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Ils ont marqué le foot italien (100 à 91)

Chaque mois, jusqu'à l'Euro, Sofoot.com retracera les 100 joueurs qui ont marqué le football italien, espagnol, allemand, anglais et français. On commence par l'Italie, avec les joueurs classés de la 100e à la 91e place.

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100. Dario Hubner

On ne peut parler du football italien sans commencer par Dario Hubner. Que ce soit clair : Dariogol a certainement moins de talent que de nombreux joueurs « oubliés » de ce classement. Mais Hubner, c’est, à lui seul, l’Italie des 90’s que l’on aime. Un bomber qui a tourné sur ses 22 ans de carrière à une moyenne de buts folle : 348 pions en 676 rencontres. Un bomber qui n’a jamais connu le moindre gros club ni la Nazionale. Son apogée, il l’a connue à Brescia et Piacenza entre 1997 et 2003 : 113 pions en 189 rencontres, et un titre de capocannoniere. Et s’il n’a jamais gagné le moindre trophée, Hubner, ses frisettes et sa moustache peuvent au moins se targuer d’un record : être le seul joueur en compagnie d'Igor Protti à avoir été meilleur buteur de Serie C (1992), Serie B (1996) et Serie A (2002). Bison. EM

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99. Felice Borel

Niçois de naissance, fils d’Ernesto, joueur de la Juve au début du XXe siècle et frère d’Aldo, son coéquipier pendant trois saisons. Un attaquant léger, tout en finesse, capable de mettre le ballon là où il le voulait, ce qui lui valut le surnom de « Farfallino » soit petit papillon. À 20 ans, il avait déjà sorti une saison à 29 buts en 28 matchs et une autre à 32 buts en 34 matchs, le tout au sein de la Juve du « Quinquennio » au milieu des années 30 (5 Scudetti d’affilée). Une précocité qu’il payera par les coups reçus, l'empêchant ainsi de maintenir cette moyenne, tandis que le sélectionneur Pozzo n’a jamais été lépidoptérophile (3 sélections, un but, suffisant toutefois pour remporter le Mondial 34). Reste encore le 6e meilleur buteur all-time des Bianconeri. VP

98. Pietro Vierchowod

« C’était un animal. Il avait des muscles sur les cils. C’était facile de le passer. Mais quand je relevais la tête, il était encore en face de moi. » Venant d’un certain Diego Maradona (El Gráfico), c’est le genre de critiques qui fait plaisir. Pietro Vierchowod, surnommé « le Tsar » pour ses origines ukrainiennes, n'était pas vraiment un rigolo. Agressif, voire même brutal, toujours le buste droit, bon relanceur et gros frappeur, il a fait partie de l’équipe championne du monde en 82, sans jouer la moindre seconde. La faute à une trop grosse concurrence. En revanche, il était sur le terrain pour les épopées de la Sampdoria à la fin des années 80 et de la Juve championne d’Europe en 96. Mais Pietro est avant tout l’un des premiers joueurs à traverser la quarantaine avec un maillot de foot sur le dos. Derrière Maldini, Zanetti, Totti, Zoff, Pagliuca et Buffon, il est le septième joueur à avoir disputé le plus de matchs en Serie A. Rien que ça... UB

97. Giuseppe Savoldi

« Beppe gol » . Le surnom en dit long. Durant toute sa carrière de 1965 à 1983, Savoldi n’a en effet vécu que pour une chose : marquer, encore et toujours. Une mission qu’il a remplie avec brio avec l’Atalanta, Bologne et le Napoli. Pour preuve, il pointe encore à la 15e place des meilleurs buteurs de l’histoire de Serie A avec 168 buts inscrits. Bomber s’il en est, Savoldi était un Vieri avant l’heure. Comme Bobo, son pied gauche et son jeu de tête faisaient des merveilles. Mais comme Bobo aussi, son palmarès est décevant, même s’il a tout de même remporté 3 Coupes d’Italie, une compétition dont il est d’ailleurs le troisième meilleur buteur all-time avec 47 buts. Seulement 4 sélections au compteur, mais au vu de la concurrence inouïe à son époque (Graziani, Pulici, Bettega, Pruzzo), ce n’est pas révélateur. À n'en pas douter, l’Italie tuerait pour avoir aujourd’hui un buteur de son niveau. EM2

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96. Renzo De Vecchi

« Le fils de Dieu » , et on pourrait s’arrêter là. Le premier grand footballeur italien, défenseur évidemment. Titulaire avec le Milan à 15 ans, débutant en Nazionale à 16 (record qui ne sera probablement jamais battu) et footballistiquement élevé par Herbert Kilpin, fondateur d’un Milan qui entamait une longue période de disette. D’où le transfert au Genoa en 1913 pour ne jamais en repartir, traversant indemne la Grande Guerre. Formidable trait d’union entre le foot des pionniers et les débuts officiels de la Serie A en 1929. Trois Scudetti dans la besace et autant de participations aux J.O. Jésus a de la concurrence. VP

95. Giovanni Trapattoni

En mai 1963, Giovanni a 24 ans. Il est le chien fou au milieu de terrain du Milan. Mais aussi avec la Nazionale. Surtout qu’il en a gros sur la patate après avoir vu le Mondial 82 sur le banc. Bref, quand l’Italie reçoit le Brésil de Pelé chez lui à San Siro, le Trap’ est bouillant. Et en plus, il est désigné garde du corps officiel de la star brésilienne. Et c’est simple : durant 26 minutes, le Roi n’arrive pas à faire un pas sans sentir une présence dans son dos. Gêné, bousculé, taclé, il est finalement remplacé à la 26e minute. Depuis ce jour, Giovanni est l’homme qui a stoppé Pelé. Et puis son palmarès en tant que joueur, deux Scudetti et deux C1, même s’il est beaucoup moins impressionnant que son palmarès d’entraîneur, reste tout à fait respectable. UB

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94. Bruno Giordano

Giordano Bruno est un grand philosophe italien du XVIe siècle. Bruno Giordano, lui, n’avait qu’une seule philosophie : foutre la balle au fond. Formé à la Lazio au début des années 70, il apprend le métier de bomber aux côtés de Giorgio Chinaglia. Il en devient d’ailleurs l’héritier après que celui-ci décide de partir aux États-Unis. Dans un premier temps leader de l’équipe, il est ensuite suspendu pendant deux ans suite à l’affaire du Totonero. De retour en 1982, il rattrape le temps perdu en plantant 18 buts en Serie B et en participant très largement à la remontée de la Lazio en Serie A. Mais quand les Laziali sont à nouveau relégués en 1985, il se tire à Naples. Pas très philosophique, tout ça. EM

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93. Pino Wilson

Déjà, avant tout, il y a un nom. Pino Wilson. Un blase à jouer dans Pain et Chocolat ou dans n’importe quel film italien des années 60. Ça tombe bien, Pino simple flic fait justement ses débuts à cette époque-là. Il se fait un nom à l’Internapoli, puis écrit les plus belles pages de sa carrière à la Lazio. Il est le roc défensif et le capitaine de cette équipe entraînée par Maestrelli, qui remporte coup sur coup la Serie B (1972), puis le Scudetto (1974). Wilson, c’est 394 matchs avec la Lazio, et une escapade de quelques mois aux New York Cosmos, pour rejoindre son pote Chinaglia. Drôle : il ne compte que trois sélections en Nazionale : un amical et… deux matchs du Mondial 74. EM

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92. Fabrizio Ravanelli

En France, c'est ce penalty provoqué contre le PSG le 8 novembre 1997. Mais en Italie, c'est avant tout son ouverture du score avec la Juve en finale de Ligue des champions 96. Un angle pas possible et un but de gros renard des surfaces. La « Penna Bianca » est née. Il est d'ailleurs le vice-capitaine de la Vieille Dame championne d'Europe cette année-là. Il figure aussi dans le top 15 du classement du Ballon d'or durant deux années de suite et finit meilleur buteur de la Nazionale durant les éliminatoires de 98. Moins blessé et plus considéré, il aurait certainement pu grimper plus haut. Quoi qu’il en soit, il est l'un des rares Italiens à s'être exporté dans au moins trois pays différents. France, Angleterre et Écosse. Et ça, c'est déjà une performance. UB

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91. Ezio Loik

Pas de Valentino Mazzola sans Ezio Loik, et inversement, à tel point qu’on les surnomma « les jumeaux » . Coéquipiers à Venise où ils remportent une Coupe d’Italie, ils sont transférés en même temps à Turin pour y former la base du Grande Torino. À sa naissance, la ville de Fiume (Rijeka par la suite) est occupée par les légionnaires libertaires de Gabriele D’Annunzio (dépénalisation du nudisme, entre autres). Il en hérite un sens du combat aigu et se sacrifie pour le rôle de travailleur de l’ombre, importantissime dans l’équilibre de cette véritable machine de guerre. Une frappe de mule lui permet de soigner ses stats persos. A péri sur la maudite colline de Superga, à 30 ans. Putain de brouillard. VP

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Par Éric Maggiori, Eric Marinelli, Valentin Pauluzzi et Ugo Bocchi
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Dans cet article

Note : 1
MAGGIORI, MARINELLI, ,BOCCHI ,PAULUZZI.. La Squadra So Foot de sortie
Note : 1
Merciiiiii !
Quel plaisir de decouvrir ou redecouvrir tous ces parcours de vie. Tous ces talents !
Note : 1
LE FOOTBALL QUI COMPTE!
Qu'est-ce que c'est bon comme article, et que l'idée me régale d'avance !! Grazie !
Swann Borsellino Niveau : DHR
Note : 1
Nope ! Il ne s'agit que des joueurs de nationalité italienne !
Bonnes lectures les amis.
Note : 1
Gros gros article, merci!
Note : 1
Oui, enfin c'était pas tellement le côté libertaire qui motivait D'Annunzio et ses troupes à Fiume, mais bel et bien le nationalisme.
D'ailleurs, cet épisode a très fortement inspiré Mussolini et nombre de soldats présents aux côtés de D'Annunzio ont ensuite rejoint le mouvement fasciste.
Dean Moriarty Niveau : District
Note : 1
Super article, merci. En plus dans la liste 2 joueurs, Hubner et Vierchowod, qui ont joué dans mon équipe de coeur, Piacenza.

C'était assez dingue en 2001-2002 que Dario est pu finir co-meilleur buteur avec Trezeguet en jouant dans un petit club. Un sacré buteur.

C'était la belle époque, dire que maintenant Piacenza est en série D.
Note : 1
"L’homme qui a stoppé Pelé", c'est beau.
Merci SoFoot, j'ai hâte de lire la suite ! <3
De Bruno c'è ne uno, e viene da Nettuno...
Note : 1
Un régal!!
Vivement les prochains!

Sinon pour les vrais amoureux du calcio des années 90, je vous conseille vivement d'aller faire un tour sur "Serie A, operazione nostalgia", une merveille emplie de nostalgie, à base de coupes mulet, maillots improbables, chaussettes baissées, et surtout de passionnés.
Le génial créateur de cette page organise d'ailleurs cette année le deuxième rassemblement de nostalgiques à Rome.
Le premier (organisé à Milan) avait fait un carton, on y retrouvait des maillots comme celui de Recoba époque Venezia, du Chievo floqué Bierhoff ou encore de Stefan Schwoch époque Vicenza.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
So Foot,

on a pu avoir des accrochages par le passé (votre politique de clic, vos erreurs volontaires glissées dans les brèves, vos chutes pas toujours drôles...).

Bah considérez que tout ça est oublié.

C'est énorme ce que vous nous offrez là. Ca va être Noël tous les jours !

Merci, merci, merci !
Rakamlerouge Niveau : National
Note : 1
"Le sélectionneur Pozzo n’a jamais été lépidoptérophile"

Merci Sofoot, rien que pour cette phrase. Des articles historiques fouillés comme on les aime!
Message posté par mario
Je suis (du verbe suivre) le calcio depuis 1978 (je suis peut-être le doyen du forum) et mon top 10 est:

1 Pirlo. Ce n'est pas un effet de mode de ma part. Le gars, je l'aime depuis toujours! en 2006 (revoyez les matchs) il est le leader indiscutable.

2 Baggio. Roberto. L'autre Baggio (Dino) était très bon aussi. Baggio, c'est la classe pure, l'efficacité, la perfection.

3 Bruno Conti. LA trouvaille de Bearzot! Tu rajoutes Conti à la Juventus et tu es champion du monde. Bearzot l'avait su avant tout le monde.

4 Roberto Bettega. Mon joueur fétiche durant l'enfance. Penna bianca. Le meilleur joueur de tête de l'histoire. Il a raté 82 mais en 78, il aurait du être champion du monde.

5 Gianfranco Zola. Le loser magnifique. Héritier de Maradona. Et premier italien à s'imposer pour de vrai à l'étranger.

6 Paolo Rossi. Ce qu'il accomplit en 82 est écrit dans le grand livre là-haut dans les nuages.

7 Marco Tardelli. Il a tout gagné! Devant, derrière, il était toujours excellent.

8 Gaetano Scirea. La classe absolue! Pas un carton jaune durant sa richissime carrière! Il était pourtant défenseur!

9 Alessandro Del Piero. Comment ne pas causer du meilleur buteur de la Juve de tous les temps!

10 Francesco Totti. Des buts magnifiques. Hommage au romaniste le plus romaniste de l'histoire.

Autres : Altobelli, Signori, Cabrini, Gentile, Causio, Zoff, Buffon, Cannavaro, Vialli, Mancini, Baresi, Materazzi, ect...


Comment ai-je pu oublier Pirlo dans mes 15?
Pour la première place, je mets Maldini devant Baggio, pour le palmarès et la longévité.
Pour Zola, je suis plus sceptique. Comme tu le dis, il a ouvert la voie en s'expatriant à une époque où ce n'était pas la norme car la serie A surclassait tout ce qui se faisait en Europe, notamment la BPL qui sortait de la suspension du Heysel avec un niveau assez moyen et peu de bons étrangers (Cantona, Bergkamp, c'est à peu près tout).
Ce départ peut être vu comme un échec à s'imposer dans un grand club italien mais aussi comme un précurseur qui a accompagné la montée en puissance de Chelsea (élu meilleur joueur de l'histoire du club avant l'arrivée d'Abramovitch) et du foot anglais.
De ce fait, il ne fait pas partie des géants de la serie A mais cela lui confère aussi un statut à part au panthéon des plus grands joueurs italiens.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Note : 1
Message posté par Bota67
Le joueur n'avait rien de bien sensationnel, gros palmarès mais exécuteur surtout de basses oeuvres, et ce dans tous les sens du terme..

Concept un brin vain pour le reste, mais qui aura sans doute pour mérite, non le moindre, de rappeler au souvenir de grands joueurs occultés, et au passage que l'Italie vaut bien mieux qu'à certains clichés (de grands défenseurs, oui..non moins que de grands buteurs, de grands animateurs du jeu..) ou qu'à la poignée de figures toujours rabâchées..


+1.
En fait, Ancelotti joueur, c'était un peu Ancelotti entraineur: un type qui est en soi pas exceptionnel mais qui sait quand même parfaitement quoi faire, et le fait parfaitement, pour rendre meilleur les stars qui l'entourent (ce qui est énorme et précieux, d'où son palmarès)

Et merci pour le dernier paragraphe.
D'ailleurs, une idée d'article pour vous sofoot: tenter de définir le fameux "jeu à l'italienne".
Parce qu'il y a de quoi dire. Evidemment, il faudrait aller outre la définition ultra primaire que pourrait donner un pilier de comptoir du Bar PMU en bas de chez moi, en recensant ou en faisant une synthèse des différents styles de jeu pratiqués en Italie.
Ancelotti à mes yeux c'était un peu le Deschamps du foot italien. Milieu de terrain ne faisant pas rêver car sans caractéristiques physiques ou techniques particulières mais avec une connaissance hors norme du foot : toujours dans le bon club, toujours bien placé sur le terrain, toujours le geste juste. Et puis il a quand même été capitaine de la Roma entre De Bartolomei et Giannini!

La différence avec Deschamps c'est qu'avec son genou boiteux, il lui manque le mondial 82 et - éventuellement - la champions 84.
Note : 1
Allez je me lance aussi dans mon top 10:

1 Baresi
2 Maldini
3 Nesta
4 Costacurta
5 Baggio
6 Donadoni
7 Ancelotti
8 Massaro
9 Albertini
10 Pietro Paolo Virdis
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Yes !!!!! Ca fait longtemps qu'un article et la perspective de papiers suivants ne m'avait pas autant enchanté sur So Foot ! Je me délecte de ces classements à l'avance...

Sinon pour moi, le numéro 1 incontestable est Roberto Baggio ! Ensuite pour le reste, j'aurais bien du mal à les départager alors dans le désordre : Maldini, Rivera, Buffon, Baresi, Del Piero, Totti, Pirlo, Facchetti, Mazzola et Meazza. Mais j'en oublie encore, du coup je rajoute Riva, Mazzola père, Bergomi, Zoff, Scirea, Conti et Paolo Rossi...

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