Ils ont marqué le foot sud-américain (de 30 à 21)

Après les tops européens, voici le classement des joueurs qui ont marqué le football sud-américain. Aujourd'hui, les joueurs classés de la 30e à la 21e place.

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30. José Sanfilippo


C'était encore l'Argentine pré-maradonienne. Di Stéfano, lui, faisait déjà les beaux jours du Real Madrid, et Pelé mettait le Brésil sur le toit du monde. José Sanfilippo, El Nenê, avait beau faire des exploits avec le maillot de San Lorenzo (199 buts en 258 matchs), sur le plan international, personne ne reconnaissait son talent. Alors, depuis la fin de sa carrière au début des années 70, après deux nouveaux titres avec le Ciclón, il a commencé à faire lui-même son éloge et à dézinguer tous les autres joueurs argentins. Maradona en tête. Extraits, depuis son confortable appartement du barrio Caballito, à Buenos Aires : « Dans le monde, il y avait trois grands numéros 10 : le negro Pelé, Suárez du Barça et moi. On se disputait le royaume et tout le monde parlait de nous. » « Tout ce que font les joueurs argentins actuellement en Europe, moi je le faisais avec beaucoup de facilité. Je suis allé là-bas avec San Lorenzo, avec Boca, avec Nacional de Montevideo, avec la sélection. Et à chaque fois, sans exception, j’ai terminé meilleur buteur. Et largement, hein ! » « Un jour, je dis à Carlos Minoain, grand gardien de Gimnasia, alors leader du championnat : "J’ai rêvé que je te mettais quatre buts aujourd’hui." Il rigolait, son équipe était excellente à ce moment-là, et nous, avec Boca, on était deuxièmes. Résultat, on gagne 3-0 et je marque les trois buts. Je m’excuse de n’avoir pas marqué le quatrième. » « Moi, j’annonçais mes exploits avant de les réaliser. » « Si j’étais allé jouer en Europe, j’aurais fait un malheur. » « C’était impossible pour les défenseurs adverses de m’attraper. J’étais très rapide, très intelligent dans le jeu, je créais les actions et les concluais. Tout était facile pour moi. » « Je n’avais pas la presse avec moi, mais je leur répondais sur le terrain en leur mettant bien profond avec de la vaseline. » « Pelé, j’ai joué deux fois contre lui, lors d’un aller-retour de finale de Copa Libertadores entre Santos et Boca en 1963. Il a mis un but, j’en ai mis trois. » « Maradona était une grosse pleureuse, tandis que Messi, lui, ne dit pas un mot. » Son histoire préférée ? Celle du but du siècle de Maradona. « C'est un CSC du défenseur anglais. » LR


29. Roberto Carlos


L'homme qui a fait taire tous les mauvais blagueurs qui affirmaient que les latéraux étaient les pires joueurs de l'équipe, les moins talentueux, ceux à qui on confiait la tâche la plus ingrate. Du haut de son mètre 68, solidement planté sur deux hypercuisses tout droit sorties d'un film de super héros, Roberto Carlos a laissé derrière lui quelques couloirs gauches encore fumants. Doté d'une vitesse de pointe de folie et d'une puissance de frappe de buffle, il a été l'un des arrières gauches les plus offensifs et redoutés de son temps, surtout lors de ses plus de cinq cents matchs disputés en onze saisons au Real Madrid. Il s'en est tiré avec trois Ligues des champions, et quatre titres de champion d'Espagne, et surtout une Coupe du monde avec le Brésil en 2002. Au-delà d'empiler les titres en Europe, en sélection et même au pays (il est double champion du Brésil avec Palmeiras en 1993 et 1994), il s'est aussi amusé à faire exploser les compilations vidéo avec des buts complètement démentiels, dont quelques coups francs dantesques. Il est même passé à deux doigts de la consécration suprême avec sa 2e place au Ballon d'or en 2002, juste derrière son partenaire en sélection et coéquipier au Real Madrid, Ronaldo. AD

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28. Rivaldo


Sa carrière, il l’a passée dans l’ombre de Romário, Ronaldo et Ronaldinho. Rivaldo, le « chat noir » du Brésil selon les termes de son propre sélectionneur, Mario Zagallo, en 1996. En finale du tournoi olympique, le gaucher qui évolue alors au Deportivo La Corogne, laisse filer un ballon qui amorce une contre-attaque fatale du Nigeria. Deux ans auparavant, le jeune Brésilien était laissé de côté pour le Mondial US. Mais pas de quoi terrasser un bonhomme qui a connu la misère et la malnutrition durant son enfance. Sur les plages de São Paulo, le jeune Rivaldo vendait des babioles aux touristes pour pouvoir se remplir le bide. Sa vista et ses feintes de frappe folles le sacreront Ballon d’or 1999 (champion d'Espagne avec le Barça – vingt-quatre buts –, vainqueur, meilleur buteur et meilleur joueur de la Copa América cette année-là), avant de pouvoir soulever la Coupe du monde en 2002. Reste un chef-d’œuvre : ce contrôle poitrine /retourné qui conclut un triplé face à Valence. FL

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27. Héctor Chumpitaz


Le Capitán de América. Non, ce n'est pas le titre traduit en espagnol d'un blockbuster américain. Simplement le surnom de l'un des meilleurs défenseurs de l'histoire. Héctor Chumpitaz, né à Cañete au Pérou, n'a jamais quitté le continent sud-américain au cours de sa carrière. C'est au Sporting Cristal qu'il remplit son armoire à trophées et se retire. Mais surtout, c'est avec le maillot de sa sélection que Chumpitaz brille. Capitaine d'une génération péruvienne incroyable (Perico León, Roberto Challe, Cholo Sotil par exemple), le défenseur central à la technique d'un numéro dix et à l'instinct de buteur (il a tout de même planté soixante-cinq buts au cours de sa carrière) a participé à deux Coupes du monde, au Mexique et huit ans plus tard en Argentine, avec sa patrie. En 1970, les Péruviens sont éliminés en quarts de finale par le Brésil de Pelé. Son but contre la Bulgarie reste l'un des meilleurs souvenirs de football d'une nation au palmarès plutôt maigre. Après une belle carrière, Héctor Chumpitaz devient entraîneur. Sans succès. Il est aussi condamné à deux ans de prison, pour des liens avec Vladimiro Montesinos, homme politique à la tendance mafieuse. Avant d'être relaxé. RC

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26. Hugo Sotil


Le Barça ne voulait pas le libérer pour la Copa América 1975. Sans lui, le Pérou a tapé la Seleção, au Brésil, en demi-finale aller. Sans lui, les Incas ont fêté la qualification pour la finale sur un tirage au sort à pile ou face (!), après la défaite au retour (0-2). Sans lui, le Pérou et la Colombie se sont rendu la pareille en finale aller-retour. Et puis Hugo « El Cholo » Sotil s’est décidé : « Quand j'ai appris qu'on jouait un troisième match, j'ai dit à ma femme Guillermina : "Achète les billets et prépare les valises", racontera l’attaquant péruvien (So Foot #89), elle m'a appuyé même si elle était enceinte. » Et El Cholo, arrivé à l’improviste, a planté le but vainqueur lors du match d’appui, offrant le sacre continental à son pays. Le club catalan devait au moins ça à celui qui acheva la manita de 74 infligée par la bande à Cruyff au Real, à Bernabéu. La scène narrée par Sotil suit le cinquième but : « Là, je me suis mis à courir comme un fou vers la tribune. Puis je vois Cruyff qui vient me prendre par le cou.
- Mais Cholo, qu’est-ce que tu fais ?
- Je vais fêter mon but, Johan.
- Tu cours vers la tribune madrilène, couillon. Ils vont te tuer ! » FL


25. Mário Zagallo


Le « Maracanazo » , il l’a vécu de l’intérieur, en tant que ramasseur de balles. En 1950, l’espoir brésilien Mário Zagallo s’apprête à rejoindre Flamengo. Le Brésilien y collectionnera les titres, comme lors de la suite de sa carrière à Botafogo. Surnommé « Formiguinha » – la Petite Fourmi – pour son travail de sape, le milieu gauche se retrouve aussi souvent en attaque, comme lorsqu’il marque le quatrième but de la Seleção en finale du Mondial suédois. « Cet homme qui fut l'un des plus grands joueurs brésiliens en son temps, et qui a conquis quatre titres mondiaux a écrit une page d'histoire du football brésilien. C'est un honneur pour moi d'avoir travaillé avec lui  » , rendra hommage Ronaldo. Joueur en 58 et 62, entraîneur du mythique Brazil 70, Zagallo est entraîneur-adjoint en 94. Lors du tournoi aux États-Unis, justement, il refuse par superstition que Moacir Barbosa, le gardien auriverde qui avait encaissé le but fatal de l’Uruguay en 1950 sous ses yeux, ne vienne saluer le groupe brésilien. Un comble pour un homme qui a porté le numéro treize toute sa carrière ! FL

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24 - 23. Iván Zamorano et Marcelo Salas


Au début des années 90 émerge l'un des meilleurs joueurs de tête de l’histoire. L’homme a aiguisé sa détente enfant, en tentant d’atteindre avec sa caboche une petite ampoule qui pendait au plafond de la maison familiale. Chaque jour, il cassait l’ampoule, chaque jour sa mère en achetait une nouvelle et la plaçait un peu plus haut. Il s’appelle Ivan Zamorano, il sera surnommé l’hélicoptère. Un hélicoptère qui plane sur les pelouses espagnoles, gagne le trophée de pichichi en 1995 avec le Real Madrid. Un groupe de rap chilien chante alors sa légende : « Grande Zamorano, grande como las estrellas. » Au même moment un autre avant-centre chilien devient une idole en Amérique du Sud, il fait pleuvoir les buts sous le maillot de la U de Chile, puis de River Plate. Toujours avec le même sang-froid. Il s’appelle Marcelo Salas et sera surnommé le Matador. Les deux se croiseront ensuite sur les pelouses italiennes, le premier avec l’Inter et son inoubliable dossard 1+8, le second sous les couleurs de la Lazio. Mais c’est surtout avec le magnifique maillot Reebok de la sélection que le duo marque l’Amérique du Sud de son empreinte.

Quand, vers la fin de la décennie, la presse brésilienne surnomme Ronaldo et Romário, ses deux pyromanes, Ro-Ro, la presse chilienne lui répond en appelant son prolifique duo d’attaque Sa-Za avec une ironie bienveillante. Et en réalité, la paire d’as de la Roja n’a pas grand-chose à envier aux Brésiliens. Lors des éliminatoires pour le Mondial 1998, Zamorano termine meilleur buteur avec douze buts en dix matchs, Salas second avec onze buts en dix matchs. Des statistiques folles. La preuve aussi de la complémentarité des deux hommes. Une entente parfaite, dont c’est peut-être Zamorano qui parle le mieux dans SO FOOT : « Marcelo a été mon meilleur partenaire d’attaque. En réalité, je crois qu’on formait un duo qui se connaissait à la perfection. On était tous les deux attirés par le but. Quand tu regardes certaines actions, c’était hallucinant. Chacun sentait le jeu de l’autre. On savait où on devait aller, où faire les appels, où on allait recevoir le ballon. On se regardait et on se comprenait, c’est tout.  » Un alliage impressionnant entre deux tueurs, deux renards des surfaces qui pourtant n’ont pas grand-chose en commun hors du pré. Voire que tout oppose.

Zamorano est un homme de la capitale Santiago, un citadin. Salas est un provincial, il vient de Temuco, une petite ville tranquille en territoire mapuche. Ivan est une grande gueule, un séducteur, Marcelo est un taiseux, comme le sont les gens du sud du Chili. L’hélicoptère a le cœur à gauche quand le Matador est un homme de droite. Zamorano a grandi fan de Colo-Colo qu’il suivait partout dans le pays gamin avec son père. Il réalisera son rêve en terminant sa carrière avec le club albo. Salas, lui, est hincha de la U de Chile, le grand rival dont il est l’une des plus grandes idoles. Jusque dans leur reconversion, les deux sont différents : quand Zamorano le flambeur fait faillite, Salas s’enrichit discrètement sur ses terres, grâce à ses champs de canneberge. Au Chili, il est de notoriété publique que les deux hommes ne s’apprécient guère. Ce que Zamorano tente de démentir discrètement : « La presse disait qu’en sélection, il y avait le groupe de Salas et le groupe de Zamorano. On était les leaders, moi je représentais sans doute plus ceux de Colo-Colo, lui ceux de la U, mais cette rivalité était complètement fausse. Maintenant, si tu me demandes si on était amis, non on n’a jamais été amis, c’est une question d’affinités. Une fois que le match est fini, j’ai le droit d’aller boire une bière avec qui je veux ! » Quand les Chiliens, eux, boivent une bière, le sujet revient constamment sur la table. Qui est le plus fort entre Salas et Zamorano ? Le débat est interminable, les deux hommes indissociables. En tout cas au Chili, on n’a toujours pas su les départager. AJ

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22. Jairzinho


Les supporters marseillais sont des gens courageux. Ces derniers temps, ils ont souvent dû se contenter d'attaquants en panne, de performances offensives insipides, et de buteurs peu fertiles. Et dire qu'il y a un peu plus de quarante ans, lors de la saison 1974-1975, ceux qui fréquentaient le stade Vélodrome ont eu la chance de voir Jairzinho à l'œuvre. Car aussi étrange que cela puisse paraître, le seul club européen dans lequel le Brésilien ait jamais joué est l'OM. Un passage éclair, un an seulement, écourté par la condamnation du joueur pour une embrouille avec un arbitre de touche. Avant cela, il était devenu une légende lors de ses douze années passées à Botafogo, où cet attaquant complet était surnommé « l'ouragan » . Mais son chef-d'œuvre absolu restera la Coupe du monde 1970, la deuxième qu'il dispute après celle de 1966. Aligné en attaque à côté de Pelé, Tostão et Rivelino, il marque tout simplement à chaque match, y compris lors de la finale facilement remportée face à l'Italie. Reconverti en entraîneur après sa retraite, il jure depuis vingt-cinq ans être celui qui a découvert Ronaldo, et qui lui a permis de percer. Une version contestée, mais à laquelle il n'a jamais cessé de s'accrocher. AD


21. Cafu


142 sélections pour le Brésil. Qui pour battre le record de Cafu ? Il va falloir se lever tôt pour venir chercher l'ancien latéral droit de la Seleção, qui a placé la barre très haut. Cet athlète complet et inusable a squatté l'aile droite du Brésil de 1990 à 2006, disputant les quatre Coupes du monde qui se sont déroulées durant cette période, un autre record qui risque de tenir un bon bout de temps. Autre chiffre hallucinant, sur les quatre Mondiaux qu'il a disputés, il en a remporté deux (1994, puis 2002 en tant que capitaine) et a participé à une finale en 1998. L'association qu'il formait avec Roberto Carlos quand ce dernier était l'arrière gauche du Brésil était écœurante pour leurs adversaires, et après cinq années pleines de réussite et de titres au São Paulo FC, Cafu s'est dit qu'il était temps d'aller gratter quelques trophées sur le Vieux Continent. Avec la grande Roma emmenée par Capello, il gagne le Scudetto en 2001, puis file à l'AC Milan où il remporte un nouveau titre de champion d'Italie en 2004, mais surtout une Ligue des champions en 2007. AD

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Par Léo Ruiz, Florian Lefèvre, Alexandre Doskov, Arthur Jeanne et Ruben Curiel
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Dans cet article

Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Bon pour une fois, pas grand chose à redire sur cette dizaine-là, excepté le classement de Zamorano et Salas, deux joueurs que j'ai adorés mais que je trouve quand même bien trop haut par rapport à certaines légendes déjà citées. Néanmoins ça peut se comprendre par la nécessité de varier les nationalités... Bien vu quand même de les mettre à la même place tant ils étaient inséparables et indissociables !
Zagallo est aussi un peu haut à mon goût car malgré son palmarès, footballistiquement je le placerais derrière Didi, Vava, Tostao, Nilton Santos, Djalma Santos... Mais j'imagine que son passé de sélectionneur du Brésil 70 a dû jouer quelque part.

Sinon content de voir Sanfilippo et Chumpitaz cités !
Encore au taf mais je reviendrai plus en détails sur chacun de ces joueurs dans la journée...
Ben perso je ne sais pas trop quoi en penser. Voir Roberto Carlos devant Didi, ou Zagallo devant Didi...
Pour faire simple et court (et arrêter de pleurer), j'aurais inversé cette fournée avec la précédente.
Sanfilippo est vraiment trop haut. Chumpitaz devant Passarella, je ne sais pas non plus. En fait plus ça va, plus ce classement est assez bizarre, la seule chose dont on peut être sûr c'est le N°1.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Ah oui, ça se tient : inverser la dizaine précédente (dans les grandes lignes) avec celle-là me semble assez juste aussi (je dis ça surtout pour Didi et Schiaffino, voire Passarella).
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Mais bon, je vais vraiment essayer de ne plus me plaindre du classement, même si c'est difficile.
Le seul truc que je me permettrai de reprocher à So Foot, ce sont les oublis du top (voir ma liste plus bas).
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Pour Sanfilippo, il est effectivement un peu haut au regard de son importance historique mais en terme de talent et de personnalité, son classement ne me choque pas tant que ça car j'y vois un joueur typiquement "sofootien" (comme je l'ai dit pour d'autres).
Chumpitaz / Passarella, y a match mais pareil, why not... Le défenseur central le mieux classé sera Figueroa, ce qui me semble assez juste.
@Alain

Nous parlions de Zamorano et Salas hier, et j'avais l'intuition qu'ils allaient être associés. Ca s'est finalement fait.

Je les vois également un peu haut, mais ce classement peut aussi être défendu en disant que mettre un duo aussi charismatique en exergue, c'est une manière tout à fait jolie de défendre l'aspect collectif du football.
Y'a quand même un hic, quid de Perfumo dans tout ça, de ce que j'ai vu de lui (au pic de sa carrière) ou de Passarella, des Ruggeri, Ayala, Sensini, Ramos Delgado etc Perfumo m'a semblé le plus impressionnant.
Il est dans le top 3 des DC argentins, c'est sûr.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
On est d'accord, je citais d'ailleurs Roberto Perfumo (pour moi aussi, top 3 des DC argentins) dans les potentiels oublis pas plus tard qu'hier.
Rien que chez les Argentins, on risque de voir zapper Perfumo, Nestor Rossi, Corbatta, Houseman, Carrizo, Norberto Mendez, Sastre, Ernesto Grillo ou Maschio alors qu'il y a eu Oswaldo Piazza et Carlos Bianchi qui, avec tout mon respect, sont plutôt des légendes du championnat de France (je mets évidemment un bémol pour Bianchi, légende argentine of course mais plutôt en tant que coach).

Après c'est sûr que les choix sont durs à faire... Tout ça me fait surtout regretter de ne pas avoir eu plusieurs classement différents : un top Brésil, un top Argentine, un top Uruguay et un top pour les autres pays du continent (là, ça aurait été vraiment parfait).

Mais comme disait je ne sais plus qui hier, l'important aura été que l'on mentionne et réhabilite tous ces grands joueurs dans les fils des commentaires.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
@ Dip, en y réfléchissant, je reviens un peu sur mon com. Il aurait plutôt fallu inverser la moitié de la fournée précédente avec celle-ci : Bebeto et Caszely ne méritaient pas d'être plus haut, Schiaffino et Didi auraient dû être grand minimum dans celle-ci, inverser Gerson et Zagallo, remplacer Salas-Zamorano par Passarella et Falcao, par contre Jairzinho, Cafu ou Chumpitaz ont bien mérité leur classement.
En fait, je suis en train de dire qu'il fallait tout chambouler donc ne faites pas attention à ce que je racontais plus haut... :D
Je ne peux être que d'accord, Didi et Schiaffino c'est un gros loupé quand même, c'était top 15 minimum!
J'arrive toujours pas à m'en remettre, surtout quand je vois ce fayot de Zagallo devant Didi. Ah c'est dur!
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
" Pour faire simple et court (et arrêter de pleurer), j'aurais inversé cette fournée avec la précédente."

Nietzschéen, va !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
" @ Dip, en y réfléchissant, je reviens un peu sur mon com. Il aurait plutôt fallu inverser la moitié de la fournée précédente avec celle-ci"

Kantien, va !
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Merde Dip, t'aurais dû te taire. ;) J'avais pas encore complètement intégré que Zagallo était devant Didi. Je répète, Zagallo devant Didi... Merde ça passe toujours pas ! Didi top 5 Brésil alors que Zagallo (le joueur hein) est même pas top 20... Putain je m'y ferais jamais, je trouve presque que c'est une insulte non seulement au talent de Didi mais surtout à l'essence du football brésilien, à ce qu'il a de plus profond.

Même si Zagallo était ailier gauche, dans l'esprit ça revient à placer Muller devant Zico, Dunga devant Romario ou Gilberto Silva devant Ronaldinho (attention je classe Zagallo bien au-dessus de Muller, Dunga ou G. Silva, qu'on soit bien d'accord) !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Manuel, faut pas s'énerver ça sert à rien. On en devient contre-productif. Et surtout on blesse gratuitement soi-même et les autres.

Regarde ma sortie d'hier.

Non, reparlons de Didi ! Reparlons de foot ! Reconvoquons le sourire du gosse compulsif de joies-en-tous-genre qui ne nous a jamais quitté !
Ce commentaire a été modifié.
Nietzschéen ça me va très bien!

Bon Alain, on va pas remettre ça sur la table au risque de voir le pauvre Alegria rechuter :)
(Et dire qu'on a pas encore vu la réaction de Peñarol)

Zagallo, je le sentais, le gars est plus haut que Zizinho et Didi :D
Heureusement (et curieusement d'ailleurs) qu'il n'y a pas de brésiliens sur le forum. Zizinho, Didi et Pelé, ça doit pas être loin de la sainte trinité chez eux.

Mais bordel, que c'est dur! (et je suis plutôt sympathisant argentin hein)
Ce commentaire a été modifié.
D'ailleurs, Dunga, comment le placez-vous dans tout ce capharnaüm ?

Souffre-t-il, dans nos esprits, de son austérité en tant que sélectionneur ?
Note : 3
En parlant de quelques argentins oubliés, a t-on mentionné Los profesores d'Estudiantes (équipe mythique des années 30) ? Lauri, Scopelli, Guaita (qui a rejoint l'équipe d'italie de 34 avec Monti et Orsi), j'en oublie 1 ou 2 surement.
L'un des (beaux) problèmes de ce classement c'est établir une hiérarchie entre ces joueurs qui formaient des collectifs restés dans l'histoire comme la Maquina de River, le grand Boca de 1944 , et on peut en citer d'autres équipes mythiques sud-américaines etc..
Dur d'en sortir individuellement 1 ou 2 du lot, quand le collectif était de toute beauté.
Ce commentaire a été modifié.
Non, évidemment, on a pas abordé les légendes de l'ère amateur (ou du début de la professionnalisation), là y'a du monde aussi: Tesoriere, Tarascone, Calomino, Varallo, Cherro, Bidoglio, Lazzati, Evaristo, Benitez Caceres pour les boquenses (Boca était déjà une superpuissance dans les 20's-30's), il y avait Masantonio, Ohaco, Seoane, Minella, Peucelle, Garcia, Guaita, Orsi, Ferreira, Ferreyra &co pour les autres, la liste serait longue.

@Algiers

Pour moi, Dunga serait assez haut placé, pas brésilien pour un sou dans son jeu mais grosse influence & leadership dans la Seleção des 90's
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Oh mince ! Je t'avais mis - 1 en voulant te répondre, désolé.

Pour moi, Dunga est un moindre Deschamps. Le même type de porteur d'eau, brillant laborieux, meneur de troupe, exécuteur des basses besognes absolument nécessaire à tout corps trop évanescent pour garder les pieds sur terre.

Dunga, c'est le sac de sable nécessaire que toute montgolfière doit posséder au risque de se perdre dans l'azur. Dunga aurait fait du bien au Brésil 82.

Le problème avec lui, c'est que tu ne peux pas t'en débarrasser pour lâcher du leste. Un gros sac de sable trop bien attaché.
Ce commentaire a été modifié.
@Dip

Merci beaucoup, je manque un peu de perspective et Dunga m'a toujours impressionné.

C'est drôle - je parle beaucoup de l'enfant que j'étais décidément aujourd'hui - je voyais une ressemblance frappante entre Deschamps et Dunga quand je découvrais le football. Mon ressenti primaire et inexplicable me les rassemblait dans un même corps.
Ils avaient certes le papier autour du bras, mais je voyais la même attitude avec cette forme de rigidité qui transparaissait à la fois du visage et de la posture. Cette fausse impression qu'ils n'avaient peut-être pas le niveau technique pour être là, mais qu'ils provoquaient un respect inaliénable de leurs coéquipiers par leur présence et la lecture des événements.

J'aimerais bien voir Dunga coacher un club moins exigeant en termes de Joga que l'EN du Brésil. J'en suis sûr qu'on pourrait voir quelque chose d'intéressant.

EDIT : Merci Alegria, c'est drôle, on a parlé de Deschamps les deux, haha. Comme quoi.
PS : Entre De Boer, Boban, Deschamps, Simeone, Dunga ou Laudrup, les capitaines avaient de sacrés dégaines de généraux en 1998.

Il n'y avait que Klinsmann qui avait plutôt la gueule à jouer dans un remake de allemand de Macgyver
Oui Dunga/Deschamps, même combat.
Dunga c'était quand même tactiquement très fort, bonne vision de jeu, grosse frappe, bonne qualité de passe aussi et gros gros mental, le gars passait son temps à gueuler sur ses co-équipiers quand même, une vraie teigne.
Pas sexy mais indispensable pour gagner.
Jacky Wilshere et Henri Michel Niveau : District
Entre "Légendes sudaméricaines" et "Gilberto Silva", il y a quand même un espace conséquent.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
@ Jacky, je suis d'accord, j'ai un peu abusé là-dessus sous le coup de l'emportement. ;)
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Alegria, t'as raison, ça sert à rien ! C'est parfois plus fort que moi, désolé...
Les gars, vous faites tellement plaisir! Je fais bugger mon google pour vérifier vos dires. Je suis dingue de foot mais je connais bien mieux le foot européen. Mon manque de culture sur le continent sud-américain me désole, mais je viens sur sofoot pour ça! Merci
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Hé, l'ami...

bienvenue dans la danse !
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 2
Avec plaisir amigo !
On aime bien s'envoyer des fleurs de temps en temps mais c'est vrai que la richesse des commentaires est le gros point fort de So Foot, comparé à d'autres sites concurrents. Sur chaque sujet, on trouve des passionnés et spécialistes mais on ne peut pas être calé sur tout, d'où l'intérêt d'échanger sur nos savoirs respectifs et de narrer nos propres histoires et anecdotes. L'illustration parfaite est cette série de tops lancés par So Foot depuis le printemps, qui permet à chacun de trouver chaussure à son pied.
Pour ma part, par exemple, j'essaye de partager mes modestes connaissances des footballs que je suis plus particulièrement (ça concerne essentiellement les tops sud-américain, italien, espagnol et français)... En revanche,j'avoue quelques lacunes sur les footballs anglais et allemands que j'ai été ravi de combler en partie à l'occasion de ces deux tops, grâce aux lumières de nos spécialistes maison anglophiles et germanophiles.

Bref, je verse un peu dans le com bisounours mais merci à vous, merci à nous, merci à eux, merci à tous !
27 réponses à ce commentaire.
Euh, on a encore le droit de se plaindre?
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Une fois, j'ai craché dans ma soupe. Et le mélange entre mon glaviot et les vermicelles a fait apparaître la face de Jésus. Dans ma soupe.

Ensuite on m'a toasté à la chaise électrique.
Ahahah, tu m'as tué avec ce com...
Ce commentaire a été modifié.
Tu sais Alegria, les espaces commentaires sous ces articles m'ont fait beaucoup de bien.

Après Pogba à 150 millions, après cet Euro à 160 équipes et avec Aulas qui devient sénile, j'avais un peu perdu goût aux choses.
Mes interventions devenaient soit tristes, soit humoristiques et j'avais du mal à m'enthousiasmer.
Redécouvrir l'origine des choses et constater leur évolution grâce à ces articles m'a rendu heureux et curieux comme le jeune gamin qui allait profiter de la gentillesse d'un bibliothécaire soucieux de culture pour emprunter des livres sur la Coupe du Monde au rayon adulte (alors que je n'avais pas la carte pour) quand j'avais 8 ans.

Mais surtout, surtout, j'ai été heureux de goûter chacun de vos glaviots.
Alors que les espaces commentaires deviennent de plus en plus le lieu de rencontre des scandalisés cyniques qui ne trouvent de beauté nulle part et qui ne respectent pas la faiblesse humaine, j'ai ressenti dans toutes vos sorties un indignation réelle, pure face à ce qui vous paraissez être l'injustice. On ne devrait s'indigner que face à l'injustice, je crois.

Une indignation qui vous touchait dans vos tripes, qui titillait votre système intestinale et qui vous empêchait de dormir. Une indignation qui n'avait de source que l'AMOUR, contrairement à ces méchancetés qui pullulent sous la plupart des articles, méchancetés qui naissent dans l'ethnocentrisme, le manque de perspective et un désir indécent de se rassurer soi même sur le dos des autres.

Je vous remercie, même si vous avez pu être parfois un peu insultants et agaçants, vous l'avez fait pour l'Amour.

Et ça, personne ne peut sincèrement vous en vouloir.
Cela dit, en voyant la photo, j'ai pensé qu'ils allaient mettre Jalabert et Manolo Saiz dans le top 30.

Autant vous dire que ça aurait dopé ma frustration et que je me serais senti obligé d'envoyer quelques piqûres de rappel.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Je ne sais que répondre à ça. Si ce n'est te dire merci, Algiers. Et te répondre que sous un fil de coms, tu fais partie de ceux qui marquent toujours mon attention.

On est un peu grotesques là à se tailler des pipes, mais c'est important, la reconnaissance. C'est important de se reconnaître. Ca donne de la confiance et renforce le sentiment de ne pas oeuvrer seul au fond d'un labyrinthe.

J'en viendrais presque à penser que l'essentiel dans ces tops, pour nous vulgaires commentateurs, c'est cette reconnaissance. Cette élection qui nous permet de prendre nos mesures.
Hé oh, vous voulez nous faire chialer ou quoi?
Hahaha, je suis vraiment sensible avec ces choses.

J'aimais beaucoup le gamin que j'étais et je suis à chaque fois content quand je le retrouve. Il faut remercier ceux qui provoquent ces rencontres.

En tout cas, mes souvenirs ne sont pas faux : il était vachement sympa ce gamin !
Jacky Wilshere et Henri Michel Niveau : District
Toi qui n'es pas avare de compliments envers les brillants, je tiens à te dire que tes commentaires sont toujours un régal!
Jacky Wilshere et Henri Michel Niveau : District
(ce petit mot doux est destiné à Alegria)
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Bah merci, mec ! J'ai des humeurs bizarres, mais là ce soir j'suis bien ! Et c'est grandement grâce à vous. Toi par exemple, ton pseudo m'a fait éclater de rire la première fois que je t'ai lu. Et c'est pas rien, je t'assure.

Sinon je pose une question là comme ça : vous savez comment mettre la cédille quand on tape un C majuscule ?

Parce que ça m'agaççççe terriblement.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
(et ouais, c'est moi qui balance des + 1 à tout le monde, c'est mon super-pouvoir de Ligue 2 et je fais ça pour que vous ayez tous ce super-pouvoir, ainsi l'on abolira toute hiérarchie et l'on régnera tous ensemble comme des rois sans couronne et sans territoire.)
11 réponses à ce commentaire.
Barton_fink Niveau : DHR
Du lourd.. Tellement d'anecdotes sur la plupart des joueurs cités. Quand tu repenses à tous le moments, les buts, montées fulgurences de R. Carlos, tu te dis que lui et Lucas Digne ont pas le même métié et surement pas la même passion
PauletaSusicGaucho Niveau : Ligue 1
Note : 1
Putain R.Carlos comment il me faisait kiffer. Cette frappe d'enculé n'empêche.

Sur ISS PRO 98 je prenais le Brésil et je le mettais en attaque^^
Barton_fink Niveau : DHR
Vrai! ISS 64 le premier vrai jeux de foot!
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Ahahah pareil ! Dès que je récupérais un ballon, c'était direct ouverture dans les pieds pour Carlos l'ailier droit.

Ce joueur est drôle. Quand le gras tutoie la grâce. De lui, je veux retenir sa formidable puissance d'abnégation.

" L'abnégation est une vertu, une forme de renoncement, d'abandon du bénéfice personnel pour le bien communautaire." C'est Wiki qui le dit qui ne ment jamais.

Moi, j'aurais une autre définition. L'ab-négation. Ab étant un préfixe qui indique la séparation. Ce mec nie le non.

Ce mec dit oui ! OUI.

Oui, je monte. Oui, je me fais prendre dans le dos. Oui, je suis en retard. Oui, je compense par ma formidable force d'accélération particulaire. Oui je relance oui j'accompagne oui oui oui !

Oui je plante ! Des sardines de 25, de 30 mètres.

Oui je suis un grand joueur.
3 réponses à ce commentaire.
Etant donné que l'on parle de Chumpitaz et Sotil, voici ce que j'avais écrit sur ce Brésil/Pérou 1970.


Membre des fabuleuses Seleção de 1958 et 1962, le Brésilien Didi aime le style offensif et impose son amour du jeu à l'équipe nationale du Pérou.
En concoctant un système basé sur le mouvement, la succession de passes courtes et l'engagement physique, le sélectionneur trouve la formule. Une sorte de 4-2-4 passionnant pour les yeux, qui peut vite se transformer en 3-3-4 à tout moment tant les défenseurs participent au jeu.
Parfois les longues transversales sont utilisées pour gagner du temps à la construction, mais l’essentiel est de jouer vers l’avant, avec le moins de touche de balle possible et tout en remise.

Luis Rubiños garde les buts, avec devant lui Héctor Chumpitaz en patron de la défense. Un des plus grands défenseurs de sa génération, buteur en championnat et capitaine exemplaire en sélection.
Accompagné des Fuentes, de la Torre, Campos ou de l'expérimenté José Fernandez; on se retrouve avec une défense joueuse. Trop joueuse certes, mais les gènes de Didi y sont pour quelque chose.

Le milieu est tenu par deux hommes qui sont les dépositaires du jeu péruvien. Ramón Mifflin ramasse les ballons et lance les actions, tout en n’oubliant pas de monter.
À ses côtés, Roberto Challe enfile le costume d’animateur. Sa vision de jeu et sa qualité de passes permettent aux éléments offensifs de l’équipe de s’exprimer balle aux pieds.
Julio Baylón gère le poste de milieu droit quand il est apte à jouer. Teófilo Cubillas s’occupe du reste : dribbles, vivacité, accélérations, puissance, gestes techniques en tout genre; un véritable répertoire à lui tout seul. À tout juste 21 ans, El Nene se révèle aux yeux du monde et inspire la crainte. Surtout que le phénomène n’est pas seul.
En effet, quand il ne termine pas les actions, il assure le service pour le puissant Alberto Gallardo et son vieux compère, l’intenable Hugo Sotil.
Pedro León apporte quant à lui une pincée de technique supplémentaire et du physique.

Un incroyable S.W.AT où chacun reste proche du partenaire afin de lui donner une solution. Constamment la tête levée, les Péruviens font mal aux crânes de leurs concurrents.
Le Pérou aime avoir la balle, imposer son rythme sur le jeu et fatiguer la défense adverse en attaquant à outrance. Oui les hommes de Didi encaissent beaucoup de buts mais pensent surtout à en marquer.

Contre la Bulgarie, menés 2-0, ils renversent la situation en vingt-cinq minutes (3-2). Face au Maroc, les maillots blancs à la diagonale rouge en claquent trois en dix minutes (65e, 67e, 75e).
Quand la machine fonctionne, elle tourne à plein régime.
À la fin de la phase de poule, le bilan est satisfaisant : deux victoires, sept buts inscrits et une défaite honorable face à la RFA (3-1).

Résultat, deuxième de groupe et un quart de finale qui s’annonce plus que difficile face au grand Brésil. Loin d'être favori, le Pérou ne veut pas quitter pour autant la compétition sans jouer son va-tout; encore plus avec Eloy Campos et Baylón de retour de blessures.
Guadalajara attend du spectacle, Guadalajara aura du spectacle.

Après un quart d’heure, Pelé a cogné le poteau et le Brésil mène déjà grâce à Rivellino (1-0, 11e) et Tostão (2-0, 15e). Puis Rivellino envoie un missile sur coup-franc… mais l’arbitre annule le bijou pour un hors-jeu (18e).
Il n'y a pas photo entre les deux sélections. Même quand Gallardo réduit le score dans un angle impossible (28e), on se dit que l'issue du match est connue d'avance. Pelé retouche le poteau et avec son numéro 10 chaud comme la braise, ce Brésil semble imprenable.
Rubiños est constamment mis à l'épreuve mais fait le boulot. La Blanquirroja subit de plus en plus et Tostão s’offre le doublé dans un but vide sur une passe de Pelé (3-1, 52e).
L’élimination semble proche quand Cubillas marque sur un coup de billard à trois joueurs (70e) et offre un sursis aux siens. L’espoir renaît, seulement pour cinq petites minutes malheureusement. Car Jairzinho est bien décidé à inscrire au moins un but par match dans ce Mondial et clôture la victoire du Brésil sur un exploit personnel à un quart d’heure du coup de sifflet final (4-2).

La fin d’une aventure pour la bande à Didi.
Cubillas ne rentre pas au pays les mains vides en recevant le titre de meilleur jeune du tournoi. Une telle lucidité à cet âge-là, ça décoiffe et ça mérite bien une récompense.
Pour couronner le tout, il inspire au compliment : « Ne vous inquiétez pas, j’ai un successeur et son nom est Teófilo Cubillas ». C’est signé Pelé et le Roi n’a jamais eu autant raison.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Merci pour ce bel hommage au Pérou 70, équipe pour laquelle j'ai toujours eu une affection particulière (beau représentant d'un certain football "romantique") et qui ne pouvait trouver meilleur coach que Didi.
D'ailleurs, je suis très content de voir Cubillas dans le top 20, ce qu'il mérite amplement selon moi (même si son palmarès n'est pas le plus impressionnant) !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 3
Franz, je vais me le payer ton bouquin. Et sache que je n'ai plus payé un livre depuis à peu près 5 ans. Mon art du vol et ma grande amitié avec les libraires de mon quartier m'ont permis de ne plus débourser un sous pour me procurer une quelconque manne littéraire depuis longtemps.


Bon, je viens de voir qu'il faisait 22 euros... Peut-être que je vais le voler en fait. Mais ce sera pour mieux le lire, assurément.

Il a l'air super chouette, super instructif ton bouquin. Je le vole, je lis et si tu me permets, je t'en reparlerais volontiers à l'occasion.
@Alain Proviste Cubillas, top 20 pour sûr. Très grand joueur.

@O Alegria Oui, 22 euros c'est chèr. Tu te doutes bien que ce n'est pas moi qui ai fixé le prix.
Après il y a de quoi lire mais en-dessous des 20 euros, ça aurait été parfait selon moi.
J'attends ton retour, merci
Si je le vois quelque part, je le chope aussi. 1/par intérêt du contenu et 2/par soutien à un confrère so-footien.
Merci bien
Tu le verras à la Fnac St Lazare si tu es sur Paname, le reste ce n'est que via internet (à part dans quelques librairies qui l'ont commandé, ou peuvent le faire)
" Mon art du vol et ma grande amitié avec les libraires de mon quartier"

Tu as bien raison Alegria. On ne devrait jamais voler que des gens qu'on connaît.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Ah non, je ne vole que la FNAC ou les grosses enseignes. Jamais ces pauvres petits bouquinistes de quartiers, eux je leur emprunte et je leur rends !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Mon plus beau casse, c'est les deux volumes des Mémoires d'outre-tombe de Châteaubriand chez la Pléiade, sublimement dérobés à la FNAC.

L'ivresse de rendre le papier-bible à sa gratuité.
J'imagine bien. Un cœur pur comme le tien ne ce serait pas abaissé à ça.
Massimo69 Niveau : DHR
Mais quel est le titre de ton livre Franz? L'extrait sur le Pérou 70 mené par Didi m'a mis en bouche. Quel honneur de parler au Kaiser ;)
11 réponses à ce commentaire.
"Un comble pour un homme qui a porté le numéro treize toute sa carrière !"
Vous la sortez d'où cette info?

A l'époque, en club, on était à une numérotation de 1 à 11 suivant les postes, sachant qu'il était ailier gauche. En équipe nationale, Zagallo a porté le 7 en 1958 et le 21 en 1962.
mixmaster Niveau : DHR
Peut-être pas en tant que joueur, mais il y a bien un mythe sur Zagallo et le numéro 13 !
J'aurais appris quelque chose donc. C'est quand même assez curieux qu'on puisse jouer avec le n°13 à son époque vu qu'il était réservé aux remplaçants.

PS: Je vois que je me suis fait un/des copain(s) qui me suit/suivent à la trace sur mes coms, je vois apparaître un florilège de notes négatives sur mes commentaires...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Clair, c'est n'importe quoi. T'inquiète, on va te boursoufler de + !
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Oui j'ai été surpris aussi pour ces notes, du coup je te remonte quand je peux (me demande d'où ça vient d'ailleurs, depuis quelques semaines y a des petits malins, qu'on pourrait appeler abrutis, qui s'amusent à coller des -1 à tort et à travers). ;)
Merci pour votre soutien les gars! Parce qu'à un moment à force d'avoir des notations négatives, t'es banni non?
Je suis un peu surpris, j'ai pas eu le temps de me faire des ennemis en 2 ou 3 jours quand même...Pour l'instant j'ai balancé que sur Roberto Carlos et Zagallo pourtant... :)
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Faut jamais considérer l'adversité, c'est l'imagination qui perd les batailles.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Prends-en de la graine, Mourinho !
7 réponses à ce commentaire.
Comme le chantait le grand Mort Schuman, "Cafu, sans vous...."
J'ai toujours considéré Roberto Carlos comme un joueur surcôté.
Grosse carrière, énorme palmarès et il a vraiment marqué son époque. Il a aussi participé au changement de style du latéral gauche, notamment sur le combo vitesse-puissance.
Mais alors défensivement, au secours. Il a un nombre de bavures ahurissantes (CDM 1998 vs Danemark, CDM 2006 vs France, Clasico).
Le meilleur exemple c'était en 2006-07 vs le Bayern. Victoire à l'aller 3-2, retour à Munich : 20 secondes de jeu, il fait un vieux contrôle et hop but de Makaay ahahahaha Capello avait pété un câble

On peut dire ce qu'on veut, mais il a eu beaucoup de chances d'être tombé à la période Ronaldo-Rivaldo.
La Selecao de la fin des années 1990 est difficile à juger quand même.

Je ne peux m'empêcher de penser qu'une partie de sa légende vient du matraquage médiatique suivant l'arrivée de Nike dans le marché.
Dans un sens, ne me tirez pas dessus, l'aspect le plus révolutionnaire de cette équipe fût peut-être son exposition médiatique et commerciale.

J'ai grandi avec Rivaldo, Cafu et Ronaldo, et vous ne pourrez remettre en question mon amour et mon respect pour ces joueurs, mais je pense que la question mérite d'être posée.

Je lisais hier les argumentations de Franz et d'autres concernant la mystification du public par la création de la "marque" Cantona et je pense que nos souvenirs du Brésil de 1998 ne peuvent être jugés sans prendre en compte ce facteur.
Barton_fink Niveau : DHR
Tres juste. Denilson a d'ailleur fait carrière sur la pub nike de l'aeroport..
Barton_fink Niveau : DHR
T'es dur la.. C'est vrai que le 3-5-2 comme en 2002 lui convenait bien mieux, mais il a quand meme revolutionner le poste de lateral
Ce commentaire a été modifié.
Ah non, je ne suis pas d'accord, il n'a rien révolutionné du tout!
Bien avant lui il y avait déjà des latéraux brésilien bien bien offensifs.

Pour moi la popularité de Roberto Carlos vient de son physique, du Real Madrid (donc de la médiatisation) et surtout de ses frappes et coup francs de mule. Mais si on s'arrête aux frappes et CF, on prend Nelinho (pour parler d'un latéral) ou Eder et on n'en parle plus.
Défensivement Roberto Carlos, c'est pas loin d'être une catastrophe quand même, et son job c'était d'être un latéral avant tout. Toute sa carrière il a compensé son placement hasardeux par sa vitesse et son physique hors norme.
Barton_fink Niveau : DHR
Pour ces frappes il s'etait inspiré de Branco. Après c'est vrai qu'il a eu quelques boulettes grotesques dont ce retourné contre le Danemark, mais je vous trouve tous dur dans l'ensemble avec lui. Avec Breitner Maldini et Fachetti, je pense qu'on peut qd meme le mettre dans les meilleur AG de l'histoire non?
Chenipan sauvage Niveau : District
Oui mais sans lui zizou ne claque pas cette magnifique volée en 2002 contre Leverkusen
On en parle de son centre tout moisi? Non non, la volée de Zidane ne doit qu'à Zidane.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
@ Barton Fink, oui Roberto Carlos fait quand même partie, selon moi, des grands AG de l'histoire avec en effet Facchetti, Breitner, Maldini... sans oublier bien sûr ses illustres compatriotes Nilton Santos (l'un des plus grands) et Junior, le génial latéral gauche de la Seleçao 82 et de Flamengo.
Et puis je citerais aussi Silvio Marzolini, l'arrière gauche de Boca et de l'Albiceleste dans les 60's.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 2
Roberto Carlos pose l'éternelle question du verre à moitié-vide ou à moitié-plein. Je pense que c'était un inadapté, un hiatus précoce de l'espèce.

Un putain d'inactuel perdu sur son aile comme certains surdoués se retrouvent perdus au fond de la classe à côté du radiateur.

Le mec laissait derrière lui des abîmes délicieux qui appelaient la banderille. Et il s'est copieusement fait saigner à maintes et maintes reprises.

Mais regardons aussi son apport offensif. Combien de décalages ? Combien de relais ? Combien d'ouvertures, de centres, de frappes ?

Comme tout inadapté, il laissera au final un bilan mitigé.

Mais ce que je retiens de ce mec au final, c'est qu'il appelait le jeu, il le provoquait. Parfois à ses dépens. Il n'était pas bien calibré, c'est sûr, mais il a déchiré une plaie ouverte par ses illustres prédécesseurs et il l'a accrue.

Si le latéral brésilien a crée un appel d'air offensif, un petit courant d'air, Carlos lui a ouvert toutes les portes et fenêtres. Et ouais, c'est le foutoir ! Les feuillets volent, tu peux même choper la crève. Mais ce qui est sûr, c'est que ta maison respire et que tu ne finiras pas neurasthénique.

Roberto Carlos a combattu la neurasthénie footballistique, et rien que pour ça, je vois le verre à moitié-plein.
En fait c'était un ailier qui jouait arrière quoi, évidemment que c'est un grand joueur, j'ai juste vraiment du mal a le classer parmi les très grands.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Surtout qu'il faisait 1m68 !

Ahaha je suis pas drôle !
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Je fais un petit HS mais puisque l'on parle de Roberto Carlos et de ses frappes surpuissantes aux folles trajectoires (je pense évidemment à son CF mythique face à l'EDF), est-ce que quelqu'un se souvient d'une autre sublime frappe de l'extérieur à la trajectoire improbable (également d'un Brésilien mais cette fois droitier) ?
Je parle du but marqué par Nelinho à Dino Zoff lors de Brésil-Italie au Mondial 78. L'ancien latéral droit de Cruzeiro en a mis quelques belles aussi au cours de sa carrière.

Je vais essayer de vous retrouver une vidéo de ce but...
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Le but en question (merci Dip, c'est toi qui m'y a refait penser en parlant de Nelinho un peu plus haut) :
https://www.youtube.com/watch?v=eruZ8K6WT3s

Ca fait quelques années que j'avais pas revu ce but, la frappe n'est pas aussi impressionnante que celle de Roberto Carlos (dans mes souvenirs, elle l'était un peu plus) mais très bel extérieur du droit quand même !
Note : 1
J'ai toujours aimé ce but.

Nelinho met une légende face à son impuissance.
Et puis, ce but, c'est la negation des distances et des angles : ceux qui nient l'évidence pour la surpasser me fascinent.

Si ce but est moins impressionnant que dans tes souvenirs, c'est qu'il devait y avoir des flammes et des détonations dedans.
Il est vraiment scotchant je trouve.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Perso, je trouve cette frappe plus impressionnante que celle de Carlos.
16 réponses à ce commentaire.
Cette frappe de Carlos... Celui contre la France on nous le remontre sans cesse mais les autres, j'avais oublié qu'à cette époque le Concorde volait encore...
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Pour les 20 derniers, il resterait donc :
Pelé, Garrincha, Ronaldo, Zico, Socrates, Rivelino, Romario, Ronaldinho, Carlos Alberto, Maradona, Moreno, Messi, Kempes, Batistuta, Sivori, Di Stefano, Caniggia, Ghiggia, Varela, Figueroa, Cubillas, Arsenio Erico, Valderrama

Le pb, c'est que j'arrive à 23 et je vois mal qui enlever de cette liste. Peut-être qu'ils considéreront que Di Stefano et Sivori sont européens et pas argentins... Et Caniggia me semble trop haut mais je vois mal So Foot ne pas le mettre (Valderrama sans doute aussi mais ça permet de mettre un Colombien dans le top 20 donc why not).
J'espère surtout que Moreno (considéré comme le plus grand joueur argentin avant Maradona et pour moi top 3 Argentine) ne sera pas zappé, tout comme Obdulio Varela.

Et encore, il manquerait Houseman, Carrizo, Loustau, Nestor Rossi, Corbatta, Simeone, Careca, Cerezo, Eder, Junior, Zito, Pedro Rocha, Pedro Cea, Roque Maspoli, Cesar Cueto, Teodoro Fernandez, Valeriano Lopez, De Avila, Julio Cesar Romero... Bref, il y aura forcément des oublis majeurs !
Ce commentaire a été modifié.
Caniggia n'y sera logiquement pas, il n'a pas le niveau pour être aussi haut. Impossible.
Je me pose aussi la question: comment peut-on classer Roberto Carlos et ne pas mentionner Junior, entre les 2 mon choix est vite fait.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
C'est ce que je me dis aussi mais d'un autre côté, tu vois So Foot zapper Caniggia d'un top 100 (même s'il n'a pas un gros palmarès, c'était la star argentine du début des 90's après Maradona) ? Je trouverais ça étonnant.
Le gros problème, c'est que je ne vois vraiment pas qui enlever de ma première liste de 23, à moins de ne pas considérer Di Stefano et Sivori comme Argentins...

En me plaçant du point de vue de So Foot, les neuf Brésiliens sont incontournables dans un top 100 sudam, Diego, Messi, Kempes et Batistuta y seront aussi forcément, tout comme Cubillas, Ghiggia, Figueroa et Valderrama.

Le truc qui me fait peur, ce serait qu'ils zappent Moreno (considéré comme le meilleur joueur argentin avant l'arrivée de Maradona), Varela (capitaine de la Celeste 1950) ou Arsenio Erico (plus grand joueur paraguayen de l'histoire, légende d'Independiente dans les années 30 et meilleur buteur de l'histoire du championnat argentin).

Et même en les mettant, on passerait à côté de Carrizo, Houseman, Careca et Junior, pour ne citer qu'eux... Bref, ça promet de belles empoignades sur les oublis du classement !
C'est en lisant ta liste qu'on voit que ce qu'est en train de faire Messi est franchement incroyable.

Il n'a pas terminé sa carrière, il n'est pas en phase descendante, il n'a jamais rien gagné avec sa sélection, n'a jamais joué en professionnel dans un club du continent, et pourtant, personne ne vient remettre en question sa place dans un top 10.

Franchement, il est génial.
el.maestro Niveau : DHR
Di stefano ayant été naturalisé en 57 (si je dis pas de bêtises), c'est à dire dans la première moitié de sa domination européenne, je pense qu'il sera zappé de ce top. Mais peut être que je me plante
el.maestro Niveau : DHR
Quant à sivori je connais beaucoup moins que Don Alfredo donc je me garderai de donner un avis sur sa présence ou non dans ce top (ma réponse s'adressait à Alain)
FredAstaire Niveau : DHR
Au Real depuis septembre 1953, naturalisé en octobre 1956.
el.maestro Niveau : DHR
Merci de la précision, je n'étais pas du tout sur de mon coup
el.maestro Niveau : DHR
(Désolé pour le double poste, ça s'est envoyé sans faire gaffe) j'hesitais entre 56 et 57
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
@ el maestro, c'est vrai que Sivori a connu ses meilleures années en club avec la Juve (il quitte River en 57 et est naturalisé en 61, l'année de son Ballon d'Or). Mais pour moi, il aurait mérité une place dans ce classement (sand doute moins haut que pour un top Europe ou monde) rien que pour avoir été l'un des fers de lance des "Carasucias", l'équipe d'Argentine vainqueur de la Copa America 57.
Pour ceux qui ne la connaissent pas, on en parlait l'autre jour avec Dip, c'est une histoire assez incroyable : aujourd'hui encore, en Argentine, cette équipe est considérée comme l'une des meilleures Albiceleste de l'histoire ! Lors de la Copa 57, ils ont collé des branlées à tout le monde : des 8-2, 6-2, un 4-0 contre l'Uruguay et même un 3-0 face aux futurs champions du monde brésiliens ! Le tout en développant un jeu incroyable (d'après les dires de l'époque) et ultra-offensif, avec une bande de gamins de 20-22 ans : Maschio, Corbatta, Angelillo, Sivori...
Du coup forcément, tout le monde faisait de l'Argentine l'un des grands favoris du Mondial 58 et s'attendait à un duel dantesque avec le Brésil. Malheureusement dans la foulée de la Copa America 57, les trois stars offensives de l'équipe, Sivori, Maschio et Angelillo, ont été recrutées par des clubs italiens (respectivement la Juve, Bologne et l'Inter). Et comme le règlement de l'époque interdisait de sélectionner des joueurs évoluant à l'étranger, l'Argentine s'est retrouvée amputée de toute sa ligne d'attaque pour partir en Suède ! Le mythe n'aura duré qu'un mois et on ne saura jamais ce qu'aurait pu faire cette équipe à la CDM...
Il est déjà passé Bochini?
Et Veron père, vainqueur de 3 libertadores avec Estudiantes?
Ce commentaire a été modifié.
Il me semble que Bochini n'a pas été classé, il est vrai que l'Independiente de 70-75 n'a pas dû marquer grand monde en Amérique du Sud :)

La Bruja Veron non plus.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Si si, Bochini est déjà passé. Je viens de vérifier, il était 65e, ce que je trouvais beaucoup trop bas pour la légende absolue du grand Independiente des 70's et l'idole de Maradona.

Veron père n'y est pas par contre.
Mes excuses aux rédacteurs alors. Tu vois, (à la louche) j'aurais échangé le classement de Bochini et Sanfilippo, ça m'aurait paru déjà plus représentatif.
C'est clair. 3 Libertadores d'affilée pour l'un, 4 pour l'autre.
Les clubs européens qui ont fait aussi bien en C1, y'en a que trois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Dip, oui ça se tient pour Bochini et Sanfilipo mais bon, on peut au moins se féliciter qu'ils soient tous les deux cités. ;)
Varela sera sûrement l'Uruguayen le mieux classé, probablement à cause de son influence en 1950. De manière générale l'Uruguay est bien sous-estimée dans ce top par rapport à son apport au football rioplatense et mondial (je ne peux que comprendre la colère de Peñarol).
Je n'aurai pas placé Ronaldinho aussi haut, non pas par manque de talent mais par manque de constance au très haut niveau.
Figueroa N°1 chilien ça se tient, Erico n°1 paraguayen et Cubillas n°1 péruvien aussi, Valderrama sûrement n°1 colombien. Le reste ce sera du sans partage entre le Brésil et l'Argentine.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Oui l'Uruguay sera beaucoup trop mal représentée dans le top 20 avec seulement deux joueurs a priori, Ghiggia et Varela. Schiaffino aurait dû y être aussi sans discussion + au moins un représentant de la Celeste des années 20-30.
Pour les 20-30, y'a au moins 4 candidats majeurs de mémoire: Piendibene, Angel Romano, Nasazzi et Scarone.
Evidemment, j'ai oublié Andrade.
el.maestro Niveau : DHR
Le truc avec ronnie, c'est qu'il représente le joueur brésilien par excellence. Qui mieux que lui personnifie ce bonheur simple, pur et authentique de joueur au foot? Toujours la banane, le soucis de s'amuser sur un terrain. Dans mon esprit, le joga bonito, c'est lui. Ajouté à cela que niveau talent, c'est tout simplement un pur génie. Après évidemment son manque de sérieux explique son inconstance au haut niveau.
On parle quand même d'un gars qui, en seulement 2 saisons d'un niveau ahurissant (Barça 2004-2005 et 2005-2006, pour faire grossièrement) est considéré comme légendaire dans ce club et dans le foot mondial. C'est juste dingue. Je n'oublie pas son titre de champion du monde même si le Brésil 2002 est surtout porté par Ronaldo.
Perso je pense que sa place dans les 20 n'est pas imméritée (après comme je le disais hier, je n'accorde pas une immense importance aux rangs des différents joueurs). Et si je devais me fendre d'un pronostic, je dirai que la redac so foot le mettra dans les 10 premiers
Barton_fink Niveau : DHR
Tu mets pas Hugo Sanchez?
Amérique Centrale le brave Hugo ?
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Mexicain donc pas Amérique du Sud. ;)
Barton_fink Niveau : DHR
Au temps pour moi! je comprends maintenant la non presence de Ronald Gomez
Et puis dans la catégorie roi de la bicyclette, y'a déjà Leonidas.
FredAstaire Niveau : DHR
Contrairement à une croyance le Mexique fait partie de l'Amérique du Nord.
FredAstaire Niveau : DHR
Une seule solution: virer Caniggia, Di Stefano et Sivori (jugés européens)ou alors ils retirent 3 de tes idoles; ça chouinerait!
Vous oubliez Redondo les mecs, qui à ma connaissance n'est pas passé et que So Foot avait classé 8ème dans sa liste "S'il ne devait en rester que 100...".

Pour moi la rédaction peut tranquillement en faire l'économie, surtout si c'est pour prendre la place de Valderrama ou de Caniggia, dont j'aurais beaucoup de mal à supporter les absences.

J'avais 9 ans lors du mondial italien, et ces deux actions, pour des raisons que seul mon cerveau ou mon cœur connaissent, m'ont marqué à vie. J'en ai un souvenir plus net que le dernier match regardé en HD sur Bein:

https://www.youtube.com/watch?v=KeRlJJbtdHc

https://www.youtube.com/watch?v=X0RpwxCCef8



Redondo est passé, mais je sais plus si c'était au delà ou au-dessus de 50. C'est cocasse quand on voit qu'il était 8eme du classement "mondial".
Au temps pour moi.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Redondo était 63e.
Encore heureux qu'il ait été cité, si So Foot avait zappé l'un de mes deux joueurs préférés avec Baggio (liste qui ne comprend que les joueurs que j'ai vu en direct), je crois que j'aurais fait un infarctus !
Mais j'avais pas râlé sur sa 63e place car même si en terme de talent, je le mettrais bien plus haut, il a plus marqué le foot européen que sud-américain : parti d'Argentinos Juniors assez jeune et avec l'Albiceleste, il n'a pas eu une carrière à la hauteur de son immense talent (la faute en partie à Passarella), malgré quelques grands matchs sous le maillot argentin...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
La passe de Valderrama, ils l'ont reposté l'autre jour sur l'article de Rincon (d'ailleurs c'est drôle, j'ai dit la passe de Valderrama, pas le but de Rincon). Elle m'émerveille à chaque fois.

Quand à l'action de Caniggia, ah putain ! tu as le goût des grands sacrifices. Quel délice de chevauchée ! Et tu veux que je te dise ? Etrangement, c'est encore plus beau qu'il se fasse sécher. Ca crée quelque chose d'impardonnable qui appelle fatalement la révolution.
La révolution mon ami rien de moins.

D'ailleurs si tu regardes la vidéo jusqu'au bout, l'arbitre, garant du respect des règles du jeu, gardien de l'ordre établi, est tellement désemparé face à la violence de l'agression que sa réaction est des plus confuses.

Il inflige à Massing un carton rouge, puis un carton jaune immédiatement après.

C'est sans doute un poète, une âme sensible, conscient que l'arsenal répressif à sa disposition était insuffisant face à l'atteinte portée à la grâce et à la pugnacité de Caniggia (il saute il glisse, se relève à moitié, cours, perds son appui, se rel-ève cours et BAM!).

Le fils du vent. Le meilleur surnom de tous les temps. Le digne héritier de l'enfant des âges farouches. D’ailleurs, chaque fois que Rahan passait à la télé, je pensais à Caniggia. Pareil pour Aerosmith.
33 réponses à ce commentaire.
"Zagallo est entraineur-adjoint en 94. Lors du tournoi aux États-Unis, justement, il refuse par superstition que Moacir Barbosa, le gardien auriverde qui avait encaissé le but fatal de l’Uruguay en 1950 sous ses yeux, ne vienne saluer le groupe brésilien."

Je vais encore m'acharner contre ce pauvre Zagallo.
Honte à lui, c'était une occasion de ne pas suivre la cabale populaire contre Barbosa et il n'a même pas eu le cran de le faire. Quoi de plus étonnant après tout, Monsieur a toujours été un homme du système très propre sur lui.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
C'est la première chose que j'allais commenter. Ca m'a littéralement dressé les poils.

Dip, je ne te connais pas de longue date (à moins que tu n'aies changé de pseudo ?) mais toutes tes publications sont réjouissantes.
@Alegria

Merci mon vieux :)

Non j'ai pas changé de pseudo, je suis abonné so-foot de longue date et sûrement inscrit sur le forum depuis longtemps aussi mais plutôt lecteur qu'intervenant. Quand je ne suis pas sûr d'apporter grand chose, je préfère me taire ;)
Ce commentaire a été modifié.
@dip
Toi aussi on t'a dit qu'il n'entrait jamais de mouche dans une bouche fermée ?
Je connaissais pas ce dicton mais l'idée y est :)
En ce qui me concerne tu peux gober autant de mouches que tu le souhaites.
Au plaisir.
Juste pour ce qu'il a eu à subir toute sa vie, Barbosa aurait limite mérité d'être dans ce classement.

Devoir porter ce fardeau plus de cinquante ans, ça vaut bien des titres.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Je crains que Barbosa n'ait pris perpète.

Son destin à lui seul mériterait un podium du Golgotha. Aux côté de Mané et Diego, pour d'autres mauvaises raisons.
Pour le coup il a vraiment pris perpèt'! Pourtant s'il y en avait un a blâmer c'était Bigode, Ghiggia en avait fait sa chose en finale.
D'ailleurs c'est le même Ghiggia qui avait dit (je crois) que s'il avait su la catastrophe que cette victoire allait provoquer auprès du peuple brésilien (suicides en masse...) et des joueurs (jurisprudence Barbosa), il aurait préféré la perdre cette coupe du monde. Il faut savoir que beaucoup de joueurs uruguayens avaient sympathisé avec les joueurs brésiliens et pendant de nombreuses années par la suite ils se voyaient les uns les autres, c'était devenu même une tradition jusqu' à la mort de certains joueurs.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Ghiggia, je connais pas bien l'homme, mais je le soupçonne d'être immensément admirable.

Peñarol, amigo mio, j'aimerais tant que tu me contes Ghiggia...
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Alegria, je sais pas si tu t'en souviens, So Foot avait fait un papier sur Ghiggia dans son édition d'avant CDM 2014 : un beau portrait où Ghiggia, qu'ils étaient allés rencontrer chez lui (avant sa mort donc), racontait ses souvenirs de carrière et notamment le plus fameux d'entre eux.
C'était dans ce numéro-là :
http://www.sofoot.com/thiago-silva-184230.html
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Ah non, je l'avais éclipsé, je vais rechercher ça, merci !
11 réponses à ce commentaire.
Je ne connaissais pas l'anecdote sur Sotil (et celle sur le pile ou face - les italiens se sentiront moins seuls), ni même que le Pérou avait gagné la copa america en 1975. Difficile de comprendre comment cette équipe se prend 6-0 trois ans après contre l'Argentine. Oh wait...
Ahahaha. Videla. Mais surtout pas la prison.
Bon désolé de raconter ma vie, mais il y'a environ 18 ans j'ai rencontré l'arbitre de ce match (Il nous avait remit un jeu de maillots pour avoir collé la plus grosse branche du week end en -de17): et en discutant il m'a explicitement dit qu'à la mi-temps il avait compris (même si le score n'était pas encore flagrant) qu'il n'avait aucun doute sur la qualification argentine...
2 réponses à ce commentaire.
Cafu cremes Niveau : CFA2
Un seul mot suffit pour Cafu: légende.
Barton_fink Niveau : DHR
Juste un bémol, j'ai vraiment été très déçu qu'Ancelotti ne le fasse pas rentrer lors de la finale de C1 en 2007
Quel joueur magnifique.

En prime une petite vidéo où il éduque le jeune Cristiano:

https://www.youtube.com/watch?v=pEw8NKAEt-o
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Tellement bon ! Cette attitude bonhomme, les mains sur les hanches, sourire aux lèvres. " Calme-toi mon garçon, respire ! "

3 réponses à ce commentaire.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : Ligue 2
@Franz
D'accord avec toi sur Carlos.
grand joueur, rien à redire là dessus, mais de là à le placer au rang de légende, je trouve ça un peu excessif.
Comme toi, je l'ai toujours vu comme un joueur excellent pour faire le show mais trop limité défensivement (non pas qu'il soit mauvais sur ce plan, mais il n'est pas assez bon pour prétendre au rang de légende, à mon humble avis).
Par exemple, j'ai bien plus de considération pour un Cafu qui, s'il n'était pas aussi spectaculaire offensivement (encore que, ce triple sombrero sur Nedved...), assurait défensivement.
Idem, je placerai aussi Cafu au dessus de RC. Mais bon, c'est assez commun de lire l'inverse.
1 réponse à ce commentaire.
En tout cas, mettre du Bon Jovi sur une vidéo d'un match entre le Brésil de Rivaldo et le Chili de Zamorano, c'est un peu comme foutre Chilavert dans le Lac des Cygnes.
D'ailleurs, cette vidéo donne du grain à moudre à ceux qui disent que Roberto Carlos était un piètre défenseur, vu comme il se fait valdinguer au début.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Du coup j'ai visualisé José Luis. Et le tutu. Les poils sous les aisselles lorsqu'il entame ses pataudes arabesques. Les entrechats de crapaud, les pointes sur les moignons.

Je ne te remercie pas.
2 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Le Pérou des 70's (notamment celui du Mondial 70 et de la Copa America 75) était une équipe absolument sublime avec le génial Teofilo Cubillas en maestro, le roc Hector Chumpitaz derrière, le subtil perforateur Hugo Sotil devant mais aussi le grâcieux Cesar Cueto (sans doute l'un des grands oubliés de ce top) pour diriger la manoeuvre au milieu. On peut également citer les deux excellents attaquants de l'Universitario, Juan Carlos Oblitas et Percy Rojas.
Fan absolu de cette équipe !

Effectivement le 6-0 encaissé face à l'Argentine en 78 reste l'un des matchs les plus sulfureux de l'histoire de la CDM. Le doute entourera pour longtemps la prestation du gardien Ramon Quiroga, Péruvien mais... Argentin d'origine, ce qui ne manqua pas d'alimenter les suspicions (alors que celui-ci était considéré comme un excellent gardien).
Pourtant j'y vois un mal pour un bien pour deux raisons :
- Ca a permis à l'Argentine d'enfin décrocher le titre mondial que ce pays méritait au regard de son apport au football (notamment pour sa fabuleuse génération des années 40 qui n'aura pas eu l'occasion de prouver sa supériorité lors d'une CDM)
- Sans ce score, la Seleçao de Claudio Coutinho, l'un des Brésil les plus moches de l'histoire, serait allé en finale du Mondial 78 avec un jeu "à l'européenne" dénaturant totalement l'essence-même du jeu brésilien. Et qui sait, peut-être que Télé Santana n'aurait alors pas repris la Seleçao, nous privant ainsi du fabuleux Brésil 82 ?
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Merci d'évoquer cette formidable génération péruvienne !

En revanche, je t'avoue que je n'arrive pas à statuer sur cette coupe du monde 78. C'est celle que je déteste le plus, pire que celle de 34.

Le 6-0 ne laisse aucune place au doute, et rien qu'à partir de ça, pour moi ce titre est nul et non avenu.

Je comprend bien ce que tu entends par le "mérite historique" Argentin, et Dieu sait que j'aime Kempès, Fillol ou Houseman (Passarella, j'ai plus de mal mais je pense que je ne comprendrais jamais ce mec), mais

se faire titrer comme ça, c'est un peu comme si tu épousais une escort sans connaître son métier. Ou comme si tu épousais un trans sans le savoir. Bah la nuit de noce risque d'être douloureuse, et le réveil pénible.

Ajouté au forfait de Cruyff, ça fait trop pour moi.
FredAstaire Niveau : DHR
Désolé mais dans la série CDM imméritée, magouillée, etc
la palme revient haut la main à 1954 et 1966.
1966, c'était particulièrement du lourd. Comme y'a une justice, les anglais sont encore punis jusqu'aujourd'hui :)
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Oui mais 54, y'a eu du lyrisme, de l'émotion, la Hongrie, l'Uruguay, l'Autriche et ces putains de germains.

66... ouais t'as raison, 66 est dégueulasse.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
D'ailleurs Dylan et AC-DC ont fait une chanson là-dessus

Highway to Hell 66.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
34, 54, 66, 78 : les quatre sulfureuses.
C'est vrai que 66, c'était un beau hold-up orchestré au nom de la Reine.
Les Argentins s'en souviennent encore mais on peut aussi citer l'autre Seleçao. En effet, dans d'autres circonstances, le Portugal, emmené par un Eusebio génialissime (beaucoup de gens ne se rendent pas vraiment compte de l'immense footballeur qu'était Eusebio), n'aurait peut-être pas attendu un demi-siècle de plus pour décrocher un titre international...
Ceci dit, c'est un joli pied de nez que les Portugais aient enfin réparé cette anomalie historique quasiment 50 ans jour pour jour après la demi-finale de Wembley.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Eusébio, c'est l'un des rares rayons de soleil de 66. Mais quel rayon, en effet ! Mais pour moi, cette coupe du monde est associée à 2 images que j'abhorre.

Jimmy Greaves sur le banc en finale.
Les ruines de Mané.

Rien que d'y penser, j'ai envie de chialer.
FredAstaire Niveau : DHR
Les attentats sur Pelé sous l'oeil bienveillant des arbitres.
8 réponses à ce commentaire.
Hors sujet mais tant que je suis dans le old school, vu que vous êtes aussi amateurs, vous pouvez checker le site ci-dessous, y'a du lourd en terme de reportages vintage (principalement du foot, notamment espagnol mais pas que, mais aussi d'autres sport), faut être hispanophone par contre.

Rien que ce film sur la Coupe du Monde 50 vaut le détour (avec pas mal d'images de la bande à Zizinho que j'avais pas vu auparavant):

http://www.rtve.es/alacarta/videos/cone … 0/2155307/
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Mais merci. Encore !
Je t'en prie! D'ailleurs, si vous avez des trous de mémoire des fois, voici un site fort intéressant avec pas mal de compèt' (coupe du monde, coupe d'europe, JO, champions', coupe UEFA etc) et de données (matchs, compos d'équipes, effectifs complets), c'est pas mal même si les formations ne sont pas toujours 100% fiables.

http://www.linguasport.com/index_x.htm

(regardez dans la section football)
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
C'est toi la section football !
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Je plussoie Alegria, tu es une vraie mine d'or de liens Dip ! Merci pour tout, vraiment !
Ils sont là pour être partagés héhé
5 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Bien vu de la part de So Foot d'avoir classé Zamorano et Salas à la même place tant ils étaient indissociables ! Pour ma part, je n'aurais pas su les départager. Au niveau humain, j'avais une préférence pour Zamorano mais footballistiquement, ils étaient très proches.

Je pense que le passage de Salas en Serie A, notamment à la Lazio, aura été un peu plus réussi que celui de Zamorano à l'Inter. Et concernant ce dernier, c'est très bizarre car lorsque je l'imagine avec un maillot autre que celui du Chili, je le vois instantanément avec celui de l'Inter (aux côtés de Ronaldo). Pourtant, les meilleures années de Zamorano en club furent sous la liquette du Real. C'était le Real du milieu des 90's, celui qui n'avait pas encore reconquis l'Europe mais quelle belle équipe : Hierro-Sanchis derrière, le jeune Redondo en "cinco", Laudrup en meneur de jeu, Luis Enrique, Martin Vazquez, Zamorano donc et puis le jeune Raul...
Quant à Marcelo Salas, même si j'aime pas la Lazio, faut avouer que les Laziale 98-2000 avec ce duo Salas-Vieri, c'était quelque chose !

En tout cas, la doublette chilienne Salas-Zamorano fut sans doute l'un des duos offensifs les plus complémentaires que j'ai pu voir depuis que je suis le foot. Du coup, même s'ils sont sans doute un peu trop hauts dans un top sud-américain, je suis plutôt content de les voir bien classés.
C'est drôle, j'ai le même souvenir de Zamorano à l'Inter et j'ai presque oublié celui du Real.

Ca s'explique un peu chez moi d'un point de vue générationnel, car j'étais un enfant lorsqu'il faisait le bonheur des merengue et j'ai découvert le football pendant sa période nerazzurro.
Ca s'explique aussi un peu par la place du championnat italien à l'époque, championnat qui était tout de même plus reconnu que celui de Liga.

Concernant Salas, il fit peut-être partie d'une des dream team les plus folles de l'entrecroisement des deux décennies.
Ayala, Couto, Mihajlović, Nesta, le brave Nestor Sensini, le fou Sergio Conceiçao, le capitaine Simeone, les soyeux Nedved, Mancini, Veron et Stankovic, les attaquants Simone Inzaghi, Boksic, Ravanelli et donc Salas....

Y a de quoi avoir l'oeil qui tourne, hein.
PS: il est un peu impropre d'adjectiver Simeone en tant que capitaine en parlant de sa période Lazio.
Je pense cependant que nous imaginons tous le grand Diego avec un brassard autour du biceps.
Ce commentaire a été modifié.
Pour moi Zamorano c'est inévitablement 1+8, donc finalement celui de l'Inter aussi.
Puisqu'on en est aux réminiscences personnelles le but de Salas à Wembley contre l'Angleterre était une pure folie.


Zamorano à l'Inter avec Baggio et Ronaldo (blessé). Une des équipes les plus frustrantes de l'époque pour la plus grande joie de ma foi endiablée.
Pendant ce temps Marcelo s'amusait à la Lazio avec une belle brochette de joueurs Sudam, qui sont je crois tous présent dans ce top:

Crespo, Veron, Simeone et donc Salas.

Y a pas à chier la Lazio de Cragnotti, c'est la boutique éphémère la mieux garnie de tous les temps.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
Ohlala ! T'as évoqué la charnière Hierro-Sanchis, mais juste pour ça, merci !

Hierro, c'est l'un des joueur qui a le plus marqué mon enfance. Le mec ne ressemblait à rien. Il avait la tête rentrée dans les épaules. Mais dès qu'il choppait la gonfle, putain, il se regonflait comme un paon, il expectorait à pleins poumons, la tête altière et il te lâchait une de ces putain de transversale...

Et ses pralines sur coup-francs, je suis pas sûr mais il doit être dans les meilleurs buteurs madrilènes (ou est-ce avec la Roja ?)

Bref Hierro fut un singulier défenseur hybride malgré son corps étrangement foutu.
5 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Quand je pense que l'OM a eu Jairzinho et Paulo Cesar... J'imagine la stupeur et la joie des supporters marseillais quand ils ont appris l'arrivée des deux stars brésiliennes ! En plus à l'époque, l'OM était un grand club français mais encore un nain à l'échelle européenne, ce qui rend ces deux transferts encore plus improbables.
Quel dommage quand même que l'OM n'ait jamais pu vraiment profiter du Jairzinho de la Seleçao et de Botafogo !

D'ailleurs, quand on parle des plus grandes performances individuelles en Coupe du monde, celle de Jairzinho au Mondial 70 en fait certainement partie, bien que l'histoire médiatique l'ait un peu rejeté dans l'ombre de Pelé.
A ce sujet, petite question pour les historiens du football : hormis Fontaine en 58 et Jairzinho en 70, y a-t-il eu d'autres exemples de joueurs ayant marqué à chaque rencontre d'une Coupe du monde ?

Idem en club, c'était un peu la même histoire : au niveau international, on se souvient surtout de Santos mais le Botafogo des 60's était aussi un immense club (la rivalité entre les deux clubs a vraiment marqué la décennie au Brésil) ! Et même après le départ de Garrincha, Didi, Nilton Santos et Amarildo, le club carioca a continué à être compétitif et à vendre du rêve dans la 2e moitié des années 60 avec notamment ce superbe trio Gerson-Jairzinho-Paulo Cesar !
Roberto Carlos?! Sérieusement?!
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Je vais voir ma mémé et je reviens vous lire les amis !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Putain j'ai vraiment écris ça ?
Note : 1
Oui, je crois meme que tu l'as écrise !
2 réponses à ce commentaire.
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