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Ielsch : « Je ne vis pas non plus un conte de fées »

C’est à 34 ans que Julien Ielsch a découvert à Ligue 1, avec Amiens, où il s’est laissé pousser la barbe. Formé à Sochaux, le défenseur n’a connu que cinq clubs professionnels, naviguant entre la Suisse, la Ligue 2 et le National. Alors, affronter le Paris-SG, Lyon ou Marseille, ça change un peu...

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Amiens a perdu ses trois premiers matchs avant de se ressaisir en battant Nice et Strasbourg. L’effectif avait-il été affecté par certains commentaires parfois très durs sur l’équipe ?
Non. On savait que le calendrier des trois premiers matchs serait difficile : le Paris-SG (0-2) et Saint-Étienne (0-3) en déplacement, ce n’est pas simple... On a proposé des choses à peu près cohérentes à chaque fois, mais il y avait une différence de niveau. En fait, c’est le match contre Angers chez nous qui nous a fait mal. On entendait dire que ce serait plus facile, mais cette équipe est vraiment très bonne, bien organisée. On a perdu (0-2)... Il y a encore pas mal de joueurs de chez nous qui étaient en National il y a encore un peu plus d’un an. Il faut encore apprendre. Nous ne sommes pas extraordinaires, nous essayons juste de bien jouer, de faire preuve d’envie, pour essayer de se maintenir. Ok, on a six points, mais nous n’avons rien prouvé. On doit chercher à s’améliorer.

L’accession a-t-elle été bien digérée ?
Ce n’est pas si simple ! Tu montes en Ligue 1 à la dernière seconde de la dernière journée. Pendant plusieurs semaines, tu es sur ton petit nuage, et quand tu reprends l’entraînement, l’euphorie est encore là. Et pour les trois premiers déplacements de l’équipe, c’est le Parc des Princes, Geoffroy-Guichard et la Meinau, trois stades prestigieux. Pour un footballeur, il y a pire ! Mais je le redis, la défaite contre Angers a eu le mérite de nous mettre vraiment dans la peau d’une équipe de Ligue 1.


Amiens a également dû gérer l’intégration des recrues...
Oui. Un bon recrutement, d’ailleurs. Mais il faut que les nouveaux s’adaptent au club, au style de jeu, etc. C’est ce qu’ils font, mais comme partout, cela prend du temps. Cela dit, ça se passe bien. Regardez Moussa Konaté qui a marqué deux buts alors qu’il est arrivé courant août. Et Gaël Kakuta, très en forme.


Et vous ? Vous découvrez la Ligue 1 à 34 ans, à un âge où les footballeurs français sont considérés comme (presque) finis...
Ce n’est pas faux ! Et j’avoue que depuis un certain temps, j’avais un peu abandonné l’idée de jouer en Ligue 1. En Ligue 1 française, car j’ai joué à ce niveau en Suisse, à Neuchâtel Xamax, en 2004-2005, grâce à René Lo Bello, qui entraînait ce club, et qui me connaissait du centre de formation de Sochaux. J’étais passé du CFA à des matchs face au FC Bâle, aux Young Boys Berne, au FC Zurich ou aux Grasshopper... Une super année... Bref, je découvre la L1 française à 34 ans. Je profite. Je ne vais pas vous dire que j’ai bossé toute ma vie pour en arriver là, les phrases toutes faites, etc. Je ne vis pas non plus un conte de fées ! Mais c’est vraiment sympa d’évoluer à ce niveau. Je ne sais pas combien de matchs je vais disputer. Je profite. Quand tu as 30 ans, en France, on ne te fait plus signer que des contrats d’un an. (Rires.)

Physiquement ?
Tout va bien. Je n’ai pas changé mes habitudes. Je fais peut-être un peu plus gaffe à l’entraînement invisible. Car la Ligue 1, c’est un autre tempo.


Vous partagez le vestiaire avec des gamins qui pourraient presque être vos enfants...
Oui, d’autant plus que j’ai eu des enfants très jeunes. La nouvelle génération ? Elle est plus ou moins compliquée à gérer. Elle a ses codes. Moi, je chambre pas mal, et globalement, ça passe bien avec les jeunes. Mais je sais avec qui on peut le faire ou non. Et puis, j’ai toujours eu tendance à dire ce que je pense. Parfois sur le ton de l’humour. J’assume. Mais je me suis assagi, avec le temps. Je fais peut-être un peu moins de déclarations médiatiques. Et puis, finalement, je n’ai pas fait trop de vagues.


Lors de votre longue carrière, vous avez évolué sous les ordres de plusieurs entraîneurs : René Lo Bello, Didier Tholot, Hubert Fournier, Thierry Froger, Luis Fernandez, Ludovic Batelli, Jean-Marc Pélissier...
Globalement, ça s’est bien passé avec tous. Lo Bello m’a donné ma chance à Xamax. Froger, j’ai adoré. Le mec avait réussi à me faire croire que j’étais Roberto Carlos ! Il ne me l’a jamais fait à l’envers. Comme Ludovic Batelli. J’aime bien ce genre de personnages. Un peu fous, un peu ravagés, comme moi. Ils te font avancer. J’aime bien aussi les principes de mon coach actuel.


Et Fernandez ?
Je n’ai pas joué quand il entraînait Reims. Il n’y avait pas de communication entre nous. Je ne lui ai rien apporté. Il ne m’a rien apporté non plus. C’est comme ça.

Il paraît que vous envisagez de vous lancer dans la restauration une fois votre carrière terminée ?
Oui. Enfin, pour le moment, le projet est un peu mis de côté. J’avais cette volonté d’ouvrir un resto avec un ami, mais je n’ai pas fait les bons choix au niveau du financement. Mais j’espère que ça verra le jour. Pour l’instant, je commence à préparer ma reconversion en tant qu’entraîneur. J’aide Stéphane Demoulin, qui est en charge des moins de 14 ans. Normalement, une fois ma carrière terminée, je devrais rester au club en tant qu’éducateur. C’est plus ou moins prévu comme ça...

Propos recueillis par Alexis Billebault
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