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Il y a 10 ans, Joaquín flambait avec le Betis

Pour beaucoup, la plus belle Espagne restera celle de la lose. Celle de Raúl, de Mendieta et bien sûr de Joaquín. Alors qu'il se refait actuellement une jeunesse correcte à la Fiorentina, il ne faut pas oublier qu'il y a 10 ans, c'était le roi d'Espagne.

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30 matchs par saison, quatre buts et une - toute - petite dizaine de passes décisives. Quand on regarde la moyenne des chiffres par saison de Joaquín Sánchez Rodríguez en championnat, on se dit qu'il a quand même eu un rendement plutôt acceptable pour un gars qui a enchaîné 16 saisons de suite au plus haut niveau. Mais quand on s'intéresse plus précisément à sa période 2002-2005, c'est déjà autre chose : 21 buts et 39 passes décisives en Liga, soit plus du tiers de son rendement total… Ça, c'est l'époque où Joaquín traînait ses cernes du côté du stade Benito-Villamarín, au Betis Séville. Ça, c'est l'époque où il était un des piliers de l'Espagne de la lose

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Troisième d'une fratrie de huit, Joaquín est un pur Andalou : né au Port de Santa Maria, il intègre rapidement le centre de formation du Betis. Majeur, il passe deux saisons avec l'équipe réserve avant d'être appelé en première pour participer intégralement au retour des Béticos parmi l'élite. Nous sommes alors à l'aube de la saison 2001-2002, Joaquín n'a pas encore disputé une seule minute en Liga, il va pourtant tout exploser. Sous la houlette de Juande Ramos et aux côtés de Denilson, l'ailier va virevolter sur tous les terrains du Royaume en faisant étalage de sa vitesse, sa technique et sa formidable précision dans ses transmissions de balle. Repéré par José Antonio Camacho, alors sélectionneur national, Joaquín fait ses débuts pour la Roja en février 2002 à l'occasion d'un amical contre le Portugal. Avec le Betis, qui vient d'être promu, il termine à une séduisante 6e place. Suffisant pour être convoqué en Asie avec tous ces gars qui ne savent pas encore qu'ils ne gagneront jamais rien en équipe nationale : Raúl, Morientes, Mendieta, Hierro…

Titularisé lors du 3e match de poule contre l'Afrique du Sud, Joaquín impressionne tout le monde, mais n'est pas reconduit pour le huitième de finale remporté aux tirs au but contre l'Irlande. À la surprise générale, il est en revanche catapulté dans l'équipe à la place de Luis Enrique au moment d'affronter la Corée du Sud en quart. Étincelant durant 120 minutes, ses dribbles géniaux laissent très souvent Lee Eul-yong sur place. Il est l'Espagnol le plus dangereux et parvient même à offrir une passe décisive pour le but de Morientes, refusé à tort. Emmenés aux penaltys pour la deuxième fois de suite dans cette Coupe du monde, les Espagnols Hierro, Baraja et Xavi s'appliquent, mais Joaquín, pourtant héros de la rencontre, échoue, la Roja est éliminée.

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Barcelone ? Le Real ? Chelsea ? Liverpool ? Non : Valence


De retour à Séville, il refuse les avances du Barça et du Real Madrid et signe un nouveau contrat jusqu'en 2010 qui bloque son prix de transfert à 60 millions d'euros. Après une telle explosion en Asie, Joaquín est parti pour être un grand nom du foot espagnol et il commence également à enchaîner les sélections sous la houlette d'Iñaki Sáez. Mieux : tout en s'offrant des statistiques impressionnantes, l'ailier droit participe à la stabilisation de son club en Liga avec, comme apogée, la saison 2004-2005. Classés in extremis à la quatrième place, grâce notamment aux 14 passes décisives de Joaquín, les Verdiblancos s'offrent un billet pour le 3e tour de la Ligue des champions, et surtout, surtout, ils remportent leur première Coupe d'Espagne depuis près de 30 ans. Joaquín est un demi-dieu en Andalousie, mais les bonnes choses ont toujours une fin. Après une saison 2005-2006 collectivement désastreuse (14e en Liga, élimination en 8es de l'UEFA par le Steaua Bucarest), il participe à la banale Coupe du monde des Espagnols en Allemagne, puis annonce ses envies de départ. « J'ai réalisé tout ce qu'il était possible de faire au Betis, mais j'ai dit au coach Irureta qu'il était temps pour moi d'aller dans un autre club » , indique-t-il à l'époque à As. S'il fait des appels du pied à Liverpool, on parle également de Chelsea et, bizarrement, de Lyon, qui proposait un échange avec Govou.

C'est finalement à Valence, récent 3e de la Liga, que le joyau andalou va atterrir. Il rejoint ainsi une escouade intéressante composée de David Villa, Albelda, Morientes, David Silva ou encore Vicente. Sous la houlette de Quique Flores, Valence atteindra les quarts de finale de la Champions League, mais quelque chose commence à clocher chez le transfuge de l'aile droite. Tout d'abord barré par Angulo, Joaquín retrouve ensuite une place dans l'équipe type, mais ses prestations ne sont pas aussi brillantes qu'au Betis. Les saisons commencent à se suivre et, entre certaines blessures et des méformes, Joaquín se maintient tant bien que mal dans le onze de base, mais c'est laborieux.

« L'équipe nationale est un bordel »


À l'instar de Mendieta, Joaquín incarne certainement la belle Espagne qui perd. C'est probablement ce qu'a dû se dire Luis Aragonés en se débarrassant du chat noir pour aller à l'Euro 2008. Mais il faut dire que Joaquín l'a bien aidé. En qualification, après une défaite 2-3 face à l'Irlande du Nord, le Valencien s'est lâché sur une radio espagnole : « Actuellement, l'équipe nationale est un bordel, un chaos, et Luis ne sait pas comment le gérer dans ces moments difficiles. Je sais que ce que je dis ne va pas m'aider à retourner en équipe nationale, mais c'est ce que je ressens. » Joaquín ne s'est pas trompé : c'est encore aujourd'hui sa dernière sélection nationale. Il verra de son salon ses compatriotes enchaîner 35 matchs sans défaite, deux Euro et une Coupe du monde, pendant que lui ne dévaste plus rien sur son flanc. Après un passage correct de deux ans à Málaga, il rejoindra la Fiorentina pour retrouver quelque peu ses jambes de 20 ans. Comme ce beau jour de janvier 2015 contre Palerme. Et ça, ça fait du bien…

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Par Émilien Hofman
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