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Houara : « Depuis le début de saison, notre objectif, c’est le triplé »

Après sept saisons passées sous les couleurs du Paris Saint-Germain, l’internationale française Jessica Houara-d’Hommeaux, transférée l’été dernier à l’Olympique lyonnais, retrouve ses anciennes coéquipières en finale de la Ligue des champions, ce jeudi, à Cardiff.

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Vous venez de remporter le premier titre de champion de France de votre carrière à l’issue de votre première saison à l’OL. Quel bilan tirez-vous de cette saison ?
J’étais partie à Lyon pour gagner des titres, donc pour le moment, c’est chose faite avec la Coupe de France et le titre de champion. Maintenant, il faut encore qu’on remporte cette Ligue des champions pour que cette saison soit totalement réussie. La finale est contre le PSG, mon ancien club, donc si je viens à Lyon pour gagner des titres, dont la Ligue des champions et que finalement, mon ancien club la gagne, ce serait compliqué.

Quelles sont les raisons qui vont ont poussée à rejoindre l’OL l’été dernier ?
Je voulais gagner des titres, et puis c’était aussi l’occasion de me mettre en danger, de franchir un palier. À Paris, j’avais des conditions idéales, j’étais auprès de ma famille, de mes proches, j’étais dans mon club de cœur. Les conditions étaient optimales, mais le projet mis en place par le club est arrivé très tardivement avec la nomination du nouvel entraîneur (Patrice Lair, vainqueur de la C1 avec l’OL, ndlr), alors que le projet présenté par Lyon était déjà bouclé. Il donnait envie parce que c’est un club qui gagne énormément de titres, avec beaucoup d’internationales. Je savais que ça allait être compliqué d’être toujours dans le onze titulaire, donc c’était l’occasion de sortir aussi de mon confort en quelque sorte.


Vous y avez retrouvé beaucoup de joueuses côtoyées en équipe de France, ainsi que Caroline Seger, transférée le même été du PSG à l’OL. Ça a facilité votre acclimatation ?
Ça a rendu les choses plus faciles, oui. Dès l’instant où j’ai su que Caro venait à Lyon, j’étais très contente. Même si je joue avec les filles en sélection, être ensemble une semaine tous les deux mois, et être ensemble au quotidien, ce n’est pas du tout la même chose. Donc même si je connaissais bien les filles, le fait d’arriver avec une amie, ça a simplifié les choses. Je connaissais aussi très bien le coach, Gérard Prêcheur, qui était mon formateur à Clairefontaine quand j’étais jeune. Donc je ne partais pas non plus en terrain inconnu en allant à l’OL.

« Je suis partie pour gagner la Ligue des champions et je me retrouve à jouer la finale contre mon ancien club. J’ai passé sept ans au PSG, ça a été très dur de prendre la décision de partir parce que j’aime ce club, alors jouer cette finale face à mon club de cœur, ça va être très particulier. »

Vous vous apprêtez donc à jouer une finale de Ligue des champions face à vos ex-coéquipières. Ça fait quoi de jouer un match d’une si grande importance face à son ancien club ?
C’est toujours particulier, ça a déjà été le cas lors de la finale de la Coupe de France à un degré peut-être moindre, mais ça reste toujours spécial puisque j’ai des amies en face. Surtout qu’en plus, je suis partie pour gagner la Ligue des champions et je me retrouve à jouer la finale contre mon ancien club. J’ai passé sept ans au PSG, ça a été très dur de prendre la décision de partir parce que j’aime ce club, alors jouer cette finale face à mon club de cœur, ça va être très particulier.

Vous êtes restée supportrice du PSG ?
J’étais assez tiraillée pendant la finale de la Coupe de France entre Paris et Angers. Je suis angevine, j’ai vécu mes premiers pas de supportrice à Jean-Bouin. Et comme Paris a déjà gagné beaucoup de titres, j’espérais que cette année soit la bonne pour le SCO. Mais oui oui, je reste supportrice du PSG, très clairement, je le suis depuis toute petite et peu importent les clubs où j’irai, je resterai supportrice du PSG.

Quels souvenirs gardez-vous de vos sept saisons passées à Paris ?
Que des belles choses. Grâce au PSG, j’ai connu le passage du statut amateur au statut professionnel. J’ai pu devenir pro, alors que ça n’était pas du tout un objectif parce que pour nous, ça n’existait pas à l’époque. C’est grâce à ce club que j’ai pu m’imposer avec l’équipe de France. J’y ai rencontré des amies, des gens extraordinaires, c’est un club que je porte dans mon cœur, que je n’oublierai pas.


L’OL vient de gagner ses deux dernières confrontations directes face au PSG (en championnat (3-0) puis en finale de la Coupe de France). Peut-on dire que vous abordez cette finale dans la peau du favori ?
Peu importent les derniers résultats, Lyon aurait été favori dans tous les cas. Parce que le club a déjà gagné trois fois la Ligue des champions et qu’il survole le championnat depuis de nombreuses années. Maintenant, ces trois matchs en quelques jours contre le PSG sont tous totalement différents. En championnat, c’était un match important pour nous puisqu'on avait perdu à l’aller, mais il n’y avait plus d’enjeu parce qu’on était déjà sûres d’être championnes de France. En finale de Coupe de France, c’était beaucoup plus serré et ça s’est fini aux tirs au but. Et là, en finale de Ligue des champions, ce sera encore à un degré supérieur. Surtout que Paris doit impérativement gagner pour pouvoir jouer la compétition la saison prochaine.

La saison dernière, l’OL avait réalisé le triplé championnat-coupe-C1. Pourrait-on parler d’échec si la performance n’est pas rééditée cette saison ?
Je pense que oui. Depuis le début de saison, notre objectif, c’est de faire le triplé. Donc avec les objectifs qu’on s’est fixés avec les joueuses, le staff, le club, ce serait un vrai échec de ne pas gagner cette Ligue des champions...

« Je ne veux pas revoir une autre équipe soulever le trophée devant moi, ce serait dur à encaisser. »

D’autant plus que vous avez une revanche personnelle à prendre sur cette compétition, deux ans après la terrible désillusion en finale contre Francfort.
Ça restera toujours dans une partie de ma tête. C’est un souvenir qui sera toujours douloureux (défaite 2-1 du PSG, but victorieux des Allemandes à la 92e minute, ndlr), je n’ai vraiment pas envie de revivre ça cette année, donc j’espère vraiment qu’on va gagner cette finale. Je ne veux pas revoir une autre équipe soulever le trophée devant moi, ce serait dur à encaisser.

Gérard Prêcheur prendra place sur le banc de l’OL pour la dernière fois lors de cette finale avant de laisser la main à Reynald Peydros. Ça peut être un supplément de motivation pour les joueuses sur le terrain ?
Honnêtement, je ne pense pas que ça puisse nous rajouter de la motivation. Parce que si on n’est pas motivée avant une finale de Ligue des champions quand on est une joueuse, je ne sais pas par quoi on peut l’être ! On fait abstraction du contexte sur ce genre de matchs. Peu importent les joueuses et entraîneurs qui peuvent arrêter après, lors d’une finale de Ligue des champions, on est tous et toutes motivés à 200 voire 300%.

On a longtemps pensé qu’Alex Morgan serait indisponible pour cette rencontre. (L’attaquante américaine est finalement apte.) Qu’est-ce que ça a pu changer dans la préparation de la rencontre côté lyonnais et parisien ?
Pour nous, ça reste toujours un atout offensif supplémentaire. On sait la joueuse qu’elle est, on sait le potentiel offensif qu’elle a, elle le démontre avec nous depuis six mois et ce serait vraiment bien qu’elle soit dans le groupe avec nous pour cette finale. Après, si elle doit déclarer forfait, on a un effectif très important à Lyon, avec des attaquantes et des joueuses offensives de très haut niveau pour pouvoir prétendre à la victoire. Après pour Paris, ça peut changer peut-être leur approche défensive, les faire jouer plus bas pour laisser moins d’espaces. Ça peut jouer dans la tête des Parisiennes aussi. Quand tu vois une joueuse comme Alex Morgan, même sur le banc, tu te dis qu’elle peut rentrer et faire la différence à tout moment.

« Morgan ? Avec nous, c’est une joueuse comme une autre. Nous, on ne s’occupe pas de sa notoriété. C’est juste une coéquipière comme une autre. On est entourées d’internationales à l’Olympique lyonnais et ça fait une internationale de plus avec nous. C’est une joueuse reconnue mondialement, ça on le sait toutes, mais avec nous elle est tellement simple, tellement "normale" qu’on ne pense pas du tout à tout ça. »

On vous voit assez proche d’elle sur les réseaux sociaux. Comment est-elle au quotidien ?
Avec nous, c’est une joueuse comme une autre. Nous, on ne s’occupe pas de sa notoriété. C’est juste une coéquipière comme une autre. On est entourées d’internationales à l’Olympique lyonnais et ça fait une internationale de plus avec nous. C’est une joueuse reconnue mondialement, ça on le sait toutes, mais avec nous elle est tellement simple, tellement « normale » qu’on ne pense pas du tout à tout ça. C’est la joueuse la plus connue mondialement, mais elle ne nous le fait pas du tout ressentir parce qu’elle est totalement intégrée au groupe et qu’elle agit comme une joueuse lambda dans l’effectif finalement.

Enfin, si vous aviez un message à faire passer à vos anciennes coéquipières du PSG avant la finale, quel serait-il ?
Alors, je leur dirais qu’elles peuvent peut-être gagner une Ligue des champions dans les années à venir, mais pas celle-là, s’il vous plaît ! (rires)




Propos recueillis par Maxime Feuillet
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Finale Lyon - PSG




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