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Il y a moins de cinq ans, Milan était champion d'Italie

Ce samedi soir, le Milan retrouve le stadio Olimpico et l'AS Roma. Une rencontre qui rappelle de bons souvenirs aux tifosi rossoneri, puisque c'est bien dans l'antre de la Louve que le Diavolo a validé son dernier Scudetto. C'était il y a moins de cinq ans. Incroyable au vu de la situation actuelle des Lombards.

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Ça y est, c’est fait. Massimo Oddo boucle son tour de la piste d’athlétisme du stadio Olimpico sous les acclamations des tifosi rossoneri venus en nombre. Dans le même temps - toujours en direct à la télé -, Silvio Berlusconi répond à une interview au téléphone et a, lui aussi, déjà fait péter le champagne. En réalité, le défenseur milanais, en état d’ébriété d’avancé, en chaussettes et torse nu, n’a même pas bouclé l’intégralité des 400 mètres. Mais qu’importe, il est porté en triomphe par ses coéquipiers milanais. Oddo cherche même à convaincre qu’il a réussi son pari de faire un temps en dessous de la minute. Le chrono de Daniele Tognaccini, le responsable de MilanLab en charge de chronométrer l’affaire, affiche pourtant 1 minute et 4 secondes, ce qu'Ambrosini se charge de souligner en bon capitaine. Déjà pas mal dans de telles conditions, même si Michael Johnson et ses 43’18 peuvent évidemment dormir sur leurs deux oreilles. Et surtout hilarant, d’autant plus qu’Oddo en rajoute une couche : « Galliani m’a déjà promis une autre année de contrat » , blague-t-il aux micros de Sky Sport. Le point d’orgue d’une soirée qui a vu le Milan remporter le 18e Scudetto de son histoire. C’était il y a cinq ans à peine...

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Un Scudetto suivi d’une première erreur


Presque difficile à croire, mais la scène date bien du 7 mai 2011. Ce soir-là, le Milan a fait ce qu’il avait à faire : aller chercher un point sur la pelouse de la Roma (0-0). Pas plus. La Louve a beau avoir dominé, elle est tombée sur un grand Christian Abbiati. Le Milan, lui, aurait pu créer le hold-up sur une frappe de Robinho sur le poteau. Mais qu’importe, les Rossoneri s’en moquent. Ce point suffit plus que largement à leur bonheur. Puisqu’à deux journées de la fin du championnat, ils sont champions d’Italie pour la première fois depuis 2004. Juste derrière au classement, l’Inter vient de voir ses derniers minces espoirs s’envoler. Mieux, avec ce 18e Scudetto, le Milan revient à hauteur de son ennemi juré. Voire le dépasse, si on ne tient pas compte de l’édition 2005-2006 officiellement attribuée à l’Inter, mais remportée sur le terrain par la Juve. D’ailleurs, c’est à un ancien Nerazzurro que le Milan AC doit une part importante de son succès. Il s’agit évidemment de Zlatan Ibrahimović, débarqué à Milanello lors de l’été précédent et qui empoche alors son huitième titre consécutif de champion dans 3 pays et 5 clubs différents (dans l’ordre l’Ajax, la Juve, l’Inter, Barcelone et le Milan). Costaud.

Si l’influence d’Ibra a été fondamentale, le Milan doit toutefois également son succès à pas mal d’autres éléments. À commencer par son coach, Massimiliano Allegri qui a réussi l’exploit de remporter le titre dès sa première saison sur le banc à Milan. Soit un point commun avec Arrigo Sacchi. On a vu pire. Auteurs de 14 buts, comme Zlatan, Pato et Robinho apposent aussi une jolie signature. Comme quasiment l’ensemble du reste du groupe milanais à vrai dire. De Boateng à Abbiati en passant par Cassano venu donner un beau coup de main à partir du mercato hivernal, l’immense charnière centrale Thiago Silva-Nesta, les expérimentés Ambrosini, Seedorf, Van Bommel, Zambrotta, Yepes ou encore Abate, Antonini ou Flamini qui ont tous réalisé une solide saison ou le plus improbable Rodney Strasser auteur d’un but importantissime sur la pelouse de Cagliari en janvier 2011. Seuls Pirlo, Ronaldinho (parti en janvier) et Inzaghi (longtemps blessé) n’ont pas vraiment donné leur pleine mesure. Ce qui démontre aussi que le Milan a su user d’un large répertoire et faire avec des éléments contraires pour imposer sa domination. D’ailleurs, en dehors d’Andrea Pirlo, tout ce beau monde rempile pour une année. Difficile de s’en douter, mais le Milan commet déjà une erreur.

Une chute qui n’en finit plus


Derrière ce titre, le Milan fait le pari de repartir avec un groupe très peu remanié dans les grandes largeurs. Il suffit de scruter la case arrivée du mercato estival pour s’en rendre compte. Seuls 5 nouveaux visages notables font leur apparition à Milanello : Mexès et Taiwo ont été engagés en fin de contrat, Aquilani arrive en prêt de Liverpool, El Shaarawy en copropriété du Genoa, et Nocerino a été acheté en toute fin de mercato pour la modique somme de 500 000 euros. Clairement pas un mercato de champion. Certes, le Milan mène pendant longtemps la danse, mais il finit la saison essoufflé et finit par se faire rattraper et devancer par la Juve de Conte. L’épisode du fameux but fantôme de Muntari - débarqué en janvier - face à cette même Juve ne peut pas être occulté, mais aussi important soit-il, une saison ne se joue pas sur un match, et encore moins sur un but refusé. Même si, en cas de victoire, le Milan aurait pris quatre points d’avance sur les Bianconeri qui comptaient à ce moment un match en retard à jouer sur la pelouse de Bologne. D’ailleurs, la Juve n’y empochera qu’un match nul quelques semaines plus tard, comme lors de 6 de ses 7 rencontres de la 21e à la 27e journée. De quoi relativiser un peu sur ce « Muntarigate » . Car si le Milan avait fait le boulot pendant ce temps-là, cet épisode aurait été rangé au rang des anecdotes.

Surtout, au terme de cette saison 2011-2012, le Milan a vécu l’un des pires mercato de son histoire. Avec les départs d’Ibra et Thiago Silva au PSG bien sûr, mais, encore plus important, les adieux d’une grosse partie de ses plus vieux et fidèles soldats de Nesta à Inzaghi en passant par Gattuso, Seedorf, Van Bommel et Zambrotta. Ce qui rend d’autant plus coupable le choix de ne pas s’être renouvelé lors de l’été post-Scudetto 2011. Adriano Galliani ou Silvio Berlusconi pourront toujours évoquer le volet financier pour se justifier, mais ils auront bien du mal à se montrer convaincants pour expliquer leurs bévues. Aussi bien sur un plan à moyen-long terme que sur la qualité des (faibles) investissements consentis. À force de signer des joueurs en fin de contrat absolument pas dignes du Milan, de se tromper sur le marché des transferts - l’exemple de Matri acheté 11 millions d’euros est sans doute le plus marquant -, ou de changer d’entraîneur comme de chemise, les dirigeants rossoneri ont fini par précipiter la chute du club. Une chute qui n’en finit plus. Après avoir fini 3e en 2013, le Milan a échoué à la 8e place en 2014 et à la 10e en 2015. Et si de gros investissements ont été consentis cet été, les Rossoneri sont encore loin d’avoir totalement redressé la courbe. C’est certain, on est encore très loin de voir Ignazio Abate imiter Massimo Oddo. Pourtant, aussi incroyable que ça puisse paraître, le Milan était encore champion il n'y a même pas cinq ans.


Par Eric Marinelli
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