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Il était une fois sans Mats

Exemplaire face à l’Italie samedi soir, Mats Hummels sera suspendu en demi-finales jeudi prochain, et l’Allemagne va de nouveau devoir apprendre à vivre sans son patron. D’autant que devant lui, c’est encore le chantier.

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Il n’a jamais changé. Son football a toujours été le même. C’est un condensé de simplicité, de normalité extraordinaire, de calme absolu et de précision parfaite. Longtemps, sa présence en France n’a été qu’un point d’interrogation, et pourtant. Pourtant, ce samedi soir encore, lors d’un quart de finale étouffant contre l’Italie (1-1, 6-5 aux tirs au but), Mats Hummels a prouvé que la vie de la sélection allemande ne pouvait s’écrire sans lui. Ce chapitre de son histoire personnelle n’aura duré que 120 minutes et quelques-unes supplémentaires à suffoquer, mais il aura définitivement démontré que le costume de patron était le sien. Joachim Löw avait pourtant décidé de prendre des risques, de modifier son schéma vers un 3-5-2 et d’offrir la vie de sa sélection aux mains du trio Höwedes-Boateng-Hummels. Le contrat a été rempli, dans la difficulté, mais il a été rempli. Grâce à Mats Hummels, notamment, là où Boateng a été solide, mais fautif sur le penalty qui a relancé la machine italienne. Problème, le football est cruel et n’a aucun sentiment. Il en provoque, mais n’en ressent aucun. Alors jeudi soir prochain, lorsque l’Allemagne s’avancera sur la pelouse de Marseille pour défier la France ou l’Islande, ce sera sans Mats Hummels, suspendu. Comment faire ?

Le déambulateur de Schweinsteiger


Si la question se pose aujourd’hui, c’est que les points d’interrogation ne se sont pas dissipés. Autour de la condition physique de Hummels si, concernant son absence non. Car si l’Allemagne s’est qualifiée samedi soir contre l’Italie, elle n’a pas écrasé son adversaire malgré son statut de championne du monde en titre. Ce match était le premier vrai test pour les Allemands dans ce championnat d’Europe et il a livré de nombreux enseignements. Que ce soit dans un 4-2-3-1 ou dans un 3-5-2, la solidité défensive d’une équipe tient du travail de son milieu de terrain et de son animation. Et c’est là que le flou est le plus épais, car au-delà de Hummels, l’Allemagne a peut-être perdu samedi soir Sami Khedira, sorti sur blessure après un quart d’heure de jeu avec des adducteurs sifflants. En l’absence de Khedira, elle a semblé orpheline de toute créativité, Toni Kroos a refusé de se projeter, d’assurer le lien avec la ligne offensive dans les transitions, alors que Mesut Özil était une nouvelle fois branché sur courant alternatif entre vision extraordinaire et simplicité ordinaire. Quant à Bastian Schweinsteiger, la douleur avec laquelle il s’est avancé pour se déchirer lors de la séance de tirs au but résume simplement la condition qui est aujourd’hui la sienne. Emre Can pourrait alors être la prochaine carte à abattre.

La mort d’un couple


Là est désormais le principal enjeu pour Joachim Löw : redonner vie à une équipe qui vient de définitivement entrer dans son championnat d’Europe. Ce sera donc sans Hummels et probablement sans Khedira, voire peut-être Mario Gómez. Vivre sans Mats Hummels est évidemment un problème, mais pas une montagne, l’Allemagne a débuté son Euro sans lui, mais elle perd son calme, sa rigueur technique et son atout premier pour casser les lignes adverses. Face à l’Italie, Hummels a multiplié les ouvertures millimétrées et les bonnes couvertures. Mustafi peut assurer l’intérim, mais l’Allemagne perd ce que Beckenbauer considère comme « le meilleur couple de défenseurs centraux au monde » . Là-dessus, il n’a pas tort, et Höwedes ne dégage pas assez de sérénité pour assurer toutes les garanties. L’Allemagne a donc lancé son championnat d’Europe, et Joachim Löw doit déjà s’enfiler une plaquette de Doli pour résoudre de nouveaux problèmes. L’heure est à la fête. Dimanche, elle sera aux maux de tête pour une sélection qui n’a pas encore réglé ses problèmes offensifs dans un secteur où seul Mario Gómez satisfait et alors que l'attaquant de Beşiktaş est sorti sur blessure. Car à ses côtés, Thomas Müller, lui, n’a pas encore lancé son Euro. Désormais, l'horloge tourne.




Par Maxime Brigand
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Allemagne-Italie
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