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Ils ne s'arrêtent plus de planter

Chaque semaine, on est à peu près sûr de les retrouver dans le tableau des buteurs. Ils s’appellent Messi, Cristiano Ronaldo, mais aussi Mario Gomez, Di Natale et Dzeko. Des buteurs hors-pair, qui sont en train de prouver que l’époque des Pelé, Müller, Piola et autres Just Fontaine est loin d’être révolue.

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C’est un peu le jeu de la saison. Qui va marquer un triplé cette semaine ? Hier, c’était Cristiano Ronaldo. La semaine précédente, Mario Gomez s’en est chargé en Ligue des Champions, tout comme Messi, qui en avait planté trois en championnat contre Majorque, avant de récidiver en C1 contre Plzen. Et si l’on remonte à la semaine précédente, la trace d’un triplé ? Bah oui, évidemment. CR7 avait claqué un hat-trick sur la pelouse de Malaga. Et les stats de ces monstres ne font que confirmer leur facilité à déposer le cuir au fond des filets. Messi en est à 23 pions en 18 matches. Moyenne de 1,27 but par match. 4 triplés et 4 doublés. Merci. Les deux autres joueurs en Europe qui tiennent une moyenne de plus d’un but par match se trouvent en Allemagne. Mario Gomez, qui en est à 20 pions en 19 rencontres (1,05) et Klaas-Jan Huntelaar, 21 en 20 matches (dont deux quadruplés). Avec son triplé d’hier, Cristiano Ronaldo a quant à lui arrondi sa moyenne : il en est désormais à 17 buts en 17 matches. Mais les autres n’ont pas à rougir non plus. Parmi la liste des buteurs aux stats hors norme, on trouve la gâchette d'Arsenal Robin Van Persie (0,81 but par match), l’attaquant de Twente Mark Janko (0,8 but par match), Wayne Rooney (0,78), Toto Di Natale (0,77) et Edin Dzeko (0,76).

Alors quoi ? Les défenseurs sont-ils en cause, ou bien ces attaquants ont-ils vraiment un niveau stratosphérique ? Peut-être un peu des deux. Élargissons les stats. Depuis qu’il a débuté avec le club blaugrana, Messi a inscrit 203 buts en 287 rencontres (0,7). Une moyenne amenée à grimper dans les prochains mois, puisque le prodige du Barça score plus d’un but par match. A ce petit jeu de la moyenne, CR7 peut se permettre d’avoir son mot à dire. Depuis le début de sa carrière, l’ancien de Manchester United a, en club, fait trembler 226 fois les filets en 429 apparitions (0,52). Et Gomez ? C’est 180 buts en 303 matches (0,59). Des chiffres qui font tourner la tête, mais pas celle du Roi Pelé. A l’âge de 20 ans, "O Rei" avait en effet déjà planté 193 buts en 160 matches avec le maillot de Santos. Pour avoir une comparaison exacte, à l’âge de Messi (24 ans), il en était même à 398 pions en 302 rencontres officielles avec son club. Soit une moyenne de 1,31 but par match. Loin, très loin devant tout le monde. Les meilleurs élèves n’ont donc pas encore dépassé le maître, même si de nombreux facteurs sont à prendre en compte. Tout d’abord, le Brésil n’est pas l’Europe. Les défenses d’aujourd’hui ne sont pas celles d’il y a cinquante ans. De nombreux tacticiens sont passés par là entre-temps, et ont inculqué à leurs joueurs une mentalité défensive totalement ignorée dans la première partie du siècle dernier. Et il n’y a qu’à regarder les scores de certaines finales de C1 pour le comprendre. Un Real Madrid-Francfort 7-3 en 1960, par exemple. Tous ces facteurs, donc, ne font qu’augmenter le mérite des avant-centres actuels.

Mais assez parlé de chiffres. Ça, c'est bon pour les sports américains… Car le football, c’est avant tout des personnages et des actes. Quantifiables ou non. Certes, la régularité de cette génération de buteurs impressionne. Seulement, en face, cela manque de répondant, de terreurs aux sourires narquois, aux regards inquisiteurs, capables du geste vicieux opportun. Pas de méprise, on ne parle pas de bourrins à la technique incertaine comme Pierre-Fanfan, Martin Taylor ou Mangane, qui transforment aussitôt les gambettes en tartares, ou des cramés du bulbe à la Pepe. Non, plutôt de grandes gueules qu’une vilaine réputation poursuit. Des types perfusés à la vache enragée qui prennent l’ascendant psychologique, certains de rendre incontinent un attaquant à peine sortie de la puberté au premier contact viril. Les défenseurs d’aujourd’hui semblent accepter d’être martyrisés. Passivement. Où sont passés les Tony Adams, les Gentile, les Breitner, les Rool ? Au lieu de jouer les sparring-partners, ils feraient mieux de croquer de la barbaque, de se changer en brutes, de se faire respecter. Arrive un moment où il faut sortir du schéma du défenseur propre, qui récupère le ballon sans salir le short tout en soignant sa relance. Les Pique, Nesta et consorts ne sont pas légion. Il est temps que les défensifs remettent les mains dans le cambouis pour stopper l’hémorragie de buts. Et ce n’est pas Vinnie Jones qui dira le contraire. Lui, œuvrait à Wimbledon mais ne supportait pas les scores de tennis. Surtout au football...


Eric Maggiori et Adrien Ares
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