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  1. // 17 avril 2005
  2. // Ce jour où

Il y a dix ans, Zlatan mettait son premier triplé…

Le 17 avril 2005, une jeune armoire suédoise terrorise la défense de Lecce. Si la Juve l'emporte 5 -2, double le Milan au classement et file vers le Scudetto ce jour-là, c'est grâce à lui. Il y a dix ans jour pour jour, le monde apprenait à connaître Zlatan.

La nuque longue. Les joues imberbes. Le teint frais. Zlatan a 23 ans quand il pénètre sur la pelouse du Stadio delle Alpi, le 17 avril 2005. Pourtant, il avance déjà la tête levée, le buste droit, les bras collés au corps. L'assurance et l'aplomb de la trentaine. À ses côtés, Buffon, Cannavaro, Camoranesi, Nedvěd ou encore Del Piero ont la mine bien plus fermée. Et ils ont de quoi : c'est la 31e journée de Serie A et la Juve est toujours deuxième à la différence de buts. Le Milan d'Ancelotti n'a pas l'air de vouloir laisser tomber des points en chemin. Ça va être dur. Mais Zlatan, de son côté, ne s'inquiète pas, fidèle à lui-même, il cache un petit sourire dans le coin de ses lèvres. Il prépare quelque chose…

« Vous avez la qualité de Marco van Basten »


L'été 2004 marque un tournant dans la carrière du Z. L'Ajax n'est plus capable de contenir son talent. La Vieille Dame se rue sur l'occasion. Elle lui ouvre ses portes et le signe pour 16 millions d'euros. Zlatan a encore l'âge de faire des stages, alors il fait de la langue de bois quand il débarque à Turin : « Je suis impatient de débuter en Italie. Le plus beau et le plus difficile des championnats. Je suis heureux, même si quitter Amsterdam a été très dur » . Très vite, Fabio Capello, son nouvel entraîneur, lui donne carte blanche : « Il possède un talent naturel phénoménal. Un jour, je l'ai appelé et je lui ai dit : "Vous avez la qualité d'un Marco van Basten, le potentiel pour être aussi fort que lui. Je vais vous montrer comment il faisait" » .

Malgré le poids de son transfert, son jeune âge, l'attente des supporters et la confiance excessive de son coach, Zlatan ne mettra pas longtemps à rentabiliser tout ça. Trois buts pour ses quatre premiers matchs et une réputation de casse-couilles pour les défenses adverses. Il s'impose dans un 4–4–2 ultra défensif. Il empile les pions comme un boulimique les boîtes d'Oreo. Trezeguet, trop souvent blessé, est relégué sur le banc. Arrive le 9 avril, la 30e journée et le déplacement à Florence. Le jour où Zlatan a mis son premier doublé avec la Juventus face à la Viola. Mais ça, c'est encore une autre histoire… Ce jour-là, il permet surtout à la Vieille Dame de gratter le point du match nul (3–3) et de rester au contact du Milan. Une semaine avant ce fameux 17 avril, donc, Zlatan fait le plein de confiance et se sent prêt à exploser.

Le rein de Massimo Paci en trophée


Nous y sommes enfin. Il est 15h, ce 17 avril 2005. Il fait beau à Turin. Le coup d'envoi est donné. Et très vite, on retrouve ce léger rictus sur le visage de Zlatan. La Joconde au masculin. La traduction de sa sérénité. Car dès la 7e minute de jeu, Vučinić ouvre le score pour Lecce sur un but gag. Un cafouillage, un retourné acrobatique manqué et un ballon qui finit au fond des filets. Mais pas de quoi s'inquiéter. Zlatan est là, et la Juve recolle déjà au score grâce à Stephen Appiah. Le moment parfait pour entrer sur scène. À la demi-heure de jeu, Camoranesi lance son numéro 9 en profondeur. Contrôle parfait, conduite de balle insolente, trop lente même, qui permet à Massimo Paci de revenir. Illusion. C'était pour mieux le feinter, le ridiculiser, l'humilier. D'un râteau du pied gauche, Zlatan brise le rein du pauvre Italien et n'a plus qu'à frapper du droit pour marquer. Les deux bras en l'air, les deux index levés, il célèbre son but face à ses supporters, fier, mais pas surpris. Et juste avant la mi-temps, il réitère. Nedvěd lui donne encore un bon ballon sur le côté gauche, mais cette fois-ci, pas de crochet, il frappe du pied gauche sans contrôle. C'est beau, c'est fluide et la Juve mène 3–1 à la pause.

Vidéo
(Conseil pour la vidéo : coupez le son de votre ordinateur.)

Au retour des vestiaires, Nedvěd y va également de son but. Une énorme frappe à l'extérieur de la surface. Les supporters de la Juve sont comblés, mais pas encore rassasiés. Zlatan l'a bien compris. En fin de match, il reçoit un troisième ballon du côté gauche, à l'entrée de la surface. Et il l'exploite d'une troisième façon différente, certainement la meilleure des trois, d'ailleurs. Il fixe son défenseur et décide de ne pas l'effacer. Non, Massimo Paci n'existe pas. Zlatan enroule son ballon comme s'il n'y avait personne devant lui, comme si le mec face à lui était invisible, transparent. Ça finit dans le petit filet opposé. Ça fait 5–1. Zlatan fête son but comme les deux précédents. Sans excès. Un triplé ? La routine quoi. Dans les derniers instants, Lecce réduit le score, mais ça ne change rien.

Coup de sang, Scudetto et Calciopoli


Car la vraie information de la journée, c'est la défaite du Milan 2–1 sur le terrain de Sienne. La Juve prend alors la première place, trois points d'avance et l'avantage psychologique sur les Rossoneri. Mais sa joie sera de courte durée. Dès la semaine suivante, la Juve s'incline face à l'Inter. Tout est à refaire pour la Vieille Dame qui devra se débrouiller sans Zlatan qui pète un câble durant ce match. Une autre facette de sa personnalité affichée au grand jour : le Zlatan chaud. Par deux fois, il taquine d'un peu trop près Iván Córdoba et prend trois matchs de suspension. Il manque surtout la 35e journée. La finale du Calcio face au Milan.

Vidéo

D'ailleurs, cette finale manque cruellement de piquant et c'est la Juve qui tire finalement son épingle du jeu. Une victoire petit bras grâce à une ouverture du score de Trezeguet. La Vieille Dame tient son Scudetto. Zlatan gagne le championnat pour sa première saison en Italie. Propre. Il réitère la saison suivante. Ultra propre. Malheureusement, le Calciopoli éclate, et ces deux titres leur seront retirés, à la Juventus et à lui. Il décide alors d'engager un bras de fer avec le club pour se barrer à l'Inter. Les supporters juventini l'ont mauvaise. Très mauvaise. En à peine deux ans, l'Italie, qui est alors le centre du monde footballistique, a cerné le personnage. Parfois merveilleux, parfois mercenaire, parfois démesuré. Zlatan ne connaît pas encore le monde, mais ça y est : le monde connaît enfin Zlatan.


Par Ugo Bocchi
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