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Il faut sauver le soldat Vardy

Responsable ou non de son naufrage, le plus vaillant des fantassins d’Angleterre avait des faux airs de gueule cassée mercredi dernier face à l’Atlético. Aucun tir tenté, aucune passe réussie, le salut de Leicester en Ligue des champions passera par le réveil du soldat Vardy, ou ne passera pas.

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L’opération n’aura duré que onze secondes. La tête baissée, la foulée lâche, le soldat Vardy rend les armes en courant vers son banc. À peine deux plans de caméras pour rendre hommage à son combat, comme si le fantassin vaincu, symbole de son équipe, ne valait pas mieux que ça. Il était ce soir l’arquebusier fantôme, le ranger que l’on sort à grand coups de pompes, le sacrifié cocu nécessaire à toute opération suicide. Remplacé par Islam Slimani à la 77e minute du quart de finale aller face à l’Atlético, Jamie Vardy n’aura touché que onze ballons sur le terrain. O.N.Z.E ballons. Un ballon toutes les sept minutes ! Mieux, sur ces onze ballons touchés, il aura tenté trois passes pour n’en réussir qu’une, mais n’est même pas crédité de cette dernière sur une feuille de match récupérée par un journaliste du Guardian. Si le filou avait voulu se faire réformer à la visite médicale, il n’aurait pas pu mieux s’y prendre. Envoyé au charbon au cœur de la défense musclée des Colchoneros, le bleu était condamné à une mission kamikaze qui démontre sûrement les limites de Leicester en Champions cette année. Et qu’il va falloir régler pour passer au tour suivant.

Seul, tellement seul...


Tout d’abord, il convient de rendre à Shakespeare ce qui lui appartient : âme en peine durant la première partie de saison avec cinq buts et deux passes décisives en 25 matchs, « The Cannon » s’est largement repris depuis le limogeage de Claudio Ranieri. Le bonhomme est impliqué dans huit buts lors des sept derniers matchs de Leicester en Premier League, avec six buts et deux assists. Une remise en forme autant imputable au bénéfice mental de la prise en charge d’un homme duquel il a toujours été proche, qu’à la réorganisation tactique de l’équipe. Au coup d’envoi à Vicente-Calderón, Leicester s’avance donc sur le papier avec une formation qui marche : un 4-4-2 à plat où Vardy et Okazaki se partagent le front de l’attaque. Mais comme cette bonne vieille armée allemande, la guerre de tranchée se transforme dès les premières minutes en Blitzkrieg à l’ancienne où il devient essentiel de cibler les offensives éclair. Pendant que l’Atlético multiplie les frappes de loin et que les Anglais se recroquevillent, Okazaki et Mahrez glissent lentement au milieu... isolant la pointe. À la fin de la première période, le graphique des positionnements moyens est clair : Vardy est seul. Affreusement seul.


Muselé par les deux Golgoths Godín et Savić - qui lui mettent respectivement dix et huit centimètres dans la vue - difficile pour la petite teigne de récupérer un seul des obus balancés devant par son arrière-garde. En misant tout sur la défense, Leicester voulait tout d’abord préserver toutes ses chances pour le match retour, tout en espérant marquer sur un coup d’éclat. Un « coup » tactique des plus classiques qui aurait par ailleurs pu payer si Jonas Eriksson avait fait preuve d’autant de générosité pour cette faute de Gabi sur Mahrez en seconde période que pour celle sur Griezmann en première, mais c’est une autre histoire.

Opération Overlord


En bon chef de guerre devant une tactique infructueuse, le général Shakespeare s’est rendu compte un peu tard que Slimani offrait un profil plus adapté, et cela s’est vu dès son entrée : le bloc est remonté, les transversales trouvaient preneur, Okazaki récupérait enfin quelques seconds ballons, les centres de Simpson et Fuchs n’étaient plus des bouteilles lancées au hasard dans les eaux de Normandie... En deux minutes, le nouveau venu avait plus fait que son prédécesseur, rentré au Camp Marguerre pour se reposer du front de Verdun. Et si, pour ce soir, ne valait-il mieux pas prendre le problème à l’envers ? Laisser le vaillant soldat Okazaki sur le banc au coup d’envoi, et envoyer au charbon son fidèle Tom « Slimani » Hanks, chargé de peser sur la charnière des Matelassiers ? Au sniper Vardy de terminer ensuite le travail. Au regard du scénario, difficile de donner tort à Leicester : après tout, il n’y a qu’un but de retard. Au regard de ce même scénario, difficile également de donner tort à l’Atlético : après tout, ils n’ont pas pris de but. Mais face à une équipe qui récupère Kevin Gameiro, il faudra plus qu’une défense solide pour passer au tour suivant. À trente ans, Jamie Vardy ne dispute sûrement pas la dernière campagne européenne de sa carrière, ne serait-ce qu’à en juger par les toutes récentes déclarations d’affection de Simeone à son égard. Mais celle-ci lui offre une unique chance d’atteindre les demi-finales, à condition de se sortir les tripes, comme face à Séville. Et de prouver que le soldat Vardy n’a pas besoin d’aide. Normal : c’est lui, le sauveur de la patrie.


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    Par Théo Denmat
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