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Hot Spurs

Vainqueur logique de Manchester United mercredi soir (2-0), Tottenham a parfaitement démarré un marathon qui se poursuivra dimanche, à Anfield, et qui doit l'emmener jusqu'à son aller-retour européen face à la Juventus. Tout ça à un moment où l'avenir de Mauricio Pochettino est plus que jamais un sujet crispant.

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La dernière fois qu'on l'avait croisé, Mauricio Pochettino avait les cheveux ébouriffés. La faute à ce qu'il avait appelé sobrement « la magie » . À comprendre : un quatrième tour de FA Cup, face à Newport County (League Two), au Rodney Parade, devant 10 000 cinglés, où ses gars s'en étaient sortis miraculeusement grâce à un but d'Harry Kane, arrachant ainsi un replay. En sortant de la rencontre, samedi, Pochettino avait même tenu à souligner qu'il n'avait « vu aucune différence » entre deux équipes qui ne devraient pas, rationnellement, se battre à gants égaux. Qu'a ressenti le technicien argentin mercredi soir au moment de recevoir Manchester United, jusqu'ici invaincu en 2018, à Wembley ? De la joie, simplement. De la joie car, de son propre aveu, Mauricio Pochettino adore « jouer contre José Mourinho » . De la joie, aussi, car il a retrouvé le terrain, la pelouse, le bruit des frappes : ce pourquoi il est là. Durant 90 minutes, il a ainsi laissé de côté les rumeurs qui l'envoient succéder à Zidane du côté de Madrid, club au sujet duquel il a toujours affirmé que « si vous n'avez pas joué contre le Real au Bernabéu, c'est comme si vous n'aviez pas été baptisé » et institution qu'il avoue être « impossible à décrire » . Pour le moment, il veut oublier : mercredi soir, Tottenham a balayé logiquement un United sans âme et rebellion (2-0) grâce notamment à un but inscrit en onze secondes par Christian Eriksen, mais aussi un peu plus que ça.

« Un jour, Mauricio, ce sera toi »


Oui, les Spurs ont aussi prouvé, de nouveau, qu'il ne fallait pas les oublier, que même s'ils galèrent encore à l'extérieur face aux monstres du Royaume, ils les tiennent à domicile, déjà. C'était le cas à White Hart Lane, c'est le cas à Wembley, même si Chelsea est venu s'imposer en août dernier (1-2). Intimement, Pochettino en est encore convaincu : « Nous gagnerons quelque chose, un jour. » Bizarrement, c'est ce que tout le monde souhaite, tant le travail réalisé par le technicien argentin depuis le début de sa carrière d'entraîneur ne peut rester sans succès, et ce, avec des moyens financiers bien moins conséquents que ses concurrents. C'est une force : aujourd'hui, on reste à Tottenham pour être avec Pochettino, tout en acceptant un salaire plus bas qu'ailleurs dans un club où Davinson Sánchez, qui s'est tranquillement imposé cette saison avec autorité, reste le joueur le plus cher de son histoire (40 millions d'euros). C'est le cas d'Harry Kane, pour le moment, c'est aussi celui de Son, d'Eriksen, de Alli, de Dier, pour ne citer qu'eux là où Moussa Dembélé rayonne de mille feux.


Une anecdote livrée au cœur de l'excellent Brave New World : Inside Pochettino’s Spurs : un jour, Mauricio Pochettino a envoyé à Daniel Levy, boss amoureux qui voit en son entraîneur un Ferguson version Spurs, une photo de Bill Nicholson, mythe ultime qui a passé dix-neuf saisons au club en tant que joueur, seize en tant qu'entraîneur et à qui Tottenham doit quasiment toutes ses fondations. Sur le cliché, Nicholson était devant White Hart Lane, lieu où ses cendres sont aujourd'hui enterrées. Réponse de Levy : « Un jour, Mauricio, ce sera toi. » Il y a du Nicholson – qui aimait dire qu'il vaut mieux « s'incliner en visant haut » que « réussir en bas » – dans Pochettino, coach drogué à la fonction, imbibé au courage et à la quête du toujours plus.

Ainsi, l'Argentin fond souvent en larmes, fracasse parfois sa télé, et attend. Il attend ce jour où ce groupe magnifique réussira à tenir la distance, à s'imposer à l'extérieur face aux gros – ce qu'il n'a pas encore réussir à faire cette saison –, et partir serait pour le moment prématuré. Surtout que Levy rêve de le faire entrer dans un nouveau stade plus cher que prévu, mais qui devrait faire passer un cap économique au club. Voilà de nouveau Tottenham au début d'un marathon qui reprendra dimanche, à Anfield, avant de rejouer Newport County, de recevoir Arsenal et de filer à Turin disputer la première manche de son huitième de finale de C1. Sauf que Pochettino ne dit pas « je » , il dit « nous » . Grâce à la défaite de Chelsea à domicile face à Bournemouth (0-3), le voilà surtout revenu à deux points des Blues et du Big Four. « Ce qu'on fait est vraiment bien » , aime-t-il répéter. Il faut maintenant que ce soit beau.



Par Maxime Brigand
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