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Icardi s'est brûlé les ailes

Coutumier des polémiques, Mauro Icardi a cette fois-ci franchi toutes les limites et a passé son week-end à se faire lapider par les fans de l'Inter. Quelques lignes maladroites dans son autobiographie auront suffi à en faire l'homme à abattre, lui qui est déjà grillé en sélection, où il s'est fait haïr pour une histoire de fille.

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Penser, à vingt-trois ans, qu'on a déjà vécu une vie assez folle pour mériter son autobiographie est déjà une idée farfelue, mais Mauro Icardi n'a pas pu résister, persuadé que son passage sur Terre méritait déjà la postérité. Un titre de conquérant, « Sempre avanti » , sois « Toujours de l'avant » , pour un peu moins de 200 pages d'anecdotes et de révélations. Et ce qui n'aurait dû être que le énième bouquin d'une jeune star qui s'aime un peu trop, et qu'il n'a de toute manière même pas écrit, est devenu en un week-end le point de départ d'un clash monstrueux entre l'attaquant de l'Inter et les fans du club. À quel moment la guerre a été déclarée ? Tout simplement lorsqu'Icardi raconte un incident qui l'aurait opposé à l'un des chefs de la curva nord de San Siro, celle où sont postés les ultras du club. Les premières phrases posent le contexte : « J’enlève mon maillot et mon short pour l’offrir à un enfant. Un homme lui arrache des mains et me le relance avec dégoût. J’avais envie de le frapper pour son geste de bâtard. Je l’ai insulté. » Jusque-là, tout va – presque – bien. Un combat de coqs, tout au plus. Là où le bât blesse, c'est quand Icardi poursuit en expliquant : « J’étais prêt à affronter les supporters un par un. Ils ne savent pas que j’ai grandi dans un des quartiers avec le plus fort taux de criminalité en Argentine. Ces supporters sont 50 ? 100 ? 200 ? Pas grave, je leur ramène une centaine de criminels argentins pour les tuer ici à Milan. » De l'embrouille entre grandes gueules à la guerre des gangs, il n'y a visiblement qu'un pas pour Icardi. Le souci, c'est que le gang adverse est du genre à savoir se faire entendre.

Le martyre de Milan


Courtois et diplomates, les ultras de l'Inter ont démarré par un communiqué de presse vendredi, soigneusement rédigé et plus ferme que violent : « En ce qui nous concerne, sa mission ici est finie. (...) Ce livre est ridicule, mensonger et horrifiant. Il nous décrit comme des gens menaçants gravitant autour du club, ce qui prouve que quelque chose ne va pas dans sa tête. Pour nous, Icardi est un jeune idiot, comme beaucoup de joueurs de son âge, mais un bon gars au fond. Simplement, un individu de la sorte ne mérite pas d'être capitaine de l'Inter. » Le joueur avait répondu sur son compte Instagram, avec un texte introduit par un « Chère Curva Nord » , dans lequel il multipliait les preuves de ses bonnes intentions, en optant pour la politique du cri du cœur : « Être capitaine est un rêve d'enfant et ce que je cherche, c'est vos accolades après que j'ai marqué un but. »


Mais la deuxième salve des fans sera beaucoup plus puissante. Dans la Rome antique, le spectacle de condamnés offerts aux lions dans le Colisée était apprécié, et les Milanais ont perpétué la tradition dimanche après-midi en exécutant Icardi en plein stade, sous les yeux de la plèbe. Lors du match face à Cagliari, des banderoles hallucinantes étaient déployées un peu partout, en vrac : « 100 buts et 100 trophées n'effaceront pas le fait que tu es une merde » , « Tu inventes des conneries pour vendre plus, sale mercenaire » , ou encore cette tirade : « Tu utilises un enfant pour te justifier et nous balancer de la merde au visage. Tu n'es pas un homme, tu n'es pas un capitaine, tu es une pauvre merde. » Un peu chaud pour un joueur qui a prolongé jusqu'en 2021 il y a dix jours, et qui avait alors déclaré : « Mon désir est de réaliser une carrière à l’image de celle de Javier Zanetti. »

Le paria argentin


Un Zanetti pas plus attendri que ça par Icardi. L'actuel vice-président de l'Inter a choisi son camp, en commentant : « Pour nous, les tifosi sont ce qu'il y a de plus important et tout le monde doit les respecter. » Le cauchemar a continué sur le terrain, Icardi a dévissé un penalty en ne parvenant même pas à cadrer, et l'Inter a perdu face au promu pour terminer en deuxième partie de tableau. En rentrant chez lui, Icardi pensait enfin trouver le calme, il a surtout trouvé un autre tifo collé en face de sa maison, avec ces nouveaux mots doux : « On est là. Quand tes amis argentins arrivent, tu nous préviens ou tu nous la fais en traître ? »


Lâché par tous, il ne peut même pas se consoler avec la sélection, puisque l'Argentine l'oublie depuis 2013, plus pour des raisons humaines que sportives. Car Icardi traîne comme un boulet l'histoire de sa femme, qu'il avait piquée à Maxi López, et avec qui il s'affiche depuis matin, midi et soir. Pire, il s'était même fait tatouer sur le bras les prénoms des enfants que sa nouvelle conquête avait eus avec López. Un manque de délicatesse évident, qu'il est persuadé de payer aujourd'hui : « Ma relation avec Wanda n’est un sujet qu’en Argentine. En Italie, il y a déjà trois ans que si on parle de moi, c’est pour ce que je fais sur le terrain. En Argentine, ils cherchent la merde… Ils ne disent pas : "Regarde ce jeune qui met tant de buts !", ils disent : "Regarde, c'est celui qui est avec Wanda Nara... Celui qui a foutu la merde en volant la fiancée de son ami." » Des médias jurent même que c'est Messi en personne qui fait pression pour qu'Icardi ne voit jamais le maillot de l'Albiceleste. Quant à Maradona, interrogé la semaine dernière sur le cas Icardi, il avait bombardé : « Je ne parle pas des traîtres. » Avec toutes ces nouvelles aventures, Icardi aura bientôt assez de matière pour le tome 2 de son autobiographie. Celui qu'il sortira à vingt-cinq ans.



Par Alexandre Doskov
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