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  2. // Premier League – Newcastle United

Hatem Ben Arfa doit-il aller à l'Euro ?

Médiatiquement plus tranquille à Newcastle, paraît-il débarrassé de ses démons (le cheick Abd Al Malik, le manque d’amour de papa), en passe de digérer sa vilaine blessure de l’automne 2010 : Ben Arfa revient au bon moment dans la course à la sélection pour l’Euro. Merci.

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Pourquoi, dans sa tête, un entraineur ne pouvait-il pas faire du jeune Hatem Ben Arfa son dynamiteur offensif titulaire ? Parce qu’il y avait un Malouda de niveau international, oui. Un Govou ou un Wiltord, encore oui. Mais que doit-on dire lorsqu’on s’est en partie cassé les dents contre un Karim Ziani, le petit Baky Koné, l’à peine plus grand Valbuena ou le brouillon Obertan ? Canal, l’ancienne maison du foot, nous avait bien vendu le bonhomme dans les épisodes d’A la Clairefontaine, un crack qui signe à Lyon, chez les jeunes, dans le bureau du grand Jean-Michel himself. Aujourd’hui à 25 ans tout juste, celui qui nous paraissait vraiment trop au-dessus du lot n’est pas certain d’être du voyage dans l’Est cet été avec les Bleus. Le dernier joueur « spectacle » à être sorti de nos centres de formation, un des seuls à respirer le beau foot et la prise de risque, n’est à ce jour pas encore considéré comme un atout maître pour exciter un peu plus les lignes offensives de la sélection. Paraît qu’on préfère débattre sur Giroud et Hoarau. Un autre genre de football. Donnez-nous Hatem pour l’Euro, qu’on ait au moins une bonne raison d’aimer cette équipe de France, autrement en tout cas que pour les seuls arrêts de son gardien de but.

Une jambe dans le sac

Pourquoi se priverait-on de notre deuxième étincelle, après celle de Benzema ? Pourquoi ferait-on de Ben Arfa, le tricard qu’était son compère de boulot Karim, en 2010, dans la tête de Domenech ? Il avait entamé sur les chapeaux de roue sa petite carrière en Premier League en se faisant Goodison Park d’une frappe pleine de facilité, hors de la surface contre Tim Howard. Il s’était fait broyer tout aussi facilement par l’engagement physique de l’île britannique et une mauvaise rencontre avec le Hollandais De Jong. C’est pourtant avec cette seule frappe victorieuse dans la soute et une jambe dans le sac qu’il réussira, lui ou ses conseillers, à faire lever à Newcastle l’option d’achat de 6 millions d’euros qui pesait au-dessus de sa tête en janvier 2011. Avec deux petites rechutes pour chacun de ses retours, HBA se fait désirer dans le onze de départ d’autant plus que les Magpies se débrouillent plutôt bien sans lui sur le terrain, en restant invaincus jusqu’à la mi-novembre en championnat.

Pardew réserve les titularisations du Français pour les grandes occasions, même si Ben Arfa ne tire vraiment son épingle du jeu que contre Man United (un pénalty provoqué), dans une position libre derrière l’attaquant. Contre Man City ou Chelsea, l’impact est moindre, placé sur le côté, dans un 442. Ben Arfa enfile plus le costume de joker, puisque, aussi mal aux yeux que ça puisse nous faire, Obertan et ses passements de jambes brouillons sont préférés à HBA. « Il doit franchir un cap. Je pense qu'il sait qu'il n'est pas au top de sa forme. Je pense qu'il arrivera au sommet de sa forme avant la fin de la saison, mais je ne sais pas combien de temps ça va prendre. Il manque juste un peu de tranchant. On croise les doigts pour qu'il y arrive. Si on parvient à le ramener à son meilleur niveau, on aura un joueur exceptionnel  » .

Celui dont les supporters ne comprennent pas pourquoi « il est chez les Magpies, jamais on aurait dû avoir un joueur de cette trempe » , commence de son côté à ronger son frein, se déclare être «  revenu à 100% et je veux être clair là-dessus  » et décide alors de sortir l’artillerie lourde pour calmer les quelques sceptiques qui commencent à apparaître. En Cup, le 7 janvier contre Blackburn, il inscrit un but, exagérons un peu, maradonesque, en passant en revue le tout-venant, en crochetant tout ce qu’il y a à crocheter. La suite est paradoxale puisqu’il réussit à devenir un concurrent plus sérieux à Obertan, revenu de blessure et beaucoup plus quelconque balle au pied, mais ne parvient pas à imprimer sa patte en championnat dans le onze de départ.

Fulgurances


Alan Pardew va donc utiliser la même ficelle qu’en 2011, remettre en selle Ben Arfa, dans un 451, contre un gros couteau de la ligue. Contre Arsenal, HBA caresse un ballon droit dans les buts de Sczesny mais les Magpies, défaits 2-1, ne refont pas le coup du braquage de l’Emirates. Tant pis, c’est sans doute durant cette partie qu’Alan Pardew avait retrouvé le Ben Arfa qu’il attendait, le «  joueur exceptionnel » qu’il a tant loué, protégé, piqué aussi parfois. Le système n’a désormais plus d’importance. Dans la foulée, contre Norwich, le Français est titularisé pour la première fois en compagnie des deux serials buteurs devant lui, Papiss Cissé, le nouveau, et Demba Ba, l’ancien nouveau. En liberté derrière les Sénégalais, pourtant sécurisé par une triplette Cabaye-Guthrie-Perch au milieu, Ben Arfa traverse presque en anonyme la rencontre. Cela aurait sans doute suffi au Pardew de 2011 pour demander à nouveau au Français un passage sur le banc. Faux, le manager anglais lance à nouveau Hatem la semaine suivante contre West Bromwich Albion. HBA ridiculise quasiment à lui tout seul WBA, en délivrant deux galettes parfaites à Papiss Cissé et scorant un des buts du week-end. Avec toute la palette d’un HBA à son meilleur niveau : précision technique au moment de la relance à l’entrée de sa propre surface, rapidité et explosivité pour parcourir le terrain qui se présente face à lui, pour résister à une semi-charge au milieu de terrain et grande classe teintée de lucidité sur la frappe victorieuse.

Alors oui, les deux fulgurances de sa saison n’ont pris place que contre les modestes Blackburn et West Brom. Mais la facilité avec laquelle il a pu débloquer ces rencontres nous fait quand même dire que le grand Hatem est en train de venir épicer cette fin de saison. Et force le public à se poser cette simple question : comment Laurent Blanc pourrait-il se priver de l’arme Ben Arfa à l’Euro, promis à être au «  sommet de sa forme en fin de saison » de l’aveu de son coach quotidien ? Sauf à manquer de clés de lecture inhérentes à la vie interne de la sélection, comment pourrait-on en venir à considérer sérieusement la candidature Amalfitano en Bleu au détriment d’Hatem Ben Arfa ? Il faudrait être tout simplement fou. L’équipe de France ne peut aujourd’hui se priver le luxe d’intégrer le joueur de Newcastle dans ses rangs. Domenech l’avait déjà fait avec la Benz’, pour une histoire de paix sociale. On a vu le résultat.

Par Ronan Boscher
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