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Il y a dix-neuf ans, le Nigeria remportait les JO d'Atlanta

Dans les années 90, le Nigeria aurait dû marcher sur le football africain, voire mondial. En raison de tensions politiques, il n'en fut rien. Ou presque. En 1996, d'aussi jeunes qu'intouchables Super Eagles ont rapporté au pays ce qui demeure encore leur plus grand trophée en matière de football : une médaille aux Jeux olympiques d'Atlanta.

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30 décembre 1995. La Saint-Sylvestre s'apprête à pointer le bout de son nez que l'ambiance du réveillon des joueurs de l'équipe nationale du Nigeria s'annonce déjà bien pourrie. Jim Nwobodo, ministre des Sports nigérian, vient d'annoncer officiellement que les Super Eagles ne se rendront pas dans quelques semaines en Afrique du Sud pour y défendre leur titre de champion d'Afrique des nations. La raison ? Officiellement, l'équipe du Nigeria ne serait pas en sécurité au pays de Nelson Mandela, où un sentiment anti-nigérian régnerait. Pourquoi ? Parce que le 10 novembre 1995, la junte militaire de Sani Abacha a exécuté par pendaison le dissident et écrivain Ken Saro-Wiwa, ainsi que huit autres militants ogonis. En représailles, l'Afrique du Sud a réclamé un embargo pétrolier sur le Nigeria. Dans ce climat délétère, la sélection nigériane se retrouve volontairement privée de CAN 1996, puis de CAN 1998, à son insu cette fois-ci, « punie » pour avoir boycotté la précédente édition. Dommage pour une équipe à qui l'on promettait de régner sur le Continent noir dans les années 90. Au lieu de ça, avant d'espérer pouvoir disputer la Coupe du monde en France, le Nigeria devra se contenter des Jeux olympiques d'été de 1996 à Atlanta avec ses U23.

Deux générations dorées en une


Autant dire que la génération dorée des Super Eagles, découverte lors de la World Cup américaine, et partiellement présente dans l'effectif olympien – Okocha, Amokachi, Ikpeba, Oliseh, Okechukwu, Amuneke – n'est pas prête à laisser passer sa chance de glaner un nouveau titre. D'ailleurs, afin de préparer au mieux leur tournoi, les hommes de Jo Bonfrere ont débarqué un mois avant toutes les autres sélections sur le sol américain, installant leurs quartiers incognito en Floride, à Tallahassee, à plus de 400 bornes du village olympique de la capitale de Géorgie. En plus de ça, les tauliers des U23 nigérians ont connu des fortunes diverses dans leurs équipes respectives, comme le détaillera Sunday Oliseh en 2012 : « L'année qui a précédé ce tournoi olympique, les meilleurs joueurs de cette équipe avaient connu une saison décevante en club et avaient des choses à se prouver. […] L'équipe de Jay-Jay Okocha, Francfort, venait d'être reléguée et il voulait jouer afin d'obtenir un transfert, Daniel Amokachi essayait de quitter l'Angleterre parce qu'il n'était pas très heureux à Everton à l'époque, et pour ma part, je venais d'échapper de peu à la relégation avec Cologne. On avait aussi Uche Ochekuwu, un joueur considéré comme moyen et qui voulait prouver à tout le monde qu'il était un joueur de classe mondiale. »

À ces joueurs, il faut ajouter une génération montante à peine majeure, mais qui a déjà remporté un titre planétaire : la Coupe du monde des U17 en 1993. Parmi eux, Nwanko Kanu, qui a enchaîné trois titres d'Eredivisie et une Ligue des champions avec l'Ajax, ainsi que Celestine Babayaro (17 ans, Anderlecht) et Wilson Oruma (19 ans, Lens), qui avait terminé meilleur buteur au Mondial U17. Sans mentionner la présence de Taribo West, partie prenante d'un doublé coupe-championnat réalisé par Auxerre lors de la saison 95-96. Pour une fois, il semblerait que l'alignement des astres soit bon pour les Super Eagles.


« Il y avait cette unité… violemment présente »


Chose confirmée lors des deux premiers matchs du groupe D, remportés face à la Hongrie (1-0, but de Kanu) et au Japon (2-0, buts de Babangida et Okocha) et durant lesquels ils font étalage de leur football technique, mené à la baguette par le maestro Okocha, dans lequel les arrières latéraux d'Anderlecht Babayaro et Oparaku rivalisent de vitesse et de projection vers l'avant avec les ailiers Babangida et Amokachi. Lors de son dernier match de poule, le Nigeria se retrouve face au Brésil avec sa jeunesse supersonique (Roberto Carlos, Rivaldo, Flávio Conceição), son comité de champions du monde 1994 (Bebeto, Aldair) et parfois même les deux (Ronaldo). Défaits 1-0, les Super Eagles s'envolent néanmoins vers les quarts de finale à la différence de buts, où ils retrouveront le Mexique. Grâce à une « spéciale » d'Okocha – une grande chiche aux vingt mètres – et un but de Babayaro, les Super Eagles accèdent aux demi-finales où ils retrouvent… le Brésil. Au Sanford Stadium, le match commence plutôt mal pour les Nigérians, qui se prennent un but sur coup franc par Flávio Conceição dès la première minute du match. S'ils égalisent suite à un CSC de Robert Carlos, les hommes de Jo Bonfrere prennent à nouveau l'eau en première mi-temps, encaissant deux nouveaux buts par Bebeto et à nouveau Flávio Conceição.

Mais en deuxième mi-temps, le Nigeria va faire ce qu'il sait faire de mieux : prendre l'avantage sur son adversaire dans les dernières minutes du match. Sur les sept buts qu'ils ont inscrits jusqu'ici dans le tournoi, quatre l'ont été dans le dernier quart d'heure. Une marque de fabrique, qui n'a pas à voir uniquement avec l'incroyable endurance des joueurs, dont Sunday Oliseh délivre le secret : « On a eu des problèmes dans le groupe, comme n'importe quelle équipe qui se retrouve avec 22 hommes sous le même toit pendant huit semaines. Difficile de trouver la paix dans ce contexte. Mais lorsque l'on mettait un pied sur le terrain, en match comme à l'entraînement, il y avait cette unité… violemment présente. […] On était soudés. Le responsable de cet esprit d'équipe, c'était Jo Bonfrere. Parce qu'il nous a laissés vivre. » Le technicien néerlandais a remplacé au pied levé un Clemens Westerhof qui, s'il avait emmené le Nigeria dans les hautes cimes du football mondial au Mondial 94, était connu pour être extrêmement strict, au point de se mettre à dos une partie de la sélection, dont Yekini, Finidi et Amuneke. Bonfrere, plus compréhensif (sans doute plus permissif également), fera honneur à son patronyme lors de ces JO d'Atlanta.

Trois buts marqués en un quart d'heure contre le Brésil


Difficile dans cette situation de faire vaciller les Super Eagles. À la 78e minute du match, Ikpeba le Monégasque envoie un missile tiré aux abords de la surface dans le petit filet de Dida. 3-2, avant que Nwanko Kanu n'égalise dans les dernières secondes du match sur ce qui reste sans doute la plus belle action de football des Jeux olympiques de 1996 : longue touche d'Okocha dans les pieds de Fatusi qui glisse un petit pont à Ronaldo Guiaro et passe à l'attaquant de l'Ajax qui, dos au but, se lève la balle et la place au-dessus d'un Dida venu se jeter sur lui. Pas très esthétique, mais plein de malice. Le Nigeria va donc en prolongation. La suite, c'est Nwanko Kanu qui la raconte au site de la FIFA en 2013 : « En prolongation, il y a eu ce moment magique où j'ai dribblé, frappé et marqué le but en or. Après ça, il était clair pour nous que nous allions gagner le tournoi. »

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Avant ça, il va falloir se débarrasser du seul obstacle qu'il lui reste à franchir pour atteindre le Graal : l'Argentine de Passarella. Dans ses rangs, l'Albiceleste compte déjà des brutes telles que Ayala, Chamot, Zanetti, Almeyda, Sensini, Claudio López, Simeone, Crespo, Ortega ou encore Marcelo Gallardo. Évidemment, comme s'il s'agissait d'une stratégie à part entière, le déroulé de cette finale pour les Super Eagles est peu ou prou le même qu'en demies. 3e minute : Piojo Lopez envoie une tête imparable dans la lucarne de Joseph. Vingt-cinq minutes plus tard, c'est Babayaro qui dépoussière la cage de Cavallero.

La première équipe africaine médaillée d'or aux Jeux olympiques


Cependant, un détail change par rapport au match livré face aux Brésiliens : les Nigérians ne subissent pas le jeu argentin et se jettent comme des morts de faim sur tous les ballons, même ceux qui s'apprêtent à sortir en touche… C'est d'ailleurs contre le sens du jeu, un peu avec chance, que l'Argentine va prendre l'avantage une nouvelle fois sur un penalty transformé par Crespo, après une faute pas forcément évidente de Taribo West sur Ortega. Mais il était écrit que les Super Eagles devaient remporter ce titre. Pas forcément de belle manière, mais avec du mérite. Dans un mélange de baraka et de talent pur, Amokachi envoie une magnifique louche dans la lucarne du portier argentin après que le ballon lui est tombé miraculeusement dans les pieds suite à une reprise de volée ratée de Kanu… Et quinze minutes plus tard, alors que Pierluigi Collina s'apprête à siffler la fin du match, Amuneke donne la victoire à son équipe, son pays, son continent sur une reprise au point de penalty, laissé seul après une tentative de jouer le hors-jeu ratée par l'Albiceleste.

Les Argentins ont beau crier au scandale – d'autres joueurs nigérians étaient bien hors-jeu – il est trop tard : le Nigeria tient enfin son titre mondial, une nouvelle fois d'un dernier coup d'épaule. « Nous n'abandonnons jamais, nous sommes africains » lâchera Jay-Jay Okocha en conférence d'après-match. Et pas n'importe quels Africains : les premiers à remporter l'or aux Jeux olympiques. « Je pense que c'est le point culminant du football nigérian pour la simple et bonne raison qu'on ne dépendait plus de l'Afrique » , relatera Sunday Oliseh. « Nous étions devenus les meilleurs dans un championnat senior mondial. Les médailles d'or, d'argent, de bronze, ce sont les seuls trophées que tu peux garder à vie. Tu es médaillé d'or à vie, tu n'as pas à la remettre en jeu quatre ans plus tard. » Bonne année 96, le Nigeria.

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Par Matthieu Rostac
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Euuuuhhhh ... Je ne veux pas chipoter mais, c'était il y a 19 ans en fait.

Sinon quelle équipe Nigériane, emmenée par le grand Nwankwo Kanu ...
TheDoctor Niveau : DHR
Merci pour ce flash back qui sent bon les Pogs, les Frosties et le club Dorothée !
J'avais découvert les Super Eagles lors de la WC94 (premier tournoi dont j'ai de vagues souvenirs) avec leur maillot away démentiel !
Après les JO j'étais résolument fan inconditionnel des Eagles, le pic émotionnel pour cette sélection restera le Nigéria-Espagne de 98 à la Beaujoire où j'ai assisté à un match de football assez dingue (à 10 ans ça marque).
Bref, pour la petite histoire, dans les mémoires de Guy Roux (livre assez sympa à lire) Taribo West dit que pendant le tournoi (JO 96) l'état Nigérian cesse de leur payer l'hôtel, joueurs à la rue... West propose alors que tout les joueurs laissent leur CB à l'hôtel pour finir le tournoi et réaliser leur rêve, on connait la suite. Arrivé au pays les joueurs doivent défiler mais ils n'ont pas touché leur prime (West fait chanter le "président" nigérian et menace de ne pas défiler ==> ça serait la guérilla dans Lagos, tout est réglé dans l'heure qui suit). Décidément une autre époque
Quelle équipe de déglingo quand même Kanu le magnifique, Ikpeba, Okocha...

Je crois que tout les gamins étaient un peu (beaucoup) pour eux à la World Cup et aux JO Un peu le même genre de sentiment qu'on avait pu ressentir pour le Cameroun en 90. Ce vent de fraîcheur qui bousculait l'ordre établi, et ces célébrations de buts qui sortaient enfin de l'ordinaire.

Je pense qu'on a tous dit à un moment ou un autre ,attention au Nigéria à la Coupe du Monde, on a été nombreux à croire que ce pourrait être la 1ere équipe africaine à remporter un titre mondial.

Même si ce ne fut pas le cas ils ont laissé à toute une génération des souvenirs impérissables.
Ah cette super génération des Super Eagles. Okocha, Kanu et compagnie.
Une équipe digne du brésil joga bonito de Ronnie et Robinho
zinczinc78 Niveau : CFA
Note : -4
Mouais,

c'est facile de péter des équipes composées principalement de U23 quand t'as des joueurs qui ont 4 ans de plus que ce qui est inscrit sur leur passeport..

Ca relativise l'exploit Nigérian..
Faustino Asprilla Niveau : Loisir
Daniel Amokachi
Rashidi Yekini
Nwanko Kanu
Jay Jay Okocha
Victor Ikepba
Amunike

Autant de noms de memoriser sur mon album panini de l'epoque
Message posté par zinczinc78
Mouais,

c'est facile de péter des équipes composées principalement de U23 quand t'as des joueurs qui ont 4 ans de plus que ce qui est inscrit sur leur passeport..

Ca relativise l'exploit Nigérian..


Mouais,

ton argument est recevable pour les moins de 13, les moins de 15 ou moins de 17 ,ou u14,16,18, je sais pas comment on les appelle maintenant... Bref cet argument est recevable pour les catégories d'âges ou les joueurs ne sont pas adultes et n'ont pas fini leur croissance ( et les équipes africaines y ont souvent brillé)

Mais pour les espoirs ou les mecs ont pour la plupart entre 20 et 23 ans, tu m'excuseras ça tient pas trop la route. tu noteras d'ailleurs qu'aucune autre équipe africaine n'a remporté cette compétition.

S'agirait quand même de pas minimiser la performance avec de la rhétorique de comptoir ce qui pour un dénommé zinczinc n'est pas si surprenant (désolé je ne pouvais pas ne pas la faire). Les quelques noms évoqués dans les sélections brésiliennes et et argentines suffisent à mettre en valeur l'exploit des Super Eagles.
Ce pétard de Sunday Oliseh contre les espagnols à la Beaujoire ...

Zubizarreta en rêve encore.

Ils arrivent quand même premier du groupe devant l'Espagne qui restait sur deux 1/4 en 94 et 96 et la Bulgarie demi finaliste en 94.

Pour se faire sortir en 1/8 par des danois ...
Message posté par buju
Ce pétard de Sunday Oliseh contre les espagnols à la Beaujoire ...

Zubizarreta en rêve encore.

Ils arrivent quand même premier du groupe devant l'Espagne qui restait sur deux 1/4 en 94 et 96 et la Bulgarie demi finaliste en 94.

Pour se faire sortir en 1/8 par des danois ...


Des Danois à qui il n'a pas manqué grand chose pour éliminer en quarts les futurs finalistes brésiliens.
Ce retourné de plage totalement foiré par Roberto Carlos dans sa propre surface et derrière, Brian Laudrup qui finit en nettoyant la lucarne. Un des grands moments de France 98.
Tu avais quand même les frères Laudrup, Schmeichel, Thomas Helveg, Ebbe Sand, Martin Jorgensen... pas les premiers venus non plus
Mr Parigo Niveau : DHR
Cette CDM était assez folle quand même... La Norvège qui passe à deux doigts de sortir l'Italie, La France qui passe en quart sur un fil... Au final, les 1/8emes les moins serrés étaient Brésil-Chili et Nigéria Danemark...
Message posté par jugnaldo


tu noteras d'ailleurs qu'aucune autre équipe africaine n'a remporté cette compétition.



Si, le Cameroun, dès l'édition suivante.
Note : 1
Comme vous, moi aussi j'ai eu ma petite période pleine d'affection pour le Nigeria étant gamin. Cette sélection avait tout pour fasciner les gosses que nous étions. Ça ressemblait quelquefois à un joli bordel organisé sur la pelouse, avec des mecs qui allaient à 100 km/h, qui frappaient dans tous les sens, qui sortaient des gestes improbables, des coiffures totalement folles... Je me souviens encore parfaitement de la finale de la CAN 2000, avec Nigeria-Cameroun en finale qui se joue au tirs au but, la pelouse totalement cramée, le tir d'Ikpeba qui tape la barre, rebondit derrière la ligne et ressort, et l'arbitre qui le déclare non rentré...
InspectorNorse Niveau : Ligue 2
Message posté par TheDoctor
Merci pour ce flash back qui sent bon les Pogs, les Frosties et le club Dorothée !
J'avais découvert les Super Eagles lors de la WC94 (premier tournoi dont j'ai de vagues souvenirs) avec leur maillot away démentiel !
Après les JO j'étais résolument fan inconditionnel des Eagles, le pic émotionnel pour cette sélection restera le Nigéria-Espagne de 98 à la Beaujoire où j'ai assisté à un match de football assez dingue (à 10 ans ça marque).
Bref, pour la petite histoire, dans les mémoires de Guy Roux (livre assez sympa à lire) Taribo West dit que pendant le tournoi (JO 96) l'état Nigérian cesse de leur payer l'hôtel, joueurs à la rue... West propose alors que tout les joueurs laissent leur CB à l'hôtel pour finir le tournoi et réaliser leur rêve, on connait la suite. Arrivé au pays les joueurs doivent défiler mais ils n'ont pas touché leur prime (West fait chanter le "président" nigérian et menace de ne pas défiler ==> ça serait la guérilla dans Lagos, tout est réglé dans l'heure qui suit). Décidément une autre époque


Meeeec on était ensemble à la Beaujoire!!! j'avais 11 ans...J'étais derrière le but de Zubizarreta lorsqu'Oliseh a frappé, un moment d'extase comme j'en ai peu connu...j'étais fou pendant ce match, quelle dramaturgie (il faut dire que les Nigérians étaient assez fort dans ce domaine)...et puis Okocha, mon idole avec Redondo qui signe à Paris...Quel match c'était! mon plus beau souvenir de foot au Stade avec joueurs hors du commun...
Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
"Dans les années 90, le Nigeria aurait dû marcher sur le football africain, voire mondial.En raison de tensions politiques, il n'en fut rien. Ou presque."

Je vais même aller plus loin : l'équipe nationale du Nigéria aurait dû remporter toutes les coupes d'Afrique,coupe des confédérations,du Monde organisées depuis 1994 sans oublier les Jeux Olympiques.Le tout en jouant les deux mains ligotées derrière le dos afin de contrebalancer l'écart abyssal de niveau par rapport à leurs adversaires.Messi,Cristiano Ronaldo,Xavi,T.Muller,Zidane,Bergkamp...planquez-vous,Okocha,Finidi,Amokachi,Emenike,Moses,Mikel déboulent dans l'game.

Satanés tensions politiques alors !

Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
Message posté par InspectorNorse


Meeeec on était ensemble à la Beaujoire!!! j'avais 11 ans...J'étais derrière le but de Zubizarreta lorsqu'Oliseh a frappé, un moment d'extase comme j'en ai peu connu...j'étais fou pendant ce match, quelle dramaturgie (il faut dire que les Nigérians étaient assez fort dans ce domaine)...et puis Okocha, mon idole avec Redondo qui signe à Paris...Quel match c'était! mon plus beau souvenir de foot au Stade avec joueurs hors du commun...


Comment tu avais eu les places à l'époque ? Comité d'Entreprise ? Pré-réservation avec tirage au sort ? Marché occulte ?
InspectorNorse Niveau : Ligue 2
Message posté par SidLFC


Des Danois à qui il n'a pas manqué grand chose pour éliminer en quarts les futurs finalistes brésiliens.
Ce retourné de plage totalement foiré par Roberto Carlos dans sa propre surface et derrière, Brian Laudrup qui finit en nettoyant la lucarne. Un des grands moments de France 98.
Tu avais quand même les frères Laudrup, Schmeichel, Thomas Helveg, Ebbe Sand, Martin Jorgensen... pas les premiers venus non plus


C'est vrai, néanmoins j'étais triste de la manière dont le Nigéria est sorti, mais leur déroute n'a fait que renforcer le sentiment qu'on avait lorsqu'on voyait cette équipe jouer, une équipe folle de talent, mais qui est obligée de se mettre dans la merde pour marquer et un assez grand manque de rigueur...et la rigueur, les Danois en avaient à revendre...Espagne-Nigéria, Danemark-Brésil, Argentine- Pays-Bas des matchs incroyables, magiques gravés dans mon crâne...
InspectorNorse Niveau : Ligue 2
Message posté par Cheric Zghemmfour


Comment tu avais eu les places à l'époque ? Comité d'Entreprise ? Pré-réservation avec tirage au sort ? Marché occulte ?


Non mon père avait appelé au tel super tôt le matin lors de l'ouverture de la billetterie...il était trop fan des Super Eagles, (ça me met la larme à l'oeil toussa) et il savait qu'il allait y avoir du spectacle...alors il est resté au marquage du téléphone!!
C'est beaucoup plus dur et inaccessible aujourd'hui d'avoir des billets
LaPaillade91 Niveau : Loisir
Message posté par zinczinc78
Mouais,

c'est facile de péter des équipes composées principalement de U23 quand t'as des joueurs qui ont 4 ans de plus que ce qui est inscrit sur leur passeport..

Ca relativise l'exploit Nigérian..


Et encore tu ne sais pas tout, il paraît que cette équipe était composé d'êtres hybrides dont l'ascendance remontait à Roswell en 1947 et qu'ils se déplaçaient en vaisseau spatial avec des amphétamines de guerre et Sangoku comme coach qui leur apprenait à courir avec une pesanteur artificiellement plus élevée
Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
Message posté par Mr Parigo
La Norvège qui passe à deux doigts de sortir l'Italie


Non, quand même pas.Il y avait eu une dernière tête piquée sur laquelle Pagliuca effectue une parade somptueuse, mais le déroulement du match était le suivant : soleil de plomb en début d'après-midi à Marseille,l'Italie qui marque assez tôt et verrouillent comme ils savent le faire.

Pour le 1/4 de finale Italie-France,c'est un des 0-0 les plus somptueux que j'ai vu (contrairement à une idée reçue, un 0-0 peut s'avérer être excellent, je pense entre autres au 1/4 de finale aller de la LDC 2000 Real Madrid-Manchester United ou celui de 2006 Lyon-Milan AC).Interminable dans le bon sens du terme,deux équipes ultra-concentrées, un match quasi fratricide compte tenu du nombre de joueurs Français évoluant dans le Calcio championnat le plus réputé de l'époque...l'Italie s'est révélé être l'adversaire le plus coriace pour le champion du monde,nettement devant la Croatie au mental friable,largement devant le Paraguay qui s'était légitimement arc-bouté derrière,et à des années lumières du Brésil qui a opposé une résistance à peine meilleure que l'Afrique du sud et l'Arabie Saoudite.
Message posté par djadjo


Si, le Cameroun, dès l'édition suivante.


Merde, j'ai vérifié avant d'écrire,pourtant. Mais faut croire que je sais pas lire. Merci pour la rectification.

Bon il n'empêche qu'il n'y a eu que 2 vainqueurs africains, et qu'ils seront à jamais les 1ers. Ce qui rend leur performance exceptionnelle et ne remet pas en question le reste de mon message.
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