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Hugo boss

Après le choc d'une grosse défaite, le public adore faire tomber des têtes. En football, le capitaine de l'équipe vaincue peut faire office de cible idéale. Pourtant, depuis la finale de dimanche, personne n'oserait imaginer clouer Lloris au pilori. Impeccable tout au long de l'Euro, notre gardien s'est révélé être un chef bien plus costaud que ses épaules fines ne le laissent deviner.

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C'était en janvier dernier. L'OM tournait au ralenti au championnat, était resté bloqué à la 10e place du classement de Ligue 1 à la trêve hivernale, et les carences des défenseurs marseillais faisaient pleurer les fans olympiens, et rire le reste de la France. Mais au milieu de ce marasme, Steve Mandanda faisait bien plus que surnager. Pour inaugurer 2016, dès le 3 janvier, Mandanda avait gagné un 32e de finale de Coupe de France face à Caen à lui tout seul, en arrêtant trois pénos lors de la séance de tirs au but. Trois semaines plus tard, il sortait tous les tirs des Lyonnais en championnat, abandonné par Rolando et Nkoulou, en ne craquant face à Tolisso qu'à 10 minutes de la fin. « Sans lui, l’OM joue la descente, c’est certain » , s'avançait Jérôme Alonzo, résumant l'état d'esprit ambiant. Et au-delà de mettre un cruel coup de projecteur sur la faiblesse de sa défense, les exploits de Mandanda relançaient un autre débat : pourquoi ce n'était pas lui, le gardien numéro 1 des Bleus ? Plusieurs observateurs, plus ou moins légitimes, plus ou moins pertinents, s'étaient lancés dans la campagne électorale du Marseillais, en espérant inverser la vapeur de Deschamps avant l'Euro. « Pour moi, Steve Mandanda est repassé devant Hugo Lloris » , lançait Anigo. « C'est la réalité. Il est meilleur qu'Hugo Lloris sur ces derniers mois et il est le numéro 1 » , ajoutait Franck Sauzée. L'Euro est arrivé, et Mandanda n'a toujours pas joué. Mais surtout, Hugo Lloris a réalisé une compétition d'un tel niveau qu'aujourd'hui, plus personne n'imagine voir quelqu'un d'autre garder les cages de l'équipe de France.

Tu sais que t’as suivi les Bleus pendant l’Euro quand...

Loin des yeux, près du cœur


Posté sur sa ligne de but à White Hart Lane, dans le Nord de Londres, à plus de 1000 bornes du Vieux-Port, Hugo Lloris était - sans surprise - resté muet sur le sujet. On lui reprochait d'être bloqué à Tottenham, club indigne de son talent, avec lequel il ne jouait pas la Ligue des champions, et dont seuls les vrais connaisseurs suivaient les matchs avec assiduité. Cette saison, il a répondu en luttant pour le titre jusqu'au bout, en s'installant à la troisième place de la Premier League devant la plupart des ogres du foot anglais, et en dirigeant la meilleure défense du championnat. Loin des yeux, mais toujours près du cœur de Deschamps, qui n'a jamais pensé à lui retirer sa place de titulaire malgré les chants des sirènes des plateaux télés des émissions spécialisées. Dès le mois de janvier, dans une interview accordée à L'Équipe, Mandanda confiait d'ailleurs qu'il ne se faisait aucune illusion pour l'Euro : « Je peux faire tout ce qu'il faut, Hugo va commencer l'Euro. C'est comme ça. » Comme prévu, Lloris démarre l'Euro, sa quatrième compétition internationale en Bleu, et montre qu'il a le nez dans le guidon dès le départ. Quatrième minute de jeu face à la Roumanie, le match d'ouverture, les Roumains obtiennent un corner côté droit. C'est tiré dans la boîte, où la défense des Bleus s'offre une belle sueur froide à cause d'un marquage bidon. Bogdán Stancu, seul, canarde à deux mètres du but français, mais Lloris, parfaitement placé et réactif, le calme en une parade. Le ton est donné, la France va pouvoir compter sur un grand gardien pour la suite de la compétition.

Vidéo

#MerciLloris


Juste après son arrêt, Lloris se mettait à hurler sur ses gars pour les remobiliser. Gardien, chef de sa défense, mais surtout capitaine, et ce de façon incontestée depuis le mandat de Patrice Évra. La statistique est d'ailleurs presque passée inaperçue, mais pendant l'Euro, Hugo Lloris est devenu le Bleu ayant joué le plus de matchs comme capitaine de l'histoire de l'équipe de France, en battant le record de Didier Deschamps. Dans cinq matchs, il deviendra le gardien comptant le plus de sélections. Une légende qui s'écrit dans le silence, même si ses parades salvatrices face à l'Irlande ou son match de titan face à l'Allemagne étaient là pour rappeler qu'il se place tout en haut du panthéon des gardiens français - poste si iconique chez nous. Contre les Allemands, Lloris a montré qu'il était même là quand il fallait soutenir le regard glacial de Manuel Neuer. Des parades au ras du sol de félin, des sorties aériennes de costaud, un arrêt irréel face à Kimmich en fin de match, des relances très longues qui ont rendu fous les Allemands dans les dernières minutes, tout en restant proche des 70% de passes réussies. Lloris a tout réussi ce soir-là, en évitant toujours soigneusement de se mettre en avant après le match : « Je ne veux pas parler de grand match personnel, car sur ces grands rendez-vous, on a besoin de tout le monde. » Avant la finale, Lloris avait seulement été battu dans le jeu face à l'Islande, quand plus personne ne défendait et que le match était plié. Lors de l'ultime match, le capitaine aura tenu son rang pendant 109 minutes, jusqu'à ce tir pourtant pas impossible à arrêter qui a douché l'Hexagone. Terrible. Mais une nuit de larmes plus tard, les Français s'étaient réveillés avec un message pour leur gardien. Lundi matin, sur Twitter, le #MerciLloris était en tête des tendances.





Par Alexandre Doskov
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