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Il y a 10 ans, Redondo rangeait ses crampons, pas ses cheveux

Il était grand, il était beau, il portait le cheveu long. Le 25 novembre 2004, Fernando Redondo, l'homme qui a donné une élégance au poste de milieu défensif décide d'en finir avec une carrière brillante en club, mais pas en sélection.

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Fernando Redondo s'en est allé comme il jouait : avec calme, celui qu'il transmettait quand la balle flirtait avec sa semelle et les extérieurs de ses bottes, sans débordement émotionnel, et en s'exprimant clairement. Fernando Redondo n'était pas un footballeur comme les autres. Alors que son genou l'avait empêché de briller avec le Milan AC qu'il avait rejoint pour 18 millions d'euros en 2000, il avait préalablement prévenu : « Si je ne reçois aucune offre satisfaisante en Espagne d'ici janvier, j'arrêterai le football. » Le 25 novembre 2004, il anticipe ses propres résolutions. Sa décision définitive est prise. Il l'annonce à l'occasion d'une interview avec une radio argentine. À 35 ans, le milieu défensif le plus fin de sa génération met la clef sous la porte.

Bielsa : « Je ne vous aime pas, mais... »


Redondo était un footballeur à part. Un joueur qui a séduit l'Europe, mais qui a rarement généré l'unanimité chez lui, en Argentine. Marcelo Bielsa appartenait au camp de ses détracteurs. « Je ne vous aime pas, mais je dois tous venir vous voir » , lui avait dit El Loco, qui venait de prendre les commandes de la sélection argentine, à l'occasion d'une tournée européenne, en 1998. Redondo avait fini par convaincre Marcelo Bielsa, mais la réciproque n'était pas vraie. En 2000, le joueur du Real Madrid décidait de décliner une convocation. Il prétexte alors un calendrier trop chargé pour son organisme. Bielsa ne le blâme pas, accepte sa décision. Redondo ne revêtira plus le maillot albiceleste. Épilogue d'une relation tourmentée avec sa sélection. 

L'histoire est connue. Redondo avait les cheveux longs. Le sélectionneur réac, Daniel Passarrella, lui demanda de se les couper et le joueur du Real Madrid (1994-2000) préféra conserver sa crinière. Insoumis. L'année du Mondial 98, Redondo remporte la Ligue des champions avec le Real Madrid. « Peut-être que dans dix ans, je me rendrai compte que, par la faute de Passarella, je suis passé à côté de quelque chose de grand, mais pour le moment, je suis heureux d'avoir aidé mon club à atteindre la finale. La Coupe d'Europe m'aidera à oublier. Plus approche le Mondial et plus je ressens de douleur. J'imagine que je serai en Argentine pour voir le Mondial, comme un fan de plus. J'y ai beaucoup pensé, mais je ne pouvais pas tout accepter pour jouer un Mondial. » Passarella, pour sa part, déclarera qu'un conflit sur son positionnement était à la source de la décision de Redondo.

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Esthète au cœur d'une zone où le muscle prédomine, Fernando Redondo était, pour une partie de ses compatriotes, une beauté froide. Un joueur qui refusait de sacrifier ses ambitions ou convictions personnelles pour défendre les couleurs nationales. Déserteur. Prodige formé à Argentines Juniors, comme Riquelme et Maradona, Redondo avait ainsi dit non à la sélection dès ses vingt ans. Bilardo voulait l'emmener au Mondial 90, mais Fernando avait quelque chose de plus important à faire : passer un examen de sciences économiques. En 1993, il était du naufrage face à la Colombie (0-5) et n'avait pas spécialement brillé lors de la World Cup 1994. Redondo et la sélection se sont désirés, mais ne se sont jamais vraiment trouvés.

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Une talonnade-grand pont, c'est le geste qui restera de la carrière de Fernando Redondo. Un délice qui n'avait rien de gratuit. Car il s'agissait de déborder cheveux au vent, le défenseur de Manchester United, Henning Berg, avant d'adresser une passe décisive pour Raúl. « J'ai toujours préféré réussir une feinte, un petit pont ou un une-deux que de marquer. Ce but reflète totalement ma manière de concevoir le football » , déclara l'idole du Real Madrid. Redondo était un cinq, le numéro donné aux milieux défensifs en Argentine, avec une technique de dix. Un récupérateur-créateur, grand gestionnaire du tempo de ses équipes. Un joueur qui ne fut pas prophète en son pays, mais classé au panthéon du football par beaucoup.


Par Marcelo Assaf, avec Thomas Goubin
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