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  2. // Légende

Il y a 60 ans, Pelé signait son premier contrat pro à 15 dollars

C'était il y a exactement 60 ans : Edson Arantes do Nascimento signait son premier réel contrat professionnel. Pour une somme modique : 15 dollars.

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Il n'avait encore jamais vu la mer. Alors, quand il découvre les immenses plages de Santos, l'enfant de Bauru, ville située au cœur de l'État de São Paulo, s'émerveille devant l'immensité de l'océan Atlantique. Il laisse filer le sable – qu'il n'avait jamais touché – entre ses doigts, avant d'aller prendre une gorgée d'eau de mer, pour vérifier qu'elle était bien salée comme lui avait dit son institutrice. Ce voyage initiatique le mènera ensuite à Vilma Belmiro, le siège du Santos Futebol Club, là où il allait prendre racine pendant presque vingt ans. Edson Arantes do Nascimento, dit Dico, à ce moment de son existence, n'est pas encore Pelé, mais ses qualités sont telles que Waldemar Brito, un ex-international brésilien qui avait été son entraîneur à Bauru, se démena pour le présenter à Santos.


Dans le port le plus important de la façade Atlantique sud-américaine, le physique malingre et la petite taille d'Edson Arantes engendre d'abord un certain scepticisme. Lui-même est prêt à faire ses bagages après une prestation médiocre et un penalty manqué en finale d'un tournoi de jeunes. Il sera toutefois retenu par un employé du club et ne tardera pas à s'imposer. Après quelques mois en catégories inférieures, le prodige fera ses débuts avec l'équipe première, en septembre 1956. Il n'a alors pas encore seize ans, mais commence déjà à se distinguer. Quelques semaines après ses débuts, il remporte son premier trophée professionnel, le tournoi paulista (régional), dont il est le meilleur buteur.


Dans l'État de São Paulo, la renommée de Pelé se fait grandissante, mais aucun contrat légal ne le lie toutefois à son club depuis qu'il a franchi le cap des seize ans, à l'automne 1956. Conscients de la perle qu'ils ont entre leurs mains, les dirigeants d'O Peixe vont alors finir par s’asseoir autour d'une table avec Waldemar de Brito. Comme le prodige est mineur, les dirigeants doivent aussi obtenir le consentement de ses parents et se rendront ainsi à Bauru, à plus de 400 kilomètres de Santos, pour obtenir la signature de Celeste, sa mère, et de Dondinho, son père, un ex-modeste joueur de foot et employé d'une clinique. Ils se voient proposer 5000 cruzeiros, ainsi que le gîte et le couvert. Finalement, l'accord est trouvé pour mille cruzeiros de plus. L'équivalent d'une quinzaine de dollars de l'époque. Une somme modique, mais c'était tout de même bien plus que le salaire minimum de l'époque, ou que les deux dollars qu'il gagnait dans l'usine de chaussures de Bauru avant de rejoindre Santos. « J'espérais un meilleur accord, confiera toutefois Pelé dans l'une des ses autobiographies, car j'enchaînais les très bonnes prestations, mais le club argumentait que j'étais encore très jeune et physiquement faible, et que, de ce fait, j'étais davantage susceptible de me blesser ("raison de plus pour mieux me payer !", pensais-je). Finalement, on trouva un accord le 8 avril 1957. »

Deux mois plus tard, il fait ses débuts avec la Seleção


Le contrat est signé pour dix-huit mois. Entre-temps, celui qui n'était qu'une sensation dans l'État de São Paulo va rapidement attirer l'attention de la presse nationale, avant de conquérir le monde une grosse année plus tard. Après s'être distingué lors d'un tournoi international organisé à Rio, où il inscrit un triplé face à Belenenses, et un autre but face au Dinamo Zagreb, il fait ses débuts en sélection deux mois après la signature de son modeste contrat. Ce sera à nouveau à Rio, face à l'Argentine. La Seleção s'inclinera (1-2), mais l'enfant-roi se signalera à nouveau au tableau d'affichage. Un an plus tard, l'enfant qui n'avait jamais vu la mer va mettre la terre à ses pieds lors du Mondial suédois. Quand il reviendra de Stockholm, Pelé n'aura pas à négocier. Santos lui doublera son contrat...



Par Marcelo Assaf Sources : Pelé Memorias del mejor futbolista de todos los tiempos; Jugando con Pelé ; Pelé Mi legado ; Pelé, de la favela a la gloria, Folha de São Paulo.
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Dans cet article

Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Le 5 mars 1961, il marque le « plus beau but de l'histoire du Maracanã » (selon l'inscription d'une plaque commémorative au pied de la tribune d'honneur du stade), lors d'un match entre Fluminense et Santos et devant 120 000 spectateurs. Pelé remonte seul le ballon sur 70 mètres et élimine sept joueurs. Il marquera le but en prenant le gardien de Fluminense à contrepied avec une frappe liftée. Même les spectateurs de Fluminense, battu 3 à 1, viendront embrasser Pelé, à la fin du match.
Il cumule des records à peine imaginables. En 1969, il avait inscrit son 1000e but dans un délire indescriptible au Maracanã.
6 fois il a marqué 5 buts dans le même match, 30 fois 4 buts et 92 fois 3 buts. Contre Botafogo en 1964, il inscrit même 8 buts. Au total, 1281 buts en 1363 matches et 92 sélections internationales. Pelé figure parmi les seuls joueurs ayant à la fois remporté une Coupe du monde et étant détenteurs du record de buts avec leur équipe nationale au même titre que Miroslav Klose (71 buts), David Villa (59 buts) et Thierry Henry (51 buts).

Palmarès
Brésil
Vainqueur de la Copa Roca, 1957, 1963 (matches Bresil-Argentine).
Champion du monde : 1958, 1962 et 1970.
Santos
Vainqueur de la Coupe intercontinentale : 1962 et 1963 (Santos FC).
Vainqueur de la Recopa Sudamericana : 1968 (Santos FC).
Vainqueur de la Supercoupe des champions intercontinentaux: 1968 (Santos FC).
Vainqueur de la Copa Libertadores : 1961 et 1962 (Santos FC).
Vainqueur du Championnat du Brésil de football (6) : 1961, 1962, 1963, 1964, 1965 et 1968 (Santos FC).
Champion de l'État de Sao Paulo (11) : 1956, 1958, 1960, 1961, 1962, 1964, 1965, 1967, 1968, 1969 et 1973 (Santos FC).
New York Cosmos[modifier | modifier le code]
Champion des États-Unis : 1977 (New York Cosmos)

Il n'a jamais gagné la Copa America.
 //  15:09  //  Aficionado du Salvador
il n'a jamais gagné la Copa America car il n'y participait pas ou bien parce que le Brésil ne l'a pas gagnée pendant cette période ?

elle se jouait tous les 2 ans à cette époque, ce serait étonnant que le Brésil ne l'ai pas remportée sur près de 2 décennies
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Durant toute cette période, le Brésil n'a été que finaliste, en 57 et 59 (en Argentine, Pelé meilleur buteur avec 8 buts), et troisième encore en 59 (en Uruguay).
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  16:12  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 5
En effet Pelé n'a jamais remporté la Copa America, chose à peine incroyable tant il a tout gagné autrement (Coupe du monde, Coupe Intercontinentale, Libertadores, championnat du Brésil, championnat paulista...) !

Il n'est pourtant pas passé loin lors de la Copa America 59 en Argentine. Auréolé de son titre de champion du monde l'année précédente, le Brésil se présente alors en favori, emmené par un quintet offensif redoutable : les trois stars du Mondial 58 Didi, Garrincha et Pelé, ainsi qu'à gauche, l'ailier de Palmeiras et futur juventino Chinesinho qui remplace Zagallo et pointe l'avant-centre de Botafogo (et future idole de Boca) Paulo Valentim.
Après un nul inaugural face au Pérou (qui avait alors une excellente génération avec les Joya, Seminario, Loayza, Terry), le Brésil corrige tous ses adversaires et aborde le dernier match en forme de finale contre l'Argentine avec un point de retard sur l'Albiceleste. Une victoire suffirait à donner le titre à la Seleçao mais malgré un but de Pelé, elle est tenue en échec (1-1) et doit donc se contenter de la 2e place.

Pour les éditions suivantes, en 63 le Brésil envoit une équipe B (sans Pelé), en 67 il déclare forfait pour la compétition et ensuite la Copa America fait une pause jusqu'en 75, année où elle renait sous son nouveau format... Mais Pelé avait déjà pris sa retraite internationale.

Sinon pour revenir à Santos, l'un des grands duels des années 60 sera celui qui l'oppose à Botafogo. Deux stars (Pelé vs Garrincha) et une pluie d'étoiles face à face ! Jugez plutôt :
D'un côté, Botafogo qui vit alors ses années d'or grâce à une génération exceptionnelle : Manga, Nilton Santos, Didi, Garrincha, Zagallo, Amarildo, Quarentinha (suivis plus tard de Jairzinho, Gerson et Paulo Cesar).
De l'autre, Santos, sans doute la meilleure équipe au monde de la décennie 60 (seuls Peñarol et l'Inter pourraient lui contester ce titre honorifique) et l'une des plus grandes équipes de l'histoire du foot (pour moi dans le top 5 sans discussion) : Gilmar dans les buts, Mauro Ramos en défense centrale, Lima en latéral droit polyvant, Zito comme milieu à tout faire, Mengalvio et Dorval en dynamiteurs et devant, les trois vedettes, Pepe sur l'aile gauche et le fabuleux duo d'attaque Pelé-Coutinho qui reste l'un des duos les plus forts et des plus complémentaires de tous les temps (Carlos Alberto et Clodoaldo rejoindront également le club à la fin des 60's).

L'affrontement le plus emblématique entre les deux clubs sera peut-être la demi-finale de Libertadores 63. Après avoir fait le plein en poules, Botafogo arrive ambitieux et décroche un bon nul à l'extérieur (1-1) à l'aller, Pelé n'égalisant qu'à la dernière minute. Mais au retour, Santos se fâche et colle à Botafogo un 4-0 sur sa pelouse, avec un triplé de Pelé !

Sûrement l'un des matchs de référence de Santos, avec le 3-0 infligé au Peñarol en match d'appui de la finale de Libertadores 62 et surtout, celui qui reste comme LE match du Peixe ces années-là : le retour de la Coupe Intercontinentale 62 sur la pelouse du Benfica d'Eusebio et Mario Coluna. Après une victoire 3-2 à l'aller, Santos inflige à l'Estadio da Luz un mémorable 5-2 au Benfica (alors la meilleure équipe d'Europe, double tenant du titre de la C1) : avant la réduction du score portugaise en fin de partie, Santos menait même 5-0 à la 77e, avec là encore un triplé de Pelé !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:49  //  Aficionado de l'Argentine
Merci Fred, j'ai aussi pensé au tournoi de Paris quand j'ai évoqué les matchs de référence de Santos mais j'ai choisi de n'évoquer que les rencontres vraiment officielles et ce, malgré le grand prestige dont jouissait ce tournoi.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:38  //  Aficionado de l'Argentine
EDIT : Pour la première phrase, il faut bien sûr lire "chose à peine croyable" et non "incroyable".
7 réponses à ce commentaire.
Note : 1
Ce maillot PUE la classe
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ils jouaient tout en blanc aussi: sublime !
Humour quelque peu déplacé et de mauvais goût, j'en conviens.
Pardon.
3 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  19:40  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 3
Le sujet s'y prêtant, j'en profite pour faire une petite autopromo en postant mes paragraphes sur les joueurs de Santos (hors Pelé, Carlos Alberto et Gilmar, déjà classés dans le top So Foot) que je cite dans mon fameux top-des-absents-sudam-toujours-pas-publié-mais-dont-je-promets-tout-le-temps-la-fin...^^

-PEPE
Légende de Santos, peut-être le meilleur ailier gauche qu'ait connu le football brésilien (avec Eder et Canhoteiro) et l'un des plus grands canonniers auriverdes, dont la frappe de balle en fit le digne prédécesseur des Rivelino, Nelinho, Eder, Branco, Roberto Carlos et Adriano. Pepe était réputé pour pouvoir marquer avec son pied gauche dans tous les angles possibles et avec toutes les surfaces : coup de pied, intérieur, extérieur... Mais son arme de prédilection restait la frappe en force. Ses coups-francs surpuissants faisaient si peur aux joueurs placés dans le mur adverse que ceux-ci se protégeaient quasi systématiquement la tête et l'estomac. En sélection, Pepe a la particularité d'être double champion du monde (1958 et 1962) sans avoir disputé la moindre minute de jeu, en Suède comme au Chili. Sur l'aile gauche, Vicente Feola puis Aymoré Moreira lui préféraient Zagallo, au profil plus défensif et travailleur, tandis que l'axe de l'attaque était alors la chasse gardée de Pelé et Vava, voire Amarildo en 1962. Qu'à cela ne tienne, Pepe eut son heure de gloire avec le mythique Santos des 60's – son unique club -, formant avec Pelé, Coutinho, Mengalvio et Dorval un inoubliable quintet offensif qui terrorisa les défenses du monde entier. Il s'y forgea un palmarès monumental, en étant notamment un acteur majeur du fameux double doublé Libertadores-Coupe Intercontinentale en 1962 et 1963 (il inscrivit le dernier but du mémorable succès 5-2 du Peixe à Benfica, ainsi qu'un doublé face à l'AC Milan l'année suivante). À ce jour, Pepe reste, avec 405 réalisations sous le maillot du Peixe, le deuxième buteur santista de l'histoire derrière Pelé – et donc le « meilleur buteur humain », aimait-il à rappeler, considérant que « Pelé venait d'une autre planète ».

-COUTINHO
Si Pelé fut ''O Rei'', Coutinho fut quant à lui El ''Virrey'' (le vice-roi) de Santos. Partenaire privilégié et préféré de Pelé, avec qui il forma l'un des plus fameux duos d'attaquants de l'histoire du football, Coutinho est reconnu comme l'un des meilleurs avant-centres brésiliens et sud-américains des 60's. Arrivé à Santos à 15 ans, il se fait très vite remarquer par ses qualités hors-normes, ses dribbles dans un petit périmètre, son très bon jeu de tête (malgré son 1,72 m) et surtout sa précision et son sang-froid exceptionnels face au gardien. Une palette complète qui lui vaut un autre surnom : le ''génie de la surface de réparation''. Profitant des blessures de Pagão, il devient titulaire, à peine majeur, et s'impose comme le terminal offensif d'un fabuleux quintet, aux côtés de Pelé, Pepe, Mengalvio et Dorval. Sa complémentarité avec Pelé semble presque surnaturelle et leur ressemblance est telle que les commentateurs radio demandent à Coutinho de jouer avec un sparadrap sur le poing afin de les différencier plus aisément. Les deux hommes sont d'ailleurs les principaux acteurs des conquêtes internationales de Santos. Meilleur buteur de la Libertadores 1962 (à seulement 19 ans), Coutinho signe un doublé sur la pelouse du Peñarol en finale aller, puis marque à l'aller et au retour en Coupe Intercontinentale contre Benfica. Rebelote en finale de la Libertadores 1963 : auteur d'un doublé au Maracaña face à Boca, il inscrit le premier but de la victoire santista à la Bombonera. Seul bémol dans cette énorme carrière, son parcours en sélection et surtout la frustration de la Coupe du monde 1962. À l'approche du Mondial chilien, Coutinho est en effet pressenti pour être titulaire et reformer avec la Seleçao son duo de choc avec Pelé. Malheureusement, victime d'une blessure avant le coup d'envoi du tournoi, il doit laisser sa place à Vava et assister du banc au deuxième sacre du Brésil.

-ZITO
Étonnamment, Zito est rarement cité lorsqu'on évoque les grands joueurs brésiliens de la fin des 50's et de la première moitié des 60's. Pourtant, il fut de tous les succès des deux équipes de sa vie : double champion du monde (1958 et 1962) avec la Seleçao, inscrivant même un but en finale du Mondial chilien ; multiple champion du Brésil, double vainqueur de la Libertadores et de la Coupe Intercontinentale (1962 et 1963) avec Santos. Remplaçant au début du Mondial 1958, Zito va prendre la place du milieu de São Paulo Dino Sani à partir du troisième match de poule face à l'URSS – après un nul décevant contre l'Angleterre – pour ne plus jamais quitter le onze brésilien. Son relatif déficit de notoriété est sans doute dû en partie à son profil tranchant avec les éternels clichés du joga bonito associés au foot auriverde : un récupérateur infatigable, capable de mettre le pied quand il le fallait, mais également doté d'une très bonne qualité de passe et d'une technique aussi sobre que complète (on pourrait le comparer à Dunga ou Deschamps). En sélection, il était l'unique milieu défensif du 4-2-4 brésilien, chargé des tâches de l'ombre pour permettre à Didi, son partenaire inamovible du milieu, de dicter le jeu et l'animation offensive. Mais qu'on ne s'y trompe pas : les succès du Brésil et de Santos lui doivent beaucoup !

-CLODOALDO
Le successeur de Zito, tant avec la Seleçao qu'à Santos, où il assumait le rôle d'unique milieu défensif. Titulaire avec le mythique Brésil 70 à seulement 20 ans, il formait une magnifique paire avec Gerson. Un milieu de terrain ultra-complémentaire : à Clodoaldo, régulateur élégant et technique (un mix entre Cerezo et Redondo), les tâches défensives et la récupération du ballon ; à Gerson, positionné en meneur reculé (sorte de regista ''à la Pirlo''), la création, notamment grâce à son jeu long chirurgical. Mais Clodoaldo, excellent joueur de ballon, pouvait aussi se montrer décisif par son apport offensif. En demi-finale, le Brésil est mené face à l'Uruguay depuis un but de Luis Cubilla à la 19e minute : vingt ans après, les fantômes du Maracanaço ressurgissent autour de l'Estadio Jalisco. C'est Clodoaldo qui sonnera la révolte en égalisant d'une belle demi-volée juste avant la mi-temps, avant que Jairzinho et Rivelino ne terrassent enfin la bête noire uruguayenne. Et en finale, c'est encore lui qui est à l'origine du fameux but de Carlos Alberto en éliminant quatre joueurs italiens à coups de crochets et feintes de corps. Une action qui symbolise à elle seule la vista d'un joueur à l'apport injustement méconnu mais fondamental dans le dispositif de Zagallo... Titulaire à Santos à partir de 1967, dès l'âge de 18 ans, Clodoaldo effectua l'essentiel de sa carrière au Peixe, remportant cinq championnats paulistas et la Supercoupe des champions intercontinentaux 1968, avant de quitter le football de haut niveau à 29 ans, victime d'une sérieuse blessure au genou.

-MAURO RAMOS
Capitaine du Brésil 62, Mauro Ramos fut peut-être le premier défenseur central brésilien à s'approcher du légendaire Domingos da Guia, grâce à son style élégant, son port altier et son toucher de balle. Pourtant, si ses qualités ont été très tôt décelées, sa carrière a véritablement pris son envol sur le tard, à la trentaine passée. Dans les années 50, le défenseur central du São Paulo FC (avec qui il remporte quatre championnats paulistas) est ainsi le remplaçant en sélection des Bellini, Pinheiro et Orlando. Convoqué pour les Coupes du monde 1954 et 1958, il décroche son premier titre de champion du monde sans entrer en jeu. Mais Mauro Ramos va connaître son heure de gloire dans les 60's. Au Mondial 1962, il prend le brassard et la place de titulaire à son éternel rival Bellini et devient le deuxième capitaine brésilien à brandir le trophée Jules Rimet. À 32 ans, Mauro Ramos est alors au sommet de sa carrière. Transféré à Santos en 1960, il s'impose dans l'axe central de la meilleure équipe au monde, menée par son fameux trio Pelé-Pepe-Coutinho. Le Peixe est intouchable : cinq championnats du Brésil consécutifs de 1961 à 1965 et surtout deux fabuleux doublés Libertadores-Coupe Intercontinentale en 1962 et 1963. Santos met d'abord fin au règne de Peñarol, tenant du titre, en Libertadores, avant de terrasser le Benfica d'Eusebio puis remet le couvert l'année suivante en dominant successivement Boca Juniors et l'AC Milan. Mauro Ramos finira sa carrière à Toluca en 1968, remportant un dernier titre, le championnat du Mexique.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Bravissimo pour tes paragraphes ! ça se prêtait on ne peut mieux. Je ne sais pas quand l'opportunité va se présenter pour "caser" ta "Bible".
Je ne sais pas ce qui se passe depuis quelque temps, on ne voit plus tellement les "anciens" même sur ces sujets retros: les Algiers, Dip, Aerton et consorts, sans parler des cas spéciaux Penarol et Alegria.
Trop d'articles sur des sujets superficiels ? Trop de joutes verbales entre contributeurs dignes de l'Equipe.com ?
Il y a un article intéressant sur les clubs vainqueurs de la Coupe de France, qui ont disparus, en 2 parties. Personne n'est venu.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Alain Proviste (réponse à Ubriacone)
Oui après réflexion t'as raison, on peut plus facilement comprendre cette posture pour les tops nationaux ou continentaux (encore que, je trouvais bizarre de ne pas considérer Di Stefano ou Sivori comme Argentins) mais pour les clubs c'est pas trop tenable.

Comme tu dis, y'a des joueurs qu'ils seront obligés de mettre dans deux tops L1 différents tant ils ont marqué au moins deux clubs : Pauleta en effet (PSG/Bordeaux) mais aussi Sonny Anderson (Monaco/OL), Rocheteau (Sainté/PSG), N'Doram (Nantes/Monaco), Giresse, Tigana, Trésor et Allofs (Bordeaux/OM), Weah et Simone (PSG/Monaco), Salif Keita (Sainté/OM), Di Meco et Barthez (OM/Monaco), Rep (Bastia/Sainté), Blanc (Montpellier/OM), Pires (Metz/OM), Zimako et Larios (Bastia/Sainté), Wiltord (Bordeaux/Rennes), etc... Enfin bref, il y en a plein où ce serait trop difficile de trancher ! Et surtout ça poserait un gros pb : dans quel top classer Xavier Gravelaine ??? :

Fred Astaire (réponse à Alain)

Et si je me souviens bien Kubala était dans le Top espagnol, mais pas Puskas, qui n'est donc pour l'instant dans aucun classement, en attendant un hypothétique fourre-tout Top européen où les Hongrois côtoieraient des Slaves, des Roumains, des Celtes, des Portugais, des Nordiques, des Helveto-Autrichiens ou des Beneluxiens: aussi bordélique qu'un débat à onze !
Pour le premier il n'y aurait même pas de suspense: n'est-ce-pas, Chérif ?
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  22:51  //  Aficionado de l'Argentine
Oui malheureusement Alegria s'est mis en réserve de la République, Penarol aussi j'ai l'impression... Quant à Algiers, c'est vrai, pas de news depuis un moment, idem pour l'ami Dip. Heureusement, il reste encore Ubriacone, ZizouGabor, toi et quelques autres.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  00:35  //  Aficionado de l'Argentine
Par rapport à ton com, je trouve que la présence de Kubala dans le top espagnol peut se justifier dans le sens où il a plus marqué la Liga avec le Barça que les footballs hongrois et tchécoslovaques en sélection (sachant en plus qu'il a aussi joué pour la Roja)... Alors que Puskas, lui, a été aussi marquant avec l'équipe de Hongrie qu'avec le Real et dans ce cas, ça me semble normal de donner la priorité à sa nationalité.
En tout cas, je cracherais pas sur un top reste de l'Europe !
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  00:36  //  Aficionado de l'Argentine
Et pour l'article sur la Coupe de France, je suis passé à côté.
Alain, toujours un grand plaisir quand tu partages avec nous tes connaissances sur ce merveilleux football sud-américain de jadis. On devine à chacune de tes interventions une authentique et grande passion pour le futbol.
Merci pour tous ces bons moments emprunts de douce nostalgie.
Ce commentaire a été modifié.
@Alain

Je vois que je n'ai manqué à personne vu que je suis cité nul part^^
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:25  //  Aficionado de l'Argentine
Sorry Elji, j'aurais dû préciser que cette liste était non exhaustive (puisque manquent aussi Pelusa, Aerton, Franz, europa, ajde59, Le major galopant, Lemoine, toi...) mais je ne pouvais pas citer tout le monde. Tu fais évidemment partie des personnes auxquelles je pensais. ;)
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:32  //  Aficionado de l'Argentine
Merci pour le compliment europa, venant d'un connaisseur comme toi, ça me touche particulièrement ! ;)
J'apprécie d'ailleurs beaucoup tes commentaires sur le foot italien, comme ceux de Fred sur le foot français de jadis, d'Algiers sur le foot africain, de Zizou sur un peu tout ça à la fois, etc (je ne cite pas tout le monde hein, ne vous vexez pas ^^)...
Etant passionné de foot sud-américain, j'essaye aussi d'apporter ma modeste contribution à ce site.
C'est vraiment, je trouve, la grande richesse des coms de So Foot : vu qu'on est chacun plus ou moins spécialiste d'un football, d'un continent, d'un championnat, d'une période, on s'apprend tous des choses mutuellement. Et je dois dire que j'ai bien développé et enrichi ma culture foot depuis que je participe à ce site !
C'était un petit tacle Alain bien viril pas avec les deux pieds développés d'où le "^^". Merci pour le compliment et j'apprécie particulièrement tes commentaires notamment sur le foot sud am' où je n'ai pas une grande connaissance. Tu fais parti de ceux qui enrichissent ma culture foot et c'est toujours un plaisir de te lire. D'ailleurs j'attends la suite de ton top (200?) avec impatience.

A propos de Algiers, pour échanger avec lui par mail, c'est avec une grande tristesse que je te/vous dis qu'il a décidé de quitter au moins pour un long moment pour des raisons personnelles.
Salut les gars, j'avais pas vu cet article en fait...
Je vous lis de temps en temps mais j'ai rien de bien intéressant à apporter alors je n'interviens pas. Et puis en ce moment, je ne vois pas grand chose qui me passionne sur sofoot.com, je n'ai même renouvelé mon abonnement à la version papier...
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Salut Dip,
Parce que moi, ou d'autres, on pond quelque chose d'immortel à chaque fois peut-être ? Souvent, c'est pour être prévenu sur mon email d'un nouveau com (quand ça veut bien marcher!).
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Elji,
Je ne sais pas pourquoi, je te confonds avec adje59: c'est lui qui nous avait fait une brillante étude sur les artistes uruguayens des années 20 ?
Pour Algiers, c'est con; il va nous manquer: en plus d'être un fin connaisseur du foot, c'est un mec sensible, humaniste et généreux.
Salut Fred, oui je confirme c'est Adje vu que ma connaissance du foot sud'am est très limitée surtout à une époque où j'étais loin d'être né.
Pourquoi tu me confonds avec lui? Je ne sais pas quoi répondre la dessus, désolé!
Je ferai passer vos messages à Algiers, ça pourrait le faire revenir même si la probabilité est faible, mais bon on s'est jamais..

Edit: j'en profite pour corriger mon précédent commentaire.
"Les deux pieds décollés"
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:09  //  Aficionado de l'Argentine
Fred, oui c'est ajde qui nous avait sorti un super post sur les grands joueurs argentins des années 20, 30 et 40 dans le top sudam.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:09  //  Aficionado de l'Argentine
@ Elji, j'avais un peu peur de ça pour Algiers, j'en suis désolé. :(
lemoine met son douala où c'est sall Niveau : CFA2
J attends le top hongrois avec impatience. D ailleurs si je trouve un peu de temps je vais faire mon top 100 et vous le poster
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  00:40  //  Aficionado de l'Argentine
On le lira avec plaisir amigo ! ;)
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Lemoine,
Au contraire des ZizouGabor ou autre Le Major galopant, ton pseudo n'augurait pas à première vue un spécialiste du football Magyar (celui d'Alegria non plus, d'ailleurs, et pourtant, c'est un mec légendaire).
On attend avec impatience de te lire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  00:39  //  Aficionado de l'Argentine
Pour ceux que ça intéresse, voici la liste des 50 Brésiliens que je présente dans ce top des absents (il ne s'agit donc que de joueurs ne figurant pas dans le top Amsud de So Foot mais qui auraient eu leur place dans un top 100 Brésil) :

Junior, Careca, Amarildo, Moacir Barbosa, Zito, Clodoaldo, Leandro, Pepe, Julinho, Toninho Cerezo, Ademir da Guia, Eder, Danilo Alvim, Kaka, Dirceu, Canhoteiro, Luis Pereira, Jair da Rosa Pinto, Reinaldo, Marinho Chagas, Heleno de Freitas, Mauro Ramos, Dani Alves, Roberto Dinamite, Quarentinha, Dunga, Bellini, Coutinho, Lucio, Nelinho, Evaristo, Everaldo, Aldair, Dada Maravilha, Paulo Valentim, Jorginho, Paulo Cesar, Adriano, Jair da Costa, Dirceu Lopes, Leao, Carlos Mozer, Dino Sani, Renato Gaucho, Wilson Piazza, Alemao, Paulo Isidoro, Valdo, José Carlos Bauer, Branco

J'ai fait ça un peu dans le désordre donc pour le Brésil, j'ai déjà écrit les 40 premières présentations mais j'ai encore des doutes sur quelques noms pour les 10 derniers...
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Oh là là ! quelle richesse le foot brésilien !
Je doute qu'un top 200 français soit aussi sexy!
22 réponses à ce commentaire.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Le 5 mars 1961, il marque le « plus beau but de l'histoire du Maracanã » (selon l'inscription d'une plaque commémorative au pied de la tribune d'honneur du stade), lors d'un match entre Fluminense et Santos et devant 120 000 spectateurs. Pelé remonte seul le ballon sur 70 mètres et élimine sept joueurs. Il marquera le but en prenant le gardien de Fluminense à contrepied avec une frappe liftée. Même les spectateurs de Fluminense, battu 3 à 1, viendront embrasser Pelé, à la fin du match.

Je pense que l'on voit ce fameux but dans le film: Pelé, Garrincha Dieux du Brésil.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2

Santos – Benfica : quand Pelé porte Santos sur le toit du monde


En 1962, le Santos de Pelé affronte Benfica, emmené par un jeune joueur de 20 ans, Eusébio, lors de la troisième édition de la Coupe Intercontinentale, entre les vainqueurs de la Copa Libertadores et de la Coupe des Clubs Champions. L'occasion pour Santos d'afficher sa suprématie mondiale.



Un marathon de deux ans
En 1962, Pelé est déjà une superstar et sacré deux fois champion du monde. Avec Santos, il remporte le championnat Paulista en 1956, 1958, 1960 et 1961, compétition dont il termine meilleur buteur à chaque édition entre 1957 et 1961, cumulant 219 buts en 155 matchs ! En 1960, Santos marque 100 buts en 34 matchs dans le championnat Paulista et se qualifie pour la Taça Brasil, compétition regroupant les champions d’État. En demi-finale, América, vainqueur du championnat carioca 1960, est écrasé 6-2 avec un doublé de Pelé au stade São Januário, à Rio de Janeiro. Lors du match retour, Pelé est expulsé et l'América s'impose 1-0 avant de subir une nouvelle déconvenue lors du match d'appui. Santos l'emporte 6-1 avec à nouveau un doublé de Pelé et s'offre une finale contre l'EC Bahia. Deux ans plus tôt, les deux équipes s'étaient affrontées au même stade de la compétition. Au match aller, Bahia avait créé la surprise en l'emportant 3-2 au Vila Belmiro, malgré des buts de Pelé et Pepe pour le Peixe. À Salvador, Santos avait forcé un match décisif en battant Bahia 2-0 (buts de Coutinho et Pelé) avant de s'incliner 3-1 au Maracanã, dans un match marqué par quatre expulsions, dont trois pour Santos. Pelé, absent pour ce match décisif, a soif de revanche en 1961 mais c'est Coutinho qui ouvre le score dès la 3e minute avant l'égalisation de Bahia. Lors du match retour, au Pacaembu, Bahia craque peu avant la demi-heure de jeu face au potentiel offensif de Santos. Pelé inscrit un triplé en sept minutes, et Coutinho ajoute un but deux minutes plus tard. Santos s'impose finalement 5-1, avec un nouveau but de Coutinho. Pelé termine meilleur buteur de la compétition et Santos se qualifie pour la Copa Libertadores 1962, occasion parfaite pour célébrer le cinquantenaire de la fondation du club. La Copa Libertadores regroupe les meilleurs clubs d'Amérique du Sud et se déroule pour la première fois en 1960. Les deux premières éditions sont remportées par le Peñarol de Pedro Rocha et Alberto Spencer. Placé dans le groupe des Boliviens du Deportivo Municipal et des Paraguayens du Cerro Porteño, Santos remporte trois de quatre matchs et marque vingt buts, dont un 9-1 contre Cerro Porteño. Lors de ce match, il y a encore 1-1 lorsque Pelé, blessé, entre en jeu peu avant la mi-temps. Sur l'un de ses premiers ballons, Pelé centre pour Coutinho qui marque de la tête. Pepe et Coutinho inscrivent chacun un triplé, Pelé s'illustre avec un doublé et Zito complète la goleada. Les demi-finales ont lieu après la Coupe du monde 1962 disputée au Chili et remportée par sept joueurs de Santos. Car si Pelé est exceptionnel, l'équipe dirigée par Lula est parfaitement équilibrée et compte de nombreux joueurs de classe mondiale, comme le gardien Gilmar, le défenseur et capitaine de la Seleção Mauro ou encore le milieu Zito. En attaque, Dorval et Mengálvio soutiennent un trio exceptionnel, composé de Pelé, Pepe et Coutinho. Les trois n'ont pas pu participer pleinement à la Coupe du monde à cause de blessures et seul Pepe est remis pour jouer la demi-finale de Libertadores, contre Universidad Católica. Après deux matchs âprement disputés, Santos se qualifie pour la finale, grâce à un but de Zito, et retrouve Penãrol, tenant du titre et vainqueur des deux premières éditions. Au Centenario, Alberto Spencer ouvre le score pour Peñarol, entraîné par Béla Guttman, qui reprend le club après un passage victorieux du côté de Benfica. Pourtant, c'est Santos qui s'impose grâce à un doublé de Coutinho et prend un net avantage avec le match retour, au Vila Belmiro. Au Brésil, le match est tendu et violent, le jeu est arrêté plusieurs fois et les joueurs de Santos réclament de nombreuses fautes auprès de l'arbitre Carlos Robles. Comme au match aller, Alberto Spencer ouvre le score mais Santos revient et mène 2-1 à la mi-temps… avant de perdre 3-2 après dix minutes de jeu en seconde période. Ce nouveau revirement de situation provoque la furie des supporters santistas qui jettent des bouteilles sur le terrain et l'arbitre arrête officiellement le match. Par crainte de nouveaux débordements, le jeu continue, Pagão égalise et les supporters célèbrent le titre. Mais la CONMEBOL retient la victoire du Peñarol et marque un nouveau match, à Buenos Aires, au Monumental. Pelé, de retour, inscrit un doublé, Santos s'impose 3-0 et met fin à la domination du Peñarol sur la Copa Libertadores (lire Pelé, le roi de Santos).

Sur le toit du monde
Santos devient la première équipe brésilienne à remporter la Copa Libertadores et se qualifie pour la Coupe intercontinentale, compétition rêvée par Henri Delaunay, ntre le vainqueur de la Copa ibertadores et le vainqueur de la Coupe des clubs champions. Santos a déjà impressionné l'Europe lors de tournées et veut être officiellement considérée comme la meilleure équipe du monde. Paulista 1960, Taça Brasil 1961, Copa Libertadores 1962, le chemin a été long pour disputer cette compétition. En face, l'adversaire est de taille puisqu'il s'agit du Benfica. L'équipe lisboète a entamé un cycle victorieux avec Béla Guttman, un entraîneur hongrois, passé par le São Paulo FC en 1957 et par Porto, avec qui il remporte le championnat du Portugal en 1959. Béla Guttman remporte avec Benfica deux nouveaux championnats du Portugal, en 1960 et 1961. Surtout, à l'image de Santos avec Peñarol, Benfica met fin à l'hégémonie du Real Madrid, qui remporte les cinq premières éditions de la Coupe d'Europe. En finale, le Benfica bat le Barça, qui a éliminé le rival madrilène au premier tour, et qui est emmené par ses Hongrois László Kubala, Sándor Kocsis et Zoltán Czibor, ainsi que Luis Suárez et le Brésilien Evaristo de Macedo. Benfica s'appuie sur son capitaine et meilleur buteur de la compétition, l'attaquant José Águas, buteur en finale et auteur de 11 buts au cours du tournoi. Malgré des buts de Kocsis et Czibor, le Barça s'incline 3-2 dans un stade de Berne définitivement maudit pour les Hongrois. Eusébio, qui a inscrit un triplé pour son premier match avec Benfica une semaine auparavant, ne prend pas part à la finale mais s'affirme comme un titulaire en puissance au cours des mois suivants. Il dispute en fin de saison le Tournoi de Paris, l'un des tournois les plus prestigieux de l'époque. En finale, il retrouve le Santos de Pelé, auteur ce jour-là d'un doublé. Santos mène 5-0 quand Eusébio entre en jeu et se distingue rapidement par un triplé. Santos l'emporte toutefois 6-3 avec un doublé de Pepe et des buts de Coutinho et Lima. Lors de la deuxième Coupe intercontinentale de l'histoire, la panthère noire, blessé, ne prend part qu'au troisième match. Malgré un but d'Eusébio, Benfica s'incline 2-1 contre Peñarol dans un match violent et disputé de nouveau à Montevideo plutôt qu'au Brésil ou en Argentine après un arrangement financier entre les dirigeants des deux clubs. Benfica, base de l'équipe portugaise qui finira troisième à la Coupe du monde 1966, retrouve une nouvelle fois la finale de la Coupe des clubs champions, un an après le sacre de Berne. Au stade olympique d'Amsterdam, Benfica défie le Real Madrid de Francisco Gento, Alfredo Di Stéfano et Ferenc Puskás. Ce dernier inscrit rapidement un doublé mais José Águas permet aux Portugais d'entretenir l'espoir. À la mi-temps, le Real mène 3-2 grâce à un nouveau but de Puskás. Benfica recolle à 3-3 grâce à Coluna et s'impose finalement 5-3, porté par un doublé d'Eusébio. Eusébio marque sur un penalty qu'il avait lui-même provoqué après une faute de Di Stéfano puis inscrit un coup franc en force. Eusébio, 20 ans, remporte son duel à distance avec Di Stéfano, 35 ans, pour le titre officieux de meilleur joueur européen, avant d'aller défier le Roi Pelé.



Quatre mois plus tard, Benfica se rend au Brésil pour disputer le match aller de la Coupe intercontinentale. Benfica compte toujours sur ses stars comme le « Garrincha du Portugal » José Augusto, António Simões, Joaquim Santana, le cerveau de l'équipe Mário Coluna et bien sûr Eusébio mais l'entraîneur Béla Guttman n'est plus là. En cause, une prolongation de contrat refusée par le club, s'opposant aux ambitions salariales trop élevées de l'entraîneur hongrois. Guttmann claque la porte du Benfica pour Peñarol, non sans oublier de lancer une malédiction, toujours d'actualité, avant de partir : « sans moi, vous ne gagnerez pas la Coupe d'Europe pendant au moins cent ans. » Béla Guttman est remplacé par le Chilien Fernando Riera. Ancien attaquant du Stade de Reims, il dispute la Coupe du monde 1950 avec le Chili avant de prendre la tête de la sélection nationale pour la Coupe du monde 1962 disputée à domicile. Malgré la « bataille de Santiago », Riera est adepte d'un football offensif, préfère la technique à la violence et mène le Chili à la troisième place de la Coupe du monde. Lula est lui toujours l'entraîneur d'un Santos redoutable, porté par un Pelé qui a définitivement oublié ses problèmes musculaires. À 21 ans, il vient de passer la barre des 500 buts en carrière et a inscrit un quadruplé dans le championnat paulista, trois jours avant d’affronter Benfica. Santos n'accueille pas les Portugais à Santos ou à São Paulo, mais à Rio de Janeiro, au sein du mythique Maracanã. Le Peixe a fait vibrer ce stade, notamment en écrasant 7-1 Flamengo, l'une des meilleures équipes de l'époque, lors d
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
l'une des meilleures équipes de l'époque, lors du Tournio Rio – São Paulo en 1961. Santos s'assure ainsi le soutien des Cariocas et une belle recette à la billetterie puisque 94 129 personnes assistent au match. La rencontre est disputée et équilibrée, Santos ne montre pas l'étendue de son talent mais ouvre le score grâce à Pelé après une Madjer avant l'heure de Coutinho, âgé de seulement 19 ans. Benfica égalise avec un but de Santana mais quelques minutes plus tard, Coutinho permet à Santos de repasser devant au tableau d'affichage. Pelé, après un dribble de Coutinho sur le gardien, aggrave le score avant le dernier but de Benfica, inscrit de nouveau par Santana. Le match retour a lieu à Lisbonne, un mois plus tard. Peu convaincus par la prestation de Santos au match aller malgré la victoire 3-2, les Portugais sont confiants et vendent même des billets pour le troisième match, disputé également à Lisbonne en cas de victoire du Benfica. Au Estádio da Luz, 80 000 personnes viennent assister au duel entre Pelé et Eusébio. La confiance des Portugais irritent les joueurs de Santos, comme le confiera Pelé dans son autobiographie « Ma vie », publiée en 2006 : « Quand nous sommes arrivés à Lisbonne, le Benfica était tellement sûr de gagner qu'on parlait déjà de vendre les billets pour le match de barrage. On avait même fait fabriquer des banderoles « Benfica : champions du monde ». Je peux vous dire que ça nous a drôlement remontés, nous autres Brésiliens. Ce fut l'un des plus beaux matchs de Santos – et sans doute le meilleur de toute ma carrière. » Pelé est en effet en grande forme. Depuis son retour de blessure lors de la Coupe du monde, Pelé a disputé 15 matchs pour 23 buts, et a même marqué lors des douze derniers matchs ! Pour le match à Lisbonne, l'entraîneur Riera choisit de ne pas effectuer un marquage individuel strict sur Pelé, comme le souligne Fernando Cruz dans le livre « Donos da Terra » d'Odir Cunha, qui revient sur ce match. « Fernando Riera a été le meilleur entraîneur que j'ai eu. Il ne voulait pas faire de marquage individuel sur Pelé et nuire au spectacle, il savait que tous les yeux étaient rivés sur Pelé. Mais Santos n'avait pas que Pelé.

Ils avaient Pepe, Zito, Coutinho, Dorval. On avait déjà battu le Barça à Barcelone et ils avaient une équipe fantastique. Le Real Madrid aussi. Le Real Madrid et le Barça étaient grands mais Santos était extraordinaire. » Les joueurs du Benfica, comme José Augusto, se méfient du potentiel de Santos, comparé au Real Madrid et ses cinq Coupes des clubs champions. « Santos était supérieur, car ils avaient des joueurs exceptionnels. Le Real Madrid était une équipe plus âgée, ils jouaient avec calme et expérience. Santos était plus jeune, comme le Benfica. C'était quasiment l'équipe du Brésil et on savait que les championnats disputés au Brésil étaient plus exigeants que le championnat portugais. » Lula procède à des changements dans son onze de départ. Mengálvio, blessé, cède sa place à Olavo, un changement qui permet à l'arrière droit Lima, de passer au milieu de terrain. Plus rapide que Mengálvio, Lima prend place aux côtés de Zito, titulaire malgré une forte grippe. Santos se met rapidement en action. À la 17e minute, Pelé ouvre le score en reprenant un centre de Pepe. Dix minutes plus tard, Santos double la mise, toujours par l'intermédiaire de Pelé, qui se joue de trois défenseurs avant de frapper du gauche. Pelé est dans une forme exceptionnelle et ne cesse de réaliser des dribbles, comme lorsqu'il enchaîne grand pont et petit pont sur Mário Coluna, le capitaine et « monstre sacré » du Benfica. Le troisième but, marqué dès le début des vestiaires, vient une nouvelle fois de Pelé, qui déborde et centre pour Coutinho, seul devant le but. À l'heure de jeu, Pelé réalise un nouveau chef-d’œuvre en passant au milieu de trois défenseurs. Sa frappe est repoussée par Costa Perreira mais Pelé surgit une nouvelle fois pour pousser le ballon au fond des filets et s'offrir un triplé. À un quart d'heure de la fin, Pepe profite d'une grossière erreur de Costa Perreira pour ajouter son nom à la liste des buteurs. 5-0. Pelé par trois fois. Coutinho. Pepe. Santos et son trio magique (les trois cumuleront 1 866 buts pour Santos) humilient Benfica à l’Estádio da Luz. En toute fin de match, Eusébio et Santana permettent au Benfica de sauver l'honneur en revenant à 5-2 mais les Lisboètes sont obligés de reconnaître la supériorité de l'adversaire, et en particulier Pelé. « Ça a été une nuit magique pour Pelé. Il jouait d'une telle façon que c'était impossible pour Benfica de gagner ce match. Santos avait des joueurs extraordinaires à chaque poste mais Pelé a tout fait. Je n'ai jamais revu un joueur comme lui, il était impossible à arrêter » déclare le défenseur Humberto.

La meilleure équipe du monde
Santos fête de la meilleure manière possible son cinquantenaire et est consacré meilleure équipe du monde par les spécialistes. Pour France Football, « le Brésil a aussi le meilleur club du monde » alors que pour le journal portugais A Bola, « les Brésiliens ont prouvé qu'ils étaient les maîtres du football. » La presse compare Santos aux plus grandes équipes, le Real Madrid bien sûr, mais aussi le Budapest Honved de Puskás, Kocsis et Czibor, inférieur à Santos selon le journaliste de L'Équipe, Gabriel Hanot. Pour Vittorio Pozzo, entraîneur double vainqueur de la Coupe du monde avec l'Italie, Santos est invincible. « Peut-être en match amical il est possible de battre Santos, mais sur des matchs sérieux de championnat, quand ses joueurs sont aussi concentrés, personne ne peut les battre selon moi. Et quand Pelé est dans cette forme-là, il n'y a rien à faire. » Benfica n'y arrivera pas en tout cas, que ce soit en Coupe Intercontinentale ou en amical. En sept matchs entre Benfica et Santos, les Brésiliens l'emportent six fois et concèdent un match nul. Pelé marque lors des cinq premiers matchs pour un total de neuf buts.



Après avoir été sacrés champions du monde, les joueurs de Santos poursuivent une tournée européenne tandis que Pelé poursuit son incroyable série de matchs avec au moins un but. Une série qui prendra fin le 11 novembre, alors que Santos est déjà rentré au Brésil, le Peixe concédant le nul 1-1 contre Noroeste, club de Bauru, où est originaire Pelé. Pelé ne marque pas, ce qui ne lui était plus arrivé depuis le début du mois d'août. Entre temps, Pelé dispute 20 matchs et marque 36 buts, et délivre une impression de domination incroyable laissée aux supporters et aux adversaires comme le reconnaîtra José Augusto après la défaite du Benfica. « Ça a été une nuit de foot exceptionnelle. Même en perdant 5-2, on n'avait pas l'impression d'avoir perdu. J'ai quitté le terrain avec un avis différent sur le football. Santos était supérieur parce qu'ils avaient des joueurs exceptionnels. C'était une équipe merveilleuse. »

Fred Astaire Niveau : Ligue 2
J'ai trouvé ce fabuleux article, et bien d'autres, sur le site: Lucarne opposée.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  01:40  //  Aficionado de l'Argentine
Ah oui je l'avais lu aussi à l'époque sur Lucarne Opposée. Très bon article en effet !
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ah oui bien sûr, puisque c'est toi et les autres qui m'ont indiqué ce site, que j'avais oublié ! J'avais juste mis cet article en favori; il faut que je lise le reste.
Ce commentaire a été modifié.
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Par contre, je ne retrouve les sites des simulations des Ballons d'or, des années 20 à nos jours: il y avait, je crois, un britannique et un hispanophone (Argentin peut-être ? Argentin sans doute !) mais qui manquaient d'objectivité (il y en avait que pour Maradona et surtout pour Messi qui en collectionnait 6 ou 7, même en 2010: faut pas déconner.
Peux-tu me les rappeler ?
Fred, Messi a réellement gagné le ballon d'or en 2010. Ca n'a rien d'une simulation.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  17:27  //  Aficionado de l'Argentine
Fred, c'est le site Glavisted qui est géré par un Péruvien, je crois (et non un Argentin).

Il y a deux listes dessus, faites à chaque fois selon les critères actuels du Ballon d'Or, cad ouvert aux non-Européens :
- les 23 nominés du BO année par année, depuis 1920 (imaginé par un Britannique) :
http://glavisted.blogspot.fr/2016/05/wo … -1920.html
- les podiums fictifs du BO depuis 1911 (réalisé par l'auteur du blog) :
http://glavisted.blogspot.fr/2011/09/me … l-ano.html

Grosso modo, c'est plutôt cohérent mais il y a juste un truc pour lequel je ne suis pas d'accord : pour moi, les années de CDM, le BO doit aller à un champion du monde et ils dérogent plusieurs fois à cette règle.
Le seul cas où je ferais une exception serait le Ballon d'Or 54 que je donnerais peut-être à un Hongrois (Puskas ou Kocsis) plutôt qu'à un Allemand (Fritz Walter).

Les BO légitimes les années de Coupe du monde, selon moi :
- 1930 : Nasazzi, Andrade ou Scarone
- 1934 : Meazza
- 1938 : Piola
- 1950 : Schiaffino
- 1954 : Walter, Kocsis ou Puskas
- 1958 : Didi
- 1962 : Garrincha
- 1966 : Charlton
- 1970 : Pelé ou Jairzinho
- 1974 : Beckenbauer
- 1978 : Kempes
- 1982 : Rossi, Conti ou Scirea
- 1986 : Maradona
- 1990 : Matthaüs
- 1994 : Romario
- 1998 : Zidane
- 2002 : Ronaldo
- 2006 : Pirlo, Buffon ou Cannavaro
- 2010 : Iniesta, Villa, Casillas ou Xavi
- 2014 : Müller, Schweini ou Kroos
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  18:37  //  Aficionado de l'Argentine
Si je trouve le temps un jour, j'essaierai de proposer mes propres podiums du Ballon d'Or de 1946 à aujourd'hui (avant-guerre, je préfère ne pas tenter car pour les décennies 20 et 30, je connais surtout le foot sudam et italien et j'aurais trop peur de zapper des joueurs incontournables, hormis pour les années de CDM - 30, 34 et 38).
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Merci Alain, tu as en moi un de tes inconditionnels.
Je suis en train de lire tous les articles passionnants de "Lucarne opposée". J'enrichi ma culture sud-américaine.

"Pour moi, les années de CDM, le BO doit aller à un champion du monde et ils dérogent plusieurs fois à cette règle.
Le seul cas où je ferais une exception serait le Ballon d'Or 54 que je donnerais à un Hongrois (Puskas ou Kocsis) plutôt qu'à un Allemand (Fritz Walter)".

Donc pas de Zico en 82 ? pas de Messi en 2010 ? (petit tacle à notre ami Ubriacone)
Par contre en 54, Puskas pas possible; blessé dès le match de poule contre l'Allemagne (volontairement ou pas, Franz ?) il manque les quarts et la demie, et revient en finale sur une jambe et demie.

Quand ils ont été alignés ensemble, Pelé et Garrincha n'ont jamais perdu avec le Brésil.
Oui, mais combien de matches ont-ils joués ? Quelqu'un peut-il me renseigner ?


Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Il manque dans notre imaginaire une confrontation Santos-Real, mais les merengue à partir de 61, et leur élimination en huitième par le Barça, amorçaient leur déclin.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  20:40  //  Aficionado de l'Argentine
@ Fred, en effet pour 54, le candidat hongrois naturel au BO serait plutôt Sandor Kocsis.

Sinon pour revenir sur cette règle non écrite consistant à couronner un champion du monde les années de CDM, outre 54, je verrais deux autres exceptions possibles : Leonidas en 38, Zico ou Falcao en 82.
Et quelques autres cas où il pourrait éventuellement y avoir débat : Zizinho ou Ademir en 50, Kopa en 58, Eusebio en 66, Cruyff en 74 (qui l'a d'ailleurs eu cette année-là), Sneijder, Messi ou Milito en 2010.

Malgré tout, je trouve plus juste de récompenser un champion du monde ces années-là (le seul de ces exemples où j'hésiterais peut-être un peu, ce serait le BO 38 pour lequel Leonidas aurait fait un postulant assez crédible).
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  21:03  //  Aficionado de l'Argentine
Note : 1
En effet, un Santos-Real aurait été la confrontation ultime entre la référence mondiale des 50's et celle des 60's, deux des plus grandes équipes de l'histoire du foot !
Mais comme tu dis, au moment où Santos commençait à dominer le football mondial (à partir de 61-62 en gros), le Real était déjà légèrement sur le déclin, avec cette élimination face au Barça en 8e de la C1 61.
Du coup, on ne verra jamais de duel entre les deux clubs en Intercontinentale (même si c'est pas passé loin en 62, Benfica étant passé par là)...

On pourrait d'ailleurs faire le même constat avec le Real et Peñarol (l'autre grand club sudam de la décennie 60). Eux se sont affrontés à deux reprises en Coupe Intercontinentale mais ils n'étaient jamais à leur top au même moment : en 60, c'est encore le grand Real qui vient de mettre une raclée à l'Eintracht Francfort et les Espagnols s'imposent facilement contre des Uruguayens encore en rôdage ; en 66, schéma inversé avec deux succès sans trembler d'un Peñarol au sommet de son art (avec ce fabuleux trio Pedro Rocha-Juan Joya-Alberto Spencer) face au Real des Yéyé, moins impressionnant qu'à la fin des 50's...
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Que c'est frustant de n'avoir droit qu'à un seul + par jour. En cas de non-utilisation, ils ne se cumulent même pas!
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
A propos du Real-Barça en huitième de C1 saison 60-61.
Commentaire suivi des articles de l'époque.

1960: Le Barça donne au Real « la mort dont il rêvait »

Il y a un demi-siècle, on ne parle pas encore de « clasico » à propos des matches de football entre Barcelone et le Real Madrid. Moment historique, le 23 novembre 1960: le Real Madrid est éliminé pour la première fois de la Coupe d’Europe des clubs champions qu’il avait remportée cinq fois depuis la première finale, en 1956. Il est victime du F.C.Barcelone. Comme par hasard.

C’est la deuxième fois que le Real et le Barça s’affrontent en Coupe des champions. La saison précédente, en demi-finales, le Real a remporté les deux rencontres, 3-2 à Madrid, 3-1 à Barcelone.
Depuis la première Coupe d’Europe, en 1955-1956, le Real a franchi 20 tours sur 20, finales comprises.
A Madrid, le Real restait sur 16 victoires en Coupe d’Europe !

Au match aller, à Madrid, les deux équipes ont fait match nul 2-2. Buts pour le Real: Mateos (2e) et Gento (32e); pour Barcelone: Suarez (27e et 87e sur penalty). C’est la première fois que le Real ne gagne pas à domicile en Coupe d’Europe. Depuis 1955, il restait sur 16 victoires à Chamartin (le futur stade Santiago-Bernabeu). C’est aussi la première fois que le Real ne bat pas le Barça à Madrid depuis qu’existe la Coupe d’Europe.

Deux extraits du récit de l’envoyé spécial de « L’Equipe » et de « France-Football », Jacques Ferran, résument les deux aspects du match aller (« France-Football » du 15 novembre). D’abord un grand match: « Ce fut un paradoxe de voir Un Real diminué par la méforme de Di Stefano et Puskas et un Barcelone inférieur à l’équipe irrésistible de la saison dernière jouer ensemble un football presque irréel à force de perfection. » Puis, dans la dernière demi-heure, une succession d’incidents: « Si l’on avait continué de jouer rien qu’au football sur le terrain madrilène, le Real l’eût emporté assez nettement. Mais de football, il en fut beaucoup moins question dans la dernière demi-heure. Au jeu succéda l’antijeu, à la sérénité l’énervement, au souci de construire le désir de se venger. »
Ce n’est que le matin du second match que les médecins du Barça autorisent le meneur de jeu de l’équipe, Laszlo Kubala, blessé, à jouer. La fiche technique présentée dans « L’Equipe » du matin montre les incertitudes concernant l’équipe du Barça. Curieusement, le stade est appelé « Miro Sans », du nom du président du Barça. Notons aussi la numérotation classique des joueurs, de 1 à 11. Kubala, ailier droit nominal, est en fait un « numéro 10 » jouant en retrait des attaquants de pointe.
Dans « L’Equipe » apparaît le mot « classique »

A la lecture du quotidien catalan, « El Mundo Deportivo », le terme de « clasico » n’apparaît jamais. Dans un papier d’ambiance de « L’Equipe », sous la signature de Robert Vergne, on lit cependant: « Tout un peuple, disions-nous, mais aussi d’autres peuples, se passionnent pour le plus grand classique actuel du football européen. »
Autre phrase, prémonitoire, qui pourrait être écrite au siècle suivant: « Décidément, le Real et Barcelone ne sont plus espagnols ! Ou plus exactement, devrait-on dire, ils n’appartiennent plus exclusivement à l’Espagne, mais à l’Europe entière, celle du football. » Pourtant, en 1960, les matches télévisés sont rares. A l’heure du match, la chaîne unique de la télévision française propose l’émission de variétés « Music-hall » (20 h.30), puis l’émission littéraire de Pierre Dumayet, « Lectures pour tous » (21 h.30).
Barcelone l’emporte 2-1 à l’issue d’une rencontre pendant laquelle l’arbitre anglais, M.Leafe, prend plusieurs décisions que contesteront les Madrilènes (voir la description du match).
La une du journal catalan « El Mundo Deportivo » célèbre le lendemain l’exploit du Barça.

"Barcelone, brillant vainqueur de Madrid"
Une jolie phrase, de Raimundo Saporta, le dirigeant du Real: « Le Barça a donné au Real la mort dont il rêvait. »
Le journal de Madrid, « Marca », rend les honneurs au Real.

La une de Marca
Le match de championnat du Real qui suit l’élimination en Coupe d’Europe se déroule au stade Bernabeu. Le Real écrase Oviedo 7-0. Le correspondant de « France-Football » décrit une ambiance extraordinaire pour ce match:

Un accueil triomphal à Madrid !


Barcelone sauvé d’une crise financière

A Barcelone, la qualification va permettre au club de résoudre en partie une grave crise financière. « France-Football » (29 novembre) souligne « l’évanouissement d’une menace terrible pour le club et l’espoir de se tirer d’une impasse financière où la construction du grand stade a placé le grand club catalan. » L’administrateur général du Barça, M.Gich, a déclaré à « L’Equipe »: « on peut chiffrer notre plus-value depuis l’exploit d’hier à 30 pour cent. »
Dans « L’Equipe » du surlendemain du match de Barcelone, Jacques Ferran écrit: « Les clubs espagnols sont-ils favorables au projet de Championnat d’Europe dont il est de plus en plus question en France et en Angleterre ? Barcelone n’y croit guère, estimant que les petits clubs espagnols ne consentiront jamais à se priver des recettes que leur assure la visite des deux ou trois grands. Quant au Real, il est moins affirmatif. Il demande à voir, à étudier. »
En 1960 déjà, l’idée de réunir les grands d’Europe dans un championnat dontinental a germé. Déjà apparaissent les divergences des intérêts des « grands » et des « petits » clubs, et la possible concurrence opposant compétitions internationales et championnats nationaux.
Didier Braun

Jacques Ferran co-créateur de la Coupe d'Europe et du Ballon d'Or a aujourd'hui 97 ans.
Merci à vous deux :) On avait fait une saga Pelé sur Lucarne Opposée avec 10 articles. Celui-ci est certainement le plus abouti, mais d'autres sont intéressants également
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  03:05  //  Aficionado de l'Argentine
@ Mengão10, oui je l'avais lue bien sûr ! ;)

Tu écris pour Lucarne Opposée ?
Si jamais vous cherchez des collaborateurs, il se trouve que je suis journaliste de profession et passionné de foot sudam. Enfin je dis ça, je dis rien...^^
Oui, je suis spécialiste Brésil pour LO. On cherche toujours des collaborateurs, tu peux trouver le contact sur le site, par contre on est entièrement bénévoles... ;)
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Mengao, bravo pour ton site ! je viens seulement de me mettre à jour en lisant (presque) tout.
17 réponses à ce commentaire.
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  22:10  //  Aficionado de l'Argentine
Luis Suarez - Kocsis - Kubala - Czibor - Evaristo : le quintet offensif du Barça 60/61 était vraiment phénoménal !!!

C'est pour ça que je rigole souvent quand j'en vois certain prétendre que le Barça n'était pas un grand club avant les années 90 et la "Dream Team" de Cruyff, en se basant uniquement sur le palmarès en C1.

Alors certes, le Barça n'a pas remporté de C1 dans les 60's mais il ne faut pas oublier la fameuse finale de Berne face au Benfica où le coup ne passe pas loin et la malchance légendaire du club à cette époque.
Et puis, le palmarès ne fait pas tout : si on met de côté le Real, incontestablement au-dessus du lot, je trouve qu'en terme de jeu, le Barça n'avait pas grand chose à envier aux autres grands clubs européens des années 60, à savoir Benfica, l'Inter et le Milan...
Alain Proviste Niveau : Ligue 1
 //  22:10  //  Aficionado de l'Argentine
C'était une réponse à ton com, Fred, je me suis emmêlé les pinceaux avec les citations de post. ;)
Fred Astaire Niveau : Ligue 2
Ils ont quand même gagné 3 Coupes d'Europe des villes de Foire, c'est vrai par rapport au Real, c'est maigre.

Erreurs ou bizarreries décelées dans Wikipedia:
Lucien Muller demeure le seul Français à avoir entraîné le FC Barcelone;
Alors que la fiche Helenio Herrera indique:
Premier entraîneur français à gagner une Coupe des clubs champions.
Vainqueur de la Coupe des Villes de Foires en 1960 avec le FC Barcelone
Le FC Barcelone est le club européen qui a remporté le plus de titres internationaux (22) devant l'AC Milan et le Real Madrid
Moi j'en compte 23 pour le Real.

A propos de HH: il se vantait d'avoir été sélectionneur de l'EDF. En réalité il était préparateur physique. Comme joueur il n'a jamais été international (même Duluc se trompait). Il a été appelé 2 fois mais sans jouer. Eh oui aujourd'hui il suffit d'entrer 30 secondes et vous avez une sélection (sauf Thauvin).
2 réponses à ce commentaire.
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