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Hübner : « Fumer à la mi-temps me détendait »

Dario Hübner fête ses 50 printemps aujourd’hui. Il y a quinze ans, ce bomber à l’ancienne finissait co-meilleur buteur de Serie A, le point d’orgue d’une carrière à plus de 300 pions. Interview sans filtre avec l'homme que l'on surnommait le Bison.

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Salut Dario. Tu vas fêter ça comment ?
Tranquille, je mangerai un morceau avec mes fils, ma femme, en famille. Une journée tranquille comme toutes les autres.

Tu t’es reconverti dans quoi ?
Pour le moment, je suis free et je passe mes diplômes d’entraîneur à Coverciano. J’ai déjà entraîné des jeunes et des petites équipes du coin, j’essayais de faire comprendre mon football, mais dans le contexte actuel. Un gars d’aujourd’hui doit avoir plus de méchanceté, d’envie d’apprendre, de se sacrifier. Le foot reste un divertissement, mais la volonté de s’améliorer ne doit jamais manquer.

Tu ne tenais pas un bar dans ton bled de Passarera ?
Tout le monde m’en parle, mais il n’est pas à moi. C’est mon beau-frère qui le tient. En quinze ans, j’ai bu une fois un café durant une interview, et du coup, c’est resté.

Disons que c’est surtout cette image de fumeur qui boit sa grappa qui t’est restée collée à la peau. Qu'y a-t-il de vrai et de faux là-dedans ?
Je ne donnais pas l’impression d’être un grand professionnel, mais je l’étais plus que d’autres. Fumer était ma façon de me détendre avant un match ou à la mi-temps. Je le faisais sans aucun problème. Ensuite, j’ai dit un jour dans une interview que je prenais la grappa de temps en temps après les repas, mais c’est quelque chose qui a été exagéré, je ne m’envoyais pas un shot avant une rencontre ni ne mettais de la bière dans ma gourde, hein !

Et il faut dire aussi que les joueurs qui fument ne sont pas si rares que ça.
Exactement. Moi, j’ai eu le défaut de dire que je fumais. Je ne voulais pas m’en cacher comme certains de mes coéquipiers. En semaine, personne ne fumait. Mais en mise au vert, tout le monde s’y mettait. Ça se passait comme ça il y a vingt ans et je suis convaincu que ça continue. »

Personne n’a essayé de te convaincre d’arrêter ?
« Beaucoup d’entraîneurs m’ont dit que la clope me faisait du mal, mais voilà... »
Beaucoup d’entraîneurs m’ont dit que la clope me faisait du mal, mais voilà, c’est mon défaut. Puis en m’entraînant chaque jour, en faisant bosser mes poumons à 100%, ça me m’a jamais vraiment gêné en fait. D’ailleurs, j’ai joué jusqu’à 42 ans.

Qu'est-ce qui est pire : fumer comme toi ou prendre des cuites en boîte tous les week-ends ?
Moi, je fumais. Après le dîner, je m’envoyais de temps en temps une grappa, mais à 20h, j’étais chez moi, je regardais un peu la télé et j’allais me coucher. J’avais toujours mes 8 heures de sommeil. Je menais une vie de pro tandis que d’autres ne fumaient pas, mais tu les retrouvais en boîte à 3 heures du matin.

Tu as exercé des boulots pénibles comme forgeron ou peintre en bâtiment dès l’âge de 15 ans. Ça t’a servi ensuite dans le foot ?
Plus que le travail, c’est la famille qui m’a aidé. Mon papa bossait dans les chantiers navals à Trieste, ma maman était mère au foyer. On était toujours limite à la fin du mois, donc j’ai toujours donné de la valeur à l’argent. Je m’amusais avec peu et j’étais content. Aujourd’hui, je peux me permettre plus que quand j’étais forgeron, mais ça n’a pas tellement changé. J’ai essayé d’enseigner ça à mes fils. Si tu as plus, tant mieux, mais si tu as peu, tâche d’être heureux quand même.

Comment débarques-tu dans le foot pro ?
À 16 ans, je jouais en 7e division et je faisais partie de la sélection régionale Friuli Venezia Giulia. On faisait des tournois dans le nord-est du pays. Un jour, le directeur sportif de Trévise m’a vu et m’a dit de venir faire la préparation estivale. C’était un club de C2 (4e division, ndlr), j’avais 19 ans et c’était parti.

Tu as donc abandonné ton boulot de forgeron ?
Mon entreprise était d’accord pour m’accorder un an de congés sans solde et était prête à me reprendre si jamais ça n’allait pas, car ils étaient contents de mon travail.

Dix années passent entre tes débuts en 5e division et ceux en Serie A en 1997. Et chaque saison, tu plantes ta dizaine de buts...
Personne ne m’a rien offert dans ma carrière. J’ai obtenu toutes mes promotions sur le terrain. De la Serie D avec la Pievigina, à la C2 avec la Pergolettese, à la C1 avec Fano à la B avec Cesena où j’ai fait cinq bonnes années et ensuite à Brescia en A. J'ai atteint ces étapes à chaque fois grâce au terrain et pas parce que je connaissais des sponsors ou je ne sais quoi.

Comment encaissais-tu chaque changement de division ?
J’avais mes caractéristiques qui étaient celles d’un gars qui jouait avec les grands à 16 ans et qui n’est passé par aucun centre de formation. L'instinct est resté le même, mais je me suis amélioré en vitesse, en anticipation, en lecture du jeu. Quand un joueur est fort, il doit le démontrer à chaque fois. Moi, j’ai toujours bossé et je suis arrivé au top à 35 ans quand j’ai fini meilleur buteur de Serie A.

Pérouse (2003/04) : Zalayeta, Kadhafi et Hübner


Raconte-nous un peu le jour où tu es sacré co-capocannoniere avec David Trezeguet.
Dernière journée du championnat 2001-2002, match décisif pour le maintien entre Piacenza, mon équipe, et le Hellas. C’était eux ou nous. On gagne 3-0 et je plante un doublé. Et ce n’est pas fini : dans la foulée, je suis parti faire une tournée avec le Milan en Amérique du Sud.

Justement. Tu n’as jamais été proche d’un top club ?
De ce que je sais moi, quand j’étais à Cesena, à l’âge de 28 ans, je devais aller à l’Inter si Delvecchio faisait le chemin inverse. Finalement, il choisit la Roma et ça se finit en échange avec Marco Branca. Concernant le Milan, lorsque j’étais en tournée avec eux en 2002, il y avait des négociations avec Piacenza qui demandait un jeune défenseur en échange, mais ils ne l’ont pas trouvé et ça a capoté...

Et avec la Nazionale ?
Je n’ai jamais parlé avec personne.
« Ne pas avoir joué avec la Nazionale reste mon grand regret. »
L’année où je finis meilleur buteur, j’étais convaincu de disputer au moins un match amical, car je marchais bien. Je ne pensais pas aller au Mondial, car il y avait des gars plus forts, mais au moins une petite sélection. Or, nada. Ne pas avoir joué avec la Nazionale reste mon grand regret d’ailleurs.

Avec Schwoch, Protti et compagnie, tu faisais partie de la catégorie des buteurs de province, des buteurs racés et en voie d’extinction. Pourquoi ?
Parce qu’aujourd’hui, l’attaquant doit faire partie intégrante du collectif, il doit se replier, effectuer des mouvements, se mettre à disposition. L’avant-centre statique qui reste devant et attend les centres, ça n’existe plus.

Le gars « nature » que tu étais se trouvait-il vraiment à l’aise dans le monde du foot ?
Toujours. Je n’ai jamais eu de hauts et de bas, j’ai toujours vécu d’une manière tranquille. Je ne m’enflammais jamais et je ne perdais jamais le moral. J’étais très linéaire. Ma principale satisfaction était de pouvoir me regarder dans la glace sous la douche et de savoir que j’avais tout donné. Peu importe si j’avais marqué ou pas, j’avais la conscience tranquille.

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Propos recueillis par Valentin Pauluzzi
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