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Il était une fois... Arsène Wenger joueur

Puisque Arsenal va devoir être joueur pour espérer une qualification au Camp Nou, intéressons-nous à la carrière de joueur d'Arsène Wenger. Flash-back dans les seventies, dans l'Est de la France.

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Début des années 1960, à Duttlenheim, petite bourgade au sud de Strasbourg, un gamin d’une dizaine d’années signe une licence pupille avec le club du village : c'est Arsène Wenger. Le capitaine du petit club de deuxième division départementale y fera parler sa vision de jeu et sa technique pendant de nombreuses saisons. Le milieu offensif attendra ses 20 ans avant de changer de club. « Il n’a pas osé partir avant parce que son père était membre du comité de club » , confiait un ancien coéquipier à Alsace-foot. Le technicien alors repéré par Max Hild signe à Mutzig, en D3 Est. Jean-Paul Fluck, qui l’a côtoyé à l’époque décrit déjà un joueur très sérieux, avec une passion et une intelligence de jeu au-dessus de la moyenne : « Il découvrait un niveau supérieur à ce qu’il connaissait, mais après deux mois Arsène était parfaitement intégré. C’était un milieu très important pour nous, buteur, qui savait faire parler sa taille et son excellent jeu de tête » . Seul un défaut lui vient à l’esprit : « Avec ses grands compas, le démarrage n’était pas son point fort. En organisateur de jeu, il était toujours en mouvement, donc ça se voyait moins » . Bien loin d’une Premier League ou d’une FA Cup, le numéro 10 remporte son premier titre en 1971, une Coupe d’Alsace durant laquelle il marque un but crucial de la tête, en finale.

Le seul domaine où Arsenal domine Barcelone

« Tellement gentleman que je ne suis pas sûr qu’il avait une tâche d’herbe sur son short »


Été 1973, celui qui a connu sa première sélection en équipe de France universitaire à Abidjan, quelques mois plus tôt, est transféré au FC Mulhouse. En D2, malgré une licence amateur, le joueur de 24 ans dispute son premier match professionnel. « Il avait pour mission de remplacer l’international luxembourgeois Ady Schmit. Il a dû batailler pour se faire sa place. C’était un coéquipier exemplaire, un bon soldat pas exubérant pour un sou, confie Maurice Schmitt, alors capitaine de la formation mulhousienne. C’était Monsieur Calme, un vrai gentleman. Avec le recul, je ne suis même pas sûr qu’il y ait eu une seule tâche d’herbe sur son maillot » , poursuit-il. Après deux saisons, 56 matchs, quatre buts dans le groupe Sud de la D2, et un maintien acquis de justesse, l’heure est venue pour le jeune diplômé en sciences économiques de quitter Mulhouse. Direction l’AS Pierrots-Vauban, club strasbourgeois évoluant en DH.
« Ce n’était pas la star de l’équipe, mais il sentait le jeu et faisait le boulot » , déclare aujourd’hui Thierry Meyer, membre du comité du club. Un titre de champion de DH et une apparition en huitièmes de finale de la Coupe de France contre l’OGC Nice de Bjeković, Jouve et Guillou seront suffisants pour attirer l’attention du RC Strasbourg.

Une semaine de folie


Joker avec l’équipe fanion, « Le Professeur » encadre à la demande de Max Hild, directeur du centre de formation, les joueurs de l’équipe réserve. Un rôle que l’actuel consultant de TF1 avait déjà rempli quand, blessé, il n’avait pu fouler les pelouses uruguayennes à l’occasion de la Coupe du monde Universitaire 1976. L’homme de 29 ans découvre, sous les ordres de Gilbert Gress, la 1re division à l’automne 1978. Un match contre l’AS Monaco, puis un second une semaine plus tard, lui permettent de faire partie du groupe qui a permis au Racing de remporter l’unique titre de son histoire. Au cœur de cette semaine folle, celui qui a été repositionné défenseur découvre la Coupe d’Europe, sur le terrain du MSV Duisbourg. « Il faisait -20°, avec ses grandes jambes, il a souffert. Sa titularisation était un coup du sort. Par chance, il avait une licence amateur pour remplacer Jacques Novi, blessé à l’aller, sinon le Racing n’aurait pas eu de libero » , se souvient Jean-Paul Fluck, ami de longue date. Une semaine de folie qui restera le principal fait d’armes de la carrière de joueur du futur manager. Parallèlement à l’obtention de ses diplômes d’entraîneur en 1981, il dispute une poignée de matchs de D1, en deux saisons. Une dernière Coupe d’Alsace et un titre en D3 Est avec la réserve viendront s’ajouter à son palmarès. Le début d’une longue série…




Par Nicolas Kohlhuber
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