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Ils ont marqué le foot italien : Franco Baresi (5)

Chaque mois, jusqu'à l'Euro, Sofoot.com retracera les 100 joueurs qui ont marqué le football italien, espagnol, allemand, anglais et français. On arrive dans la dernière ligne droite du Top Italie, avec le joueur classé cinquième, l'immense Franco Baresi, charismatique leader des Rossoneri pendant 20 ans de 1977 à 1997. Cap sur les premiers pas d'une légende.

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L’histoire tient souvent à bien peu de choses. Certains appellent cela le destin, d’autres le hasard. Mais qu’importe le terme choisi, une chose est sûre : à peine quelques infimes détails suffisent à faire pencher la balance dans un sens ou dans l’autre. Dans une réalité parallèle où ces détails auraient été différents, Franco Baresi est peut-être même une légende de l’Inter. Car en dépit de sa naissance dans une famille de confession milanista, c’est bien avec les Nerazzurri que Franco a passé ses premiers tests lors de l’été 1974, à l’âge de 14 ans. «  Je voulais suivre mon frère Giuseppe (son aîné de deux ans, ndlr) qui était déjà à l’Inter. Je m’en souviens très bien, j’avais fait un essai sur le terrain de Rogoredo (un quartier de Milan, ndlr), mais ça n’avait pas été concluant. Ils m’avaient dit : "Repasse l’année prochaine." Il faut bien le dire, ils pensaient que j’étais nul (rires). »

Franco ne se laisse toutefois pas abattre par ce refus et décide d’aller voir si l’herbe est plus verte du côté de son club de cœur rossonero. Aidé par Guido Settembrino, son coach à l’Aurora Travagliato (le club de sa ville de naissance, ndlr), Franco parvient également à décrocher un essai à Milanello. Néanmoins, après l’avoir vu à l’œuvre, les Rossoneri sont tout aussi hésitants, comme le narrera Francesco Zagatti, à l’époque coach de la Primavera du Milan : « Franco avait une énorme volonté et un gros caractère, et il était aussi très bon techniquement, mais il était vraiment très frêle physiquement. » Le potentiel du jeune garçon chétif finit toutefois par faire la différence. « Je me souviens avoir dit à Sandro Vitali, qui était responsable des équipes de jeunes : "Écoute, c’est plus facile de construire un garçon comme ça physiquement que d’apprendre à un autre à jouer. Tentons le coup !" » C’est le début de la grande histoire d’amour entre le Milan AC et Franco Baresi.

Contre mauvaise fortune bon cœur


Très vite, le jeune Franco récompense la confiance des Rossoneri. Italo Galbiati, son premier coach au Milan, fait état d’un garçon surdoué : « Je l’ai d’abord eu avec les Giovanissimi (U15), mais il était tellement fort qu’on l’a directement fait passer avec les Allievi (U17). Et même avec cette catégorie, il a peu joué, car on l’a encore rapidement surclassé en Primavera (U19). » Le temps d’impressionner le coach des U17, Pippo Marchioro, qui s’émerveille devant sa facilité à se projeter vers l’avant ( « Excuse-moi, jeune garçon, mais j’avais demandé un défenseur… Mais bravo, continue comme ça » ), Franco passe effectivement en Primavera avec Francesco Zagatti. À 16 ans, en février 1977, il impressionne même lors du célèbre tournoi de jeunes de Viareggio, malgré la défaite en finale du Milan face à la Samp. Au point de susciter l’admiration d’un certain Gianni Rivera, spectateur de l’événement.

Malheureusement, si la progression sportive de Baresi a des allures de conte de fées, c’est tout sauf le cas de sa vie loin des terrains. Déjà privé de sa mère Regina à l’âge de 13 ans, Franco apprend effectivement le décès de son père Terzo, écrasé par une voiture. Il n’a pas encore 17 ans et se retrouve déjà orphelin. Italo Galbiati se souvient des funérailles : « On y était tous allés avec les entraîneurs des équipes de jeunes. Voir ce jeune garçon porter le cercueil de son père fut très émouvant. Je ne l’oublierai jamais. » Très vite rattrapé par la triste réalité de la vie, Franco ne s’en concentre que plus vigoureusement sur le ballon rond : « Ce que j’ai vécu a fait que je me suis un peu refermé sur moi-même. Quand j’allais sur le terrain, je donnais, j’exprimais peut-être un peu tout ce que je n’arrivais pas à exprimer en dehors » , témoigne-t-il. Quelques mois plus tard, le 28 avril 1978, à l’aube de son 18e anniversaire, Baresi est lancé en Serie A par Nils Liedholm. La première apparition professionnelle d’une légende.

La naissance d’une étoile


« Des gens comme (Luciano) Tessari, (Italo) Galbiati et (Francesco) Zagatti (tous anciens coachs de jeunes au Milan, ndlr) en disaient énormément de bien » , se remémorera Nils Liedholm. « Mais naturellement, à cette époque, on y pensait à deux fois avant de faire débuter un joueur aussi jeune en Serie A. Je me rappelle que Nereo Rocco (mythique entraîneur du Milan, qui a également été ponctuellement directeur sportif du club) m’avait dit : "Tu es vraiment fou de faire débuter un joueur aussi jeune à un poste aussi important que celui de libéro." » D’ailleurs, même si la titularisation de Baresi doit aussi à la suspension de Maurizio Turone (le libéro titulaire du Milan de l’époque, 136 matchs avec le Diavolo de 72 à 78), les doutes du « Padrone » sont partagés par une partie du groupe rossonero, et notamment les très respectés Ricky Albertosi et Fabio Capello.

« Albertosi (qui était gardien, ndlr) ne me faisait pas confiance. Il me répétait sans cesse pendant le match : "Que fais-tu ? Sois attentif !" J’étais confus, j’aurais bien voulu lui répondre, méchamment d’ailleurs, mais comment aurais-je pu ? » confiera à ce titre Baresi. Capello avouera quant à lui s’être trompé dans son jugement : « La première fois que je l’avais vu jouer, c’était avec la Primavera. J’aimais beaucoup son style, mais je ne le trouvais pas bon en défense à cette époque. Il était bien meilleur quand il avait le ballon. » Malgré les réticences à son sujet, Baresi réalise pourtant une première apparition professionnelle largement satisfaisante. Le Milan s’impose 2-1 face à Vérone et Gianni Rivera en personne encense son jeune coéquipier : « Ce jeune garçon fera du chemin » , adoube en effet le Golden Boy, logiquement pas effrayé par l’inexpérience de Baresi. Et l’avis du principal intéressé dans tout ça ? « Honnêtement, je n’étais pas aussi satisfait que ça de moi-même malgré les félicitations de Rivera. Mais on avait gagné, donc ça allait… » Le perfectionnisme des plus grands.

Bandiera du Milan, légende du football


Outre le fait d’avoir réussi sa première, Franco Baresi gagne surtout sa place pour la saison suivante. Mieux, il profite du départ de Maurizio Turone et des matchs amicaux de l’été pour convaincre Nils Liedholm de faire de lui le patron de la défense centrale rossonera. « Ça se voyait qu’il avait la personnalité pour réussir. Sur le terrain, il s’est montré autoritaire dès ses débuts » , confirmera le regretté coach du Milan. Désormais titulaire indiscutable, Baresi réussit l’impensable. Pour sa première vraie saison en Serie A, il emmène en effet le Milan jusqu’au titre de champion d’Italie, à la surprise générale. 11 ans après son dernier Scudetto, le Diavolo est à nouveau sacré. Il décroche enfin le dixième Scudetto de son histoire, le « Scudetto della Stella » , celui synonyme d’étoile brodée sur le maillot.

Un immense exploit qui tient pour beaucoup au jeune libéro. C’est en tout cas l’avis de Liedholm, qui affirmera que « Franco a sans doute été le joueur le plus important cette saison-là  » . Une saison qui verra d’ailleurs un Rivera tiraillé par les blessures mettre un terme à sa carrière. Difficile d’imaginer meilleur passage de témoin. Baresi enclenche : « Je n’en revenais pas de jouer aux côtés de Rivera, mon idole de jeunesse. J’ai beaucoup appris de lui. Notamment sur la façon dont il savait se faire respecter. » Rivera termine : « C’était évident au vu de ses caractéristiques aussi bien techniques que mentales que Franco pouvait avoir une glorieuse carrière. » Ce fut effectivement le cas, et c’est peu dire. Car aujourd’hui, près d’une quarantaine d’années après ce premier Scudetto, Baresi est une historique bandiera, incontestable et incontestée, du Milan AC.


Logique, puisqu’il y a joué pendant près de 20 ans, de ce premier match face à Vérone en 1978, jusqu’à sa dernière apparition en Serie A en 1997, pour 719 rencontres disputées toutes compétitions confondues. Logique, puisqu’à peine sa retraite officialisée, il verra son numéro retiré, et deviendra temporairement vice-président du club et responsable du secteur jeune. Logique, aussi, puisqu’il y est resté malgré deux relégations en Serie B, en 1980 et en 1982. Logique, surtout, parce qu’il y a tout gagné (6 Scudetti, 2 Serie B, 4 Supercoupes d’Italie, 3 Ligue des champions, 3 Supercoupes d’Europe, 2 Coupes intercontinales) et a fait partie de deux des plus grandes équipes de l’histoire avec Arrigo Sacchi et Fabio Capello à leur tête. « Je crois que ce qui a fait la différence a été la confiance que Liedholm a tout de suite eue en lui quand il a débuté. Gagner le Scudetto della Stella a été sa première consécration, et ce que lui a permis de faire une telle carrière » , confiera Capello.

« C’est le plus grand joueur avec lequel j’ai joué. Le plus impressionnant a été sa continuité. Pendant 20 ans au Milan, il a toujours joué à un niveau incroyable comme personne ne l’a fait, même ailleurs » , encensera le fidèle milanais Mauro Tassotti. Enfin logique, car celui qu’on a surnommé Kaiser Franz en référence à Franz Beckenbauer, un autre libéro de légende, a réalisé des prestations individuelles qui ont marqué l’histoire à tout jamais. Avec en point d’orgue cette extraordinaire copie livrée en finale du Mondial 1994, à peine 24 jours après s’être fait opérer du ménisque. Même s'ils ont finis champions du monde, les attaquants brésiliens Romário, Mazinho et Bebeto ne l’oublieront jamais. Car ce jour-là, malgré son tir au but manqué comme Roberto Baggio, Franco Baresi est devenu une légende du football.



Par Eric Marinelli Tous propos extraits du reportage de la Gazzetta dello Sport « Baresi raconte Baresi » et de l'épisode « I Campionissimi » , réalisé par la RAI et le Corriere dello Sport, qui lui a été consacré.
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Dans cet article

Mammattela Niveau : DHR
Je connaissais le joueur de nom, jamais vu jouer mis bel article sur un joueur d'une belle longévité
Note : 2
Baresi était un joueur exceptionnel.

si tu ne le connais pas, je te conseille de commencer par visionner son match contre le Brésil en finale de la CM '94. Il avait plus de 30 ans, jouait contre la meilleure attaque du monde et il fait preuve d'une justesse technique, d'une débauche d'énergie et d'un courage ahurissant. 120 min, alors qu'il revenait d'une blessure contractée au début du tournoi (opéré pendant etc.).

https://www.youtube.com/watch?v=boPQNpPvJq0

C'è solo un capitano.

Si tu veux voir l'estime que lui portaient les autres joueurs regarde cette courte vidéo:

https://www.youtube.com/watch?v=fF5OvYN1X-A

Blatter m'a tuer Niveau : Ligue 2
Decu de le voir aussi tot...

Baresi, c'est peut etre le dernier defenseur central qui a fait rever les gamins. Quand tu jouais avec les potes, que chacun se prenait pour un joueur connu, y'avait tout le temps un Baresi.

Et cette classe sur le terrain... J'ai joue en defense grace a ce type.
Note : 1
Message posté par mario
Ce classement a été établi par des gars d'une quarantaine d'années maxi pour qui le summum du calcio a été le Milan de Berlusconi.

C'est vrai que ce Milan a été déterminant dans le renouveau du foot italien des années 90.

Déjà on avait eu Sacchi coach numéro un, l'an passé.

Je ne conteste pas ce classement qui, au fond, n'est là que pour faire causer foot et n'a pas de valeur absolue.

Mais bon, j'apporte mon bémol. Pour moi, le club numéro un de l'histoire du calcio est la Juve et pas le Milan. Baresi et Maldini n'ont pas gagné la coupe du monde et n'ont rien à faire si haut. Et Sacchi était une pipe.


Techniquement Baresi a gagné la CM 1982 et a été héroïque en '90 et 94.

Sacchi n'était pas une pipe même s'il n'a jamais su renouveler ses succès avec d'autres équipes moins talentueuses.
Message posté par Inzagoal
Je ne pense pas me tromper en disant que c'est le joueur le plus adoubé par les supporters milanais (devant les Maldini, Tassotti, Weah, Sheva, Rijkaard ou autre Kaka).


Oui, il resté plus populaire que Maldini mais ça ne tient seulement aux qualités de joueur. Baresi a tout connu au Milan. Le succès comme la serie B et les tifosi sont très attachés aux joueurs qui ne quittent pas le navire quand il prend l'eau (idem pour les bandiere de la Juve qui ont suivi en serie B).
Maldini, lui a toujours été fidèle au club (et avec sans doute davantage de matchs au compteur), mais paradoxalement il est perçu comme un joueur qui a eu la chance d'arriver au bon moment pour ne connaitre que des hauts avec le club. Il n'a pas eu l'occasion de connaitre une vraie galère, qui lui auraient conféré cet aspect héroïque et humain à la fois.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Note : 1
Message posté par mario
Ce classement a été établi par des gars d'une quarantaine d'années maxi pour qui le summum du calcio a été le Milan de Berlusconi.

C'est vrai que ce Milan a été déterminant dans le renouveau du foot italien des années 90.

Déjà on avait eu Sacchi coach numéro un, l'an passé.

Je ne conteste pas ce classement qui, au fond, n'est là que pour faire causer foot et n'a pas de valeur absolue.

Mais bon, j'apporte mon bémol. Pour moi, le club numéro un de l'histoire du calcio est la Juve et pas le Milan. Baresi et Maldini n'ont pas gagné la coupe du monde et n'ont rien à faire si haut. Et Sacchi était une pipe.


C'est ton point de vue évidemment, mais je suis absolument pas d'accord.

Du point de vue domestique, la Juve est évidemment le plus grand club italien. Elle a gagné quasiment à elle seule autant de scudetti que le Milan et l'Inter réunis.

Par contre, d'un point de vue européen, la Juve est un club de seconde zone.
Seulement 2 LDC à son actif, c'est incroyablement peu quand on connait la richesse de son histoire.
Y a pas de comparaison possible avec le Milan.

Puis le Milan de Sacchi (et de Capello) est une équipe d'une qualité que n'a jamais connu la Juve.

Et, et c'est dit sans agressivité aucune, mais je cautionne pas l'argument du nombre de CDM gagnées.
Je sais que tu es un grand fan de l'Italie de 82, mais franchement sans la résurrection improbable de Rossi, cette génération non plus n'aurait rien gagné.
Les CDM sont des compétitions qui se gagnent tellement sur des détails que tu peux pas exclure ceux qui n'en ont jamais gagné du cercle des très grand.
Faut reconnaitre même si la finale de la cdm 2006 nous reste en travers de la gorge...le top 100 français sera à des années lumiéres du top 100 italien.
C'est en regardant ce top 100 qu'on comprends pourquoi les italiens ont été 4 fois champion du monde et plusieurs fois finaliste.
Ils ont des p.... de joueurs et Baresi est pour moi un des meilleurs: agressivité en défense, tacle que trés rarement, impassable, relance parfaite, guerrier sur le terrain, technique largement au dessus de la moyenne, contre attaquant génial...mental à toute épreuve...Si on compare à au joueur actuel pour la nouvelle génération...aucun s'en approche; faut l'avoir vu jouer pour comprendre...
Les p... de joueurs qu'ils ont eu quand même ces ritaliens c'est trés fort...j'ai peur que les français fassent pitié à part Platoche et Zizou qui peuvent tenir la comparaison
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 3
Quelle match de Baresi lors de cette finale 94...

Au delà de sa performance défensive (l'une des plus époustouflantes qu'il m'ait été donné de voir), de son influence sur l'organisation du jeu, je reste marqué par le lyrisme extraordinaire qui se dégageait de sa personne lors de cette rencontre.

Le fait de jouer diminué apportait une aura très particulière à chacune de ses interventions. Une sorte de tension liée à la crainte de voir son ménisque le lâcher, mêlée à l'admiration de le voir faire le geste juste - anticipation, attaque de balle, tacle désespéré, remontée, course de 40 mètres...
Ce jour-là, il a réussi un mélange inédit entre la classe et la hargne. L'élégance et la pugnacité. Seul peut-être Beckenbauer y était déjà parvenu avant lui.

Ajouté à ça le fait qu'il savait que c'était sa seule et unique chance de gagner la coupe du monde, son tir au but raté, ses larmes...

L'une des performances individuelles les plus poignantes, les plus dramatiques de l'histoire de ce sport.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Quel*
Note : 1
Message posté par mario
@ Georges, résumer 82 à Rossi c'est injuste pour une équipe qui, déjà en 78, avait montré son niveau.

Et qui a tout gagné. Contrairement à celle du Milan des 90's qui n'a pas remporté la coupe du monde.

Je trouve ce classement trop milaniste et trop "jeune".

Et puis, la Juve club de seconde zone en Europe? 8 finales de C1, 1 finale de C2 et 6 finales de C3 (donc 15 finales), il n'y a que deux clubs qui aient fait mieux, le Real et le Barça.


Sanctionner une carrière sur une victoire en CM, c'est un peu rude.

Déjà, c'est que tous les 4 ans, y'a plein de paramètres difficiles à maitriser comme le niveau de forme (qui doit aller crescendo au fur et à mesure qu'on avance dans la compétition), les blessures (Baggio et Baresi n'étaient à 100% en 1994) et surtout l'adversaire.

Et comme on compare ces deux générations, on va comparer le Brésil 82 dont la Nazionale est venue à bout au terme de la "finale avant la lettre" à celui de 94 qui s'est "vengé" au terme des pénos.
Le Brésil 82 était une équipe à l'ancienne avec une concentration de joueurs ultra techniques évoluant au pays mais visiblement surprise d'affronter une équipe aussi mature tactiquement.
Le Brésil 94 était une équipe largement européanisée avec des joueurs solides et rompus aux schémas tactiques de ses adversaires mais sans aucun génie, à l'exception du duo Bebeto et Romario.
JulianRoss83 Niveau : Loisir
Je pense qu'on est tous d'accord pour dire que Robby Baggio sera le n°1 de ce classement. Quel joueur il a été !!!! Il m'a fait vibré et bizarrement c'était surtout quand il était au service d'équipes modestes comme Brescia ou Bologna où il battait les grosses équipes par sa vision et sa technique éblouissantes.
Sinon je pense que l'ami Rivera sera pas loin. Je l'ai jamais vu joué mais sur les vidéos et reportages que j'ai vu de lui il avait l'air d'être un super joueur également (très élégant balle aux pieds).
Par contre grosse déception pour le classement de Zola qui méritait mieux d'après moi.
fuoriclasse Niveau : DHR
Note : 1
@Ubriacone; maldini a, en effet, évolué au poste d'arrière gauche durant la première partie de sa carrière avant de s'imposer brillamment, par la suite, en défense centrale. Mais il connaissait déjà ce poste car, lors de ses débuts à seize ans et demi, liedholm le faisait évoluer au centre de sa défense. Deux petites curiosités concernant son positionnement sur le terrain : lorsque son père Cesare fit une courte pige comme coach du milan, il instaura une défense à cinq où son fils était placé comme latéral droit et lors de l'euro 2000, Zoff essaya une défense à trois, en déplaçant paolo sur la ligne médiane.
Concernant Franco Baresi, le sujet principal de l'article, il faut savoir qu'en Italie, beaucoup considèrent que, comme pur libero, Scirea lui était supérieur dans la phase défensive. Bearzot, d'ailleurs, n'aimait pas tellement l'aligner en libero. Après le mundial 82, il préféra, plusieurs fois, titulariser dans ce rôle Righetti et positionner le milanais en pare-choc devant le quatuor défensif.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Message posté par maxlojuventino
Parce que pour toi Cantona ou Papin, ça vaut l'un des joueurs du Top 20 italien? Je vais pas me farcir toute ta liste mais pour ces deux là, je crois pas qu'il y ait photo.

On parle quand même de mecs au parcours complètement vierge en coupe du monde et Papin était remplaçant au Milan Ac en plus de ça... Quant à Cantona il a brillé en PL à une époque où la PL était à des années lumières des autres grands championnats...


J'allais répondre un truc similaire puis je me suis aperçu qu'Arsanal disait simplement que les français qu'il cite sont comparables avec les italiens du top 20. Auquel cas, on peut pas lui donner tort.
Comparables, oui. Aussi bons ou meilleurs, non.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Note : 1
Ouais.
-Real: 10 LDC
-ACM: 7 LDC
-Bayern, Liverpool, Barca: 5 LDC
-Ajax: 4 LDC
-Inter, MU: 3 LDC.

Autrement dit, 8 clubs en ont gagné plus que la Juve.
Après, on va pas s'amuser à compter le nombre de finale, demi finale etc. On s'en fout. Seul le palmarès compte.

Seconde zone était un peu fort mais si tu regardes l'histoire du palmarès européen, il ne font pas partie de l'élite.
Ca me semble tellement évident que je suis étonné que vous contestiez ça.

La Juve a toujours été une équipe qui préfère se concentrer sur le championnat plutôt que sur l'Europe.
Ca explique le fait que la génération Nedved, Trezeguet etc ne va qu'une fois en finale, ça explique le fait que sous Conte, la Juve se démerde pour se faire éliminer par Galatasaray puis par benfica (ok, la boue, le Blizzard d'Istanbul, mais en arriver à compter sur une victoire sur le dernier match dans un groupe qui compte Galatasaray et Copenhague pour la Juve est honteux), ça explique le fait que la Juve de Platini, Rossi et Laudrup n'ait gagné qu'une seule LDC alors qu'elle était incontestablement la meilleur équipe à cette époque...
Bref, 2 LDC c'est rien pour un club comme la Juve.
Quel que soit le nombre de finales perdues.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Message posté par mario
Je suis d'accord avec l'ami Bota plus haut.

Je ne sais quel snobisme fait dire aux amateurs de calcio que Baresi était le plus grand de tous les temps.

En 94, il n'aurait jamais du jouer la finale. La Squadra s'était passée de lui pour y arriver. Sacchi, cette pipe intergalactique, lui fait confiance. Ainsi qu'à Massaro (idem pour Massaro, très apprécié alors qu'il était souvent calamiteux). Exit Signori qui avait été, avec Baggio R., le meilleur italien du tournoi. Exit Zola qui n'a joué que 5 minutes de tournoi.

Bref, défaite après un match nul dans tous les sens du terme face au Brésil champion du monde le plus nul de l'histoire! Quel sabotage!

C'est cette année-là que j'ai pris en grippe Sacchi et tout le Milan, Baresi compris!

Perso, je place Scirea ou Cannavaro bien plus haut que Baresi.


T'es de mauvaise foi.
Le choix Baresi était un mauvais choix de la part de Sacchi ? Franco n'a t il pas été immense ?

Le snobisme qui me fait dire un tel truc est simplement le fait que le type, outre son niveau individuel hallucinant, a été le pilier d'une des équipes les plus fortes de tous les temps et a été grand dans les grands moments (LDC et CDM).
Sans parler de son palmarès, qui fait passer celui d'un Scirea, puisque tu en parles, pour le palmarès d'un amateur.
Je parle même pas de Cannavaro, que j'aime beaucoup mais qui est un cran en dessous.

Bref, le Milan a chié sur le foot mondial à l'époque de l'apogée de Baresi, libre à toi de n'y voir aucun lien de cause à effet.
Note : 1
Message posté par Bota67
Le Milan de Sacchi n'était dominateur de rien du tout. Si tu n'as connu cette époque - ce que j'ignore -, alors, vraiment : il faut en voir les matchs en profondeur, et ne point se satisfaire de mantras ou highlights tournant en boucle. Car ER, OM, certes..mais surtout bien plus encore..

La zone était déjà plus que popularisée sous d'autres cieux, et de longue date..

La corruption n'a jamais manqué dans l'Histoire de l'UEFA, c'en est presque un fil conducteur ; nature et enjeux profonds obligent.. Les grands clubs y étant dépositaires du moindre levier du pouvoir, l'immunité leur est garantie quand bien même établissement de la faute il y a.. J'en parlais il y a peu : finale de C2 1973 corrompue, c'est établi..mais titre maintenu à l'..AC (contre lequel je n'ai rien de particulier)..

Ou corruption systématique du grand Anderlecht de la première moitié des années 1980 : établie là encore par A+B..mais étouffée par l'UEFA elle-même..

Cessons d'être naïfs ou de s'aveugler de nos affinités électives..


Intérim, heureux de te voir être critique sur la Belgique celle dénote d'une grande honnêteté intellectuelle...

L'AC Milan était tout de même très dominant. Très peu d'équipes ont dominé de bouts en bouts tous les matches, d'autant que dans le très haut niveau la motivation est la variable essentielle. Combien de grandes équipes peu motivées ont livré des matchs insipides ou pire ont connu la défaite a cause d'un adversaire mésistimé ou de déplacements lointaines dans des contrées peu accueillantes ?
La correction face au Real au Bernabeu en demi finale de C1 en 89 ou la finale de CL en 94 (la plus belle de l'ère moderne selon moi, qui pourtant me découvrais une passion qui s'avéra définitive pour le Barca) face à l'élite bourgeoise du football européen me semble incontestable.
Certes le Real n'était plus Royal et le Barca de ton très vénéré Cruyff a souffert d'un final de championnat épique 3 jours plus tôt, mais les faits sont là, qui demeurent têtus.
Message posté par aerton
Intérim, heureux de te voir être critique sur la Belgique celle dénote d'une grande honnêteté intellectuelle...

L'AC Milan était tout de même très dominant. Très peu d'équipes ont dominé de bouts en bouts tous les matches, d'autant que dans le très haut niveau la motivation est la variable essentielle. Combien de grandes équipes peu motivées ont livré des matchs insipides ou pire ont connu la défaite a cause d'un adversaire mésistimé ou de déplacements lointaines dans des contrées peu accueillantes ?
La correction face au Real au Bernabeu en demi finale de C1 en 89 ou la finale de CL en 94 (la plus belle de l'ère moderne selon moi, qui pourtant me découvrais une passion qui s'avéra définitive pour le Barca) face à l'élite bourgeoise du football européen me semble incontestable.
Certes le Real n'était plus Royal et le Barca de ton très vénéré Cruyff a souffert d'un final de championnat épique 3 jours plus tôt, mais les faits sont là, qui demeurent têtus.


cela dénote*
Note : 1
Message posté par Ubriacone
Gullit pris dans un groupe de grande valeur et aux côtés de Van Basten (Milan, Pays-Bas 1988), on peut se demander si c'est le collectif qui le sublimait ou bien l'inverse.
Mais la saison passée à la Sampdoria où il a littéralement tout explosé avec une équipe moins forte, répond à la question.
Lineker, Butragueno, Papin étaient de vrais 9 (contrairement à lui) mais beaucoup plus limités dans le jeu.
Le BO 1987? Euh joker, je ne suivais ni le Milan et encore moins le PSV à cette époque. Par contre sa deuxième place l'année suivante s'explique aisément par la victoire à l'Euro.


Concernant son BO, j'ai déjà entendu parler de lobbying intense exercé par Berlu.. Sinon cela, j'avoue n'avoir que des questions, de l'incompréhension..

Ses saisons au PSV étaient impressionnantes (quoique dans un championnat néerlandais alors en déconfiture) et cependant le PSV, fort de ses vertus surtout défensives et collectives, illustra par l'absurde et aussitôt qu'il pouvait fort bien se passer de lui..

En 1987, rien de rien dans son parcours ou celui de son équipe ne justifiait tel sacre, pas même une place dans le quinté, mystère total.. Il avait une bonne tête et aimait le reggae, positions politiques bienséantes, vaguement rebelle, personnage fort consensuel (et superficiel).. Je n'excluerais pas que cette donne commerciale ait pu jouer, mais..?
Message posté par Ubriacone
Ah Goethals, oui, il a dominé Sacchi puis Capello. Et entre les deux Marseille sort une saison béton à 20 buts encaissés.

Ivic, je me souviens juste qu'il arrive à Paris récupérant une équipe moribonde passée à deux doigts d'être reléguée l'année précédente et avec un effectif moyen, il joue le titre presque jusqu'au bout (je crois que la rivalité PSG / OM est réellement apparue cette année-là et Canal a repris le club juste après) avec une défense béton de chez béton (mais de mémoire, c'était défense à 5 avec un libero et deux stoppeurs - à l'allemande quoi - à moins que ce soit les allemands qui aient copié).
Le reste de son parcours qui a l'air assez pléthorique, je connais pas.


Oh ce bon Tommy - un gentleman - n'avait rien de dogmatique, expérimentait à foison bien plutôt..mais la défense à 5 était de ces marottes, oui..non moins que la zone ; tout était question de moyens à disposition.. Et le pressing était une constante chez lui, mais à dimension humaine dirais-je..

Goethals usait déjà du hors-jeu haut dans les années 1970, tâta de la zone, pressing très agressif aussi, jeux offensif et défensif "en nasse" parfois même.. Ses dispositifs défensifs faisaient référence, "plus réaliste que les Italiens" en disait-on..mais il prouva à l'OM être capable de plus et mieux que bétonner, comme chez Ivic tout était question de moyens alloués..

Si je les citais, en fait, ce n'était guère que pour remettre le mage Sacchi à sa place.

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