En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 4 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // 37e journée
  3. // Lyon/Bordeaux

Il y a dix ans, Lyon débouchait le Bordeaux pour le titre

À quelques heures de la réception des Girondins lors de la 37e journée de Ligue 1, un petit air de nostalgie souffle sur Gerland. Il y a dix ans tout pile, l'OL, déjà champion, écrasait Bordeaux (5-1) à la maison. Une époque où il était de bon goût de jouer les cheveux teints.

Modififié
Le mot d'ordre est donné, tous les spectateurs sont prévenus. Ce samedi soir à Gerland, les Lyonnais présents viendront rendre un vibrant hommage aux Gones qui sont allés chercher une deuxième place en Ligue 1, inespérée au mois d'août dernier. Un nouveau coach venu de Reims, un groupe toujours plus jeune et des premiers matchs vraiment inquiétants... Oui, Lacazette et ses coéquipiers reviennent de très loin. Et c'est peut-être ce combat qui donne à cette place qualificative en Ligue des champions une saveur toute particulière. Si on parle beaucoup d'avenir dans la capitale des Gaules, c'est qu'on aimerait bien connaître à nouveau les joies du passé. Cette époque dorée, quand les joueurs fêtaient leur titre de champions de France, acquis à la 35e journée, en battant largement Bordeaux avec les cheveux – ou le crâne, pour Cris – teints en rouge et bleu. Dix ans plus tard, seule l'ambiance à Gerland sera la même.

Une domination incontestable


Forts de trois titres de champions consécutifs, les Gones abordent la saison 2004-2005 avec une confiance absolue. Il faut dire qu'à cette époque, Lyon a sans doute le meilleur effectif de son histoire. « Lyon ? C'est une équipe impressionnante. Elle l'était déjà lorsque je la regardais devant mon écran de télévision. Maintenant vu du stade de Gerland, c'est une équipe supérieure techniquement et physiquement parlant » , expliquait Sonny Anderson à OL TV après la victoire conte Auxerre (2-1), lors de la 16e journée. « Aujourd'hui, Lyon domine largement le football français » , pensait Philippe Violeau, alors joueur de l'AJA. Leaders depuis la dixième journée, les joueurs de Paul Le Guen ne quitteront plus la première place de la saison. Cette année-là, Lyon gagne les deux derbys (2-3, puis 3-2) et ne perd pas contre l'Olympique de Marseille (1-1, puis 0-1). Bref, une saison parfaite. Intraitables en France, les Lyonnais savent aussi très bien voyager. Premier de son groupe de Ligue des champions devant Manchester United, l'OL semble bâti pour aller chercher une demi-finale.

Comme cette année, Lyon atteint un niveau de jeu collectif remarquable. Cette force, les Gones la tirent d'un groupe uni, dans lequel de jeunes joueurs arrivent à progresser avec des vedettes. « Ce soir, nous avons atteint un niveau de jeu très intéressant. Le groupe se porte bien et les joueurs prennent du plaisir à jouer ensemble. Cela se ressent à l'entraînement, en mise au vert, dans le vestiaire et sur le terrain » , se réjouissait Le Guen, après une victoire éclatante contre le Sparta Prague (5-0), pendant laquelle Idangar et Bergougnoux avaient marqué. Oui, Sylvain Idangar ! En huitièmes de finale, Juninho et ses copains atomisent le Werder Brême (0-3, puis 7-2), avant d'aller rejoindre en quart de finale le PSV Eindhoven. Une double confrontation qu'il faut encore aujourd'hui éviter d'évoquer entre Rhône et Saône. Force est de constater, en revanche, que Jean-Michel Aulas sans Twitter était déjà Jean-Michel Aulas. « Je suis inquiet pour l'UEFA quand le plus grand arbitre au monde ne siffle pas un penalty quand Nilmar se fait faucher dans la surface comme il l'a été. On s'interroge également quand il siffle la mi-temps alors que Malouda est à l'entrée de la surface, en action offensive. »

Des cheveux rouges et bleus, de l'animation en Jean-Bouin !


La déception européenne digérée, Lyon doit faire face au plus que probable départ de Paul Le Guen, en fin de saison. Motivation supplémentaire pour aller chercher le quatrième titre de champion de France. C'est chose faite après une victoire contre Ajaccio (2-1), le 8 mai 2005. Alors, quand, une semaine plus tard, les Gones retrouvent Gerland, ils ont le droit à un accueil exceptionnel. Le virage nord dévoile une grande banderole en l'honneur de JMA : « Avec notre président, tous unis vers le firmament ! » Même la tribune Jean-Bouin a préparé un superbe « C.H.A.M.P.I.O.N.S » pour l'entrée des acteurs sur la pelouse. Et comme avec de l'alcool, la fête est souvent plus folle, les dirigeants de Bordeaux offrent à chaque joueur de l'OL une bonne bouteille de rouge et un bouquet de fleurs. Pour fêter son quatrième titre consécutif et son 2000e match en championnat, (Ligue 1 et Ligue 2 confondues), Lyon a vu les choses en grand et en couleurs. Malgré l'ouverture du score de Riera dès la dixième minute de jeu, les Gones ne font qu'une bouchée de leurs adversaires. Il faut dire qu'après l'expulsion de Rool à la demi-heure de jeu, les Girondins ne peuvent plus lutter. Après un but de Malouda, Cris et Govou inscrivent chacun un doublé. Oui, déjà à l'époque, Lyon pouvait compter sur un chauve très fort en défense.


Au coup de sifflet final, le constat est sans appel. « On a mis beaucoup de qualités, beaucoup de vivacité. On a mis tout ce qu'il fallait dans notre jeu pour pouvoir faire un très bon match » , se réjouissait Le Guen, officiellement sur le départ, et longuement acclamé par le stade entier. « C'est mieux de partir comme ça, sur du respect mutuel. J'ai toujours eu des bonnes relations avec les publics que j'ai fréquentés. Je garderai un très bon souvenir de celui de Lyon » , expliquait celui qui allait être remplacé par un autre grand entraîneur, Gérard Houllier. Non, samedi 16 mai 2015, les joueurs ne se pointeront pas les cheveux teints en rouge et bleu. Premièrement parce que Lyon n'est pas champion de France. Deuxièmement parce que c'est quand même passé de mode. Mais qu'importe, la fête promet d'être belle. Et si Gerland a eu le droit à Cris en slip, aucune raison que Gerland n'ait pas le droit à Jallet en caleçon.



Par Gabriel Cnudde // Tous propos recueillis sur Olweb.fr
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 16:01 Tony Chapron est en arrêt maladie 40 Hier à 13:27 Des supporters uruguayens créent un chant sur l'air de Bella Ciao 23 Hier à 12:18 Un entraîneur espagnol s'énerve en conférence de presse 8
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
samedi 17 février Les maillots du PSG floqués en mandarin 25 samedi 17 février La panenka ratée de Diego Castro en Australie 20