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Hatem, il va falloir partir maintenant

Depuis maintenant neuf mois, Hatem Ben Arfa n'est plus vraiment joueur de football professionnel, la faute à sa mise au placard par le PSG. Un énorme gâchis qui s'explique par la volonté du joueur de ne pas partir « gratuitement » de la capitale. Or, un départ, même pour zéro euro, serait la meilleure solution pour lui.

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« Le meilleur joueur que j'ai vu, c'était Hatem Ben Arfa. Mais c'était aussi le plus con. Parce qu'avec un talent comme ça, faut vraiment être con pour ne pas être le meilleur joueur du monde. » Le constat est assez cru, mais il a le mérite d'être clair de la part de cet ancien coéquipier de l'international français qui s'exprime en off. Après une saison 2015-2016 de haute volée, pour ne pas dire magique, on pensait Hatem Ben Arfa assagi et enfin prêt à exploiter à fond l'étendue de son immense talent. Gérard Houllier, son ancien coach à Lyon, l'avait d'ailleurs annoncé : pour HBA, la maturité attendrait au moins 28 ans. Force est de constater qu'à la trentaine passée, une non-sélection à l'Euro suivie d'un mauvais choix de carrière ont renvoyé le natif de Clamart à ses plus vieux démons. À Paris, Ben Arfa n'a pu surfer sur sa belle saison niçoise. Pire, depuis le 12 mars 2017 et quelques minutes contre Lorient, il n'est même plus joueur de football professionnel.

« Je leur ai dit qu'Hatem ne partirait pas comme ça. » Michel Ouazine dans le Parisien


Pas faute pour le milieu offensif d'avoir attisé quelques convoitises pendant l'été. Antero Henrique, nouveau patron du secteur sportif à Paris, avait largement ouvert la porte à un départ. Et quelques clubs turcs, alléchés par l'odeur de la bonne affaire, étaient venus aux nouvelles. Sans que cela ne suffise à sortir le génie de sa lampe.


Au PSG, où il lui reste six mois de contrat, Ben Arfa jouit de conditions salariales haut de gamme, des conditions qui indirectement agissent aujourd'hui comme une prison. « Je leur ai dit qu'Hatem ne partirait pas comme ça, car il lui reste un an de contrat. Hatem peut se dire qu'il veut quitter Paris pour zéro euro. Mais si vous faites ça, comme Sirigu qui a laissé un an de contrat, ils auront gagné » , expliquait son conseiller personnel Michel Ouazine dans Le Parisien cet été. Une question d'argent ou de fierté, peut-être un mélange des deux, explique aujourd'hui l'impasse Ben Arfa. Aux dernières nouvelles, son clan réclamait 10 millions d'euros pour résilier (info France Football), seulement trois - les salaires sans les primes - d'après Le Parisien.

Des intérêts liés à ceux du PSG malgré lui


Si le droit social mis en avant par Michel Ouazine pour justifier la posture du joueur est recevable, le conseiller personnel ne doit pas oublier que HBA n'est pas un salarié comme un autre. Footballeur de talent, Hatem Ben Arfa a de quoi gagner sa vie confortablement ailleurs qu'à Paris, quitte à consentir à quelques efforts. Surtout, les carrières dans ce métier sont courtes et fragiles, surtout la trentaine passée. Le temps que le joueur se donne pour faire valoir ses droits dans la capitale est parallèlement un handicap chaque jour un peu plus lourd pour relancer son évolution sportive.


En partant dès le 1er janvier, l'ancien de l'équipe de France ferait les affaires du PSG, c'est vrai, mais se donnerait aussi les moyens de se relancer avant de signer un dernier gros contrat l'été venu. En campant sur ses positions, il se met à nouveau dans la posture de l'élément compliqué à gérer, imprévisible, et qui ne représente rien de mieux qu'un pari pour ses prochains employeurs. Quel que soit le tort de la direction parisienne dans l'affaire. Pour les amateurs de football, cela renforce l'impression de gâchis autour d'un joueur dont le talent n'a jamais obtenu l'encadrement - sportif ou extrasportif - qu'il méritait.

Privilégier le footballeur ou le salarié


Souvent à se considérer victime, rarement à savoir s'adapter aux codes des vestiaires où il évoluait, le gaucher est passé à côté de quelque chose de merveilleux. Mais il est si fort et pue tellement le football qu'on se dit qu'à tout moment, et pour le peu que cela durerait, cela vaudrait la peine de le voir redevenir joueur à temps plein. Oui, Hatem Ben Arfa peut légitimement réclamer ses six mois de contrat restant, traîner des pieds pour que son employeur ne s'en sorte pas aussi facilement. Mais au fond, ce serait tellement plus beau, plus fort, et plus dans l'ordre des choses qu'il s'éclate dans un club à sa mesure, qu'on aurait envie de lui dire de partir comme un prince, sans réclamer son dû. Si quelqu'un peut se le permettre, ne serait-ce pas lui ?

Par Nicolas Jucha
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