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  3. // Ian Page, chanteur de Secret Affair

Ian Page : « Ginola est l'un de mes joueurs préférés de l'histoire de Tottenham »

Au début des années 80, l'Angleterre connaît un improbable revival mod, dans le sillage du tremblement de terre punk et du retour des skinheads entre ska & oi. Ces descendants des Who et des Small Faces remettaient à l'honneur le couple vespa et parka des sixties (visionnez Quadrophonia pour les néophytes ou écoutez Mods ans Rockers de Michel Sardou en 1966), avec de lointaines réminiscences soul. Parmi cette nouvelle vague, les Secret Affait rencontrent alors un petit succès d'estime et populaire à l'ombre de The Jam. Ils se sont depuis reformés et passent bientôt sur Paris. L'occasion de discuter ballon rond avec leur chanteur Ian Page, qui ne jure toujours que par son tailleur préféré, Motown et Tottenham...

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Vous êtes un grand supporter de Tottenham, comment êtes-vous devenu un Spurs ?
Ian Page : Je suis originaire du Nord de Londres. Mon oncle était un ardent fan de Tottenham. Au cours des années, je suis devenu l'enfant qui va aux matchs et, à la fin, j'ai fini par prendre un abonnement. J'ai toujours beaucoup d'amour pour cette équipe.

Pour vous, qui est le meilleur Spur de l'histoire ?
De toute l'histoire ? Je dois dire Jimmy Greaves (rires).

Quel fut le plus beau match auquel vous ayez assisté à White Hart Lane ?
Ce n'était pas à White Hart Line, mais à Wembley. J'étais très chanceux. C'était en 1982 et Tottenham affrontait Manchester City, en FA Cup. Je n'avais pas pu me rendre à la première rencontre, toutefois j'étais bien présent pour le retour. Il y a eu un but fantastique à la toute fin du match. J'étais vraiment extrêmement heureux de pouvoir assister à cela. Quant à White Hart Lane, ce fut de nouveau en FA Cup. Les Spurs jouaient contre leur grands rivaux, Arsenal. Paul Gascoigne émargeait toujours dans l'effectif. Et durant cette confrontation, il a inscrit un superbe coup franc d'environ 25 mètres. L'ambiance était fantastique.

Pour en revenir au Secret Affair, vos concerts ont-ils parfois été perturbés par des échauffourées liées aux rivalités entre supporters ou hooligans ?
C'est arrivé, oui. Quand nous avons commencé à nous produire, il y avait à l'époque beaucoup de violence pendant les matchs de football. Cette réalité ne nous concernait pas seulement, de nombreux groupes y ont aussi été confrontés à ce moment-là. Il a fallu pas mal de temps pour que cela disparaisse, et ce fut alors assez difficile pendant un moment. Énormément de problèmes de société que nous traînions au Royaume-Uni se sont étendus au football durant cette période. La violence faisait partie de toute manière de la mentalité de ce sport. Cependant, aujourd'hui, tout ça est derrière nous.

Au fait, connaissez-vous d'autres groupes ou d'autres chanteurs fans des Spurs ?
Au début, quand nous avons commencé, nous nous concentrions exclusivement sur la musique. On ne sortait jamais. Je n'ai jamais vraiment été en contact avec les autres groupes. Nous faisions la musique que nous aimions, et pas grand-chose d'autre. Je n'ai jamais eu l'occasion d'aller au stade avec d'autres musiciens, à vrai dire.

Vous n'avez donc jamais eu de fights avec d'autres groupes à propos du football ?
(Rires) Non, je n'ai jamais eu de problèmes avec d'autres artistes à ce propos.

John King, écrivain et fan de Chelsea, avait un jour expliqué que, selon lui, Bobby Moore incarnerait le typique « mod » footballeur. Partagez-vous ce point de vue ?

Oui, quand j'y pense, c'est assez vrai. Il possédait cette image particulière, il dégageait quelque chose. Sinon, je dirais David Ginola. Il est l'un de mes joueurs préférés de l'histoire de Tottenham. C'était un joueur très « espagnol  » .

Chelsea a The Liquidator comme hymne officiel. Quel pourrait être le single soul ou r'n'b des Spurs ?
Bonne question (rires). Hmmm… Je pense que je choisirais Move On Up de Curtis Mayfield. Cette musique représente bien la philosophie de Tottenham.

Pour finir, que pensez-vous de la controverse à propos de l'identité « juive » de Tottenham ?
C'est très difficile de répondre. J'en ai parlé avec beaucoup de monde. D'abord, les gens doivent comprendre que ce sont les supporters des autres clubs qui prennent au sérieux l'identité juive du club. Par exemple, quand ils utilisent des mots, et notamment « Yid » . Quand nous le reprenons, c'est toujours de l'humour, il s'agit d'une façon de se moquer des autres clubs, des autres supporters. Mais il y a des fans juifs qui le prennent mal. Les personnes extérieures doivent comprendre que la plupart des supporters des Spurs ne font que se moquer des autres, ou de nos rivaux londoniens. Il n'existe vraiment pas de racisme du côté des fans de Tottenham. En fait, il faut surtout regarder ce que font et disent les gars d'en face. Ils sont bien pires et davantage violents dans le verbe et dans les chants contre les « clubs juifs » . Et vous savez quoi, effectivement, peut-être que la moitié des fans de Tottenham sont juifs, c'est comme ça. Je suppose que nous le devons à l'histoire. Les supporters de Tottenham, eux-mêmes, sont contre le racisme. La seule chose qu'ils font consiste à tourner en dérision ce que leur renvoient leurs adversaires.

Secret Affair en concert le 18 octobre à Paris à la Maroquinerie dans le cadre du Festival R3VIVAL : A Night of Rhythm & Soul

Propos receuillis par Nicolas Kssis-Martov et Jean-Guillaume Bayard
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