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Iago Aspas, enfant chéri du Balaídos

Enfant du Celta et amoureux de Galice, Iago Aspas est redevenu l’ambassadeur phare de Vigo, deux ans après y être revenu. Un statut qui lui sied à la perfection, lui le natif de Moaña au profil si atypique et au caractère bien trempé.

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Comme s’il n’en était jamais parti, Iago Aspas retrouve son Balaídos en héros. Quelques semaines seulement après avoir officialisé son retour au Celta de Vigo, en septembre 2015, le natif de Moaña, petite bourgade galicienne, s’offre un doublé face au grand FC Barcelone. Assurément, le come-back ne peut être plus délicieux pour celui qui se perd, deux exercices durant, à Liverpool puis à Séville. Comme l’illustre sa joie de faire trembler les filets, il court à toutes enjambées en direction des supporters du Celta, lèvres sur l’écusson et main sur le cœur. Une résurrection, ni plus ni moins : « J’avais besoin de minutes, de me sentir heureux, d’être avec mes amis... » Depuis ce show face aux Blaugrana, la hype Iago Aspas ne s’estompe pas à Vigo, là où il enfile de nouveau le costume de chouchou des supporters. Désormais parmi les capitaines de l’équipe du Toto Berizzo, il ne se limite plus à faire vibrer les Galiciens : de retour en équipe nationale, il s’est même offert le luxe d’égaliser pour la Roja à Wembley lors de la dernière trêve internationale. Ou comment un retour aux sources lui permet de grandir, toujours et encore.

Coup de coude, feux rouges et Anfield Road


La maturité, pourtant, tarde à arriver chez Iago Aspas, talent grisé dans ses jeunes années par un caractère qui alterne entre frivolité et sautes d’humeur. « J’ai appris à base de coups, convient l’intéressé dans les colonnes du Pais. Lors de ma dernière saison de U-19, j’ai raté 9 des 30 matchs pour suspension. Je n’arrivais pas à arrêter de protester, ça sortait de moi. Quand j’ai commencé avec les pros, je devais étrenner avec l’équipe première, mais un jour avant je me suis fait expulser avec la réserve. Un coup de coude et un rouge. Et c’était pour aller avec le Celta pour un derby au Riazor ! J’ai pleuré pendant des jours pour une connerie de cinq secondes. » Capable du meilleur comme du pire, le joueur formé au club galère à trouver sa place au sein de l’équipe de sa vie. La faute, d’abord, à un profil aujourd’hui désuet dans le monde du ballon rond. « Joueur de la rue » , comme il aime à se définir, il ne répond à aucun critère de la détection moderne. Un profil qui lui vient, surtout, de son enfance en compagnie de ses frères avec qui il passe ses journées à tenter de les dribbler et à jouer contre la porte du garage familial.

Fils à maman – il vit dans la même rue et vient « y manger tous les midis » –, Iago Aspas, vingt-neuf ans, transpire par tous ses pores la Galice. Si bien qu’au début de sa carrière, il s’imagine, presque, en joueur d’un seul club : « Ma vie est à Moaña, c’est mon village, j’y vais au café, j’y joue aux cartes avec mes amis, j’y promène mon chien... Il y a vingt kilomètres jusqu’à Vigo, et ça fait dix-huit ans que je les parcours. Je connais tous les feux rouges et les ronds-points sur la route. Ici, je suis comme au paradis, le Celta est l’équipe de ma vie et de mon âme, découvrir un autre endroit me coûterait beaucoup » . Trop, même, à en croire sa tentative d’exode outre-Manche. Recruté à l’été 2013, il y connaît un exercice galère, où l’accumulation de blessures et l’avènement du duo Suárez-Sturridge ont raison de ses efforts. Et la saison suivante, rebelote : son envie de rebondir à Séville se transforme en long cauchemar, puisque soumis à la concurrence de Bacca et Gameiro, il traverse l’année comme un fantôme, disposant du plus petit temps de jeu derrière Barbosa, troisième gardien des Palanganas. L’exode se transforme en enfer, donc.

« Pourquoi je ne me suis pas dédié au football en salle ?  »


Ces deux échecs successifs, aussi décevants soient-ils, n’en font pas oublier à la direction du Celta quel magnifique joueur Iago Aspas peut être, si bien qu’elle le rapatrie à l’été 2015. Car à la différence des nombreux attaquants de pointe formés en série, lui répond à des caractéristiques très spécifiques : « Je suis un meneur de jeu reconverti en attaquant. Parfois, je passe un quart d’heure sans toucher le ballon et je m’impatiente. Je veux redescendre d’un cran, mais l’entraîneur me dit de prendre le dos des défenseurs. Mais c’est plus fort que moi. Parfois, dans ces matchs, je me demande pourquoi je ne me suis pas dédié au football en salle. » Bien lui a pris de rester sur le rectangle vert, d’autant plus que depuis son retour, il marche sur l’eau. Emblème de ce Celta joueur, il enchaîne les banderilles – 13 la saison passée en Liga, déjà 11 lors de l’actuelle – et retrouve même les joies de la Roja. Un retour en sélection qu’il fête dignement, lui le buteur décisif en fin de match, et avec le sourire. « J’ai pris deux maillots anglais, car je ne pense pas revenir de sitôt à Wembley. »

Par Robin Delorme
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