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  3. // Ce qu'il faut retenir

Il faudra compter sur Montpellier

Battus au Parc des Princes par Nancy, les joueurs du Paris Saint-Germain ont concédé leur première défaite depuis la première journée. Rejoints par Montpellier en tête de la Ligue 1, les Parisiens devront se reprendre lors du déplacement périlleux à Marseille. Pour le reste, comme d’habitude, les arbitres ont été mauvais.

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Les petits à la fête

Il fallait bien que cette 14e journée profite à quelques-uns. Quelques loubards venus profiter des faiblesses de gros pour gratter quelques points potentiellement décisifs pour la course au maintien. Manque de bol pour ceux qui pensaient être opportunistes, en haut comme en bas, cette journée est globalement celle du statut-quo. Pour la première fois depuis le début de la saison, les promus, solides, ont ramassé sept points. Une victoire face à Lorient pour Evian TG (2-1), douzième avec seize points, un succès face à Bordeaux pour Dijon (2-0), qui se reprend après deux défaites de rang, et un nul arraché dans les ultimes minutes pour l’AC Ajaccio (2-2) face à Caen, le mauvais élève de la promo 2011-2012. Les bons résultats de Brest face à Sochaux (2-0) et de Valenciennes face à Auxerre (2-1) envoient Nice et surtout Bordeaux dans la zone rouge. Ce serait con quand même de jouer le vendredi soir avec Nantes, Lens et Monaco.

Ici c’est Nancy

Les adorateurs de l’éthique comme les gens bien éduqués seraient certainement tentés, le temps d’une punchline, de ranger leur politesse au placard pour dire que la défaite dominicale du Paris Saint-Germain face à Nancy est « bien fait pour la gueule des Qataris » . A force de vouloir pousser la quête du bling-bling et du beau, le portefeuille humain et le bureau des méthodes ont mis une énorme pression sur les ouvriers, Kombouaré en tête. Depuis quelques matches, le jeu n’y était plus. Depuis hier, le résultat a disparu à son tour. Défaits à domicile, comme lors de la première journée face à Lorient, les joueurs de la capitale ont vu se terminer une série de douze matches sans défaite en Ligue 1, comme ça, sans pouvoir y faire grand chose. Alors certes, Jean Fernandez est venu pour bétonner, avec ses cinq défenseurs, mais il y a deux mois, il en fallait déjà quatre pour arrêter Javier Pastore. Mais maintenant, les Parisiens partagent le trône de l’Hexagone avec Montpellier. Au final, les Qataris pourraient avoir la peau de Kombouaré d’ici peu. Une défaite au Vélodrome et le tour pourrait être joué. Après tout, c’est le mois de novembre.

Montpellier héros

Louis Nicollin « se fout de l’Europa League, une coupe de merde » . Et il n’a pas tort. Lui, son truc, c’est la Champions League. La C1 à la Mosson, un événement qui pouvait paraître un peu paranormal au début de saison, mais qui paraît de plus en plus probable au fil des matches. Alors certes, les Héraultais ont l’habitude de bien commencer leur saison. Ça a été le cas chaque année depuis leur retour dans l’élite, en 2009. Mais là, le tiers de la saison est passé, les hommes de René Girard ont déjà affronté Lille, Lyon, le PSG et Marseille, constituent la meilleure attaque de Ligue 1 et partagent la tête du championnat avec l’ogre parisien. Symbole de cette métamorphose, passage du joyeux luron à l’adversaire redouté, la rencontre face à l’OM samedi soir. Annoncés comme favoris logiques, les Montpelliérains n’ont pas failli. Plus enthousiastes, plus efficaces, et surtout plus en confiance que le rival marseillais, les coéquipiers d’un bon Souleymane Camara ont empoché leur neuvième victoire de la saison. Avant de rencontrer Sochaux, Lorient, Valenciennes, Toulouse et Evian, pour boucler la première partie de saison. Des matches pièges car à leur portée, dont l’épilogue en dira long sur la suite de la saison héraultaise.

Les arbitres baptisent Marsiglia

René Marsiglia a vécu un énorme moment de solitude, samedi soir, au Stade du Ray. Pour son premier match en tant qu’entraîneur principal sur le banc niçois, l’ancien adjoint d’Eric Roy a vécu une soirée cauchemardesque. Un baptême tragi-comique, dont le parrain, l’arbitre Ruddy Buquet, a été le personnage principal. Pas aidé par des joueurs niçois tout simplement violents, l’homme en noir a offert un bucket de cartons aux supporters niçois présents dans le stade. Neuf au total, dont six jaunes, mais surtout trois rouges, tous adressés à des joueurs du GYM. Mouloungui, Civelli et David Ospina ont tous trois terminé le match aux vestiaires, la défaite (0-2) devenant quasiment anecdotique. A la faute dans la surface sur Aubameyang à la 22ème minute, le portier colombien se pose d’ailleurs comme l’ambassadeur des joueurs contre cette foutue « double peine » , qui a ruiné une autre match ce week-end : Brest-Sochaux. A la lutte avec les Bretons, les hommes de Bazdarevic ont perdu Peybernes sur un pénalty imaginaire auquel s’est ajouté un carton rouge. Par contre, à Valenciennes, l’Auxerrois Kamel Chafni lui, s’est fait arnaquer un péno. Le pénalty du 2-0 pour l’AJA. Bref, comme souvent, la 14e journée n’a pas été celle du triomphe de l’arbitrage.


En bref

- La journée internationale de la gentillesse était bel et bien il y a dix jours. Ce week-end, les joueurs de Ligue 1 ont pris 47 cartons jaunes et 5 cartons rouges. La LFP va ramasser un joli pactole.

- Belle journée pour les Burkinabés. A force de chanter pour Jonathan Pitroipa, les supporters de Rennes l’ont vu mettre la misère à son pote, Bakari Koné, dit le Général. A Valenciennes, Alain Traoré a planté son septième but de la saison. Le premier après quatre matches sans scorer.

- Tenus en échec à Toulouse, les Lillois viennent de concéder leur troisième match nul consécutif.


Par Swann Borsellino
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