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Hatem le grand frère

Cinéaste et philosophe il y a dix jours, Hatem Ben Arfa a profité du match face à Avranches pour livrer sa meilleure prestation de la saison : deux buts, une passe décisive et 80 minutes consistantes. De quoi donner à manger à ses fans et entretenir le mythe.

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Hatem Ben Arfa vient de réaliser son meilleur match au PSG contre une équipe de National, on est obligé de prendre une certaine distance, mais le football est irrationnel alors... soyons fous. Face à Avranches, Hatem Ben Arfa s’est offert un doublé, ainsi qu’une douceur pour Javier Pastore en seconde période. Un caviar du droit à la suite d’un contrôle du gauche. Globalement, dans son rôle de « faux 9 » , le gaucher avait des jambes et pour une fois, il s’est montré décisif. Alors ça y est, on oublie tout ? C’est presque une victoire si on se souvient de son plaidoyer vidéo, façon Confessions intimes, peu de temps avant le match de l’OL. Ben Arfa y demandait à sa manière du temps de jeu tout en déclarant son amour au PSG.


Unai Emery, fidèle à ses principes, n’a pas bronché, Ben Arfa n’est pas entré contre l’OL ni face à Monaco en finale de Coupe de la Ligue. En revanche, il a joué le match des « coiffeurs » face à une équipe de troisième division. C’est ainsi. Mais pour une fois, l’homme a saisi sa chance. Évidemment, briller contre Avranches ne chamboulera pas la hiérarchie parisienne, surtout quand le concurrent numéro 1 s’appelle Edinson Cavani, mais le natif de Clamart a surtout fait parler de lui sur un terrain de football, ce qui est plutôt rare en ce moment. Après sa vidéo, et vu ce qu’il a pris sur les réseaux sociaux, il aurait pu exploser. Pis, être sanctionné par son club. Mais aussitôt PSG-Monaco sifflé, on lui a tendu le micro pour savoir s’il regrettait son geste. Sa réponse lui ressemblait : « Pourquoi je devrais la regretter ? C'est un regret pour vous ? Pour moi non, je ne regrette pas du tout. » Voilà, il est comme ça, Ben Arfa. Franc, faussement naïf, mais entier. Il est surtout clivant et ne se cache pas pour dire ce qu’il pense.

« CR7 ? Prévisible »


D’ailleurs, dans un entretien croisé avec Dahleb dans les colonnes de France Football, il n’a pas hésité à se livrer sur sa conception du football. « Beaucoup d'entraîneurs sont persuadés d'inventer le football sous prétexte qu'ils cherchent et trouvent le système pour bloquer l'adversaire. Mais ce n'est pas ça, l'essence du foot. Les Mourinho, les Simeone... C'est l'antithèse de Cruyff et de sa liberté. Avec eux, il n'y a plus de place pour le plaisir. (...) Il n'y a plus de spectacle. Au point que le football m'intéresse beaucoup moins. Je n'ai plus le plaisir de regarder des matchs. Même en L1, on tue le foot » , lâche-t-il avec son cœur avant de tailler un costard à CR7 tout en câlinant Marco Verratti : « Il ne me procure aucune émotion. Il est prévisible. Verratti, c'est un régal. Il a cette magie, on ne sait jamais ce qu'il va faire. »


À trente ans, Hatem Ben Arfa ne changera pas. Difficile de l’imaginer poursuivre l’aventure parisienne au-delà de cette saison, mais lui prendra son pied jusqu’au bout, que ce soit Avranches, Monaco ou Angers en face. Gamin, HBA bandait pour Paname et il a mis en danger sa plus belle réussite (comprendre sortir d’une vraie saison pleine et entière et retrouver les Bleus) pour faire plaisir à son cœur plutôt qu’à sa raison. L’été dernier, il avait le choix. Des clubs étaient prêts à lui filer les clés du camion et construire autour de lui. Jusqu’au bout, il a joué la montre pour attendre le PSG. C’était son choix. Son envie. Son souhait le plus cher. Dès le départ, il semblait évident que le mariage serait compliqué. Paris, c’est compliqué. Ben Arfa, c’est compliqué. Alors le mariage des deux... Finalement, on pourra presque parler de réussite, car tout le monde imaginait l’homme péter les plombs, notamment au cœur de l’automne quand la porte semblait se refermer sur sa carrière. Mais comme il le disait si bien dans sa fameuse vidéo, Hatem Ben Arfa a appris la patience. Et si aimer Paris, c’est attendre 80 minutes contre Avranches pour exister, alors on ne peut que s’incliner. Il n’y a pas de petites victoires.

Par Mathieu Faure
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