Pourtant Schiaffino est premier devant Francescoli du Top 10 uruguayen de août 2012, donc ils ne sont pas forcément logiques avec eux-mêmes.Penarol et Alain, qui manquent-ils(comme dirait Jacques) à part les Argentins et les Brésiliens?
Valderrama n'est pas passé et son absence de ce top serait scandaleuse. Rédhibitoire. Justifierait l'abandon du site pour Foot Mercato.

Elias Figueroa doit également figurer impérativement dans le top 100.

Puis il devrait sans doute y avoir soit Salas soit Zamorano.

Ce sont les premiers, hors Argentine et Brésil, qui me viennent à l'esprit.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Il manque pas mal de monde hors Brésil et Argentine mais tous n'y seront pas.
Alors pour les incontournables (je me place au sens de So Foot), ceux qui y seront forcément : Obdulio Varela, Ghiggia, Cubillas, Chumpitaz, Figueroa, Zamorano, Salas, Valderrama, Arsenio Erico...
Et d'autres que j'aurais aussi cités dans un top 100 : les Uruguayens Oscar Miguez, Roque Maspoli et Pedro Rocha, les Péruviens Cesar Cueto, Teodoro Fernandez et Valeriano Lopez, le Paraguayen Julio Cesar Romero, le Colombien Andres Escobar...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Rien que d'imaginer certains de ces joueurs absents alors que So Foot a cité Piazza, Rai, Bianchi, Guerrero, Adolfo Valencia, Medel ou Taffarel, je suis à deux doigts de m'étouffer...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Je voulais dire Pizarro, pas Guerrero. Mais sur le fond, c'est la même chose : si on parle juste des Péruviens, on ne peut pas citer Claudio Pizarro, marquant pour le football allemand essentiellement, et zapper des Sotil, Teodoro Fernandez ou Cesar Cueto (je ne mentionne pas Teofilo Cubillas ou Chumpitaz qui seront forcément dans la suite du top) !
6 réponses à ce commentaire.
floyd pink Niveau : CFA
Oué enfin les gars je veut bien que ça soit un classement plus basé sur la passion que sur le niveau ou palmares, que vous avez probablement tous des belle barbes, que vous buvez du maté et que vous ètes un site décalé blabla... mais franchement mettre Riquelme devant Suarez ou Neymar, c'est ridicule. Les mecs sont même pas à la moitié de la carrière et ont marqué et gagné déjà 2 fois plus que Juan Roman.

Putain le pire c'est que du coup vous me faites passer pour un mec qui critique Riquelme, vous devriez avoir honte.
Du coup je m'attends aux terribles sanction de -1.
Pour le coup, avec riquelme, tu prends l'exemple type du gars qu'on était sur de voir haut (je m'attendais même a plus haut).
Il est limité idolâtré sur sofoot.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
La citation de Riquelme me pose problème, perso. J'adore le joueur, mais je ne le considère pas comme un grand 10 (désolé, je sais que je ne vais pas me faire des amis).

Je rectifie : je le considère comme un grand 10, mais dans une période de déclin du 10. C'est un grand 10 décadent. Un hypertrophié du 10. Tout comme Xavi est un hypertrophié du 6.

Je souscris à toute sa citation, à ce détail près qui me chiffonne : " Je n'ai jamais vu un supporter payer une entrée pour voir un gardien ou un défenseur central."

Ceci n'est pas une parole de 10. Ce n'est pas digne d'un homme sensé donner le LA, battre la mesure et orchestrer les mouvements de son équipe.

Ne pas reconnaître qu'un gardien ou qu'un central puisse avoir du génie, ce n'est pas simplement de l'arrogance ou du dogmatisme, c'est de la pure contradiction lorsque tu es celui qui - par sa maîtrise et sa virtuosité - doit apporter un supplément de grâce, de majesté à tes coéquipiers.

Quand on est dans le public, on n'aperçoit jamais le visage du chef d'orchestre. Il nous tourne le dos pour mettre son orchestre en lumière. Les plus grands chefs d'orchestres sont ceux dont les gestes sont les plus épurés, de moindres esquisses à peine perceptibles, d'infimes caresses qui feront frissonner les cuivres, bailler les vents ; capables de faire lever leur public avec la délicatesse d'une main de marionnettiste.

Un grand chef-d'orchestre n'est ni un génie totalitaire ni ostentatoire. Ni vampirique et encore moins inhibant. Autrement son orchestre ne s'épanouit pas sous ses ordres.

Riquelme me fait penser à Karajan. Dans sa façon de considérer son rôle comme plus essentiel que celui du dernier violoncelle perdu au 3ème rang.
Il a raison de le faire, puisque fatalement il faut bien que quelqu'un donne le LA. Mais sa façon de déconsidérer le moindre violoncelle - pour moi - est annonciatrice du règne d'André Rieu.

Je préviens, ça va être du grand n'importe quoi moi ce soir. Faut pas me prendre au pied de la lettre. Ou alors il faut plonger sans conditions.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
La chanson sur la vidéo de Riquelme est... comment dire ? J'étais partagé entre malaise et éclat de rire.

Par contre celle de Schiaffino, vous l'avez écouté ? Une merveille de Paolo Conte. La voix de cet homme, putain... son élégance, sa retenue. Son panache de vieux puncheur qui n'a plus besoin de frapper pour s'imposer...

Je ne résiste pas :

" Il giorno tropicale era un sudario
davanti ai grattacieli era un sipario
campa decentemente e intanto spera
di essere prossimamente milionario

L'uomo ch'è venuto da lontano
ha la genialità di uno Schiaffino
ma religiosamente tocca il pane
e guarda le sue stelle uruguaiane.

Ah Sudamerica… !
E i ballerini aspettano su una gamba
l'ultima carità di un'altra rumba

Ah Sudamerica… !
Era ancestrale il gesto tropicale,
un arco dal sereno al fortunale,
per dirti quanto è grande la questione
tra il danneggiato e l'assicurazione.

Si arrende il vento ai suoi capelli spessi
di Dio ti dice che sta li a due passi
ma mentre va indicando l'altopiano
le labbra fanno il verso dell'aeroplano.

Ah Sudamerica… !
E i ballerini aspettano su una gamba
l'ultima carità di un'altra rumba…."
FredAstaire Niveau : DHR
Détrompe toi: Toscanini, Reiner ou Szell étaient des véritables dictateurs et pourtant des chefs immenses.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Oui, tu peux y ajouter Furtwängler et Kleiber, que personnellement j'admire à un degré pfff.... j'ai même pas de mots.

Mais je parle d'un point de vue qui excède le chef-d'orchestre. C'est évidemment une vue de l'esprit, mais mon putain d'idéal abolit le chef-d'orchestre. Mon putain d'idéal place l'orchestre en parfaite lumière, là où l'élément fondamental, le divin orchestrateur, lui s'éclipse.

J'ai vu - de mes propres yeux - Zidane le faire, donc je sais que c'est possible. Sur certaines partitions, Totti, Rivaldo, Zico, Platini l'ont fait. Et lorsque l'orchestre faiblit, j'ai vu Maradona lui redonner la note juste, je l'ai vu raturer une composition pour la récrire en plein match !

T'as raison, je dis de belles bêtises si l'on considère le foot avec nos vieux yeux contemporains. Mon problème, c'est que je me suis inventé des jumelles qui voient un peu trop loin, un peu trop beau. Du coup, c'est flou artistique.

J'en ai conscience, cette façon de vivre le foot est totalement inactuelle. Mais c'est ma façon de vivre le foot.

Et ça ne me pose aucun problème de passer pour un pitre. Où un illuminé.

L'important, c'est qu'une infime partie de ce en quoi je crois passe à travers le tamis du cynisme ambiant.
FredAstaire Niveau : DHR
Un pitre non, un passioné oui!
Il existe aussi des 10 narcissiques et tyranniques, des Karajan du ballon. Platini avait selon moi ce profil.
Ça ne diminue pas leur mérite, c'est juste un autre leadership.
Non mais un mec qui marche, n'a jamais vraiment rien gagné, a la classe c'est sur qu'il allait etre haut dans le top SoFoot, il lui manque que la barbe pour le top10.
Riquelme c'est une certaine idee du romantisme.. Ca colle a Sofoot

Apres je suis d'accord que Suarez devrait etre devant mais pas Neymar...
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
C'est le classement de ceux qui ont marqué LE FOOTBALL SUD-AMERICAIN !!

Les multiples exploits de Roman avec Boca et l'Argentine suffisent à les mettre devant Luis et Neymar. Après si on compare leur carrière européenne, il est derrière eux même si Riquelme à Villareal fut un délice.
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 2
Pas d'accord, on parle des joueurs qui ont MARQUE LE FOOT SUD-AMERICAIN.
Et à ce niveau-là, excuse moi mais Riquelme, le maître à jouer du grand Boca de Bianchi, au début des années 2000, l'a pour l'instant bien plus marqué que Neymar (une Libertadores avec Santos contre trois pour Riquelme, et zéro Coupe Intercontinentale alors que Riquelme a marché sur le Real en 2000 ; quant à la sélection c'est kif-kif) !
Par rapport à Suarez, il pourrait y avoir match en revanche, Luisito ayant remporté la Copa America 2011 et fait une demie de CDM en 2010, mais en club, les meilleures performances de Suarez sont avec le Barça (pas en Amérique du Sud donc), ce qui rentre moins en ligne de compte. On ne peut donc comparer ses années au Nacional avec la carrière de Riquelme à Boca et là-dessus, JRR est encore au-dessus...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Je répondais à Floyd Pink, d'accord avec Coach Kévinovitch
Note : 1
Je ne sais pas si vous avez regardé la vidéo concernant Riquelme en entier, mais ce qui me choque, c'est qu'en analysant les images (en particulier les maillots), on remarque que toute cette vidéo ne correspond aux "highlights" que d'une saison.

QUE D'UNE PUTAIN DE SAISON

Ca veut dire qu'on pourrait faire facilement un DVD de régalades de Riquelme pouvant facilement durer une heure ou plus tout en oubliant.


A l'âge du Youtube game où des groupies essaient parfois de nous magnifier un joueur en saisissant les bribes de folies disparates laissées ici et là durant sa carrière, Riquelme calme tout le monde en donnant assez d'archives pour qu'on puisse réaliser des vidéos plus fournies, moins putassières et plus éclectiques que sur une seule saison.
Alain. Je ne suis qu'en partie d'accord. Avant les années 90, les grands sud américains restaient dans leur championnat, après ils sont tous progressivement partis en Europe laissant leurs clubs domestiques s'affaiblir et leurs compétitions perdre de leur valeur sur l'échelle internationale.
En clair un Di Stefano, qui était une exception européenne à son époque, a moins marqué le foot sud-américain que ses compatriotes restés au pays mais après 1990, le juge de paix pour départager ces joueurs, c'est en grande partie les compétitions de club en Europe.
Sauf à considérer bien sûr que le foot sud américain a disparu dans les années 90, on ne peut pas non plus écarter ceux qui ont réussi en Europe.
Veron et Riquelme, que j'adore, ont certes remporté des Libertadores en fin de carrière, mais objectivement ils n'étaient déjà plus au top de leur carrière et ces compétitions étaient moins relevées que leurs équivalents en Europe, ce qui au final me laisse perplexe sur leur classement.
Riquelme est le maître à jouer du Boca qui gagne la Copa Libetadores en 2000 et 2001. Il a alors entre 22 et 23 ans.

Il est aussi l'artisan principal de la dernière victoire jouissive et sans bavure d'un club sudam face à un club européen en coupe du monde des clubs face au real.
 //  16:45  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 4
En club, je veux bien que Suarez et Neymar alignent les trophées depuis leur passage au Barça, mais bon on parle de foot européen là (donc moins privilégie pour le classement a priori). Riquelme a lui TOUT gagné en club sur la scène sud-américiane avec toute sa classe et son talent : Libertadores, Championnat et meme Coupe Intercontinentale quand il marche sur le Real, à chaque fois décisif dans les grands matches.
Et puis Riquelme avec Villarreal c'est à 2 doigts de faire finale de LDC (avec une beaucoup moins de "stars" à ses côtés...)

Avec la sélection, ok zéro trophéee, mais le jour où Neymar fera une copa America digne de celle de Riquelme en 2007 (juste impressionnant sur cette édition là) ou une Coupe du Monde au meme niveau que Riquelme en 2006, on pourra en reparler.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 2
T'as tout dit, ajde : on parle de marqué le foot sud-américain et de ce côté-là, Suarez et surtout Neymar sont loin d'avoir égalé (pour l'instant, on verra en fin de carrière) Riquelme qui a tout gagné sur le continent et au niveau mondial avec Boca ! Et ne parlons pas de l'empreinte laissée par Riquelme sur le foot argentin et sud-américain dans les années 2000...
Note : 1
Je suis d'accord avec la majeure partie de tes deux paragraphes.
Il y a simplement un bémol que j'aimerais introduire.

Je suis plutôt assidûment les Copa America et il est clair que Neymar évolue constamment à un niveau insuffisant depuis le début de sa carrière dans cette compétition. Le point d'orgue fut bien entendu atteint il y a un peu plus d'un an avec son expulsion face à la Colombie.

J'aimerais par contre défendre le joueur quand on parle de sa Coupe du Monde 2014.
Je ne veux pas comparer avec Riquelme 2006, mais tout porte à penser qu'il fût à la fois irréprochable et réjouissant pendant cette compétition.
Sa performance il y a deux ans est pour moi déjà historique car il a su porter les espoirs d'un pays entier sur ses épaules, espoirs qui se sont liquéfiés avec sa blessure contre ces mêmes colombiens.

Il a été très bon de bout en bout et il a fait renouer le public du monde entier avec la tradition du brésilien excellent en Coupe du Monde qu'on avait pas vu depuis 2002.

C'est à son crédit et il ne faut pas lui enlever.
floyd pink Niveau : CFA
Moué oué, j'avoue vous parlez bien de la chose. Ca se debat.
Ce qui est sur c'est que les 3 méritaient d'être plus proche du top 10.
Riquelme en 2006, il est pas bon du tout contre l'Allemagne.
Paradoxalement, sa sortie a tué l'Albiceleste. C'est plus le style de jeu qui gravitait autour de lui qui posait problème à la Nationalmannschaft, plutôt que lui-même.
Neymar 2014, il n'a pas une fausse note. Un vrai patron.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Mouais, pour le coup pas d'accord non plus.
Y a plein de Brésiliens qui doivent être classés devant Neymar (je parle à l'instant T de sa carrière) : Pelé, Garrincha, Ronaldo, Didi, Zico, Socrates, Tostao, Leonidas, Jairzinho, Rivelino, Romario, Zizinho, Carlos Alberto, Cafu, Roberto Carlos, Vava, Gerson, Falcao... Rien que niveau Brésiliens, ça l'éloignerait déjà du top 10, ce qui n'enlève rien à ce que Neymar a accompli, soyons clairs.
Et pour Suarez (joueur que j'adore), idem : entre les Uruguayens (Schiaffino, Ghiggia, Varela, Scarone, Andrade, etc) et tous les Brésiliens, Argentins et autres (Figueroa, Cubillas, Chumpitaz, Arsenio Erico...) qui sont devant, il serait lui aussi loin du top 10.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
D'accord sur Neymar 2014, Franz, mais ça n'empêche pas qu'il est encore loin d'avoir autant marqué le foot sud-américain et même brésilien que plusieurs de ses illustres précédesseurs (voir ma liste plus haut), tu es d'accord ?
Peut-être les dépassera-t-il à la fin de sa carrière mais il n'en est pas encore là.
De toute façon, ça rejoint ce que je disais hier : pour moi, on ne devrait pas faire figurer des joueurs en activité (sauf s'ils sont vraiment en fin de carrière) dans ce genre de top...
L'Argentine était supérieure à l'Allemagne sur ce match mais Pekermann s'est troué en ne faisant pas entrer Messi qui jusqu'en demi-finale de Copa en 2007 donnait entière satisfaction avec l'Albiceleste. On peut donc en déduire qu'il n'a jamais pu faire avec l'Albiceleste le deuil du retrait de Riquelme . CQFD
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Mon avant-dernier com répondait à floyd pink, pas à Franz.
Moi Neymar, j'le trouve quand même très lourd.
À son âge, ce qu'il a fait, c'est juste WOW quand même.
En sélection, il est patron sur trois compétitions (Coupe des confédérations 2013, CDM 2014, J.O 2016). En Copa America 2015, dès qu'il n'est pas là (de sa faute), hop la différence saute aux yeux (comme en demi-finale 2014).

Après les histoires de "le jour où Neymar fera ça par rapport à Riquelme", ba on peut retourner le truc :
- le jour où Riquelme sera clutch dans plusieurs Clasico
- le jour où Riquelme sera lourdingue sans être dans sa zone de confort
- le jour où Riquelme sera patron en LDC à chaque confrontation
- le jour où Riquelme fera 1/2F de CDM sans avoir un effectif de porc
etc etc etc
Car j'veux bien qu'on parle de la Copa America 2007 mais bon :
1/ l'Argentine se fait violenter en finale
2/ l'effectif argentin, c'est juste de la pure folie. Zanetti, Heinze, Ayala, Mascherano, Veron, Messi, Cambiasso, Tevez.
Désolé mais il n'y a pas de Fernandinho, Luiz Gustavo, Fred, Hulk ou autre Oscar dans les parages.
Riquelme, quand il s'est pointé en Liga, il a pas supporté la pression. Il était taillé pour Villareal, club sans trop de pression médiatique ou où l'échec hebdomadaire peut être accepté. Au Barça, hum hum
À Boca, il était chez lui donc peu importe : il pouvait être mauvais, il était trop aimé pour être critiqué.
Neymar, il peut jouer dès demain soir pour le Real que ça changerait rien : il sera fort, décisif et régulier.

Pour ta dernière remarque, pas trop d'accord. Messi, t'es obligé de le mettre par exemple. À degré moindre, difficile de ne pas mettre Mascherano dans un top 100 sud-am en 2016.
Note : 1
Ce que je trouve extraordinaire chez Neymar, c'est son rapport avec l'histoire. Je devrais presque même mettre un grand H.

Il permet, là où il passe, aux personnes qui le regardent de renouer avec les glorieux passés.

Avant sa naissance sportive, de loin, je voyais Santos aussi morte que la langue latine. Et puis Neymar est arrivé pour faire renaître (avec Ganso certes) le mythe de ce maillot noir et blanc jusqu'à lui donner l'honneur de disputer la Coupe du Monde des Clubs.
Il a, au moins symboliquement car des érudits me parleront des titres au milieu des années 2000, remis Santos au centre de l'intérêt Mondial.

Et puis il y a cette Coupe du Monde. Après les insipides 2006 et 2010 où les talents étaient soit en bout de course, soit inexistants, Neymar est venu redorer le jaune du maillot brésilien. D'aucuns diront qu'il brillait par comparaison avec ces lolesques coéquipiers, je dirais plutôt qu'il était le seul à la hauteur de la grande Histoire jaune et verte.
Et, encore une fois, Neymar a réussi à faire renaître un sentiment qui avait disparu depuis Ronaldo à Tokyo : celui du brésilien qui fait rêver par essence, qui apporte le football de notre imaginaire de gamin sur le toit du Monde.
26 réponses à ce commentaire.
Note : 1
Cette dizaine est pour l'instant celle qui a ma préférence que du très très lourd.

La pub de Bebeto avec son fils devenu un gaillard de 20 ans m'a vraiment touché. Comme des millions de téléspectateurs j'ai "assisté" à sa naissance et revu des dizaines de fois ce match face au Pays- Bas( seule vraie grosse affiche sur le papier avant la finale) enregistré sur K7 VHS.
Une très belle brochette de joueurs.
Schiaffino est effectivement trop bas. Avec un patronyme qui signifie "petite claque" et pour avoir, d'une petite tape sèche éteint le feu de 210 000 personnes, il méritait d'être beaucoup plus haut.

Sinon Merci d'avoir mis René plus haut que Chilavert.

El Loco. De la poésie en mouvement. Une coulée de magma en fusion brûlant tout le champ qui s'ouvrait devant lui, mais incapable de rebrousser chemin.
On peut se moquer de sa boulette face à Roger Milla, mais René Higuita est le type de joueurs qui te fait aimer le foot pour sa "folie" et rien que pour ça je lui dis merci (et aussi les entraineurs pour le laisser faire ce qui lui plait, on ne le souligne jamais assez !).

Et Higuita c'est aussi les multitudes de pénos arrêtés et des matchs de fous comme face à l'Allemagne au mondial 90, la finale de l'intercontinentale 1989 face au Milan de Sacchi (qui ont attendu les dernières secondes de la prolongation pour gagner 1-0) et cette finale retour de Copa Libertadores 1989 avec l'Atletico Nacional de Maturana contre l'Olimpia Asunción, une ambiance de dingue où les colombiens arrivent à remonter les 2 buts de retard et avec un Higuita décisif dans la séance de tirs aux buts. (Le 6-0 en demi à domicile face aux uruguayens de Danubio était énorme aussi.)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 2
Tiens à ce sujet, j'ai rematé il y a quelques jours le résumé et surtout la séance de tab de la finale de Libertadores 89 Atletico Nacional-Olimpia. J'ai pas compté mais c'est fou le nombre de pénos qu'Higuita arrête ! D'ailleurs, la séance de penaltys est absolument hallucinante à partir des sixièmes tireurs de chaque équipe : tout le monde loupe à tour de rôle, Colombiens comme Paraguayens, pendant je ne sais combien de tentatives, jusqu'au penalty finalement décisif ! Et Higuita met aussi le sien d'une grosse mine en plein centre.
Après d'aucuns mentionneraient l'ambiance particulière entourant ce match (en rapport au cartel de Medellin et à un certain Pablo Escobar), avec une atmosphère absolument irrespirable, et diraient que les Paraguayens n'avaient pas forcément que la tête au football lors des tab...
https://www.youtube.com/watch?v=gndIRZQF3iQ

Il arrête 4 penalties. Dont 3 d'affilé de mémoire.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
" Une coulée de magma en fusion brûlant tout le champ qui s'ouvrait devant lui, mais incapable de rebrousser chemin."

Pfff... J'adore lire ça, ça te pénètre les chairs comme un éclat d'obus passionnel. Une putain de mine absolument personnelle.
4 réponses à ce commentaire.
henri.rollin Niveau : CFA2
Bebeto : c'est lui qui a créé en moi cet étrange fétichisme du numéro 7 au football, un tout petit peu avant Cantona ! Son duo avec Romario envoyait sévèrement du bois.
Petit extrait de mon livre où j'évoque le cas Bebeto, joueur que j'ai toujours trouvé surcôté. Il était fort attention, mais c'était plus un suiveur qu'un leader.


Bebeto restera à jamais dans les mémoires grâce à sa célébration lors du quart de finale de la Coupe du monde 1994, Brésil/Pays-Bas.

Après avoir marqué le but du break (2-0), le numéro 7 de la Seleção mime avec ses bras le bercement d'un bébé, en référence à la récente naissance de son nouvel enfant. Ses coéquipiers Romário et Mazinho se joignent à lui pour ce qui reste une des images culte de l'histoire du Mondial.

Une chose est sûre, il n'aurait pas fallu attendre la finale Brésil/Italie pour voir l'hommage au fiston, car on y serait encore.

Parce que Bebeto et les finales, ça fait deux. Si ce n'est plus.
Il paraît que c'est tout jeune qu'on prend les mauvaises habitudes, alors Bebeto commence très tôt son apprentissage.

Le 19 juin 1983 exactement, lors de la finale de la Coupe du monde des U20 qui oppose le Brésil à l'Argentine. Un vrai classic, qui a lieu au stade Azteca de Mexico et qui voit les Auriverdes l'emporter 1-0 (penalty de Geovani).
Bebeto est élu dans l'équipe type malgré une finale à laquelle il ne participe que dix minutes. L'artiste vient de comprendre qu'on n'a pasbesoin d'être lourd ou déterminant en finale pour être sacré, et il va bien garder cela en mémoire.

International depuis 1985, il part à Séoul en 1988 pour conquérir l'or olympique. Finalement, le Brésil s'incline en finale contre l'URSS (1-2 a.p) et Bebeto est mauvais. Durant la préparation, Romário le traite de « pleureuse »...
L'année suivante, Bebeto sort une Copa America de patron en totalisant six pions avec notamment un bijou contre l'Argentine.
Reste l'ultime match décisif : comme à la Coupe du monde 1950, le titre se joue au... Maracanã... contre l'Uruguay... dans le dernier match de poule... un 16 juillet. Autant dire que la Seleção aurait bien besoin d'un Bebeto en mode buteur pour chasser les fantômes du Maracanazo.
Mais comme à Séoul, c'est son comparse Romário qui marque en finale pour un succès primordial (1-0).

Après une Coupe du monde 1990 où il n'a servi que de remplaçant, Bebeto débarque en Europe à l'été 1992.
À La Corogne, le Brésilien devient une star et claque but sur but (29 dans sa première saison de Liga et le titre Pichichi dans la poche).
L'exercice 1993-94 est plus difficile avec ''seulement'' 16 pions mais surtout la perte du titre de champion à l'ultime seconde de la dernière journée où sa part de responsabilité n'est pas nulle en refusant de tirer le penalty décisif.

Quand Bebeto pose le pied sur le sol américain pour disputer la World Cup, la déception est digérée et le numéro 7 s'éclate au sein du Brésil de Carlos Alberto Parreira.
Trois buts pour lui et une entente parfaite avec Romário. Mais comme toujours, une finale traversée en fantôme, le tout sans avoir le courage de prendre part à la séance de tirs au but.

Dès lors, ça fait beaucoup pour un joueur de son calibre, même si les trophées s'accumulent.
Vu que la formule fonctionne en sélection, pourquoi ne pas la tester en club ? C'est chose faite en 1995 avec le Deportivo lors de la victoire en finale de Coupe du Roi contre Valence.

Le concept commence à se voir alors Bebeto décide de marquer, lors de la Supercoupe d'Espagne face au Real Madrid.
Aux Jeux Olympiques d'Atlanta en 1996, il claque un triplé contre le Portugal pour obtenir la médaille de bronze (5-0). Pas mal... mais il y avait déjà 2-0 après même pas dix minutes de jeu.
Retour au pays qui lui offre une place de titulaire pour la finale de Coupe Intercontinentale 1997 contre Dortmund. Une pige d'un match avec le club de Cruzeiro, ça ne se refuse pas.

Histoire de ne pas faillir à sa réputation, Bebeto fait de belles remises et reste muet pendant tout le match. Et que tout le monde se rassure, le coquin en a encore sous le bras.
Malgré ses 34 ans, il remet le couvercle dans la plus grande des compétitions.
Titulaire au Mondial 1998 pour accompagner le duo Ronaldo-Rivaldo, le bougre s'en tire plutôt pas mal, avec trois buts et un vrai impact. On le voit peu mais il sait se faire remarquer au bon moment. Enfin, sauf en finale bien sûr. Comme toujours, il nous garde le ''meilleur'' pour la fin avec une rencontre ratée contre la France (0-3).

En 1997, Mário Zagallo ne l'avait pas aligné pour la finale de la Coupe des confédérations face à l'Australie. Dommage car dans une victoire 6-0 (triplé de Ronaldo et de Romário), Bebeto aurait sûrement claqué. Ou pas.
Franz, c'est pas toi qui défendait Matthaeus (pas le fils de Bebeto hein!) quand certains lui reprochaient de se défiler sur les pénaltys décisifs?
Lothar a tiré en quart de finale CDM 1990 le penalty décisif, idem à l'Euro 1988 en demi-finale et en quart de finale CDM 1994.
Il a également tiré le t.a.b en quart de CDM 1986 et en demi de CDM 1990.
Désolé mais il ne s'est pas défilé. Il a toujours pris ses responsabilités (idem en Pokal, dans le Calcio ou en BuLi).
Il l'a juste pas senti en finale de CDM 1990, il a le droit.
Bebeto, il a pas senti en........ en fait, il a jamais senti quoi.
FredAstaire Niveau : DHR
Tous les prétextes sont bon pour parler du foot allemand.
Barton_fink Niveau : DHR
T'es quand meme dur avec bebeto. Il a raté 2,3 finales ok, mais combien d'autres grands joueurs sont passés au travers.. Reste qu'il avait un sens du but et un toucher de balle exceptionnel. Jusqu'à aujourd'hui, j'arrive pas à trouver un joueur qui lui ressemble
C'est justement l'axe de ce chapitre dans mon livre.
Je parle des très grands/très bons joueurs qui ont tous fait une vraie belle carrière (voir énorme même) mais qui ont toujours floppé dans les finales.
Les 4 autres que j'aborde : Henry, Ballack, Chapuisat et Higuain.
Un lien vers ton livre?

Sinon personnelement Lothar s'est degonflé, faut savoir prendre ses responsabilités... Jamais pu l'encadrer de toute facon... C'est mon avis je ne dis pas que j'ai raison...

Mon moment preferé de ce cher Lothar

https://www.youtube.com/watch?v=SOjB9pg4RAI
Ça a pas porté bonheur à Juanito en tout cas
Pas faux malheureusement
Si tu parles d'Higuain qui rate une finale, tu peux faire une réédition tous les ans.
Franz, comment on peut se le procurer ton livre?
12 réponses à ce commentaire.
henri.rollin Niveau : CFA2
Waouh, quel biographie à charge et au vitriol ! Tu te faisais voler ton pain au chocolat par un "Bebeto" au collège ou quoi ?
Je plaisante, c'est très argumenté je dois dire.
La Roma de Liedholm, ça envoyait du lourd : Conti, Falcao, Graziani, Pruzzo, Cerezo. Au Stadio Olimpico, fallait se lever tôt pour les battre (et pourtant, ils perdront la finale de C1 1984 dans leur stade).
Un très grand oui pour cette équipe
C'est comme ça il y a des malédictions qui ne sont pas que des légendes : on ne gagne pas la c1 à domicile même quand on arrive en finale en position de favori, le Bayern le confirmera face à Chelsea.
Enfin si le Real et Inter. Malédiction depuis 50 ans disons.
FredAstaire Niveau : DHR
Manchester (Wembley 68) et l'Ajax (Rotterdam 72) étaient favoris et quasiment à domicile.
Presque à domicile n'est pas à domicile. C'est comme si je disais qu'Yves Montand dansait avec des claquettes presqu'aussi bien que Fred Astaire.
FredAstaire Niveau : DHR
On pinaille, car ils étaient dans leur pays avec 90% de supporters. C'est vrai que mettre Montand et Astaire dans la même phrase,c'est très drôle et c'est pire que comparer Schiaffino et Cavani.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
ainsi que le capitaine Di Bartolomei. Superbe équipe, c'est clair (en tant que sympathisant romanista, je ne peux qu'être amoureux de cette équipe) !
Je trouve ce but de Cerezo (saison 83-84 contre Göteborg) tellement beau dans les déplacements des joueurs, où Falcao est important tout en ne touchant pas une seule fois le ballon :
https://www.youtube.com/watch?v=bUy-23a76jw

Et dire que je m'étais pris un -1 dans les coms du top 100 des plus beaux buts du foot pour cette vidéo, sûrement un fan de la Lazio !
Et sa fameuse passe décisive aile de pigeon contre la Fiorentina en 1981: https://www.youtube.com/watch?v=iEUhl-YNp5Y

Il Divino !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Quelle classe Falcao quand même !
A mon avis, Falcao aurait été le premier non Européen à être ballon d'or si les règles l'avaient permis.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Si les règles avaient changé au début des 80's, tu veux dire ?
Car sinon, avec les règles actuelles dès l'instauration du Ballon d'Or en 56, il y aurait eu au minimum : Didi en 58, peut-être Spencer ou un Uruguayen en 61, Garrincha en 62, Pelé en 63 et 70, Kempes en 78, Zico en 81... et puis Maradona (86, peut-être 87) et Romario (94) plus tard.
Falcao aurait pu concurrencer Platoche en 83. En revanche, je l'aurais donné à Zico en 81 pour son extraodinaire saison avec Flamengo (Libertadores, Intercontinentale avec le 3-0 face à Liverpool). Quant à Rossi 82 (Italie championne du monde) et Platini 84 (Euro + C2), difficile de les devancer...

D'ailleurs, techniquement il y a eu des BO non-européens dès le début avec Di Stefano et Sivori qui restent quand même Argentins (bon je joue sur les mots, j'avoue). ;)
C'est vrai qu'il y a eu tellement de modifications. En fait je parle des changements de 1995 : évoluer en Europe quelque soit sa nationalité.
FredAstaire Niveau : DHR
Naturalisés respectivement en 1956 et 1957.
@Alain pour être plus clair si les règles de 1995 avait été appliquées dès le départ, je pense bien que Falcao aurait été ballon d'or (en 1983),car il me semble être le premier joueur non européen ( Di Stefano et Sivori l'étaient redevenus) à avoir été sur une saison le meilleur joueur évoluant en Europe.
Mais c'est vrai que Kempes qui joue a Valence l'aurait eu en 1978.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
@ Aerton, ok je comprends mieux, j'étais parti sur les règles actuelles (où un joueur évoluant en Amérique du Sud serait éligible) mais effectivement ça se tient si tu penses au premier grand changement de règles, à savoir l'éligibilité de tout joueur évoluant en Europe.

Dans ce cas, oui Falcao aurait pu l'avoir en 83 mais il n'aurait été que le second après Kempes en 78 (une année de CDM, le Valencian aurait été incontournable).
Je pense aussi à un autre joueur sud-américain évoluant en Europe qui n'aurait pas volé un BO avant Kempes et Falcao : Teofilo Cubillas en 1975, alors à Porto et lauréat de la Copa America avec le Pérou. Je reconnais qu'il y aurait eu match avec Blokhine mais honnêtement, le Péruvien n'aurait pas dépareillé comme Ballon d'Or !
Totti Chianti Niveau : CFA
Note : 2
Di Bartolomei est le plus grand capitaine de la Roma.
Oui, malgré mon pseudo représentant le plus grand joueur de la Roma (oui oui devant même les légendes des années 80 pour tout un tas de raison. Son talent bien sûr, ses origines romaines aussi, sa longévité au haut niveau et surtout pour nous avoir porté de la tête et des épaules pendant de si longues années en n'ayant pas toujours de super bons coéquipiers), c'est Ago le plus grand de tous.
Bien plus capitaine que Totti, c'est sûr.

D'ailleurs, il est considéré par les Italiens en général comme le meilleur joueur Italien n'ayant jamais été sélectionné pour la Nazionale.

Drôle de titre, je vous l'accorde.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
@ Totti Chianti, tu m'as appris une chose : je ne savais pas que Di Bartolomei n'avait jamais été sélectionné avec la Nazionale (je savais bien sûr qu'il n'était pas dans le groupe italien en 78 et 82 mais je pensais qu'il avait grappillé 3 ou 4 sélections en éliminatoires ou amical). C'est vrai que l'Italie était bien pourvu à son poste à l'époque mais quand même, je trouve ça vraiment étonnant...

Sinon je vais me (et te) faire du mal mais je repensais à cette Roma 83-84. Ce milieu de rêve putain ! Di Bartolomei-Cerezo-Falcao-Conti : rien que de voir ces quatre noms associés, ça doit foutre la trique à n'importe quel fan de foot qui se respecte ! Un mix quasi parfait de classe, précision technique, intelligence de jeu et science tactique... Et puis devant, Pruzzo-Graziani, c'est pas mal non plus. Sans doute la plus belle équipe de l'histoire de la Roma (légèrement devant celle de 2001 selon moi). C'est vraiment un crève-coeur que cette équipe n'ait jamais gagné de C1, surtout en perdant la finale de la manière la plus cruelle qui soit... Heureusement que j'étais trop jeune à l'époque, voir cette Roma perdre aux pénos en finale à l'Olimpico, je pense que ça aurait été un traumatisme personnel comparable à un certain 29 mai 1991 à Bari !
18 réponses à ce commentaire.
Barton_fink Niveau : DHR
38eme Riquelme? Je pensais que Sofoot etait capable de le mettre dans le top 5..
Le tacle de Vava sur Jonquet ne me semble pas si "assassin" (36e)

https://www.youtube.com/watch?v=TeIoWLoS330

Quand même, c'est incroyable qu'un changement de joueur sur blessure soit seulement apparu en 1966
baltazar picsou Niveau : DHR
Sympa cette photo de Verratti pour illustrer l'article.
Est-ce que Passarella va militer pour que tous les joueurs aux cheveux longs disparaissent de ce top 100 ?
Ce commentaire a été modifié.
Maradona, Caniggia et Redondo devraient figurer dans le top 10
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Redondo est déjà passé.
Note : 1
Caniggia top 10 faut pas déconner non plus.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
D'accord avec Aerton, je vois bien Caniggia dans la dizaine suivante mais pas top 10 non plus.
D'ailleurs, malgré toute l'admiration que j'avais pour Caniggia, le mettre devant des Pedernera, Labruna, Bochini ou Passarella, pour ne parler que des Argentins, c'est un peu fort de café (et je ne mentionne pas les Didi, Schiaffino, Tostao ou Andrade qui ont bien plus marqué que ce bon vieux Claudio le foot sud-américain) !
Oui, j'imagine bien.
Mais c'était simplement une petite blagounette de ma part.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
J'avais bien compris Algiers, je répondais juste à samotraki. ;)
7 réponses à ce commentaire.
Rochantas Niveau : CFA2
Si Penarol râle sur ce classement, quel va être sa surprise quand il découvrira Javier Pastore tout en haut !
FredAstaire Niveau : DHR
Y aura-t-il des non-Argentins et non-Brésiliens devant Schiaffino?J'ai pas tout noté.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Oui, il manque encore Obdulio Varela, Ghiggia, Cubillas, Chumpitaz, Figueroa, Zamorano, Salas, Valderrama, Arsenio Erico, pour ne citer que les principaux...
Alors que pour moi, Schiaffino est le numéro 1 du top hors Brésil/Argentine !
FredAstaire Niveau : DHR
Pas sûr qu'ils y figurent tous, loin de là.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Je le crains un peu aussi mais en même temps, j'imagine vraiment comment un top 100 sud-américain peut oublier un seul de ces joueurs-là (surtout quand tu cites des Piazza, Rai, Bianchi, Adolfo Valencia ou Pizarro qui ont bcp moins marqué le foot sud-américain qu'eux) !
3 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
J'avais dit que je râlerai pas sur le classement mais là c'est pas possible ! Schiaffino, c'est top 10 bordel, grand minimum ! On parle du plus grand joueur uruguayen de tous les temps (ou pas loin), du maître à jouer de la Celeste 1950, de la star du Milan... Bref il peut pas être aussi mal classé.

Et même remarque pour Didi que je mets dans mon top 5 Brésil perso (donc minimum top 15/20 sudam) ! Didi, c'est sans doute le meilleur joueur de la Coupe du monde 58, le maestro du Brésil lors des deux Mondiaux 58 et 62, le cerveau de l'équipe, celui qui dessine les lignes et voit tout avant tout le monde. Une intelligence de jeu hors du commun, des passes chirurgicales, et puis ses frappes brossées et ses feuilles mortes, quel régal ! Si le football était de la poésie, l'un de ses plus grands poètes serait Didi, sans aucun doute !

Et puis Bebeto à cette place, j'ai aussi du mal. Attention je remets pas en question le talent du joueur ni ses performances mais dans l'histoire du foot au Brésil, le mettre devant Tostao, Nilton Santos, Djalma Santos, Zizinho, Friedenreich, Leonidas... Jamais de la vie !

Ce qui m'amène à une autre remarque : je n'ai toujours pas vu passer Zamorano ni Salas. Ca veut dire que vous les considérez plus marquants que toutes ces légendes du passé (les Didi, Schiaffino, Pedernera, Tostao, Labruna, Andrade, Bochini, etc) ? Ou alors vous avez carrément zappés les deux duettistes chiliens, ce que je ne peux pas imaginer...
FredAstaire Niveau : DHR
De toutes façons,dans les deux cas il y aurait un hiatus.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Complètement !
En fait, ce top est vraiment intéressant pour se remémorer toutes ces légendes du passé et partager nos anecdotes à leur sujet (là-dessus merci à So Foot)... mais si et seulement si on ne fait pas attention au classement.
Et le pb, c'est qu'on a beau promettre de ne plus critiquer le classement, de ne pas y prêter attention, etc, y a des choses qui font hurler, c'est plus fort que nous (et encore, j'imagine pas la réaction de Penarol) !

Je pense aux places de Schiaffino, Didi, Pedernera, Labruna, Tostao, Alberto Spencer, Bochini, Andrade ou Mazurkiewicz en particulier... Et tout ça sans parler des probables futurs oublis majeurs alors que dans le même temps, un Osvaldo Piazza par exemple, légende des Verts mais peu marquant dans l'histoire du foot sud-américain, aura été cité.
Estime-toi heureux ! Il y a certes Osvaldo Piazza mais pas Pablo Osvaldo :)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
héhé encore heureux, là j'en connais un qui aurait fait un infarctus !

En y repensant, cette histoire de Zamorano et Salas me chagrine un peu car dans les deux cas, ça tient pas la route. Oublier l'un des deux dans un top 100 serait impardonnable mais d'un autre côté, les mettre devant les légendes citées plus haut ne colle pas non plus...
Ca laisse un questionnement que tu as souvent un peu mis en exergue en filigrane.

Quand on met autant de pays aussi différents dans un même classement, naîtra possiblement l'envie de mettre en valeur certains pays qui n'ont pas non plus offert des grands joueurs à la pelle.
Et il pourrait alors arriver de classer de meilleure manière des joueurs un peu moins marquants que d'autres venant de pays nous ayant offert des joueurs à pelleté.

On peut espérer que Zamorano et Salas bénéficieront de cet état de fait en étant classé proches de certaines légendes au bénéfice de la relative infertilité chilienne (des spécialistes me corrigeront sûrement, mais il sauront aussi ce que je veux dire et je leur demande alors de ne pas trop me tomber dessus).

D'un autre côté, je me dis qu'une fois arrivés au trente derniers, il ne devrait plus y avoir de place aux sentiments.
FredAstaire Niveau : DHR
Donc ils n'y seront pas? Ni Ghiggia, ni Caneggia.Je me demande si Di Stefano et Omar Sivori y figureront, ou seront considéres comme des européens (ils dont partie, respectivement des top espagnols et italiens).
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
J'ai bien compris ce que tu disais Algiers, c'est justement une question que j'avais soulevé dans certains de mes coms. Le nécessaire équilibre à trouver entre les nationalités fait qu'on surclasse forcément certains joueurs n'étant ni brésiliens, ni argentins, ni uruguayens.
C'est pour ça que lorsque je m'insurge sur certains classements, je compare les joueurs en question à d'autres de la même nationalité en premier lieu.
De même, je n'ai pas remis en cause la présence d'Aguinaga ou Ugarte, par exemple, car il fallait bien un Bolivien ainsi qu'un autre Equatorien en plus d'Alberto Spencer.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
@ Fred Astaire, Ghiggia est absolument incontournable en tant que buteur décisif du Maracanazo et homme qui a fait pleurer des millions de Brésiliens en 1950. Je l'aurais mis derrière Schiaffino mais le fait qu'il soit classé assez haut me va bien, quand on parle de marquer l'histoire du foot sud-américain, il se pose là quand même !

Quant à Caniggia, il sera certainement trop haut à mon goût (devant Pedernera, Labruna, Fillol ou Bochini, j'ai du mal) mais je n'imagine pas So Foot le zapper, il y sera forcément : joueur typiquement "sofootien" à bien des égards.

Pour Sivori et Di Stefano, on peut effectivement se poser la question. Le cas du Madrilène est complexe, en revanche je mettrais Sivori pour au moins une raison : il faisait partie de la ligne d'attaque de l'Albiceleste vainqueur de la Copa America 57, les fameux "Carasucias" considérés au pays comme l'une des plus grandes équipes d'Argentine de l'histoire.
FredAstaire Niveau : DHR
Merci! tu éclaires bien ma lanterne. Moralité: se faire sa petite liste c'est facile, un classement,. pratiquement impossible.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Tout à fait, faire son propre top 100, c'est une chose mais établir un classement qui départage des joueurs de nationalités et d'époques différentes, c'est quasiment impossible (ce qui ne m'empêcher pas de relever certaines bizarreries de celui-ci)...
FredAstaire Niveau : DHR
Classer ses chanteurs, musiciens ou acteurs préférés, c'est plus simple ce sont ceux que l'on écoute et qu'on regarde le plus, mais classer des joueurs de foot!
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Je remets ça parce que deux couches valent mieux qu'une, surtout lorsqu'elle est si magistralement appliquée :

" Didi, c'est sans doute le meilleur joueur de la Coupe du monde 58, le maestro du Brésil lors des deux Mondiaux 58 et 62, le cerveau de l'équipe, celui qui dessine les lignes et voit tout avant tout le monde. Une intelligence de jeu hors du commun, des passes chirurgicales, et puis ses frappes brossées et ses feuilles mortes, quel régal ! Si le football était de la poésie, l'un de ses plus grands poètes serait Didi, sans aucun doute !"

Merci pour ça, Monsieur Proviste.

Je ne vois pas 30 joueurs plus importants dans l'histoire du football que Didi. Certes, ce n'est pas l'objet de ce top, l'importance historique, le poids d'incarnation, de révolution qu'un homme peut avoir sur la chose footballistique.

Mais Didi, les amis ! J'espère que tous ceux qui ont lu cette page sont conscients que Didi est un joueur crucial dans l'histoire du foot. Un formidable métamorphe. Un hermaphrodite coincé entre l'abîme défensive et l'érection offensive.

J'ai une profonde admiration pour cet homme, positionné à un rôle d'essuie-tout sensé éponger sans laisser de traces, et qui s'est finalement révélé de la plus belle étoffe. Didi a sublimé le Sopalin en cachemire. Jouer avec Didi, c'est comme marcher avec des chaussettes en fil d'Ecosse. Non seulement c'est imperméable, ça maintient tes pieds au chaud, mais en plus ça te permet de ressentir chacun de tes pas comme si tu marchais pieds nus à même le sol.

Là, j'ai la vision de Noah ou Zazie qui me vient en tête mais il faut vite que je chasse ces blasphèmes parasites qui n'ont rien à foutre ici.

L'art d'anticiper une trajectoire est quelque chose qui me bouleverse. Plus encore qu'un tacle héroïque. Parce que tu cueilles le mal à la racine, sans heurt et sans collision. Comme au Jujitsu.

Cette qualité d'anticipation porte en elle un fruit merveilleux : le temps d'avance. Comme aux échecs existe la mystique du coup d'avance. Cette discipline exige un sang-froid de pachyderme, une vision périphérique digne des grandes proies de l'évolution (certains batraciens, victimes de grands prédateurs volatiles, arrivent à développer une vision à 360 degrés - Didi en est assurément).

Et parfois - mais mon Darwin ! c'est tellement rare, certains parviennent même à trouver une parade de l'espèce. Une manière bien à eux de contre-attaquer le destin.

Ca demande un tel miracle d'amalgame génétique, une telle science de la survie, que lorsque l'on croise un de ces rares spécimen, on pourrait presque les considérer comme des erreurs de la nature alors qu'elles en sont la quintessence.

Didi est un spécimen unique dans l'histoire du foot. Le premier - en tous cas à mes yeux - qui a compris que l'on pouvait contre-attaquer selon le principe de moindre action. Regardez-le porter le ballon - jamais inutilement. Regardez-le distiller la bonne passe, dans le juste tempo, selon la plus juste trajectoire, pour orienter son équipe, pour redresser son équipe comme on redresse un homme qui a vacillé mais qui ne chutera pas, parce que Didi pèse de toute sa légèreté.

Les amis, regardez-le jouer, moi-même pauvre inculte je ne l'ai découvert qu'il y a peu. Mais ça saute aux yeux, cet homme est un chaînon déterminant de l'histoire du foot. Une vertèbre essentielle qui non seulement permet au foot de tenir debout - mais surtout lui permet de se redresser, de dégager le poitrail, le splendide plexus solaire si important pour permettre au foot de vivre au grand air.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Magnifique hommage Alegria !
Idem (je lui voue également une admiration sans bornes), je ne peux imaginer 30 joueurs ayant davantage marqué le football sud-américain que Didi, c'est tout bonnement impossible !
Didi, c'était le maître spirituel, le précurseur, le père spirituel des Socrates, Antognoni, Valderrama, Riquelme, Aimar, Valeron, Pastore et autres Valdivia : le faux lent parfait, celui qui dictait le tempo des matchs et inventait les trajectoires, celui qui dessinait les courbes et imaginait la suite d'une action avant sa réalisation, le maestro, le cerveau, l'homme qui amenait de la grâce dans le football... Et puis, cette façon unique de caresser le ballon ! Bref je pourrais en parler des heures, un mythe de chair et d'os.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Mais toi et moi on nourrit les mêmes passions parce qu'on a la même langue et le même estomac (peut-être pas le même foie, je ne te le souhaite pas !).

Ca me rend heureux de savoir qu'il y a quelqu'un qui épouse ma passion pour ce bonhomme-là. Tes mots m'ont sacrément touchés.

Merci Manuel. Je te considère comme un véritable ami, bien que j'ignore tes traits. Je m'appelle David et je t'embrasse.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Plaisir partagé amigo ! ;)
15 réponses à ce commentaire.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
 //  17:43  //  Aficionado del Uruguay
Note : 1
Carlos Caszely 33éme... LOOOOOOOOOOL !!!

@La rédaction de SoFoot, et plus particulièrement Messieurs Ruiz, Lefévre, Doskov, Jeanne et Curiel:

Je veux bien comprendre le positionnement "original", "timbré", "loufoque" de SoFoot, mais à un moment donné STOP !

J'ai passé outre le fait que des joueurs comme Spencer, Gilmar, Mazurkiewicz, Labruna, Pedernera, Piendibene, Nasazzi, Andrade, Monti, De Guia, Bochini, Ademir... soient classé à des positionnements absolument INDIGNES du rang et de la place que ces splendides joueurs mériteraient d'occuper vu leur apport au développement du football dans le continent.

J'ai également passé le fait que des joueurs comme Carlovich, Battagli, Pizarro, Ortiz, Taffarel (lol) ou Palermo (double lol) aient leur place dans ce classement et leurs soient préférer sans raison apparent qu'une extrême méconnaissance du foot sudam, de son histoire et de ses traditions ou d'une volontaire mauvaise foi (au choix), mais alors l'explication quant à la présence de Caszely dans ce top est tout bonnement SCANDALEUSE !!!

Et je pense que, indirectement, vous êtes en train de faire un mal énorme à tout européen voulant se documenter et se faire une idée à peu prés correcte du football sud-américain, de son histoire et de ses (multiples) identités.

Je vais vous dire un truc, et je pense qu'en tant qu'uruguayen vivant en France depuis prés de 15 ans maintenant, je me suis fait un avis assez concret sur le sujet.

De ce que j'ai pu en conclure, je pense qu'en Europe, vous grandissez tous, dans votre rapports au football, avec un regard biaisé et aliéné de longue date des critères médiatiques marchands, idéologiques et géopolitiques qui ont pollué votre champ culturel.

Je ne peut vous en vouloir car vous la subissez depuis votre naissance et vous plaint même de devoir subir les prochaines générations qui s'éveillent au football avec des personnages qui gangrènent la sphère médiatique footballistique, en France particulièrement (Duluc, Severac, Menes, Riolo, Appaddoo... Mon Dieu !)

Et les meilleurs exemples de ça sont ceux que vous reprenez à chaque fois que vous traitez de foot sudam: adoubement de Caszely (qui n'était certes pas un mauvais joueur, mais dans un Top100 Sudam !??) comme soit-disant "révolutionnaire" face à Pinochet et, dans le même temps, d'Elias Figueroa (il y'a déjà la une sévère contradiction dans votre vision footballistique-"politique", mais bref, passons...), adoubement également de Di Stefano et Menotti comme soit disant "penseur et révolutionnaire" du beau jeu à la Sudam (triple LOOOL)...

Loin de moi de penser qu'en Amérique du Sud, continent que vous connaissez certainement égalemment, nous sommes exempt de nos propres tares, surtout depuis ses 20 affreuses dernières années, mais le football a au moins pu préserver las-bas davantage son caractère de jeu au sens pur, et y est pleinement perçu et traité comme culture à part entière depuis des centenaires. Et je le dis en toute objectivité, ayant vécu la moitié de ma vie dans chacun des deux continents...

Je pense, pour finir, qu'avec ce genre de classement, et surtout avec ces critères tout sauf footballistiquement et idéologiquement neutre, vous faite un mal inouïe à toute les générations européenne qui voudront apprendre et s'instruire sérieusement sur le foot sudam. Et c'est tristement regrettable...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Pas grand chose à rajouter Penarol, à une exception près : "El Trinche" Carlovich en 100e position, ça me choque pas, je trouve même que c'est plutôt bien vu (le fait qu'il soit 100e, à une autre place ça collait pas). Je m'explique : dans la mesure où on parle de joueurs ayant marqué le football, je trouve que citer un mec n'ayant quasiment jamais joué en D1 argentine mais adulé par nombre de Rosarinos et de légendes du foot argentin, ça se tient, justement pour le côté original et décalé et cette histoire totalement improbable.
Et petite précision : j'ai pas compris ce que tu voulais dire pour Figueroa. D'un point de vue footballistique, tu ne remets quand même pas en cause sa place dans un tel top ? Pas sûr d'avoir compris ton passage à son sujet...

Sinon pour le reste et notamment le fait que nombre de légendes du passé soient mal classées, je ne peux qu'approuver, je l'ai d'ailleurs largement répété dans mes coms plus haut. ;)
Ils auraient dû intituler cette série d'articles "Ces sud-américains qui ont marqué nos yeux d'européens".

J'ai cependant une question : quelques des exemples les plus frappants de rencontre entre la grande histoire de ce sport et l'Histoire contemporaine de notre Monde ont eu lieu en Amérique du Sud.

Je pense forcément à Caszely, mais aussi à Socrates car ce sont les deux exemples les plus connus en France.

Cet état de fait ne vient-il pas contredire ton argumentation concernant le fait qu'en Amérique du Sud le football se rapproche plus du jeu pur qu'en Europe et que les imbrications avec la sphère politique et économique sont moins importantes ? Ou ai-je mal compris l'idée que tu essaies de transmettre ?

En tout cas, nous avons la chance de t'avoir avec d'autres car tu pondères la vision que nous posons sur le sport amsud en tant qu'européen, du moins de mon côté.
Te concernant, ce genre d'articles peut aussi peut-être fignoler l'image que tu te fais de notre manière de voir le football quand on naît ici.

Tout ça pour dire que finalement, si on le prend bien, ça peut tous nous rapprocher !

'Votez Algiers miss France 2017'
Note : 1
@Alain

Merci pour ce commentaire.

J'ai effectivement trouvé la position de Carlovich ingénieuse. On aurait même pu peut-être imaginer une 101ème place le mettant encore plus en phase avec son histoire : en marge du football, mais à la fois dans ses légendes. (La légende n'est-elle d'ailleurs pas en marge ? Vous avez quatre heures).

Concernant Figueroa, j'ai également pas compris ce que voulait dire Penarol... Peut-être que sa personnalité aurait dû de facto le placer plus haut en suivant la ligne éditoriale de So Foot ?
L'église au milieu du village tout ça...
Putain j'en ai les larmes aux yeux.
Merci.
FredAstaire Niveau : DHR
On peut citer Didier Roustan et Yohann Riou comme amoureux et connaisseurs du football sud-américain (tu es sévère pour Duluc). Mais sache que moi, je me régale et m'instruis grâce à toi et aux autres Sud américanophiles.Espérons que le Top 10 réconciliera tout le monde. C'est pas sûr.
Autant Duluc est une encyclopédie et a une belle plume (bien que parfois palucharde), autant il raconte énormément de conneries dès qu'il parle du profil des joueurs ou de tactique.
Roustan est en revanche, selon, moi à un très très haut niveau.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
Note : 1
Respect éternel pour Roustant, pour le coup un vrai passionné, connaisseur et amoureux du football sud-américain. Et un journaliste sportif à l'ancienne, qui connait le ballon et les joueurs et raconte l'histoire du foot à travers le prisme de ceux qui la font, pas un staticien version Canal des années 2000...
Par contre, Duluc j'ai beaucoup de mal, surtout quand il parle de foot italien (autre football pour lequel j'ai une affection particulière).
Je me souviens que c'est en regardant sa chronique "la tactique du gendarme" dans telefoot, au milieu des années 80 qu'un monde nouveau s'est ouvert pour moi. Une autre vision de ce sport que j'aimais par instinct et que je me suis mis, grâce à lui, à adorer par raison.
Grande, grande Roustan.
 //  18:16  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 1
@penarol

je pense que tu accordes un petit peu trop d'importance à ce classement, et c'est tout à fait compréhensible que ça te tiens beaucoup à coeur. je suis pas là pour te juger, tu as tout à fait raison dans ton post de t'indigner de ce classement assez ridicule, melangeant divers pays et très flou sur les critères (on parle de foot sudaméricain mais pas mal de joueurs y figurent pour leurs carrières "européennes"). Quand on sait que le Brésil est le recordman de victoires en CDM, que l'Argentine et l'Uruguay en ont gagné 2 (voir 4 pour les Uruguayens si on rajoute les 2 titres olympiques avant la création du trophée Jules Rimet, bon ça c'est pour ton petit égo personnel :)

Comme si ces nations n'avaient pas 100 bons, très bon et légendaires joueurs pour en faire un top à part entière. Et en plus, elles peuvent y faire figurer des joueurs incroyables à chaque décennie des années 1920 aux années 2000. Seul le top Italien rivalise sur quasiment un siècle d'histoire de football, comme tu aimes le rappeler, le futbol rioplatense était devant le foot européen pendant de nombreuses années. Et pour les argentins et les brésiliens en terme de quantité et de qualité ils sont au dessus objectivement des tops espagnols, anglais ou français qu'on a eu auparavant, si on leur accordait un top 100.

Donc oui c'est très franco-européen ce classement, et l'esprit SF y fait figurer un Caszely pour son histoire personnelle (alors qu'il était aux oubliettes et remis au gout du jour depuis le docu de Cantona sur lui) ou d'autres pour leur plus grande notoriété en Europe au dépend d'anciennes gloires peu considérés ou peu médiatisés dans la culture foot française et européenne alors qu'ils sont des références en Amérique du Sud. Mais tu es là pour nous le rappeler, et ça c'est déjà très bien.
FredAstaire Niveau : DHR
C'est vrai que le Top 100 anglais était d'un ennui abyssal.
el.maestro Niveau : DHR
Mon cher penarol. Ce que je vais écrire me peine beaucoup. Cela me peine car à chaque dizaine de joueurs du top sudam, je ne lis même pas l'article, je me précipite sur les commentaires en espérant trouver un commentaire de toi nous apportant toutes tes connaissances sur le foot uruguayen, et sud américain de manière générale. Toi et Alain, je vous bénis tous les jours de faire ma culture du foot sud américain .
Mais la je te jure, tu me gonfles. Tu connais sans doute mieux le foot sudam que les rédacteurs de so foot. Dans ce cas je te suggère d'y postuler et de nous faire part de tes classements, accompagnés d'anectodes crouistillantes sur chaque joueur. Parce qu'à trop prendre à cœur le numéro en face de chaque joueur, tu casses un peu tout, il arrive un moment où je veux même plus te lire tellement je sais que tu ne feras que raler contre le classement.
Putain mais as tu compris que so foot est juste volontairement provoc, subjectif et ne l,a jamais renié ? putain, mais schiaffino n'est pas dans le top 10 et alors? La vie de qui cela va-t-il changer? Tout lemonde, même les moins invités, savent que c'est l'un des deux plus grand joueurs uruguayen, alors arrêtes de te focaliser sur son classement so foot. Je te rappelle que Redondo fut classe 8e top monde, devant zizou et baggio pour ne citer que ces deux la. Mais on s'en fiche, tellement nous sommes ravis de découvrir moultes anecdotes sur tous les joueurs, les plus grands comme les moins grands . Putain mais moi ils peuvent me mettre Pelé 15e et Maradona 8e je m'en fou, je veux venir sur ce classement, m'instruire et lire les commentaires en me disant qu'à chaque fois je vais apprendre quelque chose de nouveau. Léa ne change rien car au fond tout le monde sait que ce sont probablement 2 des5 meilleurs joueurs de l'histoire tout court.
Bref je t'aime penarol, j'aime quand tu me fais découvrir le foot d'Amérique du sud, j'aime quand tu me ranconte que ton frère a évolué avec el Chino Recoba. J'aime toute cette culture que tu peux apporter à ce forum, et cette connaissance qui dépasse probablement celle de tous les auteurs de ce site. Mais les plus grandes blessures viennent probablement de ceux que nous avons le plus aimé (très philosophique tout ça). Désolé, mais la tu me gonfles. En parlant de la "culture française du foot", en ne pouvant pas t'empêcher à chacun de tes commentaires de descendre Di Stefano. Je sais pas si tu te rends compte: moi le supporter du Barça depuis que je comprend quelque chose au foot, tu m'obliger à défendre corps et âme le joueur qui représente le plus le réal ...
Bref continues de faire ce que tu fais de mieux : racontes des anecdotes croustillantes, apportes là lumières des que l'un d'entre nous a une question. Fais comme moi: ne regarde même pas le numéro devant le joueur, et tu verras ça ira beaucoup mieux. Et arrêtés avec ce sentiment de supériorité que tu dégages face à "l'ignorance européenne".
el.maestro Niveau : DHR
Désolé pour les éventuelles fautes et corrections automatiques, ai posté tout ce qui m'est venu sans me relire.
Et Penarol, j'espère vraiment relire tes commentaires ici, je ne le redirzi sans doute jamais assez. Mais prends du recul.
Ha oui:en plus de di stefano tu sembles avoir une dent contre Palermo: certes en valeur pure il ne fait pas parti des 100 plus grands joueurs du foot sudamericain. Mais il n'empêche que si tu demandes à un supporter de boca un top restreint des joueurs les plus marquants, Palermo y sera...
Oui comme tu dis, Palermo a marqué l'histoire d'un des plus grands clubs Sud Américain de part sa popularité, et son palmarès, en finissant meilleur buteur de celui-ci. Donc si même lui ne mérites pas d'avoir son nom dans ce classement ...

Comme le dit maestro, le numéro devant le joueur importe peu, ce qui compte c'est de le voir figurer ici, qu'on y trouve un paragraphe, une vidéo, donnant envie d'en savoir un peu plus à quelqu'un qui ne connait pas le joueur.

Bref, on dirait que ce classement te bouffe la santé tant tu le prends à coeur ... c'est dommage, pour une fois que le football que l'on aime a vraiment son moment de gloire ici et qu'il fait réagir pas mal de monde (plus de 100 posts par jour), sans avoir la moitié des commentaires parlant de CR7, Messi ou du PSG avec les trolls qui vont avec ...
Salut Peñarol mi Amor,

Parce qu’avant d’être un rédacteur, j’étais et je reste un lecteur de So Foot et sofoot.com, je lis assidument les commentaires du forum (en apprenant des trucs, en rigolant aux vannes, parfois en prenant des tacles glissés au genou). Et à force de te lire, j’ai eu envie de te répondre.

Ce classement n’a pas valeur de vérité absolue - mais c’est pas pour autant qu’on l’a fait en ayant rien à branler. Fouette-nous si on t’a fait mal aux yeux. OK. L’exigence et la qualité des commentaires du forum sofoot participent pleinement à la qualité de sofoot… Mais quand tu dis : « Je pense, pour finir, qu'avec ce genre de classement, et surtout avec ces critères tout sauf footballistiquement et idéologiquement neutre, vous faites un mal inouï à toute les générations européennes qui voudront apprendre et s'instruire sérieusement sur le foot sudam. »… calma, calma, l’ami, comme dirais cette cagoal de CR7.

Avec ces 100 lascars, on découvre et re-découvre des joueurs, des histoires, des personnages, de différentes époques, de différents horizons… Qui donnent justement envie d’aller plus loin !!!

Tu as l’air de très bien connaître le foot sud-américain (ou alors tu as une putin de grande gueule, ou alors les deux). Mais là où un @AriGold envoie des anecdotes magiques à gogo sur le foot britannique, j’ai l’impression de ne lire que des reproches de ta part sur les papiers sud-am (peut-être aussi que je ne lis pas tous tes commentaires, parce que je m’arrête au cinquième ou au sixième coup de fouet…). L'ami @El Maestro a tout dit plus haut. Fais-nous partager au lieu de jouer le vieux combattant ronchon, non ?

PS : Je trouve appréciable que tu aies retiré Chérif Ghemmour de la réédition de ta liste des "personnages qui gangrènent la sphère footballistique", mais rien que le fait de l’y avoir placé un jour...
(http://www.sofoot.com/50-nuances-de-cantona-222773.html)

Au plaisir de reprendre un coup de fouet,
FL
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
@ La Cabeza, je ne parle pas au nom de Penarol mais du mien car j'ai aussi critiqué certains de vos classements. Tout ça pour te dire de ne pas trop prendre à coeur ces critiques non plus : en ce qui me concerne, je réagis parfois de manière un peu épidermique en voyant tel oubli ou telle bizarrerie que je ne comprends pas... Mais je (on ?) réagis aussi comme ça en tant que passionné qui tente de défendre son bout de gras et qui s'insurge contre le supposé mauvais traitement de l'un des joueurs favoris.
Malgré tout, je le prends avec philosophie et recul et ne me bouffe pas la vie avec ça.
Et surtout, j'ai conscience (même si on ne le dirait pas forcément) que le plus important n'est pas là et que l'on vient avant tout ici pour partager nos souvenirs et anecdotes de ces grands joueurs du passé.

Bref, je m'égare un peu mais au fond, je suis surtout content de pouvoir débattre de ce merveilleux football sud-américain avec d'autres passionnés. D'ailleurs, j'attends presque fébrilement chaque jour la nouvelle fournée et je n'avais pas attendu aussi impatiemment certains de vos articles depuis votre série de tops sur les footballs italiens, espagnols, anglais, allemands et français. Et pour tout cela, comme je l'ai déjà dit sur d'autres articles, je tiens à vous remercier !
Voilà, je tenais à te le dire quand même. ;)
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Navré d'intervenir ainsi, mais vous omettez votre nécessaire devoir de profondeur et de pertinence historique.

C'est admirable de votre part de ressusciter de grandes figures passées.
Mais c'est criminel de diluer ce qui fait le sel des peuples dans la flotte contemporaine. Vous biaisez quelque chose de grave, de tellement ténu, qui tient déjà à peine debout !

On ne gueule jamais sur votre gestion de l'info foot au quotidien, il faut concerner tout le monde, le foot est le sport magnanime par excellence, rien à redire. Mais quand vous faites un top historique, vous êtes conscients que la place d'untel ou l'omission d'untel est quelque chose de crucial. Quand on est jeune on croit aux hiérarchies imposées.

C'est exactement comme lorsque tu enseignes la syntaxe, l'étymologie ou la sémantique à un gamin.

Là, votre oeuvre participe à une dyslexie du langage footballistique. Et pire que ça, un manque de respect de la véritable passion des peuples - au profit de la vôtre.

Navré, je sais que vos intentions sont les meilleures, mais d'une certaine façon, en procédant ainsi, vous vous faites les artisans du diable. Vous pervertissez - pour ceux qui n'en ont aucune notion - l'histoire naturelle des rapports de forces et d'héritage du foot. Vous les redéfinissez selon une belote arbitraire - complaisante.

Le simple fait qu'un gamin lise votre top et se dise "Ah ouais, Higuita bien bien bien devant Mazurkiewicz... Ok, il est largement meilleur !"

C'est attenter au football.

Je vous assure messieurs, c'est grave ; je pense que vous n'avez aucune conscience de votre impact. Vous êtes entrain d'effacer la mémoire des peuples, de nier l'ADN footballistique au profit d'un compromis opportun.

Mais le football ne s'est jamais nourrit de compromis - et l'excuse pédagogique est la plus ignoble des fausses raisons.

Des tas de gosses apprennent l'histoire du foot grâce à Sofoot. Si vous leur dites que le complément passe avant le verbe, comment voulez-vous qu'il s'expriment correctement ? Qu'ils se fassent comprendre. Qu'il puissent comprendre l'immensité et la cohérence de ce putain de continent dont ils ne cernent que la finalité et dont ils ignorent superbement la genèse ?

En procédant ainsi, vous participez à créer des analphabètes du foot.

Désolé d'être aussi intransigeant, mais on ne badine pas avec l'absolu. Autrement vous êtes de superbes imposteurs.
Peñarol mi Amor Niveau : Ligue 2
Note : 1
Bon, en relisant mon message de la veille, j'avoue avoir peut-être légèrement exagéré (faut me comprendre, fin de journée éreintante...).
Mais cela n’enlève pas grand chose au fond de mon message.
En tout cas, sachez Monsieur Lefévre que j'apprécie votre démarche d'échange.

"Putin de Grande Gueule", "Vieux combattant ronchon", non, du tout, je peut vous l'assurez. J'ai même, et je doit l'avouer, été parfois (mais rarement) agréablement surpris par certains de vos choix.
Mais, et comme l'a brillamment rappelé O Alegria Do Povo, vous n'avez peut-être pas conscience de l'influence que votre classement aura sur un gamin voulant s'instruire sur le foot sudam lorsqu'il verra par exemple un Alberto Spencer à la 85éme place (excusez-moi, mais ça m'a particulièrement marqué, imaginez qu'en Europe, un Raùl se classe à la même place, je pense que vouas aurez droit à ce même type de réaction...)

Je vous assure que j'avais pourtant essayé de faire abstraction du classement, mais excusez-moi, je me suis juste permis de faire remarquer que la présence de Caszely dans ce top avait été justifié par des raisons qui me paraissent extrêmement malsaine (ou alors volontaire ?), d'un mélange d'engagement politique qui prend le pas sur des réels qualités footballistiques.
Ces critères me paraissent n'avoir rien à faire lorsque l'on se veut analyste objectif d'un football aussi complexe que celui de ce continent, voila tout.

Pour le reste, je n'ai pas vraiment l'impression d’être une "machine à reproches", à part sur ce Top, j'ai toujours essayer de participer intelligemment et objectivement à tout type de débats.
Vous pouvez demander à Ruben Curiel, je l'ai souvent féliciter pour certains de ses articles d'ailleurs...

Bon, j'en ai assez dit, je vous souhaite en tout cas une bonne journée à tous ! ;)
el.maestro Niveau : DHR
Je t'avais jamais vu dans un tel état d'énervement mon cher Alegria (je me permet de te parler de manière aussi familière, j'espère que cela ne te dérange pas). Mettons cela sur le coup de l'émotion devant le classement de Didi (indigne ou pas on s'en fiche, ce n'est pas là le but de mon propos).
Autant je n'aurai pas réagi si tu te permettait juste d'apporter ton point de vu sur ce top, autant j'ai lu tous tes commentaires où tu mets les auteurs de cet article plus bas que terre, et cela m'agace. Comme je l'ai dit plus haut, si on s'intéresse un minimum à l'histoire du foot (brésilien entre autre), on sait que Didi aurait sa place dans un top 10 de ce Pays. Son classement ici n'y change rien. Je pense que So foot a largement, depuis le temps, fait preuve d'une belle connaissance historique sur le foot de manière générale. Et ce reproche que tu leur fait, où tu les traites ni plus ni moins d'imposteur, est injuste et, à mon sens, déplacé.

Plusieurs remarques à te faire: dans un premier temps tu prends l'exemple du rang du joueur de ce classement comme quelque chose qui servira de référence à des non initiés. Je dis NON. Je reprend l'exemple de Redondo devant Baggio et Zizou dans le top Mondial. A quoi bon, pour so foot, faire un top bête et méchant des joueurs en valeur pure, classement que l'on retrouve n'importe où et qui n'aurait donc aucun intérêt ? On pourra toujours discuter de la place d'untel ou d'untel, mais traiter les auteurs d'incompétents et d'imposteurs je dis non.
Deuxièmement: tu dis plus haut que so foot a retracé de manière très superficielle les joueurs, au moyen d'anecdotes connues de tous. Là encore tu t'égares. Tu sembles connaître de manière extraordinaire le foot brésilien (et sud américain en général ?), cela n'est pas le cas de tout le monde, que ce soit les plus jeunes ou les moins jeunes. J'ai décelé là un complexe de supériorité dans ton propos qui, je suis sûr, ne colle pas à la personne que tu es dans la vie.

Arrêtez de vous bouffer la santé devant un classement, et de donner plus d'importance à ce top qu'il n'en a sur l'éducation football des gens. Si quelqu'un veut s'instruire, inutile de dire qu'il ne s'arrêtera pas à ce classement. Vos commentaires (toi, Alain et Penarol entre autre) sont déjà un formidable éclairage, et les archives sont aussi faites pour ça. Tu devrais lire ce classement plutôt comme une liste de joueur (non exhaustive bien entendu) et non pas comme un classement, sans t'arrêter au numéro devant. Cela importe peu dans le fond.

Je m'excuse pour le pavé, peut être ne me liras-tu pas car cela te paraîtra fastidieux, mais je n'en peux plus de ces critiques à outrance sur les auteurs. Mon comm n'a évidemment rien de méchant ni de personnel contre toi, et j'espère que tu continueras à écrire ta poésie sur ce site. D'ailleurs j'attend de toi un poème digne de ce nom lorsque Garrincha sortira.

PS: Si so foot ose mettre garrincha hors du top 10, j'éspère que tu ne possède pas les codes de l'arme nucléaire, sinon ta colère va raser le pays entier.
Au plaisir de te relire
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Je reconnais volontiers que mes emportements d'hier étaient absolument disproportionnés. J'ai fais des gros pâtés de caca nerveux.

Désolé aux lecteurs de Sofoot d'avoir ampoulé ce thread de mes posts grossiers et surtout désolé

LÉO, FLORIAN, ALEXANDRE, ARTHUR ET RUBEN

de vous avoir inclus dans cette colère irrationnelle qui est la mienne.

Je manque de lumière en ce moment et ça joue beaucoup sur mes humeurs. Idéalement, je devrais hiberner mais je n'ai trouvé aucune grotte valable si ce n'est cette impasse sombre et humide en moi dans laquelle se cache un minotaure.

Bref, mes excuses sincères à tous ces emportements inconsidérés.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
En relisant ton com Penarol, je me rends compte qu'outre Carlovich (qui fait, comme je l'ai dit plus haut, un parfait 100e selon moi), j'ai un autre léger point de désaccord avec toi. Il concerne ce bon vieux Willington Ortiz.
Pour moi, il mérite incontestablement sa place dans ce top, à plusieurs titres. Premièrement pour le joueur et le symbole : un dribbleur génial (sorte de mix entre Paulo Futre et CR7 - avis totalement personnel) qui fut surtout la première grande star du foot colombien, contribuant à placer sur la carte du football ce pays dingue de ballon rond et trop longtemps sevré de titres. Pour le symbole, dans la mesure où ce classement doit veiller à la diversité des nationalités, citer l'un des trois plus grands joueurs colombiens de l'histoire (en tout cas minimum top 5 Colombie) me semble indispensable.
Et puis, deuxième point, vu qu'Ortiz en fut le fer de lance, ça permet aussi d'évoquer l'équipe maudite du foot sud-américain : l'America Cali. Quatre finale de Libertadores perdues, dont surtout trois consécutivement entre 85 et 87 ! Et pour renforcer la légende noire de ce club, une petite anecdote sur la finale 87 face à Penarol : l'America Cali s'impose 2-0 à l'aller à domicile et n'est défait que 2-1 en Uruguay. Alors première Libertadores pour le club colombien ? Que nenni ! Selon les règles édictées par la Conmebol à l'époque, la différence de buts n'était pas prise en compte : en cas d'égalité une victoire partout ou un nul partout et ce, quel que soit les scores, un 3e match d'appui se déroulait sur terrain neutre... match qu'ils perdirent évidemment 1-0. Et le plus cocasse - ou rageant selon le point de vue - dans l'histoire, c'est que la Libertadores prit en compte la différence de buts dès l'année suivante, en 88 ! Avec ces nouvelles règles, l'America Cali aurait été sacrée... à un an près !
20 réponses à ce commentaire.
FredAstaire Niveau : DHR
Ca y est la machine Penarol est en marche. Planquez-vous So Foot!
Vollstrecker Niveau : District
Schiaffino 34ème ?... non mais...
Les uruguayens sont classés d'une façon si peu representative de la réalité.

Et pourtant, ils ont marqué le football sudaméricain.

Si y a bien deux noms que les sudaméricains connaissent très bien, et surtout les brésiliens, c'est ceux de Schiaffino et Ghiggia, les deux buteurs de la finale au Maracana.

Tant pis.
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