Dancing with... Alain Perrin !
18 janvier 2010 à 16:41
Un vendredi soir comme un autre sur la capitale. Le téléphone sonne. "Ouais coco, on sort ce soir, t’es chaud ? Petite préchauffe chez toi et direction le Club79 ?" En voiture Simone ! Après avoir imité Sidney Govou et chargé la mule tout en finesse avec ce doux breuvage qu’est le whisky-coca, direction la "plus belle" avenue du monde, les Champs-Elysées, afin de pénétrer un établissement de nuit inconnu.
La virée entre potes se déroule à merveille. La bonne ambiance est de sortie et ma bonne étoile m’a permis de ramasser un billet de dix euros tombé de la poche d’un mec dans les escaliers. Se produit alors l’événement de la soirée. Après avoir transformé le billet rouge en liquide noire, je croise la route d’un camarade qui me dit, le plus sérieusement du monde : "Eh mec, il y a Alain Perrin sur le dancefloor !" Forcément surpris, ma première réaction oscille entre scepticisme et incrédulité mais je ne doute pas pour autant de ses dires. Surtout que mon camarade a un passif : il a déjà croisé la route de Chantôme et Ben Arfa dans pareille situation. Un véritable aimant à footeux le bordel !
"Putain, mais qu’est-ce qu’il foutait là le bougre ?"
Mon pote insiste, catégorique. Le mal-aimé de l’Olympique Lyonnais serait donc là, à quelques mètres de moi. J’ouvre grand les yeux et me fraie un chemin dans la foule pour aller vérifier l’info. Et là, c’est la stupéfaction. Le grand type de dos se trémoussant au côté d’une blonde semble bien ressembler à l’entraîneur passé par Troyes. L’individu se retourne, le doute n’est plus permis. Je me frotte les yeux mais rien n’y fait : Alain Perrin est bien là, du haut de ses 53 ans, à enflammer la piste sur de l’électro de bonne facture, la coupe de cheveux aussi propre que le pull moulant.
Le Rocco Siffredi du pauvre ne s’éternisera pas sur le dancefllor mais ça nous fait la soirée. Après l’excitation liée au buzz vient le temps des interrogations. "Putain, mais qu’est-ce qu’il foutait là le bougre ?" Renseignements pris après l’avoir constaté sur le terrain, la boite en question a pour clientèle habituelle des adultes dans la fleur de l’âge, entre vieux beaux et pâles copies de MILF, ce qui explique en partie la présence du technicien, quinquagénaire qui présente bien. Et puis feu maître coup franc rhodanien, Juninho, n’avait-il pas récemment confié le penchant fêtard du coach dans son bouquin : "Il avait toujours cette manière de sortir des petites phrases... Lui pensait que c’était rigolo, mais ça ne l’était pas. En Corée, les joueurs sortaient entre eux et, lui, il allait les rejoindre. Ce n’est pas normal, ça non plus, tu ne sors pas avec tes joueurs, tu ne fais pas la fête avec eux." Avec les Gones non mais avec nous, bah ouais...
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