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Il était une fois en Amérique

Opposition de styles mais pas forcément de cultures demain soir à Gênes, où la Squadra Azzurra va rencontrer les Etats-Unis dans un match amical sexy. Sur fond de pizza à la coupe, de Little Italy et de westerns spaghetti, les coéquipiers de l’exilé Michael Bradley sont prêts à croiser le fer avec les hommes de l’Est.

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« Forza New Jersey e forza Italia » . Cette drôle de phrase sort du clavier de Giuseppe Rossi, attaquant de Villarreal, inspiré lors de l’une de ses nombreuses soirées espagnoles passées à papoter avec ses followers sur Twitter. Un coup en anglais, un coup en italien, un coup de « my friend » , un coup de l’ « abbraccio » , le natif de Teaneck, New Jersey, jongle entre la langue de Shakespeare et celle de Leopardi aussi facilement qu’avec le ballon. Fan de football américain et des spaghetti meat-balls de sa grand mère, de cuisine italienne et de NBA, fier de porter le maillot de la Squadra Azzurra et qu’on ait pensé à lui aux States pour disputer la Coupe du Monde 2006, Giuseppe Rossi illustre à lui seul les liens forts qui existent entre deux pays que de nombreux clichés unissent. Observateur numéro un d’un match qu’il ne pourra disputer, convalescence oblige, l’attaquant de 25 ans va assister à un drôle de western à Gênes, entre l’Italie et les Etats-Unis. Des footballeurs américains qui ont la lourde de tâche de passer après le Superbowl et le All-Star Game. Autant dire que le show a intérêt à être au rendez-vous.

Mon nom est Personne

Le spectacle, donc. Pas vraiment la culture dans laquelle a baigné Michael « junior » Bradley. Exilé du côté de Vérone, où il enchaîne les matchs sous les couleurs du Chievo, le fils de l’ancien coach du Team USA Bob « major » Bradley sait à quoi s’attendre lors du déplacement à Gênes. « Ca va être une partie très difficile pour nous. L’Italie est une équipe pleine de champions, ce sera un bon test pour nous » a sobrement déclaré Bradley à l’Associated Press. Conscient du déficit de talent des siens, l’un des quinze sélectionnés (sur dix-neuf) à évoluer en Europe a toutefois insisté sur les sacrosaintes valeurs de l’équipe de Jurgen Klinsmann: « Nous sommes une vraie équipe. Nous avons du caractère et cela nous aide dans les moments difficiles. Chaque joueur joue pour ses partenaires » . La traditionnelle rencontre entre la besogne et le talent, en somme. Rien de très original. De quoi fâcher Sergio Leone dans sa tombe. Sauf pour le choix de l’acteur principal.

Tire encore si tu peux

Encore un premier rôle pour Clint. Chouchou des directeurs de casting US, Clint Dempsey est en passe de voler la vedette au grand Landon Donovan. Dans ce duel de titans où seul manque la bande son d’Ennio Morricone, ce n’est ni le Texan, ni le Californien qui a dégainé le premier. Arbitre sage et impartial du haut de ses 40 balais, Brad Friedel, portier de Tottenham, avait déclaré à la BBC que « la Premier League étant le championnat le plus compétitif du monde, Clint Dempsey était le meilleur joueur américain actuellement » , avant de s’excuser le lendemain dans le Washington Post. Quoi qu’il en soit, c’est bel et bien l’homme aux dix buts cette saison avec Fulham qui sera l’atout numéro un des Américains en compagnie de Jozy Altidore, double-buteur ce week-end avec l’AZ Alkmaar. Encore un type du New Jersey. D’ailleurs, à la question « te sens-tu plus Américain ou Italien ? » , Giuseppe Rossi ne peut répondre qu’un « ça, c’est un grand mystère, mon pote » . Comme l’avenir de la sélection américaine...

Par Swann Borsellino
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