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Houilles, le sentiment du devoir accompli

Sèchement et logiquement battu par Concarneau (0-3) à domicile, le Petit Poucet de la Coupe de France s'arrête au stade des 32es de finale. Mais derrière la défaite et la tristesse de l'élimination réside la satisfaction d'avoir réussi à organiser une rencontre contre vents et marées. Et ce n'était pas gagné.

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Le Houilles AC se souviendra longtemps de ce 6 janvier 2018. Environ une heure avant le coup d'envoi aux abords du stade Maurice-Baquet, les nombreux bénévoles qui préparent le match depuis des jours sont au four et au moulin pour mettre en place les derniers préparatifs. Finalement, ce sont près de 2000 personnes qui sont présentes pour espérer assister à ce qui serait un exploit historique pour ce club de Régional 3, l'équivalent de la huitième division française. Une seule fois dans l'histoire, le HAC a réussi à aller aussi loin : c'était en 1940 face au grand Stade de Reims, en seizième de finale d'une Coupe de France sous le contrôle de l'Allemagne nazie. Soixante-dix-huit ans plus tard, c'est donc dans ce contexte plus festif que les Ovillois accueillent Concarneau, mal classé de National 1 qui profite de la coupe pour s'offrir un petit bol d'air. Avant le coup d'envoi, la sono crache du Eminem dans un kop animé par une cinquantaine de supporters plutôt très en forme, qui entonnent plusieurs chants dont ce succulent : «  Et Concarneau, c'est des pêcheurs ! » Alex, capo d'un soir et auteur du chant, assume : «  On voulait faire un chant pour les chambrer, sans pour autant les insulter. » Gagné. L'ambiance est bon enfant, les VIP des deux villes comme des deux clubs échangent des amabilités à base de « Ça va ma poule ? » La pelouse est un peu grasse, mais pas trop. Tout est là pour vivre un match qui fleure bon la Coupe de France.


L'espoir tué dans l'œuf


Ambiancé par un accordéoniste fou qui fait monter la température, le kop local essaye de réveiller tant bien que mal son équipe, qui paraît timorée en début de rencontre. Et sur une relance dans l'axe du stoppeur local, Donissa ne se fait pas prier pour ouvrir la marque. Un coup de couteau qui va être suivi d'un deuxième à peine deux minutes plus tard signé Idazza, qui enterre presque déjà les rêves du Petit Poucet. Si les sourires ont temporairement disparu des visages, les supporters continuent de donner de la voix avec des « C'est pas fini ! » lancés aléatoirement. À la pause, l'avance paraît confortable pour les Bretons, même si le président de Concarneau Jacques Piriou ne se contente que d'un prudent « Si on reste sérieux, ça va le faire » , sachant d'expérience que la magie de la Coupe peut réserver de nombreuses surprises.

Du côté des fans de l'autre HAC, Flavien ne veut pas se laisser abattre : « S'ils ont réussi à en mettre deux, pourquoi pas nous ? C'est la Coupe, tout est possible.  » En seconde période, alors que la mère du petit Romain est attendue derrière le banc de Concarneau pour venir chercher son fils, Houilles reprend du poil de la bête et challenge un peu plus son adversaire du jour. Sous l'impulsion de Paul Ntolla, en D2 portugaise l'an passé et revenu à Houilles pour prendre soin de sa maman hospitalisée, le HAC joue plus haut, réussi quelques enchaînements intéressants qui ne rassurent pas vraiment l'état-major de Concarneau. Le match se débride, un sosie de Lassana Diarra entre en jeu, les deux équipes se livrent et c'est finalement un doublé d'Idazza qui va éteindre les lueurs d'espoir présentes dans les yeux des supporters à cinq minutes du terme.

Regret ou satisfaction, à vous de choisir


Après la rencontre, le président du HAC, Xavier Blot, ne voulait retenir que le positif : « Sportivement, il n'y a rien à redire, notre adversaire était plus fort et j'espère pour eux qu'ils iront loin. Contrairement à d'autres, ils ne nous ont pas pris de haut et je crois que c'est ce qui a rendu la fête plus belle. Avec toutes les galères qu'on a eues pour organiser cette rencontre, l'important était que ce soit une belle fête. Et ça l'a été. » Du côté des joueurs, alors que le gardien, Kévin Baillif, va enfin pouvoir aller faire son voyage de noces au pays de Galles et se raser la barbe, son capitaine, Toufik Ben Saada, garde un goût un peu amer : « On savait qu'ils allaient être plus forts dans le jeu... Encore heureux, ils sont en National ! Je suis déçu parce que je voulais qu'on reste dans la partie le plus longtemps possible et là, on fait deux cadeaux qui leur donnent deux buts. Derrière, on change de système, on joue plus haut, on voit qu'ils ont plus de mal, mais bon, c'est trop tard... »

Très déçu lui aussi, coach Franck Blankenship regrette l'entame ratée de son équipe : « Quand t'essayes de mettre un truc en place pendant quinze jours et que tout ce que tu fais est réduit à néant à cause de deux cadeaux, ça fait chier. Ce soir, certains de mes joueurs n'ont pas été au niveau, et c'est dommage. Mais bon, je veux quand même féliciter mes joueurs pour tout ce qu'ils ont fait, et surtout les dirigeants, la mairie et les bénévoles pour l'organisation. On en a tellement bavé pour réussir à jouer chez nous...  » Tandis que les derniers supporters quittent le stade Maurice-Bacquet désormais silencieux, joueurs et dirigeants des deux clubs discutent et boivent un coup dans un barnum de fortune à côté de la buvette. Un vrai bon match de Coupe, comme on les aime.



Par Andrea Chazy, à Houilles (78) Tous propos recueillis par AC, à Houilles.
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