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Ils ont marqué le foot anglais, de 60 à 51

Chaque mois, jusqu'à l'Euro, Sofoot.com retracera les 100 joueurs qui ont marqué le football italien, espagnol, allemand, anglais et français. On enchaîne avec l'Angleterre, et les joueurs classés de la 60e à la 51e place.

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60. Viv Anderson


Viv Anderson n’a pas été un simple défenseur évoluant au sein du championnat britannique. La coupe afro, les jambes fines et longues, celui qu’on avait coutume d’appeler Spider, demeure un marqueur d’histoire intemporel. Car après avoir reçu des bananes et été victime d’actes racistes en tout genre, il a été le premier joueur professionnel noir à vêtir la tunique des Three Lions, lors d'une rencontre internationale en 1978. Icône à Nottingham Forest, où il a gagné notamment deux Ligue des champions et bénéficie encore d’un crédit immense (élu meilleur latéral droit de l’histoire du club par les fans), il a également exporté son physique longiligne à Arsenal, Sheffield Wednesday, Barnsley et Middlesbrough. Sans oublier Manchester United, son club de cœur, qui l’avait pourtant recalé plus jeune. Au-delà d’une carrière accomplie, Viv Anderson reste donc un pionnier qui a joué un rôle considérable pour les futurs joueurs noirs du Royaume. RD

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59. Ray Clemence


Encore considéré comme le meilleur gardien de l'histoire des Reds par une partie de la planète Liverpool, Ray Clemence a fait le boulot pour marquer les esprits. Goal titulaire à Anflield de 1967 à 1981, il a rempli les feuilles de stats et l'armoire à trophées : 314 clean sheets en 665 matchs, 3 Ligues des champions, 2 Coupes de l'UEFA, 5 championnats, et on en passe. Ray Clemence, gardien mythique du Liverpool de cette époque dorée, est aussi devenu une sorte d'image d'Épinal du portier des seventies. Chevelure indisciplinée parfois recouverte d'une casquette de Gavroche, maillot vert à manches longues un peu grossier sur les épaules et les gants seulement quand ça lui chantait. Il s'en est aussi bien tiré lors de son septennat à Tottenham, où il a ajouté une nouvelle coupe de l'UEFA et un autre championnat à son CV. Seul regret, si Clemence a joué à Liverpool au meilleur moment et à une époque où les Reds marchaient sur l'eau, il a connu une équipe nationale dans le creux de la vague. Il ne joue la Coupe du monde que lors de la campagne ratée de 1982, et quitte les Three Lions après 61 sélections sans rien y avoir accompli. AD

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58. Ian Callaghan


Ian Callaghan avait ses habitudes. Au total, le joueur de Liverpool disputa 857 matchs avec le maillot rouge entre 1959 et 1978. Aujourd’hui encore, il est celui qui a le plus représenté les Reds dans l’histoire du football. Mais avant chacune de ses rencontres, Callaghan était le même : il s’avançait, trente-quatre minutes avant le coup d’envoi, et passait l’ensemble de son corps sous une douche froide. Il n’en a jamais manqué une. Ian Callaghan était comme ça. C’était un phénomène, un pan de l’histoire d’une époque dorée pour le Liverpool FC qui gagnera, avec lui, cinq championnats d’Angleterre, deux FA Cup, deux coupes de l’UEFA et deux C1. Avant que Callaghan ne grimpe sur le toit du monde, en 1966, avec la troupe à Alf Ramsey. Le genre de CV qu’on ne laisse pas passer. MB

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57. Ray Kennedy


Anfield sait dire merci. Vraiment. Il était 21 heures, le 21 avril 2009, lorsque Ray Kennedy s’avança, le dos courbé, sous les yeux du Kop légendaire. Il leva la tête et admira : un numéro cinq rouge dessiné d’un côté, un numéro dix jaune de l’autre. À Londres, comme à Liverpool, Kennedy restera à jamais une légende dans les cœurs. Jeune, Stanley Matthews lui avait expliqué qu’il était « trop lent pour devenir footballeur » . Pourtant, le 3 mai 1971 à White Hart Lane, c’est bien lui qui marquera un chapitre entier du football anglais en offrant le premier doublé coupe-championnat de l’histoire à Arsenal, avec un coup de tête historique. L’homme méché parle des « trois minutes les plus longues de sa vie » . Trois minutes qui ont fait de lui un homme différent. MB

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56. Ray Parlour

Milieu travailleur historique d’Arsenal, Parlour était un homme de l’ombre qui savait se mettre en lumière. Comme la fois où, en boîte, il interroge sans détour la mannequin Alicia Douvall sur « les structures improbables que sont ses seins » et ajoute à sa colère en lui versant une pinte de bière dans le dos. Comme les nombreuses fois où lui et Adams, son partenaire de chouille, squattent les maternités des hôpitaux pour justifier leur cuite du soir, par n’importe quelle naissance de bébé. Comme lors de son premier match professionnel contre Liverpool durant lequel il provoque un penalty et précipite la défaite de son équipe. Comme les fois où il marque aussi, que ce soit contre Chelsea en finale de Coupe d’Angleterre 2002 ou sur sa superbe frappe face à Brème en C3. Pas pour rien qu’Overmars le surnomma, un peu ironiquement il est vrai, The Romford Pelé. F.C.

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55. Peter Osgood


Le torse relevé, l’air serein avec un ballon dans sa main droite, l’attaquant anglais domine l’entrée de Stamford Bridge et scrute chaque supporter s’y rendant. Avec l’édification en 2010 d’une statue, aux abords de l’enceinte londonienne, représentant à merveille Peter Osgood, Chelsea s’est assuré de rendre sa légende immortelle. Il faut dire que « The King of Stamford Bridge » a laissé une marque indélébile dans l’histoire des Blues. Buteur complet - rapide, costaud et habile avec ses guibolles -, Osgood débute à 17 ans sa carrière professionnelle au CFC. S’en suivent dix piges de passion réciproque entre le rejeton issu du baby boom et ses supporters (380 parties, 150 pions), dont deux exercices ponctués à 31 buts chacun. Seulement, en 1974, des problèmes internes avec son coach Dave Sexton le poussent vers la sortie et Southampton, qui lâche 275 000 livres pour disposer des services d’Osgood trois saisons durant. Après de brefs passages à Norwich puis Philadelphia, le King retourne sur son trône en 1978, mais ne peut empêcher la descente de Chelsea en seconde division, avant de se retirer définitivement du football. Le Roi n’est plus. Peter Iznogoud. ES

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54. Steve Bloomer


Quand il entre dans les livres d'histoire, Steve Bloomer est du genre à y rester. Il a arrêté sa carrière en 1914, et alors ? Il reste le deuxième meilleur buteur de l'histoire de la Premier League (317 buts), pas prêt d'être délogé. La légende de Derby County était un attaquant vif et intelligent, et a claqué quelques triplés, quadruplés et même un quintuplé avec l'équipe d'Angleterre. Il est aussi allé régaler du côté de Middlesbrough, avant de rentrer au bercail et d'effectuer ses dernière piges à Derby. Retraité à 40 ans à l'aube de la Première guerre mondiale, il a la mauvaise idée de partir entraîner le Britannia Berlin en juillet 1914, moins d'un mois avant le début des combats, et est fait prisonnier dans la foulée. Il ne sera libéré que quatre ans plus tard. Son ombre plane toujours sur Derby County, et Bloomer a son buste au Pride Park. Il continue ainsi d'observer les Rams, comme l'indique la chanson qui porte son nom et qui est devenue l'hymne du club : « Steve Bloomer's watching, Helping the fight, Guiding our heroes, In the black and white  » . AD

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53. Steve Bruce


Capitaine respecté de Man United entre 1992 et 1996, Steve Bruce forme alors, avec Gary Pallister, une robuste charnière centrale pour la défense de Sir Alex Ferguson, pendant la première moitié des nineties. Défenseur mais aussi buteur - près d’une centaine de goals inscrits au cours de sa carrière -, Bruce offre officiellement le titre de Premier League aux Red Devils en avril 1993, d’une tête à la 97e minute face à Sheffield Wednesday - les prémices du Fergie Time. Il devient même le premier skipper anglais du XXe siècle à réussir le doublé coupe-championnat, en 1994. De sa période professionnelle (20 saisons, entre Gillingham, Norwich, MU, Birmingham et Sheffield) auréolée notamment de trois championnats, Bruce n’en garde qu’une déception : n’avoir jamais été appelé pour défendre les couleurs de son pays. Avec sa tronche à tenir un pub au sol miteux et collant, il fait pourtant partie du onze anglais composant l’équipe type de la décennie 1992-2002. Bruce embrasse ensuite une carrière de manager, sans grande réussite, mis à part quelques belles échappées à Birmingham, Sunderland et actuellement Hull City. ES

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52. Clive Allen


Lorsqu'il s'engage en 1988 chez des Girondins sur le déclin, Clive Allen fait partie, avec Enzo Scifo et Jesper Olsen, du dernier wagon de grosses recrues du Bordeaux de Claude Bez. Une autre époque, où avec 13 buts inscrits en 19 rencontres, son passage en France avait été considéré comme un échec. Dur, pour celui qui avait claqué 49 pions pour les Spurs lors de la seule saison 1986-87. Un record dans l'histoire du foot anglais qui tient encore aujourd’hui, pour l'homme qui terminera sa carrière aux London Monarchs. En NFL Europe, parfaitement. ME

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51. Chris Sutton


En attendant peut-être Leicester, c’est le dernier frisson de la Premier League. Le chef-d’œuvre de Kenny Dalglish. Quand Blackburn soulève la couronne nationale devant Manchester United en 1995, c’est aussi grâce au talent de son duo « SAS » formé par Alan Shearer et Chris Sutton. L’heure de gloire pour ce dernier qui, cette saison-là, marque 15 buts en championnat et se voit par la suite ouvrir les portes de Chelsea. Un échec qui le conduit à rebondir au Celtic Glasgow seulement une année après son arrivée à Londres. En Écosse, il impose par ses coups de casque et sa pugnacité. Et retrouve un autre compagnon de route en la personne de Henrik Larsson avec lequel il participe à l’hégémonie des Hoops sur la scène nationale face aux rivaux honnis des Glasgow Rangers et se hisse en finale de Coupe de l’UEFA en 2003. En six ans passés chez le voisin écossais, Chris Sutton soigne son palmarès (4 championnats, 3 Coupes d’Écosse et 1 Coupe de la Ligue écossaise). Insuffisant, toutefois, pour briller tout autant avec la sélection de Sa Majesté puisqu’il ne représentera qu’une seule fois son pays en raison de relations houleuses avec Glenn Hoddle. RD

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Par Maxime Brigand, Romain Duchâteau, Eddy Serres, Alexandre Doskov, Florian Cadu et Mathias Edwards
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