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Ils ont marqué le foot italien (30 à 21)

Chaque mois, jusqu'à l'Euro, Sofoot.com retracera les 100 joueurs qui ont marqué le football italien, espagnol, allemand, anglais et français. On commence par l'Italie, avec les joueurs classés de la 30e à la 21e place.

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30. Filippo Inzaghi

Une célébration à chaque pion, même celui du 6-0, pas par manque de respect envers ses adversaires, mais bien parce que quand on vient d’où il vient, tous les buts sont à savourer. Techniquement basique, physiquement fragile, mais doté d'un sens du placement à la limite du paranormal, il est la preuve vivante qu’à force de persévérance et de travail, on peut atteindre les sommets même en partant de très bas. Plus de 300 buts dans toutes les compétitions auxquelles il a pris part, dont 70 en Coupes d’Europe qui ont, entre autres, offert deux Ligues des champions au Milan, le tout sans jamais tirer les penaltys et en partant de nombreuses fois remplaçant. Pippo a même réussi à gratter un but lors de sa seule apparition au Mondial 2006, et ce geste exceptionnel de la main envers son coéquipier : « Viens viens viens, je vais te faire la passe, allez viens, ah bah non en fait j'ai dribblé le gardien. » Professionnel hors pair qui a tourné au régime pâtes natures/viande de grison pendant toute sa carrière. Tellement obnubilé par le ballon qu’il en a oublié de se marier et faire des gosses. En même temps, quand on passe ses soirées avec Bobo Vieri... VP

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29. Roberto Bettega

Il fait partie de ces joueurs formés à Turin, qui ont passé une majorité de leur carrière au club et que la Juve érige en légende. Roberto Bettega, la première « Penna Bianca » , pour son look Georges Clooney durant sa vingtaine, a fait partie de cette Juventus ambitieuse, sans complexe du début des années 70. Conduite par Giampiero Boniperti, la Vieille Dame va notamment chercher la première finale de C1 de son histoire en 1973. Surtout, elle remporte sept Scudetti en dix ans. Et Bettega n’y est pas pour rien. Du pied droit, du gauche, mais surtout de la tête, et toujours avec autant de classe, il marque en tout 179 buts. Ce qui en fait le troisième meilleur buteur de l’histoire du club. Quand on pense que le mec a chopé la tuberculose, s’est blessé à répétition, dont plusieurs fois aux ligaments du genou, on est en droit de se dire qu’il aurait pu devenir tellement plus qu’une légende. UB

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28. Antonio Cabrini

« Il bell’Antonio » et sa petite gueule qui ne laissait aucune Italienne indifférente. Enzo Bearzot aussi tombera sous le charme de cet arrière gauche solide défensivement et entreprenant offensivement. Un piston formé à la Cremonese, passé par l’Atalanta, pour finir à la Juve. 22 matchs en deux saisons et le voici titulaire au Mondial 78 à 20 ans et alors qu’il n’a étrenné aucune cape. Élément indispensable de la Juve du Trap (13 titres en… 13 saisons) et digne successeur de Facchetti en sélection (9 buts en 73 matchs et la Coupe du monde 82). Capable de jouer une Supercoupe d'Europe avec un décollement de la rétine et une demi-saison avec deux morceaux de métal pour soutenir un genou en vrac : « Je supportais la douleur, pour le maillot, les supporters. Pour la Juve. » VP

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27. Angelo Schiavio

Opéré à un an et sans anesthésie d’un emphysème pulmonaire. Le toubib lui a ouvert le dos pour lui extraire une côte. De quoi former un homme. Épris d’un sport pour lequel il a longtemps joué gratuitement. Goleador et leader de l’équipe de Bologna qui faisait alors partie des gros cadors du football italien, il remporte en effet pas moins de 4 Scudetti, inscrivant 242 buts en 348 matchs de championnat. Mais le plus important, il ne l’a pas marqué avec le maillot rossoblù. Rome, finale de la Coupe du monde 1934, nous sommes en prolongation, puiqu’Italie et Tchécoslovaquie n’ont pas réussi à se départager au terme du temps réglementaire. À la 95e minute, Schiavio hérite d’un ballon dans la surface, se retourne et bat František Plánička. La Squadra Azzurra peut coudre la première de ses quatre étoiles. VP

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26. Christian Vieri

Bobo. Le bomber, l'ariete, le bison, le vrai buteur. On ne peut pas faire plus représentatif du bomber italien que Christian Vieri. Un mec puissant, bon partout et mauvais nulle part, qui a réussi à se faire aimer partout où il est passé. Torino, Juventus, Atlético Madrid, Lazio, Inter, Milan, Sampdoria, Fiorentina... S'il avait joué à la Roma, il aurait été le seul joueur de l'histoire à avoir porté le maillot des deux clubs de Turin, de Milan et de Rome. Et pourtant, malgré cette carrière gravelainesque (13 clubs en 18 ans), Bobo n'a jamais vraiment été considéré comme un mercenaire. Juste comme un mec qui venait, qui donnait beaucoup, qui recevait beaucoup, et qui partait ensuite faire la même chose ailleurs. Un épicurien, quasiment. Son seul grand regret ? Avoir été au top de sa carrière quelques années trop tôt. De fait, avec la Nazionale, il casse les records lors des Mondiaux 98 et 2002 (9 buts en 9 matchs de Coupe du monde), mais tombe à chaque fois sur un os (une France en état de grâce, puis Byron Moreno). Et en 2006, à quelques mois du Mondial que l'Italie va remporter, il se fait les croisés et manque le rendez-vous, alors que Lippi lui avait promis de le prendre. Pourtant, il l'aurait mérité, son étoile. EM

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25. Giovanni Ferrari

Pur produit de l’Alessandria, pour rester dans l’actualité récente, et un des plus beaux palmarès du football italien. Huit Scudetti remportés avec trois équipes différentes, double record qu’il co-détient encore. 5 avec la Juve, 2 avec l’Inter et 1 avec Bologna, le tout en seulement onze saisons. Double champion du monde avec l’Italie, la seconde fois en tant que capitaine. Voilà pour les chiffres en amuse-bouche. Passons au joueur, formidable élément d’équilibre de formations évidemment penchées vers l’avant dans les 30's. Physique râblé d'infatigable récupérateur, mais technique de constructeur en duo avec Peppino Meazza. Des ouvertures de 50 mètres à foison. Peut-être le plus grand milieu de terrain italien d’avant-guerre, assurément le plus complet. VP

24. Claudio Gentile

Si, encore aujourd’hui, tu engueules un mec qui réclame une faute en lui disant : « C’est un sport de contact, pas de la danse » , c’est de la faute de Claudio Gentile. Après le match de Coupe du monde 82 contre l’Argentine, gagné 2-1 par l’Italie et durant lequel le défenseur italien a bouffé Diego Maradona, il déclare : « Le football, ce n’est pas pour les danseuses. » Ça vous donne une idée de l’homme. Bon, en même temps, il faut le comprendre. Claudio Gentile est né à Tripoli de parents siciliens et a donc appris à jouer au foot dans les rues de la capitale libyenne. Pas les meilleures conditions de jeu. Il a d’ailleurs dû quitter le pays à l’âge de huit ans pour fuir le régime de Kadhafi. En Italie, il commence à Varèse, Arona, puis rejoint la Juve en 1973. Là où il se fera sa réputation : « Ici s'acquiert une habitude mentale de sacrifice qu'il n'y a nulle part ailleurs. Ici, ils t'enseignent à avoir toujours faim de victoires, à ne jamais t'en contenter. » Mais malgré une grinta démesurée, des tirages de maillot récurrents, Claudio Gentile a toujours su rester dans les règles. Une seule expulsion en 17 ans de carrière. C'est grand. UB

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23. Gianluca Vialli

Gianluca Vialli est tendu. Soutenu littéralement par Ciro Ferrara, il refuse de voir ce qui se passe dans l'une des cages du Stadio Olimpico de Rome, à savoir une séance de tirs au but en finale de Ligue des champions entre la Juve et l’Ajax. Quelques minutes plus tôt, Gianluca a préféré passer son tour quand Marcello Lippi lui a demandé s’il voulait tirer. L’attaquant bianconero le sait déjà : c’est son dernier match avec la Vieille Dame et il craint de partir à nouveau sur une défaite en finale de C1 comme il l’a fait trois ans plus tôt avec la Samp. Ce ne sera heureusement pas le cas. Les Bianconeri réalisent la séance parfaite, et Gianluca peut tomber dans le bras de son pote Ciro. En tant que capitaine de l’équipe, c'est même à lui que revient l’honneur de soulever la coupe aux grandes oreilles en premier. « C’est un des moments les plus émouvants de ma carrière. J’étais heureux et surtout soulagé de serrer enfin cette coupe entre les mains. Quand je revois ces images à la télé, j’ai la chaire de poule. » Vialli vient de gagner le dernier titre qui manquait à son palmarès avec la Juve. En 4 saisons à Turin, il a effectivement tout raflé : 1 Scudetto, 1 Coupe d’Italie, 1 Coupe de l’UEFA et donc 1 Ligue des champions. Le tout après avoir déjà brillé de mille feux aux côtés de Roberto Mancini avec la fameuse Sampd’oro (1 Scudetto, 3 Coupes d’Italie, 1 Coupe des coupes) et avant d’aller s’éclater à Chelsea. 259 buts en 657 matchs en club. 16 buts en 59 sélections, sans toutefois jamais peser réellement sur un événement majeur. Vialli n’en reste pas moins un des meilleurs avants-centres italiens de l’histoire. EM2

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22. Roberto Mancini

Été 1982. Paolo Mantovani, le président de la Sampdoria à l’époque, n’en a presque que faire de l’épopée de la Nazionale en Espagne. Non, lui est en pleine négociation avec Bologne, à peine relégué en Serie B, pour s’attacher les services d’un grand espoir : un certain Roberto Mancini. Après de longues discussions, un accord est trouvé. Celui qui deviendra Bobby-gol prend la direction de Gênes contre 4 milliards de lires en plus de quatre joueurs (Galdiolo, Roselli, Brondi et Logozzo). Paolo Mantovani est-il devenu fou pour lâcher autant d’argent sur un gamin de 18 ans qui n’a alors qu’une saison de Serie A dans les jambes ? Non, c’est juste un visionnaire ! Mancini passera 15 saisons à la Samp, inscrira 171 buts en 566 matchs, formera un duo de légende avec Vialli, remportera 4 Coupes d’Italie, 1 Coupe des coupes et 1 Scudetto, et tissera des liens au-delà du sportif avec le président Mantovani. « Sans manquer de respect à tous les autres, je n’ai eu qu’un président dans ma vie. On a écrit que Mantovani a été comme un second père pour moi et que j’étais devenu son cinquième enfant, et c’est bien vrai. (Pour lui), je serais resté à la Samp à vie, j’avais déjà renoncé aux plus grandes équipes, mais malheureusement les choses ne vont pas toujours comme on veut dans la vie. » En 1993, Mantovani décède des suites d’un cancer du poumon. En 97, Mancini part à la Lazio. Il y gagnera un second Scudetto et brillera notamment lors des derbys de Rome, mais c’est bien avec la Samp d’Oro que le Mancio est devenu une légende. EM2

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21. Roberto Boninsegna

16 janvier 1977. La Juventus reçoit l’Inter Milan, pour le choc au sommet de la 13e journée de Serie A. Alors attaquant de la Vieille Dame, Roberto Boninsegna a le regard noir. La raison ? Roberto l’a encore mauvaise contre les dirigeants nerazzurri qui l’ont échangé contre son gré avec Pietro Anastasi, même pas six mois plus tôt. Roberto est toujours amoureux de son Inter, mais il se doit quand même de faire payer l’affront. Ce qu’il fait avec un doublé décisif (2-0). Par respect pour ses (anciens) tifosi, Roberto refusera toujours de jouer face à l’Inter à San Siro. Les dirigeants nerazzurri avaient de toute manière déjà compris leur erreur. En 3 ans à Turin de 76 à 79, Boninsegna gagne deux Scudetti, en plus d’une Coupe de l’UEFA et d’une Coupe d’Italie. Une seconde jeunesse dorée après avoir fait le bonheur de l’Inter de 69 à 76 et déjà remporté un Scudetto en 71. En club, son bilan en carrière fait état de 277 buts en 597 matchs. En sélection, ça donne 9 buts en 22 sélections, et la passe décisive sur le but du 4-3 de Rivera lors de l’historique demi-finale du Mondial 70 entre l’Italie et l’Allemagne de l’Ouest. Que préfère retenir le principal intéressé ? « Mes années à l’Inter, qui sera toujours mon équipe de cœur malgré les incroyables trahisons. » C'est bien vrai, le cœur a ses raisons que la raison ignore. EM2

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Par Éric Maggiori, Eric Marinelli, Valentin Pauluzzi et Ugo Bocchi
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Dans cet article

roberto-larcos Niveau : Ligue 2
Donc Vialli est le premier classé sur lequel on va s'echarper....
Note : 1
reste donc (de mémoire) à mettre dans le top 20: Baggio, Del Piero, Facchetti, Zoff, Totti, Paolo Rossi, Baresi, Buffon, Pirlo, Riva, Meazza, Mazzola père et fils, Piola, Nesta surement aussi... les dernières places seront chères.

En tous les 10 du jour avec parmi eux Mancini, Vieri, Vialli, Inzaghi ça me rappelle beaucoup que de souvenirs étant jeune. Dommage pour Bobo Vieri que les blessures l'ont pas épargné, au sommet de sa carrière entre sa saison à l'Atletico puis ses premières saisons à l'Inter il était top 5 mondial niveau avant-centre, une machine à but.
Briggy1897 Niveau : DHR
Message posté par ajde59
reste donc (de mémoire) à mettre dans le top 20: Baggio, Del Piero, Facchetti, Zoff, Totti, Paolo Rossi, Baresi, Buffon, Pirlo, Riva, Meazza, Mazzola père et fils, Piola, Nesta surement aussi... les dernières places seront chères.

En tous les 10 du jour avec parmi eux Mancini, Vieri, Vialli, Inzaghi ça me rappelle beaucoup que de souvenirs étant jeune. Dommage pour Bobo Vieri que les blessures l'ont pas épargné, au sommet de sa carrière entre sa saison à l'Atletico puis ses premières saisons à l'Inter il était top 5 mondial niveau avant-centre, une machine à but.


Bien vu Rossi! J'ai mis Rivera deux fois, alors tu me complètes mon Top 20!
Note : 1
Message posté par samotraki
Vialli devant Mancini?
En terme de talent pur, je ne vois que Baggio supérieur à Mancini.

J'aurais personnellement placé Vialli, derrière Signori, Inzaghi, Vieri, Altafini et Sivori pour ne citer que les attaquants compris dans le top.


Je vais pas dézinguer Vialli. C'est pas ma came (comprenne qui voudra) mais je reconnais objectivement le parcours du joueur.

Par contre, Mancini je sais qu'il a beaucoup de détracteurs par ici (du moins l'homme), mais pour moi c'est au-dessus de Del Piero, au niveau de Totti et juste sous Baggio.

Mancini c'est un des seuls (voire le seul, j'ai pas vérifié) à avoir gagné scudetto + coupe d'Europe avce 2 clubs différents qui ne soient pas un des 3 grands.
Allez, je me lance, les 10 premiers (sans ordre particulier):
Baggio, Zoff, Baresi, Maldini, Buffon, Rivera, V. Mazzola, Scirea, Riva et D.Piero.

Cannavaro a été classé ?
Note : 1
Inzaghi était bien plus technique qu'on ne le dit...

- https://www.youtube.com/watch?v=cW8rMyzgpU0

- https://www.youtube.com/watch?v=zAIVgvyLfE0

- https://www.youtube.com/watch?v=lgsOPHsvkMM

Et pour ceux qui ont oublié que Inzaghi était un super joueur de la tête, je vous recommande l'intégrale de ses buts en serie A
https://www.youtube.com/watch?v=5s4swr1THbI

Bien plus beaux que les buts de Vieri...
Message posté par roberto-larcos
Sans même aller plus loin que les 10 joueurs d'aujourd'hui je ne l aurais jamais mis devant Inzaghi.


Parfaitement d'accord, pourtant j'ai aimé le joueur mais qu'il a été décevant en sélection et comme dit à la fin du passage qui lui a été consacré, il n'a jamais pesé sur un grand évènement.
Note : 2
Je vous trouve quand même vachement dur pour la plupart avec Vialli.

On parle quand même d'un mec qui a emmené avec Mancini la Samp en finale de LDC et qui a gagné un Scudetto avec cette même Samp. D'un mec qui a fini capitaine de la Juve.

-------------------------

D'ailleurs à ce propos, voici ce que Lippi a déclaré dans sa dernière interview au Corriere dello Sport :

Question du journaliste : Qui sont les joueurs sur lesquels vous aviez le plus confiance pour interpréter cette nouvelle philosophie (à la Juve) ?

Réponse : Le premier fut certainement Vialli. Quand je suis arrivé, il m’avait dit qu’il voulait me parler en tête à tête. On avait fixé un rendez-vous au siège de la Toro Assicurazioni (une entreprise, dans le secteur des assurances, qui appartenait alors à la famille Agnelli, ndlr), où il y avait une très longue table. J’étais arrivé le premier et j’avais dit au serveur de mettre la table (dans le sens de mettre les couverts pour manger) aux deux côtés opposés. Quand Luca était arrivé, il m’avait demandé où il devait s’asseoir. Je lui avais indiqué le côté opposé à celui où j’étais. Il m’avait observé surpris. Il y avait cinq mètres de distance entre nous. J’avais alors pris ma chaise et je m’étais mis à côté de lui, dont je savais bien qu’il voulait me demander de le laisser retourner à la Samp.

Question du journaliste : On imagine sa réaction…

Réponse : Je lui avais demandé s’il était idiot. Comment pouvait-il penser que moi, à peine arrivé à la Juve, j’aurais fait partir le meilleur attaquant italien du moment ? Je lui avais dit « Tu sais au contraire comment tu peux m’aider ? Commence par mettre un costume comme les autres et ne fais pas le phénomène. Je dois créer un groupe uni et je veux que tu sois décisif pour le faire ». Luca m’avait regardé et il m’avait tapé dans la main. D’habitude, les entraineurs à la place de s’énerver avec les plus vieux ou les plus forts, s’en prennent aux plus jeunes. Moi, au contraire, je me mettais justement en rogne avec les champions. Mais j’avais prévenu Luca avant. Je lui avais dit « Regarde, aujourd’hui, je m’énerve avec toi ». De temps en temps, je le pourrissais. Peut-être trop même et lui me regardait, sans que les autres le voient, et me disait « ok c’est bon, mais n’exagères pas… ». Un garçon avec une grande intelligence et un grand sens de l’humour. D’autres joueurs fondamentaux furent Ferrara et Montero. Au milieu j’avais aussi Sousa, Conte et Deschamps. Deux sont aujourd’hui sélectionneurs de leur nation et un est l’entraineur de la Fiorentina. Disons qu’il ne manquait pas de sens tactique au milieu.

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Tout ça pour dire que le mec était un vrai vrai patron. Un leader de fou. Regardez ce que Conte a dit sur lui quand il était entraineur de la Juve : https://www.youtube.com/watch?v=3RMV5mT0jQQ

En tant que supporter du Milan, je suis un immense fan d'Inzaghi, mais il avait pas ce truc là. Pas à mes yeux en tout cas.

Bises à tous.

PS : Ce top est aussi fait pour débattre ;)
Message posté par Genma
Inzaghi était bien plus technique qu'on ne le dit...

- https://www.youtube.com/watch?v=cW8rMyzgpU0

- https://www.youtube.com/watch?v=zAIVgvyLfE0

- https://www.youtube.com/watch?v=lgsOPHsvkMM

Et pour ceux qui ont oublié que Inzaghi était un super joueur de la tête, je vous recommande l'intégrale de ses buts en serie A
https://www.youtube.com/watch?v=5s4swr1THbI

Bien plus beaux que les buts de Vieri...


Sa faculté à frapper en première intention n'a jamais été remise en cause.

Il était également doté d'une belle frappe de balle, très précise et avait a capacité de s'enrouler autour des défenseurs comme une anguille.

Regardez les trois buts à partir de 8 min 15 s. pour se convaincre de sa palette technique.

Sur le troisième on dirait Bergkamp tellement c'est beau et fluide.

Mais toute sa technique n'avait qu’un objectif le but. Il ne portait pas la balle, ne pointait pas le défenseur et ne dribblait pas dans la course.

Un junkie du but.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Message posté par maxlojuventino
Bobo Vieri est simplement le meilleur buteur italien en coupe du monde... Rien que pour ça il a marqué le foot italien comme peu d'autres.
et combien de fois a t-il été meilleur buteur d'un championnat?

Ce classement ne doit pas être qu'une question de talent pur, sinon on aurait mis les 10 meilleurs dix de l'histoire dans le top 10.


Je remets pas ça du tout en cause, juste que j'ai du mal à le voir par exemple devant un Bruno Conti qui fut l'un des principaux artisans du titre mondial en 82. C'est tout ce que je voulais dire et ça n'enlève à rien à mon admiration pour Bobo Vieri. ;)
Après je suis sans doute moins spécialiste du foot italien que toi ou bon nombe d'autres forumeurs de So Foot, je l'admets.
Message posté par samotraki
Un leader, attaquant qui refuse de tirer un péno un soir de champions donc.

Inzaghi n'était effectivement pas un leader (il a d'ailleurs également refusé de tirer le péno un soir de 2003), mais je n'ai jamais vu un tel poison pour les défenses, même quand il ne marquait pas.

Lors de son dernier match de CL, il joue contre le Real, il revient de blessure, tout le monde le donne fini. Sauf Mourinho:

"Milan peut jouer avec 10 attaquants du moment que Pippo Inzaghi ne joue pas. S'il joue, ce sera plus difficile pour nous".

Pour rappel les rossoneri alignent à l'époque Ibra, Ronnie, Pato ou Robinho dans sa meilleure saison européenne, et Pippo a 37 ans.

Moralité 2-2. Deux buts d'Inzaghi. Deux hors-jeu. Le mec est une légende.


Pour être tout à fait exact, il refuse pas, il a vraiment "passé son tour" comme je l'ai écrit dans l'article.

Les mots exacts (en italien) de Vialli qui en parle :
"Al termine dei 120 minuti, Lippi ci ha guardato negli occhi per capire chi se la sentisse di calciare i rigori. Io sono stato il primo a cui si rivolse: 'Luca, vuoi tirarlo?'. Risposi: 'Marcello, se trovi cinque pazzi che vogliono andare sul dischetto, li guardo volentieri da fuori. Altrimenti, sono a disposizione’. Se avessi sbagliato quel rigore, alla luce della finale persa con la Sampdoria, avrei avuto un forte contraccolpo psicologico. Per fortuna, i cinque rigoristi designati furono (Gianluca) Pessotto, (Ciro) Ferrara, (Vladimir) Jugovic, (Michele) Padovano e (Alessandro) Del Piero, il quale non dovette neppure calciarlo perché avevamo già vinto. Ricordo che ero aggrappato a Ciro Ferrara, e non ce la facevo a guardare”.

---------

Pour Inzaghi, tu prêches un converti. C'est simplement qu'il y a juste (dans ce top) des joueurs qui font encore mieux. Il faut aussi se dire qu'à partir d'un certain stade le classement devient secondaire. On parle de joueurs tellement forts qu'ils mériteraient tous d'être plus hauts, mais il faut bien faire des choix.
Note : 1
Message posté par EM2
Pour être tout à fait exact, il refuse pas, il a vraiment "passé son tour" comme je l'ai écrit dans l'article.

Les mots exacts (en italien) de Vialli qui en parle :
"Al termine dei 120 minuti, Lippi ci ha guardato negli occhi per capire chi se la sentisse di calciare i rigori. Io sono stato il primo a cui si rivolse: 'Luca, vuoi tirarlo?'. Risposi: 'Marcello, se trovi cinque pazzi che vogliono andare sul dischetto, li guardo volentieri da fuori. Altrimenti, sono a disposizione’. Se avessi sbagliato quel rigore, alla luce della finale persa con la Sampdoria, avrei avuto un forte contraccolpo psicologico. Per fortuna, i cinque rigoristi designati furono (Gianluca) Pessotto, (Ciro) Ferrara, (Vladimir) Jugovic, (Michele) Padovano e (Alessandro) Del Piero, il quale non dovette neppure calciarlo perché avevamo già vinto. Ricordo che ero aggrappato a Ciro Ferrara, e non ce la facevo a guardare”.

---------

Pour Inzaghi, tu prêches un converti. C'est simplement qu'il y a juste (dans ce top) des joueurs qui font encore mieux. Il faut aussi se dire qu'à partir d'un certain stade le classement devient secondaire. On parle de joueurs tellement forts qu'ils mériteraient tous d'être plus hauts, mais il faut bien faire des choix.


J'imagine que le principe de ces classements est également de susciter le débat. ce qui est sûr c'est que tous ces joueurs ont suscité des passions véritables. après ça dépend beaucoup de l'équipe que l'on soutient. Je détestais Inzaghi lorsqu'il jouait à la Juve, je l'ai idolâtre au Milan.
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
Message posté par Alain Proviste
Je remets pas ça du tout en cause, juste que j'ai du mal à le voir par exemple devant un Bruno Conti qui fut l'un des principaux artisans du titre mondial en 82. C'est tout ce que je voulais dire et ça n'enlève à rien à mon admiration pour Bobo Vieri. ;)
Après je suis sans doute moins spécialiste du foot italien que toi ou bon nombe d'autres forumeurs de So Foot, je l'admets.


En réalité je ne répondais pas qu'à toi, j'ai vu que beaucoup ici s'interrogeaient sur la place de Vieri et s'il est vrai que ce n'est pas le meilleur joueur italien, il a quand même eu une carrière exceptionnelle, en club, comme en équipe d'Italie.

Si la Lazio a remporté une coupe d'Europe, c'est surtout grâce à lui après tout.
Et puis sans cet ignoble arbitre du mondial 2002 contre la Corée, qui sait combien de buts il aurait encore mis, lui qui était sur un nuage à cette époque.
MacchiaGobbo Niveau : CFA2
Note : 1
Je comprends parfaitement EM2 ,

Choisir entre baggio, rossi, buffon, del piero...

C'est plus compliqué que de choisir entre Mamman et Papa.
Note : 1

Bettega, vous êtes trop jeunes pour l'avoir vu jouer. C'était mon joueur préféré quand j'étais gosse. Découvert en 78 avec les autres (Causio, Rossi, Zoff, qu'en Tardelli, Gentile, Cabrini, Rossi, Antognoni). L'équipe d'Italie était encore plus belle en 78 qu'en 82.

Meazza me semble mériter la première place du classement. C'est le joueur italien le plus mythique de l'histoire.

L'Italie a toujours eu de grands joueurs mais aucun joueur de la dimension de Pelé, Maradona, Crujff, etc... Le seul qui ait cette aura me semble Meazza.
Ce bon vieux Pippo aux 300 buts sans tirer les penaltys c'est à souligner effectivement.
Ses célébrations me manquent toujours autant, rien à voir avec celle de Balo hier.
Un passionné qui a toujours bossé et possède un palmarès de porc.
Un joueur de club surtout même s'il a des stats pas dégueulasse en sélection.
Grosse escroquerie cette finale d'euro 2000 ou il ne joue pas malgré un bon tournoi avec la fin que l'on connait en tout cas.

30e c'est une bonne place. Merci sofoot.
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
Note : 1
Message posté par EM2
Pour ceux qui se questionnent par rapport aux critères. On a pris en compte, pas forcément dans l'ordre :

- le palmarès en club et en sélection
- les faits marquants, exemple type : le but de Grosso en demi contre l'Allemagne
- l'impact sur les titres, exemple type : Guido Masetti qui est double champion du monde 34 et 38 n'y est pas, parce qu'il était 3ème gardien.

ET TRÈS IMPORTANT :
- la classe
- le charisme
- un peu d’extra-sportif, etc.

Au final, c'est évident qu'il y a forcément des choix qui font débats. C'est impossible que chacun ait le même top 100. Certains font d'Inzaghi un héros (c'est mon cas), d'autres vous diront que s'il n'avait pas joué dans de grandes équipes, il aurait été nul... On vit tous le foot avec notre propre vision des choses et c'est d'ailleurs ce qui est beau.


@EM2: Pippo a été meilleur buteur de Serie A avec l'Atalanta Bergame ce qui tue dans l'oeuf, toute critique selon laquelle il aurait marqué moins hors d'une grande équipe.
Dean Moriarty Niveau : District
Note : 1
Message posté par Inzagoal
Ce bon vieux Pippo aux 300 buts sans tirer les penaltys c'est à souligner effectivement.
Ses célébrations me manquent toujours autant, rien à voir avec celle de Balo hier.
Un passionné qui a toujours bossé et possède un palmarès de porc.
Un joueur de club surtout même s'il a des stats pas dégueulasse en sélection.
Grosse escroquerie cette finale d'euro 2000 ou il ne joue pas malgré un bon tournoi avec la fin que l'on connait en tout cas.

30e c'est une bonne place. Merci sofoot.


C'est vrai pour l'euro 2000. En 2008 aussi je regrette qu'il ne soit pas sélectionné, il était en forme et avait mis des buts importants lors des qualifications.

En quart contre l'Espagne, avec lui à la place de Toni qui avait tout raté, l'Italie aurait pu passer.

57 sélections pour 25 buts, c'est finalement de beaux chiffres, mais il aurait parfois mérité qu'on lui laisse plus souvent sa chance.
Jean-Luc Assec Niveau : Loisir
Note : 1
Je vais défendre ma paroisse, mais je trouve ça assez injuste de voir Totti dans presque aucun Top 10.
Le type est sur le podium quand c'est par 1er sur quasiment tout les records possibles et inimaginables, le tout avec un seul maillot, il est le plus vieux buteur de la LDC, son charisme ne souffre d'aucune contestation, c'est un passeur de folie qui au niveau des buts a enchaîné perles sur perles pour arriver aujourd'hui à 300. Et même sans avoir une grande carrière internationale, il gagne une coupe du monde en terminant co-meilleur passeur alors qu'il n'aurait même pas du y être. Alors ok ça fin de carrière n'est peut-être pas extraordinaire, mais j'essaie de juger les carrière, pas juste l'année.
Bref, ça fait un peut suceur mais j'avais besoin de me confesser.
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
En même temps Del Vecchio avait marqué en finale de l'Euro 2000, donc je ne sais pas si on peut parler d'escroquerie en disant que Zoff ait préféré Del Vecchio a Inzaghi.

inzaghi n'aurait jamais pris la place de Del Piero dans tous les cas(pas du tout le même profil), pourtant c'est bien lui qui nous coûte cher ce jour là...

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