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Ils ont marqué le foot italien (20 à 11)

Chaque mois, jusqu'à l'Euro, Sofoot.com retracera les 100 joueurs qui ont marqué le football italien, espagnol, allemand, anglais et français. On commence par l'Italie, avec les joueurs classés de la 20e à la 11e place.

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20. Alessandro Nesta

Le 31 août 2002, Alessandro Nesta est à Formello, le centre d'entraînement de la Lazio, en train de faire un toro. L'un des dirigeants de la Lazio vient le chercher. « Sandro, je dois te dire quelque chose. Tu vas au Milan AC. » / « Moi au Milan ? N'importe quoi. Moi, je reste ici toute ma vie. » / « Non, Sandro. Tu n'as pas compris. Je ne t'ai pas demandé si tu voulais aller au Milan AC, je t'ai dit que tu allais au Milan AC. » Le soir même, Nesta est présenté à San Siro, le regard hagard. Il répond à une interview en direct sur la RAI et semble perdu. Adriano Galliani vient le voir. « Eh, garçon, je sais que tu es triste, mais le club vient de dépenser des millions pour te faire venir, donc il va falloir au moins faire semblant de sourire. » Voilà comment s'est terminée l'aventure d'Alessandro Nesta à la Lazio. Né à Rome dans une famille 100% laziale ( « Dans mon immeuble, tout le monde était pour la Roma, sauf ma famille, cela m'a rendu encore plus laziale » , racontait-il dans SOFOOT), il intègre le centre de formation de la Lazio, va au stade tous les dimanches, devient ramasseur de ballon, puis intègre l'équipe première. Zeman le place en défense centrale, poste dont il ne bougera plus. Il devient l'emblème, le capitaine de cette équipe qui gagne tout à la fin des années 90 : Scudetto, Coupe des coupes, Supercoupe d'Europe, Coupes d'Italie... La Roma a son Totti, la Lazio a son Nesta, c'est le duel éternel. Mais en 2002, la Lazio est au bord de la faillite, et le président Cragnotti doit vendre ses trésors pour rester en vie. Et Nesta, en bon capitaine de navire, se sacrifie pour que son bateau ne coule pas. À Milan, il connaîtra une deuxième vie, tout aussi riche. Il y remporte deux fois la Ligue des champions, deux autres Scudetti, devient une légende. Sans un genou fragile, il serait probablement devenu le plus grand défenseur de l'histoire du football italien. Mais ce genou lui a fait manquer des rendez-vous importants, comme la finale de la Coupe du monde 2006, où il a été remplacé par un certain Marco Materazzi. « Pendant longtemps, je ne me suis pas senti champion du monde » , assurait-il. Qu'il se rassure : dans le cœur des Italiens, il est un vrai champion. Tout court. EM

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19. Gaetano Scirea

« Excusez-nous, nous devons interrompre la diffusion des résumés des matchs de Serie A pour une raison vraiment effroyable. Gaetano Scirea est décédé dans un accident de la route en Pologne où il s’était rendu pour suivre le prochain adversaire de la Juve. Il est inutile d’ajouter quelque chose sur un homme qui s’est illustré sur tous les terrains de la planète, qui a conquis une Coupe du monde et qui était un champion de sport et d’humanité. » Le 3 septembre 1989, c’est la voix déjà naturellement enrouée du mythique Sandro Ciotti qui annonce à l’Italie entière le décès prématuré d’un de ses plus grands athlètes. Deux saisons à l’Atalanta, suivies de 14 à la Juve où il remporte tous les trophées possibles, en club et en sélection (ne lui manque qu’un Euro). Une élégance rarement égalée, jamais expulsé en évoluant pourtant libero, pas l’once d’un début de polémique. Modèle de loyauté et d’intégrité loué par l’Italie entière. Pas un mince exploit quand on sait combien la Juve divise. VP

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18. Marco Tardelli

N’ayons pas peur des mots, c’est la plus belle célébration de tous les temps. Au bout d’une contre-attaque pas franchement éclair, Marco Tardelli rate un peu son contrôle, mais trouve le moyen de tacler le ballon et de l’envoyer au fond des cages de Schumacher. L’Italie mène maintenant 2-0. L’Allemagne ne reviendra plus. L’Italie est déjà un peu championne du monde. Et Marco Tardelli le comprend petit à petit après avoir fait trembler les filets. Il court comme un fou, serre les poings, agite les bras sans s’arrêter, ses yeux se révulsent… Bref, cette joie qu’il exprime a tout l’air d’un orgasme. Voire peut-être même mieux : « C’est comme si un volcan explosait. Dans ces instants, tu penses aux choses que tu as faites dans ta vie, à ta famille, à tes frères, en Italie. C’est un peu comme quand on dit que tu vois ta vie défiler au moment de mourir. À ce moment-là, j’étais parvenu à un sommet que n’importe quel enfant rêve d’atteindre. » Frissons. UB

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17. Alessandro Mazzola

Faire carrière quand on est le fils d’un grand joueur n’est pas une mince affaire. Le faire quand on est le fils d’une icône est doublement plus difficile. Le faire quand on est le fils d’une légende comme Valentino Mazzola relève de l’impossible. Et pourtant, c’est bien ce qu’a fait Sandro. Mieux, il a réalisé une telle carrière qu’on est en droit de se demander combien il s'est rapproché de son illustre père. Ignoré par le Torino, Sandro rejoint l’Inter à l’approche de son quinzième anniversaire. Personne ne le sait encore, mais il y passera toute sa carrière et y deviendra même une immense bandiera. Pas de n’importe quelle Inter d’ailleurs, mais de la Grande Inter d’Helenio Herrera. Ce qui en dit long. 17 saisons sous le maillot nerazzurro pour 160 buts en 565 matchs, et des titres en pagaille. Et quels titres : 4 Scudetti, 2 Coupes des clubs champions et 2 Coupes intercontinentales. Souvent opposé à Gianni Rivera, il assure aujourd’hui qu’il entretenait une bonne relation en secret avec le Golden Boy milanais. Sans la crainte du sélectionneur italien Valcareggi de les aligner ensemble, l’Italie aurait peut-être une étoile de plus cousue sur le torse. Tout de même 70 sélections au compteur pour 22 buts et champion d'Europe 68. Une chose est sûre : la mémoire de son père a été honorée comme il se devait. EM2

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16. Francesco Totti

Il n’a pas seulement marqué le football italien. Il a tout bonnement laissé, certainement pour l’éternité, sa trace dans les livres d’histoire du football. Il est le deuxième meilleur buteur de l’histoire de la Serie A. En matière d’apparitions, il est le troisième. Il est le joueur ayant marqué le plus de buts avec la même équipe en Italie. Il est aussi le plus vieux buteur de la Ligue des champions. Bref, son nom apparaît un peu partout dans les records de son continent, de son pays, mais surtout de son club de toujours, la Roma. Et il y en a la pelle. Que retenir de Totti du coup ? Cette Panenka en demi-finale de l’Euro 2000, l’une des premières dans un tel moment ? Son apparition sur la boîte de PES 4 ? Sa longévité ? Sa célébration biberon pouce en bouche ? Son selfie ? Ses coups de sang ? Ou peut-être son plus grand moment de gloire avec la Roma, le titre de 2001 ? Difficile à dire. D’ailleurs, il n’a pas encore l’air de vouloir qu’on se souvienne de lui. Pas pour le moment en tout cas. Il préfère qu’on le regarde encore un peu jouer. Faisons. UB

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15. Gianpiero Boniperti

« À la Juve, gagner n’est pas important, c’est l’unique chose qui compte. » Un slogan. Une maxime. Une phrase qui fait de lui non pas la réincarnation de la juventinità, mais bien de la Juve même. 15 saisons débutées au lendemain de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, d’abord en pointe, puis un cran plus bas pour servir Sivori et Charles et former un trio mythique. Meilleur buteur de la Vieille Dame pendant 45 ans jusqu’à ce que Del Piero dépasse ses 178 réalisations en 2006. En sélection, il a la difficile mission de faire oublier la génération du Grande Torino, il prend l'équipe d’Italie sur ses épaules et la guide tant bien que mal lors des Mondiaux 50 et 54, portant souvent le brassard de capitaine. Dans la besace, cinq Scudetti, deux Coupes et un titre de meilleur buteur en 1947-48, à même pas 20 ans. La saison suivant sa retraite, la Juve obtiendra le pire classement de son histoire, 12e. Tout sauf un hasard. Il reviendra en tant que président et affirmera définitivement le fameux « Stile Juve » . Travail, sérieux et sobriété. VP

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14. Alessandro Del Piero

Un papa électricien, les posters de Platini, l’envie de copier son grand frère, Padoue, la Serie B, la Juve, son club de cœur, le numéro 16, Baggio, le numéro 10, le premier but à 19 ans, un sourire, une langue pendue, un premier Scudetto, un coup franc contre le Real, les premières et seules grandes oreilles, la première sélection, son premier but avec la Nazionale, la nuque longue, un deuxième Scudetto, la finale contre Dortmund malgré cette talonnade, le podium du Ballon d’or, un troisième Scudetto, encore une finale de C1 perdue, Pinturicchio, la blessure au genou, la déception de l’Euro, le décès du papa, Lippi, encore des titres, Trezeguet, les tirs au but contre le Milan, le record de buts marqués, le Calciopoli, le toit du monde et la revanche face aux Français, la fidélité, la naissance de son fils Tobias, le record de capes avec la Vieille Dame, le titre de capocannoniere, l’hommage de Bernabéu, les Invincibles, un dernier Scudetto, les pleurs, une éternelle standing-ovation, Sydney, Delhi, le blanc, le noir, l’élégance, la créativité, l’artiste Alessandro Del Piero. UB

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13. Gigi Riva

Probablement le meilleur avant-centre que l’Italie ait jamais enfanté. Pas mal pour un type qui a quitté son club formateur de Legnano à 18 ans pour Cagliari et qui n’a plus quitté la Sardaigne depuis. Capable d’emmener pratiquement à lui tout seul son club vers un historique Scudetto, c’était lors de la saison 1969-70. Chaque été, il refuse les offres des trois rayés noir et empilent les buts sur son île d’adoption décrochant trois titres de capocannoniere. Surnommé « bruit de tonnerre » pour la force surhumaine de son pied gauche, se remet d’une fracture tibia-péroné à l’époque où une telle blessure signifiait tout simplement la fin de carrière. Ah, il est aussi le meilleur buteur de l’histoire de l'équipe d’Italie (champion d’Europe 68, vice-champion du monde 70) avec une moyenne spectaculaire (35 buts en 42 matchs), un record qui n’est pas près de tomber. VP

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12. Giacinto Facchetti

Une autre bandiera de la Grande Inter. Et pas n’importe laquelle, puisque en plus de son extraordinaire carrière de joueur sous le maillot nerazzurro, Giacinto a aussi été président du club de 2004 à 2006. Passons toutefois pour nous concentrer sur ses exploits sur les terrains, tant ils ont été nombreux. Formé au poste d’attaquant, Facchetti rejoint l’Inter en 1960 sur demande d’Helenio Herrera lui-même, qui le repositionne au poste de latéral gauche. Un poste que Giacinto va complètement révolutionner, puisqu’il est aujourd’hui considéré comme le premier latéral moderne de l’histoire, bon défensivement, mais aussi capable d’énormément apporter offensivement. Pour preuve, les 59 buts qu’il a inscrits en Serie A lors de ses 18 saisons à l’Inter, sont toujours un record aujourd’hui pour un défenseur. Doté d’une technique et d’une vitesse exceptionnelles, Giacinto était aussi un exemple de sportivité. 4 Scudetti, 1 Coupe d’Italie, 2 Coupes des clubs champions, 2 Coupes intercontinentales avec l’Inter. Champion d’Europe 68 et vice-champion du monde 70 avec la Nazionale (94 sélections au compteur). Tout simplement fabuleux. EM2

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11. Valentino Mazzola

« Certains disent que le plus grand joueur italien a été Rivera, Mazzola, Riva ou Zoff. Selon Bernardini, Bearzot, Valacareggi et Vicini qui les ont tous vu jouer, le plus grand a été Valentino Mazzola. » Cette définition est tirée du Treccani, entité des encyclopédies italiennes. Des débuts à Venise où il remporte la coupe nationale durant la Seconde Guerre mondiale, puis le passage au Torino en 1942. Il devient le capitaine d’une des plus grandes générations de l’histoire du football, à quel poste ? Là est la question. Décrit comme un joueur universel, à la Cruyff, relayeur, passeur, buteur, capable de claquer un triplé en trois minutes lors d’un match de championnat contre Vicenza. Également porteur du brassard en sélection comme contre le Portugal où il rencontre Ferreira qui lui propose de fêter sa retraite par un amical entre le Benfica et le Toro. Mazzola accepte, la suite, on la connaît. Sans ce maudit brouillard, le Torino aurait quelques Scudetti en plus, et la Nazionale peut-être une ou deux autres Coupes du monde dans l’escarcelle. Plus tard, son fils Sandro marchera sur ses traces indélibiles. VP

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Par Éric Maggiori, Eric Marinelli, Valentin Pauluzzi et Ugo Bocchi
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Dans cet article

The flying dutchman Niveau : Loisir
Reste donc Baggio, Zoff, Buffon, Maldini, Baresi, Rossi, Cabrini, Inzaghi???, Pirlo, et Meazza.

Sauf si certains ont été cités auparavant.
U'Marranzanu Niveau : CFA2
Note : 1
Message posté par The flying dutchman
Reste donc Baggio, Zoff, Buffon, Maldini, Baresi, Rossi, Cabrini, Inzaghi???, Pirlo, et Meazza.

Sauf si certains ont été cités auparavant.



Inzaghi est 30e, à moins que tu parles de Simone d'un univers parallèle.
Massimo69 Niveau : DHR
Non, Inzaghi a déjà été cité. Tu as oublié Rivera ;) .
Note : 1


Juste devant Totti, tu avais raison.
Note : 1
difficile à comprendre que Mazzola père échoue aux portes du Top 10. Alors évidemment personne ne l'a vu jouer ici, mais si on compile tous les témoignages, livres et histoires sur son sujet, on est en droit le considérer comme un incontournable et une légende du foot italien, du foot d'avant-guerre, un des premiers artistes de ce sport dans une équipe devenue mythique le Grande Torino.

Du coup, avec les 10 restants je vois dans l'ordre (de 1 à 10): baggio, meazza, buffon, baresi, rivera, maldini, pirlo,paolo rossi, piola , zoff

The flying dutchman Niveau : Loisir
Message posté par U'Marranzanu
Inzaghi est 30e, à moins que tu parles de Simone d'un univers parallèle.


Hahahahaha
U'Marranzanu Niveau : CFA2
Note : 1
Sinon toujours autant de plaisir à découvrir ce classement à travers de très bons articles pour chaque joueur. Seul regret, qu'on arrive déjà à la dernière partie.

Et comme une impression que les tops des autres nations seront un poil en dessous mais ce doit être la mauvaise foi qui parle.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Note : 1
Merci.

Déjà, et je sais que peu seront d'accords là dessus, je trouve bien le fait de mettre del Piero au dessus de Totti. Ce dernier est un très grand joueur, sa place est parfaitement méritée, mais ADP, c'était encore autre chose.
Ensuite, bravo pour la cohérence du classement; Tardelli est surement pas parmi les 20 plus grands joueurs italiens de tous les temps, mais sa célébration a tellement été symbolique de ce qu'est le foot italien qu'il mérite sa place de 16ème joueur italien à avoir le plus marqué le foot italien.

Par contre, je suis pas trop d'accord sur le fait de dire que sans ses blessures, Nesta aurait été plus grand que Maldini ou Baresi. Ces deux types avaient un niveau tel qu'ils sont inégalables à mon humble avis.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Pour le top 10:
1-Baggio
2-Meazza
3-Baresi
4-Buffon
5-Rossi
6-Maldini
7-Rivera
8-Piola
9-Pirlo
10-Zoff
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Note : 1
Ruud
Cabrini également a déjà été cité.

Sinon, petite anecdote, vous ne verrez jamais un joueur de Cagliari avec le n°11, tout simplement car c'était le numéro de Riva, lequel numéro a été retiré lors de son départ. Légende.
En 1982, ce n'est pas l'Allemagne mais la RFA.
Note : 1
Voir Paolo Rossi dans le top 10, c'est quand même sacrément dérangeant.
Enfin, tant que Baggio et Maldini se partagent les deux premières places...
Dirkdiggler Niveau : CFA2
Je vais me faire pendre sur la place publique avec ma question alors, je précise avant que j'étais trop jeune pour l'avoir vu joué et que je ne suis pas un spécialiste du foot italien.

Il était si fort que ça Baggio ? Je sais que le palmares fait pas tout mais bon, un Buffon ou un Maldini ça me parait plus légitime à la première place.
Mais comme vous semblez tous unanimes, je dois me tromper.
Note : 1
Mon dieu mais ça en devient indécent de prendre autant de plaisir à lire un article!
Et puis admirer Gigi Riva sur la grande marche trimphale de Verdi, ça dresse les poils.

Encore une superbe fournée, je n'ai malheureusement eu la chance de voir jouer qu'une partie de ces légendes, mais incontestablement la marque qu'ils ont laissé dans l'histoire de foot en Italie est immense.

Georges, je pense qu'on ne s'accordera pas sur la place de Totti et Del Piero, mais tant mieux d'ailleurs, c'est la beauté de ce sport.
Pour ma part je me contenterai de dire qu'il s'agit de deux artistes absolus, aux qualités assez similaires.
Et les défauts de Totti, que personne ne peut nier, font pour moi partie du personnage et le rendent encore plus romantique. Je suis évidemment subjectif, mais je préfèrerai toujours un joueur qui craque de temps en temps, un mec qui fonctionne à l'instinct pur.
Attention, je ne dis pas que ADP n'était pas un émotif, mais ça explique simplement que je passe beaucoup de choses à Totti.

Sinon, pour finir sur une note un peu plus terne, le fait de voir défiler tellement de légendes me fait réaliser qu'on est quand même mal embarqué...
Ca fait un moment qu'on n'a pas vu sortir un joueur arrivant à la cheville de ceux-la.
Je me surprend maintenant à m'enthousiasmer sur des joueurs parce qu'éventuellement ils pourraient avoir du talent, alors qu'à une certaine époque, on sortait des joueurs déjà exceptionnels à 20 ans.
Tristesse
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Message posté par Dirkdiggler
Je vais me faire pendre sur la place publique avec ma question alors, je précise avant que j'étais trop jeune pour l'avoir vu joué et que je ne suis pas un spécialiste du foot italien.

Il était si fort que ça Baggio ? Je sais que le palmares fait pas tout mais bon, un Buffon ou un Maldini ça me parait plus légitime à la première place.
Mais comme vous semblez tous unanimes, je dois me tromper.


Il était exceptionnel.
Beaucoup (dont sofoot et moi même) estiment que sans ses blessures (car ce mec là ne jouait approximativement qu'un match sur 5 en pleine possession de ses moyens physiques) il aurait été le plus grand 10 européen.

C'était un type au touché de balle exquis, qui avait un jeu de toute beauté.
Peu de gestes extravagants, mais une technique et une précision hallucinante. Ses frappes enroulées, notamment, trouvaient toujours la lucarne.
Ses dribbles étaient ultra rapides et agiles.

Puis c'est l'archétype du perdant magnifique. le type qui porte la nazionale en finale de la CDM 94 mais qui loupe son pénalty en finale.

Et on parle là d'un mec qui a fait énormément de clubs en Italie, notamment les 3 gros et la Fiorentina, et qui était adulé partout. Je te poste là la vidéo de son dernier match. Tu noteras, outre son récital technique face au grand Milan, l'ovation qu'il reçoit du San Siro et l'émotion provoquée chez les adversaires à sa sortie.

https://www.youtube.com/watch?v=U1xItzyy00A

Baggio, c'était un joueur qui était au dessus des (très) fortes rivalités en Italie.

Pour moi, il mérite incontestablement la première place.
Note : 1
Message posté par Dirkdiggler
Je vais me faire pendre sur la place publique avec ma question alors, je précise avant que j'étais trop jeune pour l'avoir vu joué et que je ne suis pas un spécialiste du foot italien.

Il était si fort que ça Baggio ? Je sais que le palmares fait pas tout mais bon, un Buffon ou un Maldini ça me parait plus légitime à la première place.
Mais comme vous semblez tous unanimes, je dois me tromper.


https://www.youtube.com/watch?v=owN0W1c90zw

Ce but résume à lui seul la classe cristalline de Baggio.
C'est pour moi le plus beau but jamais marqué, dans la finesse et la justesse des 3 gestes exécutés.
Et puis tu pourras admirer Pirlo dans la fleur de l'âge, déjà à la passe.
Et le maillot de Brescia.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Message posté par S P Q R
Mon dieu mais ça en devient indécent de prendre autant de plaisir à lire un article!
Et puis admirer Gigi Riva sur la grande marche trimphale de Verdi, ça dresse les poils.

Encore une superbe fournée, je n'ai malheureusement eu la chance de voir jouer qu'une partie de ces légendes, mais incontestablement la marque qu'ils ont laissé dans l'histoire de foot en Italie est immense.

Georges, je pense qu'on ne s'accordera pas sur la place de Totti et Del Piero, mais tant mieux d'ailleurs, c'est la beauté de ce sport.
Pour ma part je me contenterai de dire qu'il s'agit de deux artistes absolus, aux qualités assez similaires.
Et les défauts de Totti, que personne ne peut nier, font pour moi partie du personnage et le rendent encore plus romantique. Je suis évidemment subjectif, mais je préfèrerai toujours un joueur qui craque de temps en temps, un mec qui fonctionne à l'instinct pur.
Attention, je ne dis pas que ADP n'était pas un émotif, mais ça explique simplement que je passe beaucoup de choses à Totti.

Sinon, pour finir sur une note un peu plus terne, le fait de voir défiler tellement de légendes me fait réaliser qu'on est quand même mal embarqué...
Ca fait un moment qu'on n'a pas vu sortir un joueur arrivant à la cheville de ceux-la.
Je me surprend maintenant à m'enthousiasmer sur des joueurs parce qu'éventuellement ils pourraient avoir du talent, alors qu'à une certaine époque, on sortait des joueurs déjà exceptionnels à 20 ans.
Tristesse


Attention, j'ai aucun soucis à dire que Totti est un grand et magnifique joueur.
Va savoir pourquoi, je l'ai jamais adoré, mais il est tout à fait normal qu'il soit une idole absolue, tant pour les supporters de la Roma que pour les autres.

simplement, j'ai jamais pu m'empêcher de penser qu'ADP était le niveau au dessus. Déjà parce qu'il était la bandiera de la Juve (club ultra compétitif sur l'ensemble de son passage). Ensuite parce qu'il a eu une carrière magnifique, malgré son physique en cristal.

Mais encore une fois, je ne dénigre aucunement Totti et j'admet qu'on soit pas d'accord avec moi là dessus.
Note : 1
Baggio c'est comme Maradona, ça rentre dans la catégorie artiste.

Ils n'appartiennent à personne, si ce n'est au football.
Super article encore une fois, merci So Foot. Quel football que le football italien !

Je ne connaissais pas la célébration de Tardelli, mais l'extrait vidéo fait un penser à celle de Giresse 3 jours auparavant... Du coup je ne pense pas qu'à ce moment il se soit dit "c'est bon" !

U'Marranzanu Niveau : CFA2
Note : 1
Message posté par Acem31
Donc Zanetti sera dans le top 10!


Oui mais derrière Trezeguet.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Message posté par Franz
Voir Paolo Rossi dans le top 10, c'est quand même sacrément dérangeant.
Enfin, tant que Baggio et Maldini se partagent les deux premières places...


Pareil, j'ai beau me dire qu'il a incontestablement marqué le foot italien (Mondial 82), voir Rossi au-dessus de Valentino Mazzola et Riva (ainsi que devant Facchetti, Del Piero, Totti et Sandro Mazzola), ça me fait un peu mal au cul !
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
Note : 1
Message posté par Dirkdiggler
Je vais me faire pendre sur la place publique avec ma question alors, je précise avant que j'étais trop jeune pour l'avoir vu joué et que je ne suis pas un spécialiste du foot italien.

Il était si fort que ça Baggio ? Je sais que le palmares fait pas tout mais bon, un Buffon ou un Maldini ça me parait plus légitime à la première place.
Mais comme vous semblez tous unanimes, je dois me tromper.


Baggio faisait des slaloms dans les défenses italiennes presque tous les week ends, à une époque où les défenses italiennes étaient réputées infranchissables...

En plus d'avoir un talent exceptionnel, comme l'Italie n'en a pas connu d'autre, il était surtout ultra décisif lors des matches importants. En 94, lors du mondial il amène l'Italie en finale en marquant dans tous les matches à élimination directe et surtout en marquant des buts décisifs. Malheureusement, il se blesse en finale et ne sera pas décisif en finale, sans ça qui sait ce qu'il aurait fait aux brésiliens...

En 90, il a fait également un mondial exceptionnel, même si l'Italie s'arrête en demies. Il a d'ailleurs marqué cette année là, l'un des plus beau but de l'histoire de la coupe du monde.

Quant à sa carrière en club, il a été monstrueux avec la Juventus, avec qui il a reçu le ballon d'or. Cette année là, la Juve avait remporté la Coupe de l'UEFA(c'était un autre niveau qu'aujourd'hui) et Baggio avait planté un paquet de buts d'anthologie...

Par la suite il sera champion avec le Milan, meilleur buteur avec Bologne et idole de Brescia en fin de carrière. Lors de sa dernière saison il marque encore 12 buts dont un fabuleux pour son dernier match où il humilie toute la défense de Parme...

Baggio c'était avant tout le joueur de toute l'Italie et pas seulement d'un seul club, comme beaucoup d'idoles italiennes. C'est aussi pour ça qu'on l'aime autant.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Message posté par S P Q R
https://www.youtube.com/watch?v=owN0W1c90zw

Ce but résume à lui seul la classe cristalline de Baggio.
C'est pour moi le plus beau but jamais marqué, dans la finesse et la justesse des 3 gestes exécutés.
Et puis tu pourras admirer Pirlo dans la fleur de l'âge, déjà à la passe.
Et le maillot de Brescia.


"classe cristalline"
Je crois que c'est l'expression parfaite.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Message posté par maxlojuventino
n'empêche c'est pas de bol que la coupe du monde n'ait repris qu'en 1950, deux ans plus tôt on aurait pu bénéficier des joueurs du Grande Torino.


Je me suis souvent fait cette réflexion. S'il y avait eu une CDM juste après-guerre (genre 46 ou 48), on aurait pu avoir un affrontement mythique entre l'Italie et l'Argentine, deux sélections qui auraient pu bénéficier de deux générations exceptionnelles avec le Grande Torino face à la Maquina de River !
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
Message posté par Ubriacone
A propos de Mazzola et Rivera: "Sans la crainte du sélectionneur italien Valcareggi de les aligner ensemble, l’Italie aurait peut-être une étoile de plus cousue sur le torse. "
Bon OK pour le lyrisme, mais faut quand même raison garder. L'équipe de 1970 était magnifique et remporte la mythique demi face à la RFA mais quel que soit le casting, le Brésil était absolument injouable. D'ailleurs on raconte que la fédé avait réservé le premier avion après le match, laissant à peine les joueurs prendre leur douche, tellement ils étaient persuadés de perdre dès le temps réglementaire. Bien mal leur en prit, l'accueil à Rome fut glacial pour le sélectionneur à qui on reprochait les 6 misérables minutes laissées à Rivera dans cette finale.


effectivement je ne pense pas non plus que Rivera aurait changé grand chose, ce Brésil était trop fort.

Mes plus grands regrets pour l'Italie, c'est plutôt 78, 90, 94 et 2002. Là y avait vraiment moyen d'aller au bout.
Andy Millman Niveau : DHR
Note : 1
Cristiano?

Andy Millman Niveau : DHR


En réponse a ACEM.
Note : 1
1. Baggio
2. Buffon

ou l'inverse. Pour compenser le ballon d'or qu'il aurait du avoir, Buffon sera peut être premier... Mais je sais pas pourquoi, dans l'imaginaire quand on me dit squadra, le premier qui sort c'est baggio... Une gueule, une coupe...une légende.

Les 2 sont super classe, les 2 sont aimés partout par tous, les 2 ont marqués l'histoire de la squadra par des faits emblématiques.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Quant au débat Totti / Del Piero, j'avoue n'avoir jamais vraiment réussi à trancher entre les deux. Si j'avais dû faire ce classement, je les aurais peut-être même classés à égalité, c'est pour dire...
MacchiaGobbo Niveau : CFA2
Note : 1
Toujours géniale ce classement dommage que l'on arrive au bout,
Je suis aussi super heureux de ne pas avoir lu le nom de gigi buffon jusqu’à présent.
Je ne suis donc pas le seule qui le place d'office dans mon top 10 (top 5) non top 3 même!

Une pièce sur baggio numéro 1, je pense ne pas avoir besoin d'argumenter, tout est dit.
Note : 1
J'ai toujours adoré Baggio, il va être premier. Après, je suis toujours en train de me demander quel serait la place d'Alex s'il s'était pas blessé. Est-ce qu'il aurait été encore plus virevoltant ? Est-ce qu'il aurait mis ses tentatives face à la France ? Est-ce qu'il serait au niveau d'un Baggio dans le coeur des gens ?

Parce qu'en toute honnêteté, quand on regarde sa vidéo hommage, il a un tir sorti d'un univers parallèle, et il tape des slaloms qui passeraient 15 milliards de fois en boucle si c'était Messi ou Ronaldo.

En fait, c'est pareil pour Baggio, ça passerait en boucle si c'était un autre nom. Triste.
Note : 1
Nesta, le dernier vrai grand défenseur. Quand on voit les Piqué, Hummels ou Kompany comme prétendant à la couronne je rigole jaune.

Max à tout bien résumé sur ce joueur, infranchissable, propre. Après sa dernière blessure, ce n'était plus tout à fait le même, mais il est resté très fort.

Ce classement rend hommage à ce football italien trop souvent -surtout en France- décrié, regorgeant de talents, de caractères, de précurseurs.

J'espère également voir Baggio tout en haut.
Les dernières après j'arrête ! R.Baggio en 2 vidéos.

- Baggio assist from god !
https://www.youtube.com/watch?v=FfS39_HsxvQ

- Baggio : il divino !
http://www.dailymotion.com/video/x1700_ … vino_sport



Note : 2
Pour ceux qui parlent du fait que Roberto Baggio jouait souvent blessé ou au moins très diminué.

Un extrait (traduit) très intéressant de son interview avec le journaliste du Corriere dello Sport Walter Veltroni.

Enjoy :

Veltroni : Quand vous avez arrêté de jouer, vous avez dit que ça a été une libération. Ce n’est pas paradoxal après tout ce que vous avez fait pour le foot ?

Baggio : J’ai dit ça alors que j’enlevais pour la dernière fois mes crampons. C’était une référence à toute la douleur physique, une vraie torture, qui a accompagné toute ma vie de footballeur. Une souffrance qui, lors des dernières années, était vraiment devenue insupportable. Quand je jouais à Brescia, j’avais du mal à marcher pendant deux jours après les matchs. Quand je rentrais à la maison, je n’arrivais même pas à descendre de voiture. Je devais d’abord sortir une jambe, me tenir à la portière et tirer pour me lever. Et le dimanche suivant, je jouais. Bourré d’antidouleurs, mais je jouais.

V : Ce fut donc une libération d’arrêter de jouer au jeu auquel vous avez consacré vos meilleures années ?

B : Oui, et pas seulement d’un point de vue physique. Aussi d’un point de vue personnel, mental. J’avais tout donné, même plus que tout. Cela peut sembler paradoxal, mais à ce moment (celui d’arrêter, ndlr), je me sentais heureux et épanoui. Je ne pouvais pas faire plus. Mais j’étais heureux de ce que j’avais réalisé et l’affection du public de San Siro, quand j’ai arrêté en championnat, et de celui de Gênes, quand j’ai arrêté avec la Nazionale, m’a récompensé de tout cela.

V : Votre calvaire a commencé, tout de suite, en 1985, à Rimini. Vous aviez 18 ans.

B : Oui, ce fut mon « à vos marques, prêts, partez » avec le football. Si je pouvais prendre la grosse tête, puisqu’on parlait déjà de moi comme d’un phénomène, la réalité s’est chargée de me faire redescendre sur terre, ou même par terre où j’ai fini pour avoir mal positionné ma jambe. J’y ai laissé ménisque et ligaments croisés. Les spécialistes qui avaient regardé mon genou, avaient secoué la tête et dit que c’était très difficile que je recommence à jouer un jour au football.

V : Ceci vous est souvent arrivé, non ? Et pourtant, vous avez toujours réussi à revenir.

B : J’ai eu six opérations aux genoux, quatre au droit et deux au gauche. C’était une époque où une blessure au ménisque était une chose dramatique. Aujourd’hui c’est presque bénin. J’ai eu des opérations très lourdes, très invasives. Chaque fois, j’étais précipité dans un tunnel. Mais je n’ai jamais renoncé à chercher la lumière pour en sortir.

V : L’opération que vous avez faite en France fut la plus difficile.

B : Pour vous donner une idée, ils m’ont troué le tibia pour y fixer le tendon qui s’était déchiré sur la partie extérieure. Je ne pouvais pas prendre d’anti-inflammatoires parce que j’y étais allergique. Ils m’ont fait 220 points de suture à l’intérieur. Je souffrais comme un chien. Je disais à ma mère ‘’Si tu me veux du bien, tue-moi’’. C’était le désespoir d’un garçon qui souffrait et voyait s’éloigner le rêve de sa vie, après l’avoir touché des doigts. En deux semaines, j’avais perdu douze kilos. Je ne mangeais pas et je ne faisais que pleurer, à cause de la douleur physique et morale.

V : Vous n’avez jamais pensé à jeter l’éponge ?

B : Si je vous disais que non, je serais un menteur. Il y a eu des moments sombres, très sombres. Mais à chaque fois, à la fin, je finissais par réagir. Je me disais que je devais aller jusqu’au bout. C’était une façon de me défier moi-même. De me remettre en question. Pour prouver que j’avais du caractère et que ma force était plus grande que ma malchance. Et qu’un rêve valait plus qu’un genou.

V : Le football devait être un ressort important pour affronter ces défis.

B : Ça a toujours été ma passion. Je prenais le ballon avec moi à la mer, pour jouer. Je veux vous raconter que petit, je faisais un rêve récurrent. J’imaginais que je jouais la finale de la Coupe du Monde contre le Brésil. Je suis un de ces êtres humains chanceux qui peut dire qu’il a réalisé un rêve. J’ai beaucoup souffert, j’ai serré les dents, j’ai pleuré, et j’ai eu peur. Mais ensuite ce jour (la finale de Coupe du Monde 1994 contre le Brésil, ndlr) est arrivé.
MeilleurDeTousLesTemps Niveau : District
Pour ceux qui n'ont pas connu Baggio c'est la même classe qu'un Iniesta et un Zidane mais il marquait beaucoup plus de buts.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Note : 1
Message posté par Charrua
J'ai toujours adoré Baggio, il va être premier. Après, je suis toujours en train de me demander quel serait la place d'Alex s'il s'était pas blessé. Est-ce qu'il aurait été encore plus virevoltant ? Est-ce qu'il aurait mis ses tentatives face à la France ? Est-ce qu'il serait au niveau d'un Baggio dans le coeur des gens ?

Parce qu'en toute honnêteté, quand on regarde sa vidéo hommage, il a un tir sorti d'un univers parallèle, et il tape des slaloms qui passeraient 15 milliards de fois en boucle si c'était Messi ou Ronaldo.

En fait, c'est pareil pour Baggio, ça passerait en boucle si c'était un autre nom. Triste.


C'est effectivement une question qu'on peut se poser.

Car le ADP pré-98 (donc avant sa blessure), c'était quelque chose.
Peut être un poil moins artiste que Baggio (encore que ses frappes enroulées, c'était quand même un truc délirant), mais plus concret, plus travailleur sur le terrain.
D'un point de vue technique, je pense que la différence entre Baggio et ADP est vraiment infime. C'est dire à quel point ADP était énormissime.

Donc effectivement, c'est un doute que j'ai souvent eu. Et si ADP était encore plus talentueux (car plus complet) que Baggio ? C'est une hypothèse cohérente.

D'un autre coté, on peut regarder les faits, et se dire qu'avec un physique encore plus défaillant, Baggio a globalement été un plus "grand" que Del Piero.

Bref, c'est un débat intéressant.
Mon top 3 :

1 Meazza. C'est le joueur mythique du calcio. Le fait qu'on ne l'ait pas vu jouer rajoute encore à sa légende.

2 Baggio. Inutile d'épiloguer, vous ne parlez que de lui.

3 Rivera. Le joueur italien des années 60.
Note : 1
Ca fait un moment que je lis les articles et les commentaires sur sofoot, principalement en ce qui concerne la Serie a et le foot Italien.

Quand j'ai lu le passage et vu la vidéo sur Delpiero qui est mon joueur italien préféré, j'ai pas pu m'empêcher de verser une larme de bonheur tellement les émotions qu'il m'a procuré sont nombreuses. Même si je ne l'ai vraiment connu qu'a partir de 2000 et l'euro.
Andy Millman Niveau : DHR
Message posté par Georgesleserpent 2.0
Bien sur, j'avais compris, c'était une petite boutade.
Loupée, apparement.
C'est ma faute.


Milles excuses Georges.
Note : 1
Cristalline, comme ses genoux.

Baggio était un joueur fantastique, extrêmement émouvant et émotif.

Le footballer-poète Valdano est sans doute celui qui en parle le mieux:

"J’immagine, la tête volcanique de Roberto Baggio, au beau milieu d’un match.
Bombardée de sensations, d'idées exploitées ou non, de feintes qui masquent les réelles intentions … le tout dans une excitation qui renferme le plaisir, l’orgueil et la vanité. Comment peut-on penser à tout ça en quelques secondes ? Comment ce chaos mental peut-il terminer en une combinaison harmonieuse ? Cela en a toujours été ainsi lorsque le talent a rencontré la liberté. Un talent libre, délicat, précis. Tous courent, quand il frêne ; tous jouent par cœur, lorsqu’il crée. Tous sont stréssés, quand il reste froid. Dans un monde de milieu de terrains qui ne réfléchissent pas, Baggio est le symbole du jeu qui plaît".

Et le bougre avait joué avec Maradona, Butragueno et d'autres artistes du ballon.

On s'attarde souvent sur ses qualités de buteurs, de dribbleurs, mais il était avant tout un grand passeur, qui sentait le jeu comme personne.

Petite illustration:

https://www.youtube.com/watch?v=FfS39_HsxvQ

Sinon, 35 buts pour Riva avec la casaque nationale. C'est beaucoup et peu à la fois. Avec tous les super-attaquants que l'Italie a eus c'est peu finalement.

Rossi dans le top 10. Pourquoi pas? Il a quand même accompli l'exploit le plus fantastique de l'histoire du calcio et, peut-être même du foot.
Note : 1
J'ai vu le paragraphe sur ADP10, j'en ai eu la chair de poule et les larmes aux yeux. J'ai lancé la vidéo sur Pinturricchio, j'ai pleuré. Merci SoFoot je vous aime (presque autant que Del Piero ;) )


Merci pour le second.

Ça m'a l'air très intéressant à lire.

Bises
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Note : 1
Message posté par Charrua
Je pense que c'est le débat infini. La seule chose certaines, c'est que les deux ont subi le même type de blessure sale et handicapante, l'un a mis l'autre dehors en prenant son numéro, l'un est resté l'autre a été adulé partout, même là où il n'a pas joué. Et les deux restent très grands. Je me suis toujours demandé pourquoi le seul à avoir eu son ballon d'or était Baggio, mais à l'époque c'était logique qu'il l'est, et plus discutable pour Del Piero post-98, malheureusement.

En fait la seule chose sûre, c'est que ces deux là étaient infiniment plus forts techniquement, au niveau du sens du but et de la passe hors du commun (encore une fois cet enroulé du droit de Del Piero c'est surnaturel, j'ai jamais revu une frappe comme ça), de l'humilité, de la classe, de l'émotion procurée, que tous les joueurs actuels.


C'est drôle comme ces deux types avaient un style de jeu similaire et ont connu le même type de destin.
Ils avaient une espèce de finesse quasi mystique, un sens du jeu et du beau impensable, bref de vrais poètes.
Et d'ailleurs, comme tout poète du foot qui se respecte, et comme tu le dis, les deux avaient une capacité à balancer des enroulées incroyable. C'était peut être encore plus prononcé chez Alex (cf son but face à l'Allemagne en Demi de la CDM 2006), mais Baggio aussi était un maitre en la matière.Le but qu'il plante avec la Juve face à je sais plus qui, où il contrôle du talon la balle de son pied gauche de façon aérienne, puis enchaine derrière avec une enroulée parfaite en pleine lucarne est révélateur.

Toute proportion gardée, je trouve que Gabbiadini leur ressemble pas mal actuellement, même fragilité physique, même liberté dans ses déplacements, même capacité de frappe sortie d'un autre univers.
Ce top 20 intègre près de la moitié de mon top 10! A Maldini Baresi Baggio Meazza et Pirlo étant les 5 qui se retrouveront dans nos 2 tops SoFoot !
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Note : 1
Message posté par aerton
Je connais moins la carrière de Totti mais c'est Georges ( fan ultime de Baggio Ndlr) dans un post récent qui se disait qu'il pouvait y avoir débat entre Del Piero et Baggio à leur sommet (Georges si tu me lis tu ne l'as pas formulé ainsi mais c'était l'idée) . Avant sa première blessure je suis incapable de citer un joueur européen moderne qui m'a semblé plus fort que lui intrinsèquement. Del Piero avait à peine l'âge actuel de Neymar dans une période autrement plus dense défensivement. Son oeuvre en sélection dessert sa carrière.


Oui tout à fait.
Tu as bien compris mon idée.
Cf mon dernier post en réponse à Charrua.

Il faut bien comprendre, pour ceux qui ne se souviennent pas/n'avaient pas la possibilité de regarder les matchs à l'époque, à quel point ADP était dingue, sur une période allant approximativement de 95 à 98.

Beaucoup (moi compris) pensaient que l'Italie avait trouvé un joueur encore plus fort que Baggio, chose qui paraissait a priori impensable, impossible.
Et en tant que supporter du Milan (donc anti Juve) et grand amateur de Baggio, je te laisse imaginer à quel point un tel constat me faisait mal.

C'est sans doute en souvenir de cette période que je peux pas m'empêcher de penser que Del Piero est plus grand que Totti.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Message posté par EM2
Spoil comme hier, pour que vous puissiez vous écharper correctement.

Demain on sort l'article du 10ème au 5ème. Sur la même forme mais avec des notules un peu plus longues.

Et ensuite la semaine pro, un joueur par jour.

Allez nous chercher le top 5 dans l'ordre ;)

Bises


Bon je vais spoiler tout le monde, le top 5 sera celui là:

1-Baggio
2-Meazza
3-Baresi
4-Buffon
5-Rossi.
Note : 1
Message posté par Georgesleserpent 2.0
Oui tout à fait.
Tu as bien compris mon idée.
Cf mon dernier post en réponse à Charrua.

Il faut bien comprendre, pour ceux qui ne se souviennent pas/n'avaient pas la possibilité de regarder les matchs à l'époque, à quel point ADP était dingue, sur une période allant approximativement de 95 à 98.

Beaucoup (moi compris) pensaient que l'Italie avait trouvé un joueur encore plus fort que Baggio, chose qui paraissait a priori impensable, impossible.
Et en tant que supporter du Milan (donc anti Juve) et grand amateur de Baggio, je te laisse imaginer à quel point un tel constat me faisait mal.

C'est sans doute en souvenir de cette période que je peux pas m'empêcher de penser que Del Piero est plus grand que Totti.


Moi fan absolu du Barca je peux t'assurer qu'il me fascinait plus que Ronaldo (le brésilien). 2 joueurs m'ont fait regarder avec délectation la Juve: c'est Del Piero et Zlatan lors de sa première saison dans le Piémont.
Note : 1
Message posté par mario
Sinon, 35 buts pour Riva avec la casaque nationale. C'est beaucoup et peu à la fois. Avec tous les super-attaquants que l'Italie a eus c'est peu finalement.

Rossi dans le top 10. Pourquoi pas? Il a quand même accompli l'exploit le plus fantastique de l'histoire du calcio et, peut-être même du foot.


Mario ce faible niveau de buts est dans le cas de l'Italie le signe d'une densité extrême de talents. Aucun joueur (surtout offensif) n'a été indispensable sur le long terme (en foot 3 ans , c'est déjà beaucoup).
En revanche si Balotelli avait décidé d'être un joueur de foot, il aurait probablement battu ce record profitant d'un creux générationnel depuis 2006 qui lui aurait garanti une titularisation indiscutable pendant 10 ans d'où l'importance toute relative des chiffres. C'est ce que les théoriciens du jeu appelle la Neymarisation du football
Dean Moriarty Niveau : District
Note : 1
Message posté par Georgesleserpent 2.0
Oui tout à fait.
Tu as bien compris mon idée.
Cf mon dernier post en réponse à Charrua.

Il faut bien comprendre, pour ceux qui ne se souviennent pas/n'avaient pas la possibilité de regarder les matchs à l'époque, à quel point ADP était dingue, sur une période allant approximativement de 95 à 98.

Beaucoup (moi compris) pensaient que l'Italie avait trouvé un joueur encore plus fort que Baggio, chose qui paraissait a priori impensable, impossible.
Et en tant que supporter du Milan (donc anti Juve) et grand amateur de Baggio, je te laisse imaginer à quel point un tel constat me faisait mal.

C'est sans doute en souvenir de cette période que je peux pas m'empêcher de penser que Del Piero est plus grand que Totti.


C'est exactement ça, le Del Piero de cette époque-là était formidable, j'avais rarement vu un mec aussi fort. C'est celui qui me faisait la plus forte impression avec Ronaldo.

Baggio ça a été ma première idole, il m'a fait rêver pendant la coupe du monde 94, je vais pas revenir sur toutes les belles choses que vous avez dites, je suis entièrement d'accord. Il aura manqué à Del Piero, et Totti dans une moindre mesure, de véritable exploits en équipe nationale pour être dans le top 10. Mais ils ont été champions du monde, et je suis vraiment content pour ça, en plus ils ont chacun mis leur but dans la compétition.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Message posté par aerton
Moi fan absolu du Barca je peux t'assurer qu'il me fascinait plus que Ronaldo (le brésilien). 2 joueurs m'ont fait regarder avec délectation la Juve: c'est Del Piero et Zlatan lors de sa première saison dans le Piémont.


Aaaah, les passages du Z en Italie...
Qu'il était fort.
Si véloce et spontané à la Juve
Si complet à l'Inter (cf Crespo qui explique que les possibilités de ce joueurs sont "illimitées")
Si parfait au Milan
Note : 1
Pour les anecdotes (qu'on me corrige, complète)

Del Piero restait à la fin des entrainements avec Baggio pour s'entrainer au coups francs

Capello à Zlatan :
"Oublie l'Ajax, ses tic-tac-toc, ta manie de toujours chercher à dribbler tous tes adversaires, je m'en fous de tout ça. Ce qui compte pour moi, ce sont les buts. Tu dois penser en Italien, avoir l'instinct du tueur". Et voilà Ibra contraint de rester après les entraînements pour faire entre 70 et 80 frappes au but dans différentes positions, sous l’œil attentif d'un des bras droits du "Don" Fabio, Italo Galbiati.

C'est cet entrainement qui a permit à Zlatan de devenir un tueur notamment en 1 contre 1 face aux gardiens.
Blatter m'a tuer Niveau : Ligue 2
Note : 1
En fait c'est bizarre le nombre de joueurs enormes des 80s 90s qui ont ete touches par de tres graves blessures ayant mene soit a l'arret precoce de leurs carrieres, soit a un potentiel pas totalement exploite.

Baggio, Del Piero, Van Basten, Redondo,Gazza... Des gars deja tellement forts mais qui auraient pu l'etre encore plus. Aujourd'hui les joueurs ont l'air beaucoup plus epargne. Meilleure preparation? Meilleure formation? Moins de coups?
Message posté par Ubriacone
Totti a toujours été pris pour le crétin de service (notamment dans le nord) avec les barzelette, son parlé romain, etc... Injustement car outre l'humour et l'auto-dérision du romain conscient de son milieu social et de son niveau d'éducation, certains oublient que fondamentalement Del Piero, l'homme du nord-est, était loin d'être une lumière.
Quand Agnelli l'appelle non sans ironie Pinturicchio ou Godot, il prend le soin d'utiliser des références culturelles qu'il sait ne pas être à la portée de son joueur.
Del Piero a aussi fait de la pub pour un organisme de cours par correspondance. Ses détracteurs ne manquant évidemment pas de détourner ces pubs pour souligner l'ignorance du garçon. La plus célèbre d'entre elle sortie lors d'un Inter / Juve invitant carrément le dit organisme à rembourser Del Piero!


En fait, comme tout bon romanista qui se respecte, tu ne comprends pas ce qui est reproché à Totti. C'est son manque de classe, mais surtout sur le terrain et dans ses déclarations. C'est mesquin, c'est violent, c'est petit, c'est pas classe quoi. Et ça ternira à jamais son image, parce que le type qui fracasse les tibias et les chevilles de ses coéquipiers en sélection (cf le match où il fracasse la cheville de Pirlo et l'arbitre ne siffle pas), les crachats à tout va, le même refrain lorsqu'il était dominé avec son équipe contre la Juve... Tout ça, ça donne le sentiment d'un joueur débile, méchant Une attitude que son talent ne peut pas excuser.
Note : 1
Donc Zoff et Buffon, deux gardiens, dans le top 10 ?
C'est reconnaître une des spécificités du calcio et pas la moindre tellement l'excellence de la formation à ce poste a produit de joueurs hors-norme.
Là on a deux immenses gardiens, deux très grands capitaines, deux champions du monde artisans essentiels de la victoire.
Merci Sofoot !
Message posté par Blatter m'a tuer
En fait c'est bizarre le nombre de joueurs enormes des 80s 90s qui ont ete touches par de tres graves blessures ayant mene soit a l'arret precoce de leurs carrieres, soit a un potentiel pas totalement exploite.

Baggio, Del Piero, Van Basten, Redondo,Gazza... Des gars deja tellement forts mais qui auraient pu l'etre encore plus. Aujourd'hui les joueurs ont l'air beaucoup plus epargne. Meilleure preparation? Meilleure formation? Moins de coups?


Modernité des installations, suivi plus étouffant (complet diront les gens), et aussi des défenseurs bien moins forts, bien moins durs sur l'homme, des milieux moins rugueux, et les stars, les jeunes artistes, sont de plus en plus protégées par les arbitres.

Après, le genre de blessure qu'ont subi Ronaldo, Baggio et Del Piero, c'est tout seul à chaque fois, l'appui est mauvais, ça arrive et craque.
Note : 1
Message posté par Ubriacone
Totti a toujours été pris pour le crétin de service (notamment dans le nord) avec les barzelette, son parlé romain, etc... Injustement car outre l'humour et l'auto-dérision du romain conscient de son milieu social et de son niveau d'éducation, certains oublient que fondamentalement Del Piero, l'homme du nord-est, était loin d'être une lumière.
Quand Agnelli l'appelle non sans ironie Pinturicchio ou Godot, il prend le soin d'utiliser des références culturelles qu'il sait ne pas être à la portée de son joueur.
Del Piero a aussi fait de la pub pour un organisme de cours par correspondance. Ses détracteurs ne manquant évidemment pas de détourner ces pubs pour souligner l'ignorance du garçon. La plus célèbre d'entre elle sortie lors d'un Inter / Juve invitant carrément le dit organisme à rembourser Del Piero!


Personnellement je m'en fous du niveau scolaire d'un footballeur et je n'ai jamais considéré la latitude comme un facteur discriminant. Je ne pense même pas que l'opposition Juventus-Roma entre en ligne de compte dans mon jugement (en 82 je place Bruno Conti plus haut que beaucoup de juventini de la Nazionale par exemple).
Mais Totti (dont j'apprécie justement l'auto-dérision), sur le terrain, a souvent eu un comportement de crétin de service. Pas Del Piero. Jamais.
Là je ne parle pas d'exemplarité nécessaire du sportif, une blague à mon avis, mais d'honneur et de dignité de l'homme.
Pour le reste, Totti mérite sa place, aucun problème.
Message posté par Blatter m'a tuer
C'est ca. A part Maradonna qui s'est litterallement fait broyer la jambe en Espagne, ceux que j'ai cites se sont toujours blesses tout seul (Van Basten a confirmer). Est-ce que ca viendrait pas de la formation, la ou les muscles se forment, plutot que dans le suivi une fois pro?


Ronaldo a une tendance à prendre du poids qui l'a flingué tout jeune, le type était tout fluet il a passé son temps à grossir, avec son jeu ses genoux n'ont pas tenus. Et je pense que ça vient surtout d'une résistance naturelle, et effectivement peut-être que du côté de la formation on n'était pas assez vigilant avant là-dessus. Mais c'est le type de jeu, et celui de Del Piero ou Baggio conduit assez souvent à ce genre de blessures, d'être toujours en équilibre un mauvais appui et c'est la cata. D'ailleurs je pense que ce sont les années de taekwondo plus la taille du Z qui lui ont permis de ne pas se flinguer quand il était un jeune ailier virevoltant à Malmö ou l'Ajax.
Georgesleserpent 2.0 Niveau : National
Note : 1
Message posté par Krugg
Totti c'est Del Piero en plus fort.

Le joueur italien le plus talentueux depuis Roberto Baggio, qui s'il avait rejoint le Real serait dans le top 3 ou 5 all time des joueurs italiens.

M'enfin bon le palmarès de Del Piero justifie peut-être qu'il soit placé devant, et encore.


Le plus talentueux après Del piero et Cassano, tu veux dire ?
Bref, pas d'accord
pointardinho Niveau : District
Baggio, rien que pour sa CDM 1994, mes premiers rêves d'ado.
Le match contre le nigeria.

mon incrédulité devant son péno raté, non pas toi roberto. Pourtant avec le temps j'ai adoré en toi, le beautiful looser. tes derniers buts à Brescia le dimanche soir ..des petits délices.

Pour Nesta, ADP, Totti , l'amour immodéré du début des années 2000 et du calcio.
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
Note : 1
Message posté par Charrua
Il a eu les mêmes soucis peu ou prou. C'est comme l'a dit Georges, avant 95, on pensait tous qu'Alex allait devenir un Baggio 2.0, avant sa blessure on s'est tous dit que c'était l'extraterrestre qui débarque tous les 20-30 ans. Et puis il s'est blessé, et on a compris en quoi c'est devenu un Baggio 2.0 : le même avec un seul club (quasiment), cet espèce de mysticisme constant quand on le voit toucher le ballon, une pureté d'exécution dans les frappes, et la blessure qui donne des regrets à tous les amoureux : et si seulement il avait rien eu ?

Enfin bref, de toute façon j'pourrais en parler des heures, j'me souviens très bien du but de Baggio avec la Juve dont tu parles Georges, il est splendide. Un peu comme le but d'Alex contre la Fiorentina, l'extérieur pied droit en pleine course, surréaliste.

Voilà l'adjectif pour ces deux joueurs, surréalistes.


un Baggio 2.0 faut pas exagérer quand même, même si Del Piero a marqué l'histoire de la Juventus, il n'a absolument pas marqué l'histoire de la sélection italienne(ou alors en négatif, cf: finale euro 2000), au contraire de Baggio...

Baggio était indiscutable en sélection pendant presque une décennie, mettant des Zola, Del Piero et autres Mancini sur le banc... Del Piero quant à lui est resté le remplaçant de Totti pendant une décennie...
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
j'ai vu une vidéo un jour de Guardiola disant à Messi que le joueur le plus fort avec lequel il ait joué c'était Baggio, tout en rajoutant:"pourtant il était en fin de carrière quand je l'ai connu et il avait déjà subi 6 opérations aux genoux..."

Je crois que ça pose le bonhomme...
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
Note : 1
Message posté par Charrua
Tu manques sûrement d'objectivité. Après les gens parlaient des autres Top 100 qui allaient sortir pour l'Euro, et du coup bah y a pas le Brésil. Et l'Italie en premier classement reçu, ça nous interroge sur la saveur des autres.

@maxlojuventino franchement les choix du sélectionneur de mettre Totti à la place de Del Piero j'ai jamais vraiment compris, d'ailleurs c'était pas mal la galère pendant les grosses compétitions d'un point de vue offensif de mémoire. Après oui, l'Euro 2000, d'ailleurs j'en parle en disant que si ces trois ratés avaient été des buts, on aurait même pas ce débat sur Del Piero et Totti. Et puis, Baggio a plus marqué la sélection, mais a tout autant raté que Del Piero avec la Nazionale.


des ratés comme ceux de Del Piero? Je ne m'en souviens pas alors...

Certes il rate le tir au but décisif en 94, mais compte tenu de son mondial stratosphérique et du fait qu'il jouait cette finale blessé, personne ne lui a jamais reproché ça...

Sinon, il y a bien la reprise de volée magnifique qui passe d'un cheveu à côté face à la France en 98, mais compte tenu de la difficulté technique du geste, encore une fois personne ne lui en veut...

Rien à voir avec les ratés de Del Piero en finale de l'Euro qui était seul face à Barthez...


Quant au choix Totti/ Del Piero, il ne m'a jamais choqué à partir du moment où Totti n'a jamais déçu en sélection(sauf son crachat en 2004 sur Poulsen, mais bon...) et a été énorme durant l'Euro 2000 (meilleur joueur de la finale si je ne m'abuse), c'est lui qui est à l'origine du décalage sur le but de Del Vecchio et sur les occasions de Del Piero c'est lui encore.

Il fait un gros mondial 2002, avec plusieurs passes décisives(4 il me semble). En 2006, il joue affaibli et finit meilleur passeur...

Bref, les faits donnent plutôt raison à Totti, au détriment de Del Piero... Del Piero fut un juventino fabuleux, mais un azzuro au limite du supportable.
Note : 1
Message posté par maxlojuventino

Baggio était indiscutable en sélection pendant presque une décennie, mettant des Zola, Del Piero et autres Mancini sur le banc... Del Piero quant à lui est resté le remplaçant de Totti pendant une décennie...


Malheureusement non. Sacchi l'écarte progressivement après le Mondial 94, commençant à appeler Del Piero qui pouvait jouer à gauche dans le milieu en 4-4-2, et mettant Zola en attaque avec Casiraghi.
Et au Mondial 98, Baggio reste remplaçant de Del Piero alors que ce dernier est dans une forme moyenne et que Baggio était sur la lancée de sa splendide saison à Bologne.
Même à son meilleur, il a toujours été discuté. Le coach de Bologne à l'époque, Ulivieri, avait clairement fait comprendre lors de la signature de Baggio que ce n'était pas son choix et qu'il devait lui trouver une place dans un système qu'il considérait rodé sans lui. Avec le recul, c'est fou!
Note : 1
Message posté par Blatter m'a tuer
En fait c'est bizarre le nombre de joueurs enormes des 80s 90s qui ont ete touches par de tres graves blessures ayant mene soit a l'arret precoce de leurs carrieres, soit a un potentiel pas totalement exploite.

Baggio, Del Piero, Van Basten, Redondo,Gazza... Des gars deja tellement forts mais qui auraient pu l'etre encore plus. Aujourd'hui les joueurs ont l'air beaucoup plus epargne. Meilleure preparation? Meilleure formation? Moins de coups?


Dopage différent et la médecine a progressé comme en témoigne l'histoire du ménisque de Baggio.
Note : 1
Message posté par Charrua
Modernité des installations, suivi plus étouffant (complet diront les gens), et aussi des défenseurs bien moins forts, bien moins durs sur l'homme, des milieux moins rugueux, et les stars, les jeunes artistes, sont de plus en plus protégées par les arbitres.

Après, le genre de blessure qu'ont subi Ronaldo, Baggio et Del Piero, c'est tout seul à chaque fois, l'appui est mauvais, ça arrive et craque.


On peut supposer que les anti douleurs ont empêché d'alerter le corps s'ils en prenaient... Ce qui est fort probable vu les réglementations de l'époque.
http://rue89.nouvelobs.com/rue89-sport/ … urs-246202
Note : 1
Message posté par maxlojuventino
des ratés comme ceux de Del Piero? Je ne m'en souviens pas alors...

Certes il rate le tir au but décisif en 94, mais compte tenu de son mondial stratosphérique et du fait qu'il jouait cette finale blessé, personne ne lui a jamais reproché ça...

Sinon, il y a bien la reprise de volée magnifique qui passe d'un cheveu à côté face à la France en 98, mais compte tenu de la difficulté technique du geste, encore une fois personne ne lui en veut...

Rien à voir avec les ratés de Del Piero en finale de l'Euro qui était seul face à Barthez...


Quant au choix Totti/ Del Piero, il ne m'a jamais choqué à partir du moment où Totti n'a jamais déçu en sélection(sauf son crachat en 2004 sur Poulsen, mais bon...) et a été énorme durant l'Euro 2000 (meilleur joueur de la finale si je ne m'abuse), c'est lui qui est à l'origine du décalage sur le but de Del Vecchio et sur les occasions de Del Piero c'est lui encore.

Il fait un gros mondial 2002, avec plusieurs passes décisives(4 il me semble). En 2006, il joue affaibli et finit meilleur passeur...

Bref, les faits donnent plutôt raison à Totti, au détriment de Del Piero... Del Piero fut un juventino fabuleux, mais un azzuro au limite du supportable.


Sauf le match contre les pays bas en 2000. Del piero est le seul attaquant de l'italie à 10. Il tombe et obtient un coup franc a chaque ballon sortie par les italiens.

Guy Roux aux commentaires sur France television lui fait des éloges de dingue tout le match "quelle intelligence de jeu!" etc.. etc..

:-)
fuoriclasse Niveau : DHR
Et voilà, nous nous trouvons à l'approche du dernier virage, avant la ligne droite d'arrivée qui marquera la fin du voyage au sein du football italien. Une initiative qui aura enthousiasmé bon nombre de permanents du site, ravivé la mémoire des plus anciens et enrichi celle des plus jeunes. Le seul reproche (si l'on veut) que l'on pourra souligner, c'est que ce genre de classement est plus compliqué que ceux traditionnels; ce qui a amené la confusion chez certains qui avaient du mal à privilégier les joueurs qui ont eu une influence décisive et mémorable (l'exemple numéro 1; paolo rossi lors des mondiaux 78 et 82) par rapport à d'autres éléments intrinsèquement plus doués mais qui, pour une raison ou une autre, n'auront pas laissé une empreinte aussi profonde dans l'histoire de ce sport.
Note : 1
Parfaitement dit DivinCodino, cette période du football étant celle que je connais le mieux , je confirme que la belle carrière de Baggio en sélection s'arrête avec son penalty raté au Rosebowl de Pasadena, match enregistré sur 2 cassettes VHS (car trop long) et revu 100 fois jusqu'en 96 puis plus du tout.
Il a toujours eu une relation tourmentée avec presque tous ses coaches car pas assez italien dans son football, comme je l'écrivais il y a quelques mois. Selon moi, c'est ce qui a le plus contrarié sa carrière, davantage que les blessures.
Joueur préféré du public mais pas des entraineurs. D'ailleurs y-a-il un de ses entraineurs qui l'ait sacré meilleur footballeur qu'il ait jamais coaché?
Note : 1
Message posté par DivinCodino
Malheureusement non. Sacchi l'écarte progressivement après le Mondial 94, commençant à appeler Del Piero qui pouvait jouer à gauche dans le milieu en 4-4-2, et mettant Zola en attaque avec Casiraghi.
Et au Mondial 98, Baggio reste remplaçant de Del Piero alors que ce dernier est dans une forme moyenne et que Baggio était sur la lancée de sa splendide saison à Bologne.
Même à son meilleur, il a toujours été discuté. Le coach de Bologne à l'époque, Ulivieri, avait clairement fait comprendre lors de la signature de Baggio que ce n'était pas son choix et qu'il devait lui trouver une place dans un système qu'il considérait rodé sans lui. Avec le recul, c'est fou!


Parfaitement dit DivinCodino, cette période du football étant celle que je connais le mieux , je confirme que la belle carrière de Baggio en sélection s'arrête avec son penalty raté au Rosebowl de Pasadena, match enregistré sur 2 cassettes VHS (car trop long) et revu 100 fois jusqu'en 96 puis plus du tout. Il a toujours eu une relation tourmentée avec presque tous ses coaches car pas assez italien dans son football, comme je l'écrivais il y a quelques mois. Selon moi, c'est ce qui a le plus contrarié sa carrière, davantage que les blessures. Joueur préféré du public mais pas des entraineurs. D'ailleurs y-a-il un de ses entraineurs qui l'ait sacré meilleur footballeur qu'il ait jamais coaché?
Blatter m'a tuer Niveau : Ligue 2
Note : 1
L'ossature Juventine c'est faux. En 98 il n'y a que Pessotto de titulaire. En 2000 seulement Iuliano et Zambrotta je crois. 2002 il y'a Zambrotta et Buffon ,peut etre encore Iuliano. Et en 2004 tu rajoutes juste Camoranesi.

Quand au fait de jouer ou pas au Real, dans ce classement ca n'aurait rien change, au contraire. Une grande part de respect qu'on a pour Totti est justement du au fait qu'il soit l'homme d'un club. De plus il est lui-meme devant des joueurs qui ont un palmares bien plus fourni que le sien.

J'ajouterai enfin que bien qu'il aurait certainement ete titulaire n'importe ou, a la Roma il n'a jamais ete mis en competition, quand Del Piero a du lui gagner sa place presque chaque saison a la Juve.
Blatter m'a tuer Niveau : Ligue 2
Je repondais a Ubriacone.

Les gars faites quelque chose pour les comms serieux, c'est horrible. Entre les deconnexions-reconnexions et les quote qui foirent ca devient dur. Rendez-vous compte a quel point on aime votre article pour se faire chier a ce point pour pouvoir commenter!
roberto-larcos Niveau : Ligue 2
Note : 1
Je conchie ce webmaster qui m empêche de commenter la meilleure serie d articles de l année dans de bonnes conditions.

Très content de la place de Totti et ça me semble logique qu il soit derriere Alé.
Note : -1
Les gars personne a cité GABRIEL BATISTUTA l'un des plus grand numero 9 de l'histoire... évidement qu'il sera dans le top 10.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Message posté par Batistuta9
Les gars personne a cité GABRIEL BATISTUTA l'un des plus grand numero 9 de l'histoire... évidement qu'il sera dans le top 10.


Euh comment dire... C'est un classement des joueurs italiens. Ou alors ton post était ironique et dans ce cas, mea culpa !
U'Marranzanu Niveau : CFA2
Note : 1
Message posté par Batistuta9
Les gars personne a cité GABRIEL BATISTUTA l'un des plus grand numero 9 de l'histoire... évidement qu'il sera dans le top 10.


Déjà faite avec Zanetti désolé.
The flying dutchman Niveau : Loisir
Note : 1
Ca me fait bien plaisir de voir autant de posts sur le foot italien, un football bêtement méprisé en France.
The flying dutchman Niveau : Loisir
Message posté par aerton
Parfaitement dit DivinCodino, cette période du football étant celle que je connais le mieux , je confirme que la belle carrière de Baggio en sélection s'arrête avec son penalty raté au Rosebowl de Pasadena, match enregistré sur 2 cassettes VHS (car trop long) et revu 100 fois jusqu'en 96 puis plus du tout. Il a toujours eu une relation tourmentée avec presque tous ses coaches car pas assez italien dans son football, comme je l'écrivais il y a quelques mois. Selon moi, c'est ce qui a le plus contrarié sa carrière, davantage que les blessures. Joueur préféré du public mais pas des entraineurs. D'ailleurs y-a-il un de ses entraineurs qui l'ait sacré meilleur footballeur qu'il ait jamais coaché?


Il me semble qu'en 98, il est sacrément bon et est à un poil de cul de sortir l'EDF.
Massimo69 Niveau : DHR
Note : 1
C'est exact, Baggio a encore un niveau extraordinaire en 1998.

Mais malheureusement un fameux revival de la "staffetta" (cf Rivera/Mazzola au Mondial '70) fait que Del Piero OU Baggio jouait au poste de 2ème attaquant à côté de Vieri, jamais les deux ensemble. Et comme par hasard Cesare Maldini choisissait Del Piero qui était moins en forme car revenant de blessure... Revoyez ce France-Italie '98 et notez la différence à l'entrée de Baggio... Quel joueur c'était... Il dégageait une incroyable fragilité mais tu sentais que tu pouvais renverser des montagnes avec un type comme lui, tu te sentais en confiance en tant que supporter.

PS: ce classement est splendide et la vidéo de Del Piero m'a fait chialer
Massimo69 Niveau : DHR
Note : 1
@ RonnieSheva:

Silvio Piola, obligatoirement ;)
jallet ldire Niveau : District
Message posté par S P Q R
Mon dieu mais ça en devient indécent de prendre autant de plaisir à lire un article!
Et puis admirer Gigi Riva sur la grande marche trimphale de Verdi, ça dresse les poils.

Encore une superbe fournée, je n'ai malheureusement eu la chance de voir jouer qu'une partie de ces légendes, mais incontestablement la marque qu'ils ont laissé dans l'histoire de foot en Italie est immense.

Georges, je pense qu'on ne s'accordera pas sur la place de Totti et Del Piero, mais tant mieux d'ailleurs, c'est la beauté de ce sport.
Pour ma part je me contenterai de dire qu'il s'agit de deux artistes absolus, aux qualités assez similaires.
Et les défauts de Totti, que personne ne peut nier, font pour moi partie du personnage et le rendent encore plus romantique. Je suis évidemment subjectif, mais je préfèrerai toujours un joueur qui craque de temps en temps, un mec qui fonctionne à l'instinct pur.
Attention, je ne dis pas que ADP n'était pas un émotif, mais ça explique simplement que je passe beaucoup de choses à Totti.

Sinon, pour finir sur une note un peu plus terne, le fait de voir défiler tellement de légendes me fait réaliser qu'on est quand même mal embarqué...
Ca fait un moment qu'on n'a pas vu sortir un joueur arrivant à la cheville de ceux-la.
Je me surprend maintenant à m'enthousiasmer sur des joueurs parce qu'éventuellement ils pourraient avoir du talent, alors qu'à une certaine époque, on sortait des joueurs déjà exceptionnels à 20 ans.
Tristesse


Il y a quand même Marco Verratti qui est dans les temps pour faire son trou dans ce classement un jour ;)
le chevalier blanc Niveau : Loisir
Note : 1
L'Italie, quelle nation de jouissance, de fantasme et de football? Rendez-vous compte de la qualité de tous ces types. De 40 à 50, on a des mecs qui ont fait gagné des ligues des champions. On jongle entre des générations qui ont gagné 2/3 ligues des champions et 2 coupes du monde.

Ce top 20 fait froid dans le dos : Riva, Facchetti, Del Piero, Totti, Nesta et Mazzola hors du Top 10 ??? Impensable ! Injuste ! Ces types sont des légendes ! Eh ouais, mais dans le top, il y a encore mieux : Baresi, Rossi, Maldini, Baggio, Meazza, Rivera, Zoff, Buffon et mieux encore, Pirlo.

Cette nation est incroyable et on se rend compte combien la France n'est rien en football...

Merci Sofoot ! <3
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
Message posté par jallet ldire
Il y a quand même Marco Verratti qui est dans les temps pour faire son trou dans ce classement un jour ;)


je me demandais moi aussi quels jeunes joueurs italiens avaient le niveau aujourd'hui pour rentrer un jour disons dans les 30 meilleurs et franchement il va falloir qu'ils cravachent parce que c'est pas gagner.

Verratti peut-être, mais comme il ne fait ni la différence par ses dribbles, ni par ses tacles, ni par ses buts, ça risque d'être compliqué.

Insigne a le plus gros potentiel et si Naples gagne quelques titres durant sa carrière, cela pourrait l'élever au rang d'icône. Mais pour être l'un des meilleurs italiens de tous les temps il faudra qu'il brille aussi en sélection et pour l'instant il ne joue pas...

Berardi a un gros rythme en termes de buts pour un joueur de seulement 21 ans, il a déjà planté presque 40 buts en Serie A, ce qui est remarquable, puisque ce n'est jamais arrivé auparavant, d'autant plus que ce n'est pas vraiment un attaquant. Par contre il ne fait pas une grande saison cette année.

Donnaruma, franchement je place de gros espoirs en lui, s'il y a un futur Buffon, ça ne peut être que lui...

Après je mets une petite pièce sur le duo défensif Rugani-Romagnoli.

EN bref, n'oublions pas que si l'Italie gagne l'Euro cet été (peu probable, mais possible connaissant l'Italie)ou le mondial dans deux ans(après tout la loi des séries envoie l'Italie en finale d'un grand évènement tous les 6 ans), des joueurs comme Chiellini-Barzagli ou Marchisio pourraient grappiller pas mal de places dans ce classement.

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