1. // Les restes du monde

Henry cartonne, Anelka galère

Si tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour David Trezeguet en Argentine, c’est la teuf aussi pour son ancien compère chez les Bleus Thierry Henry. L'’attaquant et capitaine des Red Bulls de New York a inscrit 7 buts en 5 journées de MLS. En revanche, Nicolas Anelka peine à se distinguer à Shanghai, dans une équipe coachée par Jean Tigana qui déçoit pour l’instant.

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Thierry Henry superstar
Après avoir honoré son contrat d’intérimaire à Arsenal cet hiver, Thierry Henry est revenu requinqué à New York. Les Red Bulls ayant effectué leur préparation d’avant-saison sans leur buteur vedette, il a tout de même fallu deux premières journées – et autant de matchs perdus – pour relancer la machine. Depuis, tout va pour le mieux du côté de la Grosse Pomme, avec trois brillantes et larges victoires : 4-1 contre les Rapids du Colorado (doublé d’Henry), 5-2 face à l’Impact de Montréal (triplé et l’accolade de Spike Lee) et 4-1 le week-end dernier sur la pelouse du Columbus Crew (nouveau doublé). Grand artisan de ces succès, Thierry Henry en a profité pour soigner ses stats comme jamais il ne l’avait fait depuis son arrivée en MLS. Avec 7 réalisations, il s’est installé seul en tête du classement des meilleurs buteurs. Comme lors de ses plus belles années à Londres, il sait aussi distribuer des offrandes, 4 jusqu’à présent, ce qui en fait aussi le meilleur passeur. Et pour terminer sur les distinctions individuelles, il vient d’aligner un record inédit en Ligue, raflant trois fois de suite le trophée de joueur de la semaine. Retrouver Arsène et les Gunners l’espace de quelques semaines lui a clairement fait du bien, au moral comme aux jambes. Pas mal affuté pour un attaquant de son âge, il semble en plus s’être trouvé un compère idéal aux avant-postes, en la personne de Kenny Cooper. Le solide gaillard, international américain, a été formé à Manchester Utd, avant de devenir un buteur incontournable en MLS, à Dallas d’abord, puis aux Timbers de Portland la saison dernière. Attention néanmoins à ne pas s’enflammer pour les Red Bulls, qui ont déjà trop habitué par le passé à décevoir leurs fans. Pour tenir sur la durée, il va falloir solutionner les problèmes défensifs de l’équipe. La franchise new-yorkaise est encore loin du niveau affiché par le Sporting Kansas City, premier de la Conférence Est avec cinq victoires en autant de matchs.

Nicolas Anelka, beaucoup de fric pour rien ?
Le quatorzième joueur de football le mieux payé au monde est actuellement à la onzième place des seize équipes engagées en Chinese Super League. En clair, c’est moche. Shanghai Shenhua affiche pour l’instant un bilan indigne de deux défaites, deux nuls et seulement une victoire. Avec deux buts inscrits, dont le dernier ce week-end face à Hangzhou Lucheng (1-1), la mégastar Anelka n’est pas totalement ridicule, mais son rendement est pour l’instant très loin de valoir les 230 000 euros qui lui sont versés chaque semaine sur son Livret A. C’est même son partenaire d’attaque, l’Australien Joel Griffiths, qui maintient pour l’instant surtout son équipe à flot, tandis que l’autre Français de l’effectif, l’inconnu Mathieu Manset (formé au Havre, prêté par Reading), peine à être titulaire. Sur le banc, on rappelle que c’est Jean Tigana qui est chargé d’obtenir des résultats sportifs, mais il en est encore à essayer de trouver un bon schéma tactique et à trouver des solutions pour éviter le naufrage à une défense passoire. On est donc actuellement loin du compte. Dans ce contexte, la guéguerre actuelle entre le principal financier du club (celui qui a permis l’arrivée d’Anelka en Chine) et les autres dirigeants ne devrait certainement pas contribuer à améliorer les choses… Pour preuve, la conférence précipitée et lunaire de ce matin lors de laquelle le club a annoncé la nomination de Nicolas Anelka en tant qu'entraîneur-joueur adjoint et l'éviction dans le même temps de trois des acolytes de Tigana. On leur souhaite bien du courage à toute la bande.


Par Régis Delanoë
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Dans cet article

Partir jouer en Chine, ou comment passer à la trappe.
ou plutôt, comment passer de Trappes à la trappe.
sublime la conf' de Nico "on remet ça", ce matin.
"sais pas trop ce que j'vais faire en coach, mais voilà quoi".
me souviens encore de son premier match à Monaco à 17 piges,quel talent bordel!
tête de con en plomb = ballon d'or dans l'fion.
t'aurais eu un tribune à ton nom neuneu!
Même en "pré-retraite" Anelka est ridicule à côté de Tréz et Henry.
Mais c pas de sa faute, c'est jamais de sa faute.
Au moins il comprendra peut être les insultes en chinois. Mais Tigana viré au bout de 5 matchs, c'est la méthode palermitaine ça ?
"peut être pas" pardon
Alors voilà un petit article qui explique pas mal de choses: "la nomination de Nicolas Anelka en tant qu'entraîneur-joueur adjoint".

Donc, Anelka est un entraineur, OK, mais aussi un "joueur adjoint". S'il s'est contenté de ce poste de "joueur adjoint" pendant toute sa carrière, on comprend mieux sa trajectoire... Et on se dit dommage qu'il n'ait pas été un joueur tout court!
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