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Hello Carroll

Avec un Luis Suarez qui risque bel et bien de purger huit matches de suspension, l’heure d’Andy Carroll est sur le point de sonner. Dramatique pour Liverpool, persiflent certains. Peut-être oui, mais tout aussi excitant. Car ce gars incarne le vrai foot anglais.

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Les Italiens sont un bon révélateur du football anglais en général. C’est face à la Juventus que Liverpool avait précipité toute Albion dans les abîmes, un soir de violence mortelle en mai 1985 en finale de Coupe des clubs champions. C’est face aux Transalpins que les sujets de Sa Très Gracieuse Majesté se sont ensuite cassés les chicos les premières années de leur retour sur la scène continentale. Mais aussi face à eux que Manchester United et compagnie ont commencé à se refaire une réputation, notamment à l’occasion d’une somptueuse double confrontation MU – Juve en demie de Ligue des champions 1999 (1-1 ; 3-2), un soir où Pippo Inzaghi avouait sans honte après avoir inscrit le doublé à Turin pour mener 2-0 : «  Dès qu’ils ont réduit le score par Roy Keane, on a eu peur » .

Quel rapport avec Andy Carroll ? Alors qu’il est de bon ton un peu partout de se payer la tête de l’avant-centre de Liverpool, les Italiens semblent plus nuancés quand il s’agit de juger la grande gigue dégingandée. Ainsi Gigi Buffon qui avait croisé sa route en match amical quand Carroll oeuvrait à Newcastle. « Quelle puissance chez lui ! Il est un de ces joueurs qui, comme on dit en Italie, donnent le dernier coup de pinceau et finissent le travail de leurs coéquipiers » . Dernier coup de pinceau ou dernier coup de marteau, Carroll donnant davantage dans la forge que dans la peinture. Et pour Fabio Capello, l’ancien Magpie incarne celui qui doit conduire l’attaque de l’équipe d’Angleterre avec Wayne Rooney dans les prochaines années. Alors quoi, complètement cons les Italiens ? Parce qu’on se frotte les yeux et on se demande si c’est bien du grand gars complètement empoté qui fait marrer tout le monde dont il est ici question.

La filiation avec Gazza

S’il y a une réelle estime pour le potentiel de Carroll, Capello n’ignore pas non plus les limites du lascar : une hygiène de vie de merde. Quitte même à allumer son joueur en public : « Je pense que s'il veut être un bon joueur, un bon sportif, il a besoin de boire moins. C’est un message d'ordre privé. Je lui ai parlé, c'est une discussion privée entre deux personnes, mais il comprend beaucoup. Il est jeune, nous devons l'aider. C'est un joueur vraiment important. Il doit faire attention, car il est important pas seulement pour l'équipe d'Angleterre mais aussi pour Liverpool. Je pense qu'il comprend ce qu'il doit faire  » . Etre moins anglais ? Car en vérité, c’est un peu de cela qu’il s’agit : Andy Carroll figure une manière de dinosaure, réminiscence d’un football d’un autre âge, celui où on oscillait entre joueur de pub et joueur pro, parfois en passant directement de l’un à l’autre, l’écume du coin des lèvres à la saveur de Guinness.

Un style qui vient de loin quand on sait que Carroll est natif de Gateshead, un bled d’alcoolos dont le plus célèbre représentant reste à jamais un certain Paul Gascoigne. Et évidemment, avec autant de mousses dans le cornet, difficile d’être fit. Difficile aussi d’être irréprochable sur le terrain, comme en dehors. Car comme l’impayable Gazza, Carroll collectionne les incartades en tout genre. A la louche : une agression sur son ex-petite amie, un verre écrasé sur le visage d’un videur de boîte, la mâchoire de équipier fracturée pour une sombre histoire de gonzesse, un tacle d’un autre âge à l’entraînement sur N’Zogbia (parti à Wigan dans la foulée) et surtout un sommet de décadence chez son pote Kevin Nolan (partouze, alcool et drogue) chez qui il s’était installé… pour s’assagir !

Gare à la vérité des chiffres

Tout ça nous ferait franchement marrer si à côté de ça, Andy Carroll ne devait pas assumer aussi un transfert record pour un footballeur anglais (42 patates le salaud), un chiffre qui pousse à se demander si les représentants de Liverpool n’étaient pas aussi biturés que le joueur au moment de le signer l’hiver dernier. Car c’est un fait, nonobstant son style primaire, Carroll n’a pas vraiment fait dans l’efficacité depuis son arrivée (4 buts seulement sous le maillot rouge). Gênant à un tel tarif ? Oui. Mais si l’on met ce chiffre astronomique pour un talent aussi frustre, il convient aussi de ne pas trop juger Carroll sur son nombre de pions. Certes, le gaillard a facturé quelques 17 réalisations lors de la montée de Newcastle avant d’en enfiler 11 autres lors de ses cinq premiers mois en Premier League. Mais un peu à la manière d’un Emile Heskey ou d’un Peter Crouch, deux anciens de la Maison Rouge, on peut penser que Carroll peut aussi apporter dans un travail de l’ombre, un travail de sape des défenses adverses, histoire d’ouvrir les espaces aux autres.

Le hic, c’est que pour l’instant, l’homme au catogan n’a pas encore donné le sentiment d’aller au mastic, semblant parfois même peu concerné. Embêtant quand on n’a pas les pieds de Cristiano Ronaldo. Reste qu’Andy ne va plus avoir le choix avec la probable suspension prochaine de Luis Suarez (huit matches pour avoir dégueulé une mélopée de « Noir » à Patrice Evra). En l‘absence du fabuleux Uruguayen, l’Anglais de seulement 22 ans (il a une tête de daron pourtant) est placé face à ses responsabilités. Et ce soir, chez le leader Manchester City, ce ne serait pas la plus mauvaise idée de commencer à en être digne. Histoire aussi de continuer à effrayer autant que fasciner un autre Italien, Roberto Mancini, devant ce spécimen rare : le dernier vrai footballeur anglais de haut niveau. Pour le meilleur et pour le pire.

Le match en live, ce soir sur sofoot.com


Par Dave Appadoo
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