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  1. // Ligue des champions – 8e – PSG/Chelsea
  2. // Billet d'humeur

Il est temps…

La Ligue 1, les coupes nationales, les parades au musée Grévin, tout ça, tout ça, c'est bien gentil. Mais ce soir, le PSG a rendez-vous avec celle qu'il veut vraiment séduire : la Ligue des champions. Même Jean-Michel Aulas se range du côté parisien. Alors, quoi ? Alors ce n'est certainement pas le moment d'avoir la trouille.

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Les jérémiades, c'est toujours un peu barbant. « Paris reçoit encore à l'aller contre Chelsea  » , « Paris n'a pas eu autant de jours de récupération que Chelsea  » , « Serge Aurier, Yohan Cabaye et Lucas Moura sont blessés » … Ouin, ouin, ouin. Ok, on a compris, ça ne va pas être du pudding ce soir face à l'armée de Roman Abramovitch. Pourtant, le PSG n'a jamais eu autant l'occasion de prouver sa valeur que ce mardi soir, en huitième de finale aller, au Parc des Princes, contre Chelsea. L'occasion de montrer qu'il peut évoluer à son vrai niveau dans un grand rendez-vous, loin des matchs nuls et des victoires à l'arrachée en Ligue 1 contre Nice, Lorient ou Caen. L'occasion, en fait, de rassurer son monde sur une chose toute simple : oui, le PSG croit encore qu'il peut gagner la Ligue des champions. Qu'il la désire toujours autant, pour honorer les engagements de ses dirigeants à leur arrivée. Il la veut pour valider le cycle de Zlatan, Motta, Maxwell… Un cycle qui touche, peu ou prou, à sa fin. Pour ça, il va falloir mettre tous les prétextes qui confinent aux excuses de côté. Ne pas se cacher derrière un petit doigt, ni derrière les adducteurs de Blaise Matuidi. Ou sous les tatouages de Zlatan Ibrahimović. Il va falloir se poser en prétendant. Pas en victime. En outsider, en challenger, pourquoi pas. Mais surtout pas en victime. Quel que soit le résultat final, le PSG sera jugé sur son comportement, sur son humilité dans la victoire comme dans sa façon de perdre. Le PSG n'est pas le petit poucet de la compétition, bordel. Contrairement à ce qu'on essaye de faire croire, ici et là, le PSG ne doit pas juste résister face à un gros: il doit se comporter en gros.

David Luiz change de camp


D'ailleurs, le PSG ne la joue pas forcément petits bras. Le staff et les joueurs pleurnichent moins sur les circonstances du match que certains supporters. D'ailleurs, la cellule de communication du PSG n'a, semble-t-il, pas décidé d'opter pour le profil bas - à en croire les derniers tweets, entre humour et gentille provoc' - malgré la trempe glaciale infligée par les Blues la saison passée en quarts de finale. Alors pourquoi tant de pessimisme ? C'est vrai, ça : au fond, le PSG est-il vraiment inférieur ? Bah, non. Finalement, si le groupe est réduit – visiblement, moins que prévu, à en croire les 20 convoqués par Laurent Blanc, dont Marquinhos, Thiago Motta et Javier Pastore –, le onze aligné ne devrait pas être frappé du sceau du rafistolage. D'autant que les coéquipiers de Thiago Silva peuvent compter sur celui qui leur avait fait tant de mal la saison passée à Stamford Bridge, David Luiz. Le fougueux brésilien dont José Mourinho était, paradoxalement, si heureux de se débarrasser l'été dernier. Qu'aurait-il fallu de plus aux sceptiques, dans le camp parisien, pour donner sa chance au PSG ce mardi soir ? 15 points d'avance en Ligue 1, Eden Hazard, Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Neymar ? Sérieusement...

Tout sauf un exploit ?


Non, vraiment, au fond, le scénario est quasiment idéal : la pression est aujourd'hui sur les épaules d'un Chelsea qui n'a rien gagné la saison passée, d'un Mourinho qui tarde à s'offrir une troisième Ligue des champions et de nouveaux joueurs – Diego Costa, Cesc Fàbregas, et dans une certaine mesure Matić – censés rallumer la flamme de 2012. Il est donc temps pour Laurent Blanc de montrer qu'il peut s'élever tactiquement face au Portugais qui l'avait ridiculisé en avril dernier. Qu'il peut surprendre et faire déjouer en équipe en quasi pleine possession de ses moyens. Il est temps pour Zlatan de se montrer décisif à ce stade de la compétition, contre un adversaire de ce calibre. Il est temps pour le PSG, double champion de France (65 victoires en deux ans et demi de L1), auteur de belles phases de poules en C1 (13 points cette saison et celle d'avant, 15 en 2012-2013), de prouver que ce n'est pas qu'un exploit de battre Chelsea pour s'offrir une troisième qualification en trois saisons. Juste un résultat normal pour un club ambitieux. Parce que, de toute façon, tout le monde le sait : le seul exploit de ces huitièmes serait que l'AS Monaco surclasse Arsenal, et soit présent au prochain tirage au sort.

Par Pierre Maturana
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