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  2. // AC Milan/Tottenham (0-1)

Ibra raccourci

Zlatan Ibrahimovic s'est une nouvelle fois pris les pieds dans le tapis en Champion's League. Ça commence vraiment à devenir une mauvaise habitude.

Si l'on oublie un instant cette sale affaire qu'est le Calciopoli, Zlatan pourrait en fin de saison célébrer avec le Milan AC son huitième titre national d'affilée (série commencée en 2004 avec l'Ajax, continuée donc avec la Juve en 2005 et 2006, puis à l'Inter de 2007 à 20009, et donc l'an dernier, avec le titre de champion d'Espagne sous le maillot du Barça). En Champions League en revanche, c'est loin d'être l'éclate. Si Zlatan est régulier, c'est plutôt dans les déceptions.


Associé hier à Robinho, Big Z a toujours cherché à faire la même chose : prendre la balle à l'entrée de la surface et faire la différence sur un geste. A la mi-temps, constatant les limites de la formule, Allegri a sorti Seedorf, fait entré Pato et reculé Robinho en trequartista, mais n'a pas franchement osé passer au 4312, le système supposé mettre Zlatan dans les meilleures conditions. Le résultat fut un peu meilleur dans l'animation, mais tout aussi nul sur la feuille de match. Contre une défense de Tottenham appliquée et resserrée, les ronds de jambes du Black Swan suédois n'ont pas suffi et les Anglais ont ainsi pu la mettre à l'italienne au Milan. Pour ces derniers, le match retour s'annonce très compliqué et la suite dans la compétition européenne paraît déjà compromise, après seulement le huitième de finale aller. Si élimination il y a, ce sera un échec total, et ce sera avant tout celui de Zlatan. Hier encore, Ibra s'est éteint au fur et à mesure de la partie, donnant la mauvaise impression de ne pas avoir fait son maximum. Il demandait de moins en moins souvent le ballon, ne faisait plus vraiment d'appels, cherchait de moins en moins à s'imposer dans le défi physique ou alors beaucoup trop nerveusement, comme sur cette faute qui a amené le but refusé. Au coup de sifflet final, le constat est cruel. Car si le fait qu'Ibrahimovic veuille ou non faire la différence reste à déterminer, ce qui est sûr, c'est qu'il ne peut pas. Et tout le problème, c'est qu'il en est persuadé...

Pourtant, il a bien dû constater que l'Inter, asile pourtant fait pour sa folie, a gagné l'épreuve reine justement l'année après son départ. C'est tout de même un comble. Et l'ironie du sort, c'est que c'est sa titularisation dans le camp adverse, celui de Barcelone, qui a permis à l'Inter d'accéder à la finale et de l'emporter. D'abord parce qu'avec sa titularisation à la pointe de l'attaque, Barcelone avait quelque peu dérogé à ses principes, en accélérant son jeu de passes et en jouant plus long qu'à l'accoutumée, ce qui arrangeait bien l'Inter ; ensuite parce que Messi avait moins d'espace pour s'exprimer, ce qui constitue d'ailleurs la principale raison, en tout cas tactique, du départ d'Ibra de Catalogne. Les Barcelonais avaient bien compris une chose, aussi fort soit Zlatan Ibrahimovic, reste à prouver que son équipe est meilleure en sa présence. De la même manière, on peut légitimement douter qu'en présence du Suédois, Mourinho aurait pu mettre en place son système, totalement différent de celui de Guardiola mais tout aussi efficace. Aligné sur un flanc, Ibra n'aurait sans doute jamais fait les efforts accomplis par un Eto'o ou un Pandev. Et en pointe, il ne se serait jamais contenté du rôle de paratonnerre-finisseur rempli à merveille par Diego Milito.

La saison où les deux plus beaux melons du foot moderne furent associés s'est d'ailleurs soldée sur un échec à l'épreuve continentale. Et si Mourinho a regretté le départ du Suédois, il en a également profité, en comprenant ce que le premier club en Italie de Zlatan, la Juventus Turin, savait déjà. A l'époque, Capello voulait l'associer à Trézéguet, surtout, et un peu à Del Piero, mais la complémentarité entre Ibra et son partenaire n'a jamais sauté aux yeux. Plutôt que de les bonifier, associer Z et un autre attaquant, aussi talentueux soit-il et quel que soit son profil, semblait revenir à les vampiriser. Parce que jouer avec Zlatan Ibrahimovic revient à jouer pour Zlatan Ibrahimovic. Et aussi malgré son talent hors norme, ce n'est pas forcément la meilleure méthode pour gagner des matchs de Coupe d'Europe. Si le Scandinave est l'un des tout meilleurs joueurs du monde en un contre un, il lui reste encore à prouver au plus haut niveau qu'il peut l'être à onze contre onze. Le faire par exemple lors du match retour à White Hart Lane serait une bonne idée...

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