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Hatem Guevara

« Sans filtre et sans tabou. » Voilà quel était l'objectif de départ des confessions de la semaine d'Hatem Ben Arfa. Reste qu'aujourd'hui, au-delà de l'épisode bordélique, il faut se poser les questions d'une couverture qui a changé, a été bousculée et dont les principaux responsables sont avant tout les clubs.

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Le premier jour, ce ne devait être « que du bonheur » . Le Parc des Princes, le début de l'été, un président qui parle d'un « grand moment pour le club » et un joueur décomplexé dans une veste de costume trop large. L'homme claque des sourires, agite la tête dans tous les sens et s'affiche, déjà, comme un enfant touchant. À la première question d'un journaliste – « Depuis que tu as commencé en Ligue 1, on ne cesse de dire et d'entendre qu'avec ce que tu as dans les pieds, tu peux faire partie des quatre ou cinq meilleurs joueurs du monde. Là, tu te retrouves dans ce club, le PSG, avec un effectif extraordinaire, tu penses que cette équipe peut t'aider à franchir ce palier et atteindre le clan des quatre-cinq meilleurs joueurs du monde ? » –, Hatem Ben Arfa tranche : « Oui, bien sûr. » L'homme est comme ça et ne changera jamais, même à maintenant trente piges. Balle au pied ou dans sa communication, Ben Arfa restera toujours un grand gamin. Là, il touchait ses rêves et le plus tenace d'entre eux : le PSG, le Parc et ses étoiles. Un club qui se veut plus grand, plus fort, plus beau. Une institution qui affirme même vouloir toujours « rêver plus grand » depuis le débarquement de QSI en 2011.

Cette musique est connue. Mais, parfois, il faut savoir reculer et constater ce qu'il est devenu depuis, notamment depuis un an. Février 2016, Serge Aurier dégaine une vidéo où il allume sans barrière sa « fiotte » de coach. Un coach, Laurent Blanc, qui venait d'être prolongé avant d'être lourdé en juin sur un lit de vingt-deux millions d'euros. Puis, il y a eu de nouveaux épisodes dans la vie de Serge Aurier, Marco Verratti qui n'hésite pas à faire le capricieux, la remontada et un bouquet final : l'épisode Ben Arfa. Une campagne marketée, pimpée à la com', mais où se mêle sincérité, mauvais timing, et aussi une énorme sensation de malaise. Hatem Ben Arfa est un mec bien, aucun doute, mais avant tout, cette histoire est surréaliste car inédite. Et cet épisode pose avant tout les bases réelles de la communication de demain, de l'époque et d'un monde du foot qui vient définitivement de basculer. Place à la communication 2.0.

Contrat, chaîne officielle et bordel


Faut-il vraiment en vouloir à Hatem Ben Arfa ? Oui et non. Oui, pour le timing, soit quelques semaines après Barcelone et à quelques jours d'une finale de Coupe de la Ligue contre Monaco. Non, pour tout le reste. Un point reste fixe : l'institution doit toujours être plus forte qu'un joueur, comme une entreprise sera toujours au-dessus de l'un de ses salariés. Voir un homme demander plus de considération, une forme de seconde chance après une saison relativement traversée dans le silence, et donc, du temps de jeu supplémentaire, n'est pas grave en soi. Le faire de cette façon est simplement naïf, mais compréhensible, car en balançant son message dans la sphère publique, Ben Arfa a placé son club une nouvelle fois face à ses manques, sans oublier de plonger le directeur de la communication du PSG dans un bordel effroyable. Ce qu'il se passe actuellement, ce nouveau PSG en est responsable. Hatem Ben Arfa pouvait-il faire autrement ? La réponse est non. Tout simplement car, depuis plusieurs mois, sa communication a été verrouillée, contrôlée et, comme pour beaucoup de joueurs, son contrat stipule qu'il ne peut donner une interview sans l'autorisation du club au risque de manger une amende en seconde lame. Voilà le foot moderne. Au moment où l'on se plaint de la course au buzz permanent, les réseaux sociaux seraient devenus une terre où l'on peut reprendre sa communication en main. Serge Aurier l'a fait hier, Ben Arfa le fait aujourd'hui et tout le monde en connaît les conséquences.


En changeant d'ère, le PSG a avant tout bousculé le paysage du football français et de son approche médiatique. Il ne s'agit pas là de corporatisme, mais du tableau d'un paysage redessiné de tous les côtés. Aujourd'hui, un joueur est dopé aux éléments de langage pour ne plus être vraiment lui-même et risquer de déraper. Son message est codé et sa parole n'est plus totalement libre. Communiquer en 2017, c'est un tweet, un post Instagram et non plus en donnant, par exemple, un entretien dans la presse, ce qu'Hatem Ben Arfa n'a pas été autorisé à faire. Pourquoi ? Car il s'agit de soigner chaque détail, au risque de flinguer une part de la nature même de la personnalité de l'homme qui se cache derrière le joueur. Une incompréhension s'est progressivement installée entre les clubs et la presse. Le résultat est le suivant : voir un joueur donner une interview sans la surveillance d'un chargé de communication – quand ils ne sont pas plusieurs – est désormais rare, voire impossible, et ces derniers sont désormais souvent réduits à se livrer à la chaîne officielle du club, comme c'est désormais l'habitude depuis longtemps avec la Lazio Rome, par exemple. Si on aime un joueur, c'est pour ce qu'il est, non ce qu'il doit être. Là, Ben Arfa était sincère, mis en scène, et ne devait pas s'exprimer dans un tel cadre. Le malaise part avant tout de là.

Éviter le ridicule


Voilà pour des faits qu'on imagine mal dans un autre pays. Maintenant, les conséquences. Il suffit de regarder comment le rapport a changé depuis plusieurs mois. Balotelli, Henry, Favre, Benzema, tous ces récents entretiens donnés au Canal Football Club ou sur les antennes de RMC ont été faits par d'anciens joueurs (Dacourt, Dugarry, Carrière) devenus consultants. Dans le fond, ces échanges ont été très intéressants pour la plupart, mais dans la forme, c'est une nouveauté. Le journaliste a disparu et le consultant est progressivement devenu l'une des seules garanties de décrocher certains entretiens. Thierry Henry aurait-il accepté de donner le même entretien qu'avec Olivier Dacourt à n'importe quel journaliste ? Et ce, peu importe l'organe de presse ? Pas vraiment. Le paysage médiatique et le traitement ont évolué. L'épisode Ben Arfa doit aussi être l'occasion d'une profonde remise en cause de l'excès de contrôle, de la maîtrise poussée au maximum, histoire d'éviter le ridicule de nouveau. L'arrivée d'un PSG ambitieux avait l'objectif de professionnaliser la Ligue 1, il l'a presque repliée sur elle-même tout en déshumanisant les joueurs. C'est un regret commun, des observateurs, des journalistes, des supporters et parfois même de certains acteurs. L'ère de la communication directe a débuté, avec ses excès et ses dérapages.



Par Maxime Brigand
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