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Hey, revoilà le « Scouse Cafu » !

Dans l’hécatombe de blessés que connaît actuellement Liverpool, le retour de Jon Flanagan sur les terrains britanniques apparaît comme un moindre rayon de soleil au milieu de la brume de la côte Est de l’Angleterre. Un come-back attendu tant pour les performances sportives de l’écurie dirigée par Klopp que pour l’esprit scouse y régnant.

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Cela faisait 550 jours que le peuple rouge attendait ça. Depuis le 19 juillet 2014 et une joute amicale face à Preston North End, Jon Flanagan n’avait plus revêtu le tricot liverpuldien. Alors, en ce 20 janvier 2016, lorsque l’Anglais retire sa chasuble, resserre ses crampons et tape une dernière accolade à son coach, c’est tout Anfield, ses touristes comme ses habitués, qui se lève pour applaudir le retour de son latéral face à Exeter en FA Cup. Des ovations comme cela, peu de joueurs peuvent se targuer d’en avoir savouré ces dernières années à Liverpool. L’écho d’Anfield fut tel qu’à l’autre bout du globe, au Brésil, les secousses de l’entrée en jeu du jeune défenseur se firent ressentir. Une traversée de l’Atlantique toutefois bien aidée par l’oiseau Twitter. « J’ai reçu des milliers de tweets ! Je suppose qu’il s’agit du retour d’un ami sur le pré ! » , poste Cafu, légende parmi les légendes sur le côté droit, le soir de la qualification face à Exeter. Mais quel est donc le rapport entre le double champion du monde brésilien et ce « no-name » du grand public ? Tout bonnement une histoire d’héritage douteux, lancé par l’ancien du Milan himself à l’issue de l’exercice 2013-2014 : « On m’a dit que son style de jeu rappelait le mien. Il pourrait être le prochain Cafu. » Et de lui octroyer directement le surnom de « Scouse Cafu » , en référence aux habitants du comté de Merseyside.

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« Le jeune boy n’est pas mauvais »


Pur produit de la cité portuaire donnant sur la mer d’Irlande, Jon Flanagan caresse ses premiers cuirs à l’Academy du Liverpool FC. Le défenseur, rapidement surclassé, gravi un à un les échelons jusqu’à incorporer le groupe professionnel à l’aube de la saison 2010-2011, à 17 piges. Le grand saut intervient véritablement en avril 2011, quand Kenny Dalglish décide de le titulariser pour la réception de Man City. 90 minutes et une victoire 3-0 plus tard, une hype était née dans la ville des Beatles. « Le jeune boy n’est pas mauvais, tempère le manager écossais au sortir de la rencontre. C’est encourageant pour nous, puisque cela met en exergue le boulot que l’on réalise avec l’Academy. » Une présomption légèrement exagérée par Dalglish, puisque mis à part Flanagan, Ibe et dans une moindre mesure Sterling, le centre de formation liverpuldien n’est pas véritablement une usine à cracks lors de ses dernières cuvées. Bien loin des standards imposés par Carragher, Gerrard, Fowler et Owen, quoi.


Profitant des blessures à répétition de Glen Johnson et Martin Kelly, le Cafu du pauvre grappille du temps de jeu lors de sa première année professionnelle. Épatant de polyvalence aussi bien sur le couloir droit qu’à gauche, Flanagan change indubitablement de dimension sous les ordres de Brendan Rodgers. « Il est impressionnant de calme et sang-froid. C’est un merveilleux exemple de persévérance qui ne regarde jamais derrière lui » , vante le tacticien nord-irlandais. Ainsi, durant la saison 2013-2014, le Scouser se révèle aux yeux du Royaume, parfaitement implanté dans une formation qui échouera à trois points d’un titre national. Avec comme point culminant, cette chiche adressée à Hugo Loris à l’occasion d’une cinglante manita à White Hart Lane. Sélectionné une poignée de semaines plus tard par Roy Hodgson avec les Three Lions, Flanagan est légitimement considéré comme faisant partie de la relève de la génération dorée qui n’a jamais rien su gagner (Lampard, Terry, Ferdinand, Scholes, Gerrard, Ashley Cole, Beckham…).

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Cafu-Klopp comme premiers louangeurs


Sauf que la montée en puissance tarde à arriver. La faute à un œdème au genou, d’abord, qui le tient éloigné des gazons verdoyants anglais durant 260 jours. À son retour, en avril 2015, il se blesse au cartilage hyalin dans la foulée, l’obligeant à se déplacer en béquilles pendant de longues semaines. Mais la persévérance dont parlait Rodgers va se révéler justifiée. Il s’agit d’ailleurs de sa principale qualité. Tenace et volontaire, le latéral représente au mieux ce que veulent voir les fans outre-Manche : un gars sorti du terroir, à l’allure négligée, qui essaie tant bien que mal de faire son trou en restant simple. Au pays de l’engagement total, son époustouflante agressivité ravit, lui conférant une sympathie assez incroyable pour un bonhomme n’ayant pas encore disputé 50 matchs au haut niveau.

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Au-delà d’un niveau plutôt prometteur - correct sans être remarquable -, Anfield, le 20 janvier dernier, s’était surtout levé pour applaudir le caractère typiquement scouse de Flanagan, entre l’espoir d’un futur meilleur et détermination. « Quand Flanno est entré en jeu, c’était un moment formidable après cette longue période d’absence. Très, très émouvant » , se contente de dire son entraîneur, Jürgen Klopp, avant de lui tirer son chapeau 6 jours plus tard contre Stoke, faisant de lui « (s)on homme du match » . À l’heure où Liverpool peine à être concrètement dangereux en attaque sans se ridiculiser en défense, le retour de son jeune international pourrait être une nouvelle solution dans le système du coach allemand. De facto, à défaut de pouvoir claquer les chevauchées fantastiques de son modèle brésilien, Flanagan dispose d’un sérieux et d’une pugnacité suffisants pour relever les défis qui s’imposent à lui. « Il possède un grand avenir. C’est un bon joueur de foot, dur sur l’homme, avec énormément de volonté, décrivait Cafu lors d’une conférence Adidas en 2014. En plus de sa rapidité, il a les attributs pour devenir un excellent arrière latéral, similaire à celui que j’étais. » Les sombreros sur Nedvěd en moins ?

Le Twitter de Jon Flanagan

Par Eddy Serres
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