Des chiffres et de l’Eire
13 novembre 2009 à 16:15
Le moment fatidique est arrivé. Pas la fin du monde déplorablement décrite par la bouse qu’est 2012, mais le barrage pour être de la première Coupe du monde africaine de l’Histoire. Samedi, l’équipe de France se rend en République d’Irlande pour la manche aller d’un duel qui s’annonce épique. Déchiffrons l’Eire si vous le voulez bien...
Si les Bleus ont fait preuve de classe en laissant les Serbes leur griller la politesse pour le ticket direct pour l’AfSud, quid des Irlandais ? Engagés dans le groupe 8, les hommes de Giovanni Trapattoni ont du se résoudre à laisser la première place aux champions du monde italiens, réussissant tout de même à les tenir en échec lors de leurs deux confrontations (1-1, 2-2). Mieux, les Irlandais ont fini la phase de qualification invaincus. 10 matches, 4 victoires et 6 nuls pour un total de 18 points, soit 6 unités de moins que les Ritaux (bah oui, un Rital, des Ritaux), mais 4 de plus que la Bulgarie de Dimitar.
Niveau goal-average, les petits hommes verts ont fait trembler les filets à 12 reprises et concédé 8 buts. Le Trap’ a fait appel à 24 hommes verts lors de sa campagne, là où Raymond a utilisé 28 joueurs. Question temps de jeu, seuls cinq joueurs ont pris part aux 10 matches disputés par l’Irlande. Cinq cadres puisqu’il s’agit du portier Shay Given, du défenseur un brin bourrin Richard Dunne, du milieu gauche d’Hull Kevin Kilbane, du buteur maison Robbie Keane et du latéral mancunien John O’Shea. Niveau buts, on s’en doutait, Robbie Keane est le meilleur artificier irlandais des qualifs’ avec 5 réalisations, soit une de plus que les top scorers tricolores, Dédé Gignac et Titi Henry.
C’est pas moi, c’est Murphy ?
Vous l’aurez compris, l’Eire, c’est pas le Pérou mais c’est costaud et il va falloir se sortir les doigts pour aller montrer son joli maillot frappé du Coq du côté de Soweto. Au niveau psychologique, domaine important dans la préparation d’une joute, les Bleus pourront toujours se rassurer en jetant un œil à l’historique des confrontations. En 13 rencontres, les Français l’ont emporté 5 fois pour 4 nuls et 4 défaites. Mieux, les Irlandais n’ont plus battu les Tricolores depuis 28 ans. Re-mieux, lors de la dernière partie disputée entre ces deux sélections, le 7 septembre 2005 à Dublin, Titi avait sorti sa spéciale pour faire taire Lansdowne road (0-1) et conduire l’EdF en Allemagne. L’histoire se répétera-t-elle ? Pas si sûr à en croire la loi de Murphy : "S’il y a plus d’une façon de faire quelque chose, et si l’une d’elles conduit à un désastre, alors il y aura quelqu’un pour le faire de cette façon." Raymond Domenech ?
Bref, après avoir ingurgité ces informations chiffrées, vous me direz "on s’en branle" et vous avez raison. Mais voilà, il fallait bien que cela soit dit, histoire que Philippe Doucet puisse aborder le barrage dans les meilleures dispositions. Et puis maintenant que vous êtes détenteur de ces informations, libre à vous de crâner en société lors des 24 prochaines heures...
Photos
|