1. //
  2. // Disparition

Il était une fois Richard Moller-Nielsen et le Danemark 92

Richard Moller- Nielsen est mort ce jeudi à l’âge de 77 ans. Sélectionneur du Danemark de 1990 à 1996, il a été le cerveau du plus beau casse de l’histoire du foot lors de l’Euro 1992. Et dire que cet été-là, Richard avait surtout prévu de refaire la cuisine familiale à la demande de sa femme. L’Histoire en aura voulu autrement.

Modififié
28 24
« Nej » . Le 2 juin 1992, le Danemark –5 millions d’âmes en comptant large– met dans le vent le traité de Maastricht, la monnaie commune et cette Europe cornaquée par le binôme franco-allemand. De Séguin à Chevènement en passant par De Villiers, les « nonistes » écument chez nous les plateaux télé sur un air de « Nous sommes tous des Danois » . Au royaume du Danemark, les vainqueurs dansent et se rincent le gosier sur leur tube de campagne, Le fantôme de l’Europe, du sous-Neil Young vantant les mérites de l’entre-soi. Loin des débats qui viennent d’agiter son pays, John Sivebaek manque à ses devoirs de citoyen : « J’ai oublié ma carte d’électeur à Monaco dans la précipitation du départ pour la Suède. Du coup, je n’ai même pas pu voter  » , confesse aujourd’hui le latéral reconverti en agent de joueurs.

Il faut dire que deux jours plus tôt, Sivebaek et ses potes ont pris en marche, et sans ticket poinçonné en qualifications, le train d’une autre Europe : celle de l’Euro 92. Sarajevo sous les bombes, Vukovar et Dubrovnik déjà martyrs, la Yougoslavie de Tito vole en éclats. Le 30 mai, l’ONU décide de mettre sous embargo le régime de Milosevic. Dès le lendemain, la Fifa, légaliste, exclut du championnat d’Europe ce qui reste de la Yougoslavie, où un sélectionneur bosniaque (Ivica Osim), un génie monténégrin (Dejan Savicevic) et un noyau dur serbe tentent de maintenir un semblant d’unité.

Shorts de bain, plongeons et bières fraîches

Comme le règlement de l’UEFA le stipule, le 2e du groupe de qualification se voit appelé à la rescousse. Et voilà comment vingt touristes danois débarquent en Suède tongs aux pieds, épouses au bras et bières fraîches dans les poches. Une légende qui fait tiquer Henrik Andersen, héros malheureux de ce mois de juin 1992 (il laissera une malléole dans l’aventure): « Si on compare aux autres équipes, d’accord, l’ambiance était assez décontractée, on buvait parfois une bière après l’entraînement. Mais on ne faisait pas non plus la fête tous les soirs. » Et la fameuse cuite prise dans une boîte de Göteborg après s’être payé l’épouvantail néerlandais en demi-finale ? Mythe encore, si l’on se fie à Kent Nielsen : « On a passé un bon moment à l’hôtel, en se relaxant et en buvant juste quelques bières. On a fait ça à la danoise : on s’est dit que le foot n’était pas la chose la plus importante dans la vie ! Bien sûr que ça l’est… mais en match ! On a pris le temps de décompresser. Et puis, dans ces moments-là, c’est tellement fantastique que tu n’as pas envie d’aller te coucher à 11 heures. C’est tout, rien de plus.  » Bien que rattrapés par le lacet du short de bain –certains grillaient déjà sous le soleil de la Costa Brava–, les Danois se préparaient en fait depuis un certain temps à l’éventualité d’un séjour tous frais payés chez le voisin suédois. Kim Vilfort : « Une semaine avant, on avait joué un match contre la CEI (Communauté des États indépendants, nom éphémère de l’URSS post-chute du mur, Ndlr), et on avait fait 1-1. Les internationaux qui jouaient à l’étranger sont alors partis en vacances. Mais pendant les trois jours qui nous ont réunis pour ce match, nous avons appris qu’il était possible d’être repêchés. On savait cela. » Peu importent finalement la quantité de houblon consommée ou la part d’improvisation dans cette aventure. Telle que racontée par Vilfort, la morale à tirer de la courte épopée de la bande à Schmeichel est toute simple : «  On n’a pas eu à se prendre la tête six mois avant l’Euro en se mettant la pression pour cette compétition, ni à se torturer l’esprit en se disant : "Mince! Est-ce que je serai sélectionné ou non pour cet Euro ?". »

Youtube
Laudrup et les langues de pute

Quand l’ONU lâche la résolution 757, les 20 sélectionnés se réunissent en urgence et entament une préparation de dix jours, menée par le très critiqué Richard Moller-Nielsen, qui avait initialement prévu de passer l’été à poser une nouvelle cuisine dans sa maison. Les premiers jours laissent plutôt à penser que les derniers arrivés risquent d’être les premiers à dégager. « C’était un peu le bordel. Lors des premiers entraînements, l’équipe n’était pas en forme, note Sivebaek. Il y avait pas mal de différence entre ceux qui venaient de finir la saison et ceux qui revenaient de vacances. » Le mérite du sélectionneur danois sera de comprendre que dans une compétition aussi courte, il faut tout miser sur la fraîcheur. Quitte à enfiler la casquette de GO, si l’on suit Kent Nielsen : « Le coach alternait des entraînements classiques avec des activités carrément ludiques comme jouer au minigolf pour se relaxer. Ou bien il organisait des petites compètes de natation entre nous. Ou alors, il nous laissait faire des plongeons rien que pour déconner et décompresser.  » Passé par les Espoirs, Moller-Nielsen avait succédé à l’Allemand Sepp Piontek, artificier en chef des « Danish Dynamite » de 1986 ( « la meilleure équipe danoise de tous les temps » plaide Henrik Andersen), réduite à l’état de gravillons (1-5) par l’Espagne en 8e du Mundial mexicain. Plus prosaïque que son prédécesseur, Moller-Nielsen se traîne une réputation de technicien frileux et un surnom adapté avant l’heure : Ricardo. Lors des éliminatoires, il se met à dos la fratrie Laudrup, qui lui reproche ses choix tactiques. Pas convaincu, Kim Vilfort plaide la désertion : « Michael Laudrup est parti pendant les qualifs quand il a vu qu’on ne se qualifierait pas. Il voulait avoir la même importance en sélection qu’en club.  » Moins borné, Brian –surnommé au pays "Lillesoster" (petite sœur) par les langues de pute et les borgnes– reviendra à temps sur sa décision. Heureux homme.

Hare Krishna, pénis à l’air et leucémie

Reversés dans le groupe A, les intrus danois sont invités à la table de la Suède, de l’Angleterre et de la France, favorite du tournoi après son grand chelem en éliminatoires. Dans un premier temps, John Sivebaek et ses partenaires la jouent profil bas : « On avait juste envie de montrer qu’on n’était pas une bande de vacanciers. » Composé d’un noyau dur issu ou passé par Brondby –le genre d’équipe à éviter au tirage dans une Europe pré-Bosman– et de bons professionnels partis s’aguerrir en Allemagne (Polvsen, Andersen, Brian Laudrup) ou en Angleterre (Nielsen, Elstrup, Schmeichel), le Danemark offre un ensemble cohérent et uni. Sans surprise, les appelés de la dernière heure transpirent à grosses gouttes pour leur premier match. Mais contre une Angleterre beaucoup moins remuante que ses hooligans, le Danemark arrache tout de même un 0-0 encourageant, au terme d’un match « vraiment pas terrible » , évacue Henrik Andersen. Battus ensuite 1- 0 par la Suède, les Danois se retrouvent dos au mur contre une équipe de France pourrie par les conflits « entre les Marseillais et le reste du monde » , dixit Christian Perez. Malgré la seule éclaircie française du tournoi –talonnade de Cantona pour Papin, qui égalise après l’ouverture du score d’Henrik Larsen– les boys de Platini sont crucifiés par Lars Elstrup à la 78e, suite à un alignement à la louche de la défense. Un an plus tard, l’attaquant de Luton partira rejoindre Solens Hjerte, filiale danoise d’Hare Krishna. Devenu « Darando » , l’homme providentiel de 92 a été vu pour la dernière fois dans les rues de Copenhague, pénis à l’air et corde autour du cou. Une injonction à l’amour libre, paraît-il.

Malgré la présence des femmes après les matchs, l’ambiance est moins relâchée en juin 1992. Il faut dire que se profilent les Pays-Bas en demi-finale, une machine bien huilée où Dennis Bergkamp est venu sublimer l’équipe de 1988. Sous une décontraction apparente, les outsiders n’en mènent pas large, à l’image de Sivebaek : « Je ne nous voyais pas gagner. C’était le tenant du titre et la meilleure équipe du tournoi. Dans ma tête, c’était mission impossible. » Pétris de certitudes et d’orgueil, les Néerlandais prennent les Danois à la néerlandaise : de haut et tout en morve. Galvanisés par un Brian Laudrup meneur ailé à qui Moller-Nielsen accorde la liberté de mouvement refusée à son frère, les Danois regardent les Bataves dans les yeux. Ils mènent même à deux reprises grâce à leur tube de l’été, Henrik Larsen, avant de s’imposer aux tirs au but. « Je crois que la différence entre eux et nous, c’est que les Hollandais jouaient pour aller en finale, alors que nous, on courait et on se battait pour jouer la finale » , donne à penser Kent Nielsen, pourtant blessé ce jour-là. Malléole en vrac suite à un choc avec Marco van Basten, Henrik Andersen finit, lui, le match « sous morphine » aux urgences de Göteborg : «  Pour moi, ça a été le début de la fin, malheureusement. Après ma saison à Cologne, je pouvais partir où je voulais. Cette blessure a tué ma carrière. Mais je n’en veux pas à van Basten. Il ne l’a pas fait exprès, contrairement à ce qu’on a dit. » Loin de la nuit d’ivresse fantasmée pour saluer la finale, l’ambiance post-exploit se partage entre peine et euphorie. À la blessure d’Andersen s’ajoutent en effet les allers-retours de Kim Vilfort au chevet de sa fille de 7 ans qui, atteinte d’une leucémie, vivait ses derniers instants. « C’est quelque chose que tu ne peux pas décrire. J’ai essayé de vivre normalement… Les coéquipiers m’ont bien soutenu » , dit-il pudiquement aujourd’hui.

Coup de latte, contrôle du menton et vilain petit canard

Malgré les blessures, la fatigue –avant la finale, l’entraînement se réduit à barboter dans la piscine de l’hôtel– et les coups de latte du destin, le Danemark revient de trop loin pour trébucher en finale. Grande Allemagne ou pas en face. «  Les Allemands ont été très forts dans les vingt premières minutes. Schmeichel nous a fait quelques arrêts déterminants. Mais l’Allemagne a joué le jeu qu’on souhaitait qu’elle joue, on n’a donc pas été surpris  » , résume Kim Nielsen. À la 18e minute, John Jensen troue la lucarne de Bodo Illgner pour sa seule frappe cadrée du tournoi. Comme dans un conte de Hans Christian Andersen, il est écrit que le vilain petit canard se transformera en cygne majestueux à la fin. Au plus fort de la domination allemande en deuxième mi-temps, Kim Vilfort ponctue ainsi le dernier chapitre d’une frappe du gauche précédée, semble-t-il, d’un contrôle de l’avant-bras suspect. En fait, le bon Kim touche le ballon du… menton : « Si j’avais fait main, je m’en souviendrais sans hésitation. » Derniers arrivés et derniers partis, les « plagistes » du début du mois viennent d’aligner les trois derniers vainqueurs de l’Euro et de réconcilier les partisans du oui et du non à Maastricht: à Copenhague, les habitants noircissent les rues pour fêter le retour des héros improbables. S’il avait su, Michael Laudrup aurait peut-être annulé ses vacances. Il a juste raté un flirt d’été avec l’éternité.

Papier publié dans So Foot n°66 en juin 2009

Par Alexandre Pedro et Chérif Ghemmour
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Matos_de_blackos Niveau : DHR
Meme si la France avait été scandaleuse, j'avais kiffé cet Euro rien que pour l'exploit du Danemark!
Ailier Gauche Niveau : DHR
L'autre plus beau casse demeurant la Grèce en 2004.
Légaliste, l'UEFA?

Je dirais aux ordres. La Yougoslavie explose sous les coups de p... des américains. Les médias prennent la dictée de l'ONU et décrètent qu'il s'agit d'une guerre civile. On a fait le même coup il y a deux ans pour la Libye. On fait la même aujourd'hui pour la Syrie.

Les footballeurs yougos l'ont dans l'os. Ainsi que leur peuple.

Heureusement, le Danemark rattrape le coup en écrivant une belle histoire qui enfume l'Europe.
Pour moi cet Euro, c'est surtout le face à face Schmeichel / Van Basten en demi
Ouais mais celui de la Grèce est nettement moins romantique. Quel jeu dégueulasse sérieusement, je me souviens encore de la charnière de grosse tondeuses Dellas - Kapsis avec papy Nikopolidis dans les buts, et la tactique qui consistait essentiellement en l'envoi de saucisses sur la tête de benêt de Charisteas. Et ça a marché putain ! Si on avait pu convertir la rage que j'avais ressenti lors de cet Euro en énergie utilisable on aurait pu éclairer Paris pendant au bas mot 1000 ans.
Pour info, la fameuse 'tête de benêt'

http://i30.servimg.com/u/f30/11/00/71/22/angelo10.jpg

A côté Menez c'est Spinoza.
LaPaillade91 Niveau : Loisir
Message posté par ShepCayce
Pour info, la fameuse 'tête de benêt'

http://i30.servimg.com/u/f30/11/00/71/22/angelo10.jpg

A côté Menez c'est Spinoza.


Donc on apprend que tu aimes les gagnants seulement s'ils sont beaux, élégants et inspirés.

Un beau programme de race supérieure
" tout en morgue " , pas " tout en morve " . Ou alors , ça veut dire que les gars étaient enrhumés.
Message posté par LaPaillade91


Donc on apprend que tu aimes les gagnants seulement s'ils sont beaux, élégants et inspirés.

Un beau programme de race supérieure



Yep. Je suis un nazi parce que je préfère les équipes qui gagnent en jouant au foot, en opposition à celles qui nient le jeu et envoient des chandelles devant en espérant que ça passe. CQFD.

T'es complètement perché fiston, et si c'est une tentative d'humour bah... arrête.
LaPaillade91 Niveau : Loisir
Etant donné ton magnifique avatar, tu devrais savoir que l'Histoire a vu passer des idéologies de race supérieure qui n'ont jamais tué personne, en particulier les races canines ou bovines créées et manipulées en fonction des besoins, économiques notamment.

D'ailleurs le terme "race" ne me parait adapté qu'aux animaux, en partie pour ces raisons (éternel débat).
Bierre PourDieux Niveau : DHR
Merci pour ces articles qui me permettent de me rendre compte que je ne suis pas sur eurosport même s'ils me font percevoir les lacunes de ma culture footballistique.
volontaire82 Niveau : Loisir
Message posté par ShepCayce


Yep. Je suis un nazi parce que je préfère les équipes qui gagnent en jouant au foot, en opposition à celles qui nient le jeu et envoient des chandelles devant en espérant que ça passe. CQFD.

T'es complètement perché fiston, et si c'est une tentative d'humour bah... arrête.


Va demander aux Grecs ou aux supporters de Chelsea s'ils en avaient quelquechose à battre que leur équipe envoie du football. Désolé mais dans le sport seul la victoire compte, point barre, et nous français sommes bien placés au vu de la médiocrité du football des équipes de 98 et 2006, en dépit de tout le génie qui étaient le leur.
Ah cette sélection, fameux Danois qui ont bien marqué l'histoir. perso je n'oublierai jamais ces souvenirs qu'on a partagé avec cette équipe, de la joie, de la tristesse et bcps de larmes. gloire au football quand il nous présente de tels champions.
Van_Hooijdonk Niveau : Loisir
L'histoire de Vilfort et de sa fille est bouleversante. Le père partagé entre énorme chagrin personnel et euphorie populaire, dur de vivre celà.
Trop petit pour me souvenir de l'Euro 92, j'ai bien aimé la victoire de la Grèce en 2004 (qui reste selon moi encore plus gros comme coup que le Danemark), car même si leur jeu était moche, ça a quand même fonctionné, donc l'équipe n'était pas non plus composée que de joueurs en carton.
Matos_de_blackos Niveau : DHR
La Grèce avait fait fort en 2004 mais le Danemark n'aurait normalement jamais du participer à l'euro 92.
"de haut et tout en morve."

Je crois que tu veux dire "de haut et tout en morgue " sinon ca fait lâché de glaviot par des perches de deux metres de haut, mais peut-etre que c est ce que tu voulais dire ?

Difficile de mettre le casse Grec devant celui des Danois, je dirais que c est au meme niveau d improbabilite-peut etre que la France gagnera le mondial en juin??

Bel article sinon
Message posté par mario
Légaliste, l'UEFA?

Je dirais aux ordres. La Yougoslavie explose sous les coups de p... des américains. Les médias prennent la dictée de l'ONU et décrètent qu'il s'agit d'une guerre civile. On a fait le même coup il y a deux ans pour la Libye. On fait la même aujourd'hui pour la Syrie.

Les footballeurs yougos l'ont dans l'os. Ainsi que leur peuple.

Heureusement, le Danemark rattrape le coup en écrivant une belle histoire qui enfume l'Europe.



Par contre autant l'intervention US vers la fin-les bombardements et le reste sont assez grossiers, autant au début il y a bien eu d autres facteurs que l'interventionisme OTAN-esque pour déclencher tout ca. Les Slovenes,Croates et une partie des Bosniaques n'ont pas attendu les occidentaux pour en avoir plein la casquette des Serbes, et Milosevic n a pas attendu Bush pour faire preuve d un nationalisme borné (pour rester soft). J vois pas trop comment les médias occidentaux "ont décrété que c était une guerre civile" sur ce coup-là, meme s'ils ont tendance a bien se faire avoir (cf "révolution roumaine" et les faux charniers. Là en ex-yougo baaaaah difficile voire impossible à affirmer que "y avait rien"). la Yougoslavie était un super pays pour le football, pour le reste ca tenait absolument pas debout -faut croire que les cerveaux malades qui l'ont pondu en 1918 n'avaient que le ballon rond a l esprit
Joshua_is_a_tree Niveau : CFA
Message posté par LaPaillade91


Donc on apprend que tu aimes les gagnants seulement s'ils sont beaux, élégants et inspirés.

Un beau programme de race supérieure



Jamais vu quelqu'un d'aussi stupide, rassure moi, tu le fais exprès?
Rakamlerouge Niveau : National
Message posté par ShepCayce
Pour info, la fameuse 'tête de benêt'

http://i30.servimg.com/u/f30/11/00/71/22/angelo10.jpg

A côté Menez c'est Spinoza.



Spinoza ? Je ne connais pas ce joueur...
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
28 24