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  3. // Inter-Milan (3-2)

Icardi a dit

Ce dimanche soir, Interisti et Milanais ont chacun dominé une mi-temps un derby de la Madonnina qui est lentement mais sûrement monté en puissance. Mais les Nerazzurri, pourtant en souffrance en seconde période, avaient en leur possession un facteur X qui leur a permis de se maintenir à flot : Mauro Icardi, auteur d'un triplé et d'une performance qui n'a pas été loin de la perfection.

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Dans la surface, ses pieds commandent, le ballon exécute. Voilà déjà plus de trois saisons que Mauro Icardi porte sur ses épaules l'Inter dès que la formation lombarde commence à donner des signes d'essoufflement. Alors, quand les hommes de Spalletti se mettent soudainement à piocher en début de seconde période face aux Rossoneri, l'Argentin sort du bois pour y aller de son deuxième but de la soirée. Et quel but. Une reprise de volée extérieur du pied dans la surface, à la suite d'un centre travaillé de Perišić. À la fois beau et létal. Une étape parmi tant d'autres dans la soirée d'Icardi, dont la prestation souveraine à la pointe de l'attaque a sanctionné sans pitié les errements défensifs du Milan.

Killer instinct


La performance d'Icardi se reflète d'abord à travers ses statistiques. À peine 24 ballons joués. Seulement onze passes effectuées. Huit duels disputés. Des chiffres sans commune mesure avec son homologue à la pointe de l'attaque et adversaire du soir, André Silva, qui a beaucoup plus touché le cuir (45 ballons joués), participé au jeu (25 transmissions pour ses partenaires), comme à la baston générale (33 duels à son actif). Sauf que finalement, Icardi a armé quatre tirs. En a cadré autant. Et a planté à trois reprises. La marque d'un joueur qui cultive comme peu d’attaquants actuels son profil de prédateur à sang-froid, dans la lignée des plus grands attaquants de surface des années 1990 et 2000, de Trezeguet à Van Nistelrooy en passant par Crespo.


La première réalisation d'Icardi ce dimanche face au Milan s'inscrit d'ailleurs dans ce registre d'avant-centre pur, diaboliquement efficace dans la phase de finition. L'ancien de la Samp a profité d'un service impeccable de Candreva pour couper en une touche le centre de son équipier et ouvrir la marque pour les siens. Candreva, avec qui Icardi entretient sur le pré une belle complicité. Pas forcément étonnant lorsqu'on sait que l'Italien est lui aussi un joueur au profil un peu anachronique, dont le style évoque celui des ailiers à l'ancienne. Ceux qui préfèrent bouffer la ligne pour centrer vers leur attaquant, plutôt que de repiquer vers l'intérieur pour frapper, comme c'est souvent devenu la norme aujourd'hui dans les plus grandes formations du continent.

Tradition et modernité


Il serait néanmoins erroné de réduire Mauro à un attaquant qui ne trouve son bonheur que dans la surface. Si les seize mètres sont indéniablement son jardin, le natif de Rosario sait aussi dézoner pour trouver à l'occasion son bonheur dans la grande jungle du milieu de terrain. En atteste sa récupération de balle agressive sur Biglia, qui aboutit à sa seconde banderille de la soirée. Mais également la talonnade délicieuse qu'il donne à Eder en toute fin de match, qui permet aux Nerazzurri d'obtenir un corner décisif, puisqu'il leur offre dans la foulée un penalty à la suite d'une faute idiote de Ricardo Rodríguez. Une offrande transformée avec sang-froid et assurance par personne d'autre qu'Icardi. Cette fois-ci, la coupe est pleine, et le Milan de Montella ne reviendra plus.

Pourtant dominée dans le second acte, c'est bien l'Inter qui s'impose grâce à son goleador argentin. Samedi prochain, les hommes de Spalletti s'attaquent cependant à un adversaire autrement plus costaud que ce Milan en plein doute. Les Lombards se déplacent en effet au San Paolo pour affronter le Napoli de Maurizio Sarri. Un duel au sommet, entre les deux premiers de la Serie A. De toute évidence nettement inférieure collectivement aux Partenopei, l'Inter abordera la rencontre en position d'outsider. Mais aussi avec la certitude d'avoir en sa possession une arme dont est dépourvue la concurrence : Mauro Icardi, sa tête et ses deux pieds, plantés dans les seize mètres. Prêt à plier le cuir à sa volonté, pour l'envoyer une fois encore dans les filets adverses.

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    Par Adrien Candau
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