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Hodgson, au revoir et Mersey ?

Une fois n'est pas coutume, Liverpool se rend à Everton devancé au classement par son rival. Le perdant de la rencontre sera dans la charrette dimanche soir. La conséquence d'un début de saison moisi de part et d'autre.

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Liverpool peut se rassurer comme il peut. Il n'est pas le seul géant d'Angleterre en crise. Manchester United, paradoxalement toujours invaincu, vient de rejoindre son plus grand rival dans la catégorie des clubs malades. A la différence près que Man Utd est quatrième, malgré un énième faux-pas face à WBA samedi. Chez le quintuple champion d'Europe, la situation urge un peu plus. Actuellement dix-huitièmes, les Reds viennent de signer leur plus mauvais début de saison depuis 57 ans. En panne de confiance, d'inspiration, mais avant tout de points, les ouailles de Roy Hodgson s'en vont défier le premier non rélégable ce dimanche. Et ce n'est pas n'importe qui, puisqu'il s'agit du rival et voisin Everton, qui possède le même nombre de points que son voisin mais une différence de buts plus respectable.

Voilà ce qu'il est commun d'appeler le derby de la peur, avec de l'enjeu, du suspense et de la pression. Beaucoup de pression. Elle sera bien sûr dans les têtes des 22 acteurs mais en premier lieu sur les deux entraîneurs, particulièrement sur celui des Reds. Si les Toffees de David Moyes sont assez coutumiers de ces départs en mode diesel, nul doute que Roy Hodgson joue ni plus ni moins que sa tête. Son premier derby de la Mersey a de grandes chances d'être son dernier. Arrivé en provenance de Fulham avec son CV long comme le bras et ses bonnes idées, le globe trotter des bancs de touche n'a pour l'instant convaincu personne. La pauvreté du jeu et la fébrilité défensive affichée des Reds (déjà onze buts encaissés) lui pnt été légitimement imputées. Son Liverpool ne réagit pas plus qu'il n'agit, et doit ses rares semblants de révolte à son capitaine Gerrard, qui, s'il n'est pas revenu à son meilleur niveau, a sauvé les apparences à plusieurs reprises, face à MU et Sunderland notamment.

Le club a beau être en reconstruction, rien ne dit que les nouveaux propriétaires auront la patience de leurs prédécesseurs. Officialisé ce vendredi, le rachat de Liverpool par la compagnie américaine New England Sports Venture intervient à un moment où la situation sportive du club n'a jamais été aussi critique. Les anciens proprios Gillet et Hicks, s'estimant lésés dans l'histoire ont en outre annoncé qu'ils réclameraient plus d'un milliard de dollars de dommages et intérêts. Voilà donc le club secoué à la fois sur le terrain et en coulisses. Ce n'est évidemment pas la meilleure façon de préparer un derby. Les mauvaises nouvelles n'arrivant jamais seules, Liverpool devra faire sans Dirk Kuyt, revenu blessé à la cheville de son match en sélection. Le Néerlandais, qui s'était pourtant fait une spécialité des buts face aux Toffees depuis son arrivée, pourrait observer une très longue période d'indisponibilité. Dommage, il avait bien la gueule d'un sauveur, dans une saison où le salut passera par la sueur plus que par le talent.

Everton/Liverpool, aujourd'hui à 14h30

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Peut être un jour les journalistes français (j'avais dis plumitif mais je m'abstiens cet après midi) se rendront compte qu'Everton est un club immense. On a pas gagné par hasard aujourd'hui, mais parce qu'on joue mieux techniquement et tactiment, plus vite que l'adversaire et que Moyes est même capable de rendre le Yak plus compétitif que lorsqu'il avait vingt ans...il a redonné vie au Nigérian, a su faire confiance à Seamus Coleman au milieu droit (énorme encore cet après midi)et a imposé une discipline de fer à l'équipe. On a gagné ce match sans équivoque. Et si quelqu'un pouvait dire à Leguen de fermer sa gueule de temps en temps, ce serait parfait...Qu'il soit payé pour commenter un match, pas de soucis, mais qu'il dise qu'Everton jouait sur son mental et sur jouait techniquement...Là, franchement, ça sent l'incompétence à plein nez. Remarquez, mieux vaut l'avoir sur une chaine de télé que sur le bord du terrain.
Complètement d'accord avec toi evertonian !
De toute façon dès que l'on a dépassé Arsenal, Chelsea, Manchester United, Liverpool et maintenant City et Tottenham et bien on a l'impression qu'il n'y a plus personne...
Au lieu de s'intéresser a des clubs sans projets sur le long terme ( Tottenham, City voir même Chelsea) et ayant tout basé sur le fric, les journalistes feraient mieux de saluer le travail de clubs comme Everton qui a su garder Moyes même quand ça allait mal ( chose très rare sous son règne) ! Un Moyes qui a fait de Jagielka un défenseur de classe international, de Baines un des meilleurs arrière gauche d'Europe et j'en passe ! Et surtout qui fait confiance à son centre de formation : Hibbert, Baines, Coleman, Osman sur le terrain, Baxter, Mustafi sur le banc !
Vive Everton, vive Moyes
A propos Everton ne surjoue pas techniquement car avec Arteta, Pienaar Bilya, Cahill et Osman on a a mon goût l'un des meilleurs milieu d'Europe
Par contre Baines n'a pas été formé chez les Toffees mais à Wigan ! Honte à moi ^^
Je n'ai qu'un mot à dire Mister dfco, merci !
(Mais faisons gaffe, si des fois les cadors de la rédaction se mettaient à nous regarder d'un sale oeil...ils croient que Gary Neville est meilleur que son frère, c'est dire...)
Que Dieu bénisse Goodison Park.
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