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  1. // International – Coupe des confédérations

Houllier : « Aucune équipe européenne n'a jamais gagné ici »

L'ancien technicien des Bleus et des Reds traîne ses guêtres du côté de Rio de Janeiro pour le compte de la Fifa. Conseiller technique de l'entité mondiale du football, Gérard Houllier nous balance ses « tips » sur la compétition qui s'est ouverte ce week-end, avec la Coupe du monde en filigrane, forcément.

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En quoi les conditions climatiques (la chaleur et l'humidité notamment) vont influer sur le jeu dans ce tournoi et à la Coupe du monde ?
Ici, même quand il pleut, il fait chaud. Le Brésil est habitué à ces conditions de jeu, comme les autres équipes sud-américaines. Ce n'est pas un hasard si jusqu'à présent aucune équipe européenne n'a remporté de compétition internationale sur ce continent. Ces conditions climatiques favorisent les attaques construites au détriment des contre-attaques. On verra plutôt des contre-attaques en fin de match, quand les équipes seront fatiguées.

Risque-t-on de voir une coupe plus lente qu'en Afrique du Sud, où la compétition s'était déroulée en hiver ?
Attention, je n'ai pas dit que les équipes joueraient plus lentement. Je pense qu'elles joueront de manière plus « sûre » , sans grande prise de risque, comme on peut observer en hiver en France ou en Allemagne, par exemple. Il faut s'attendre à voir davantage de conservation du ballon. Le climat est étouffant, il faut avoir fait un stage en amont ou avoir déjà joué ici pour intégrer ça. Je comprends pourquoi les Argentins et les Brésiliens sont plus habiles dans la conservation collective. Cela ne signifie pas que les joueurs ne vont pas courir. Ça va jouer dans les pieds plus que dans la profondeur. La maîtrise technique sera un facteur déterminant. L'équipe qui contrôlera la balle prendra l'ascendant, avec des individualités pour faire la différence, comme toujours.

Les longs déplacements constituent aussi un facteur déterminant...
La plupart des équipes, le Brésil et l'Espagne notamment, possèdent leur propre charter, désormais. À l'issue de chaque rencontre, elle retourne à leur camp de base, si les délais le lui permettent. C'est ce qui s'est passé l'an dernier à l'Euro, où les équipes ont dû multiplier les allers-retours entre la Pologne et l'Ukraine. Après, les voyages sont fatigants, c'est indéniable. Mais toutes les équipes sont logées à la même enseigne. Le temps de récupération qui leur est donné est plus ou moins le même. Les nombreuses études faites sur le sujet conseillent d'insister sur les étirements après un déplacement. Ici, ce n'est pas pire qu'aux USA, demandez à Cafu (Ndlr : présent à ses cotés en tant que consultant technique de la Fifa), qui doit se souvenir des déplacements entre Chicago, San Francisco, etc. Tous les joueurs pros sont habitués à voyager. Un joueur m'a confié un jour qu'il passait environ 225 jours en dehors de chez lui. Il a fini par divorcer à cause de ça. Sa femme était devenu une « veuve du football » … Prenez Oscar. Entre la préparation de Chelsea, qu'ils ont fait l'an dernier aux États-Unis, les matchs de Premier League aux quatre coins de l'Angleterre et les matchs de Coupe d'Europe, il est constamment en déplacement. D'un autre côté, ces déplacements maintiennent le joueur en éveil, alors que s'il reste au même endroit tout le temps, il peut se laisser bercer par un faux rythme.

Le décalage horaire joue aussi un rôle sur l'état physique des joueurs…
Lorsqu'on se déplaçait en Russie avec Liverpool pour jouer un match européen, on restait sur les horaires de l'Angleterre. Comme ce genre de déplacement se fait sur deux jours seulement, ça permet de conserver le même rythme biologique.


Mais pour une compétition longue comme celle-ci, il vaut mieux arriver plusieurs jours en amont ?
Il faut arriver sur place au moins une semaine avant. C'est ce qui nous a tués en Malaisie (Ndlr : lorsqu'il entraînait l'équipe de France des moins de 20 ans, lors de la Coupe du monde 1997 de la catégorie). On joue le premier match contre le Brésil et on se prend 3-0. On descendait pratiquement de l'avion. Je me souviendrais toute ma vie du premier entraînement : une impression d'étouffement (il soupire longuement). On avait disputé le Tournoi de Toulon juste avant. On pensait se servir du premier tour comme d'une préparation, mais on s'est qualifiés et on a joué la prolongation en demi-finale et en finale. On n'a donc pas eu cette semaine d'acclimatation nécessaire. On a terminé les quarts de finale rincés. Je me souviens de Thierry Henry, qui fait un débordement dans le dernier quart. Il tombe et il ne se relève pas.

Quelle est la « tendance » tactique du moment ?
On revient de plus en plus à un jeu de couloir. Il y a une prédominance des ailiers. Et les équipes qui jouent sans ont des arrières latéraux très offensifs. Les latéraux brésiliens sont presque des ailiers. Regardez Marcelo et Dani Alves lors du match d'ouverture : ils étaient pratiquement tout le temps en attaque ! On a Cafu ici, qui fut l'un des plus grands spécialistes au monde. Sinon, vous avez des joueurs qui évoluent sur les côtés, tel que Cazorla, qui repique dans l'axe pour libérer l'espace pour le latéral. Tout part de derrière. Les latéraux ont une position clef. Sur la relance du gardien, ce sont souvent eux qui reçoivent la balle. Les grandes équipes combinent l'habileté technique et la vitesse. Aujourd'hui, le facteur déterminant, c'est la rapidité avec laquelle votre équipe réagit lorsqu'elle gagne ou qu'elle perd le ballon. Et la faculté à changer de stratégie en cours de rencontre. L'équipe qui s'imposera ici sera celle qui s'adaptera le mieux aux conditions climatiques.

Propos recueillis par Florent Torchut, à Rio de Janeiro
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