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Hakuna Mottata

Alors que sa fin de saison dernière et son Euro pourraient supposer son déclin, Thiago Motta a au contraire tout pour être un des tauliers du PSG. Son expérience hors norme le rend en effet indispensable aux yeux d’Emery.

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Beaucoup l’ont oublié. Zappé. Balayé. Certains le considèrent même désormais perdu pour le football. Vieux, moche et lent, le Thiago Motta. Aucune chance de le revoir au top en Ligue 1, avec ce Paris Saint-Germain nouvelle génération. Cette année, le milieu de terrain jouera les coupes nationales. Et les journées de championnat contre Nancy, Caen ou Angers. Il ne servira plus qu’à ça. Vraiment ? C’est aller un peu vite en besogne. Car si en apparence, Motta sort d’une saison décevante durant laquelle on a cru le voir éreinté, les chiffres, eux, vont au-delà de l’impression.

Certes, l’Italien a ralenti après plusieurs mois formidables, mais il n’est pas devenu ce méchant papy dont le déambulateur met mal à l’aise. Les statistiques réservent même une belle surprise de jouvence : la saison 2015-2016 de Motta fut la meilleure de sa carrière en matière de matchs disputés en championnat (à égalité avec 2013-2014). 32 parties, 26 titularisations, auxquels on peut ajouter neuf rencontres de Ligue des champions. Toutes compétitions confondues (sélection comprise), l’ancien du Barça a participé à pas moins de 48 matchs, soit son deuxième meilleur total après les 57 de 2013-2014. L’ex-Interiste n’a d’ailleurs jamais paru aussi en forme que depuis 2013. Les trois saisons qu’il vient de livrer sont ses années les plus fastes. Pas mal pour un mec soi-disant cramé.

Le deuxième chef officiel


En réalité, Thiago Motta a encore beaucoup à donner malgré ses 33 ans. Et ça, l’intelligent Unai Emery l’a bien pigé. Raison pour laquelle le nouvel entraîneur de la capitale n’a pas hésité à le nommer vice-capitaine de l’équipe, derrière Thiago Silva. Ce dernier absent contre Lyon, le brassard a donc été confié à l’autre Thiago pour le premier titre de la saison. C’est ainsi que le Brésilien d’origine, naturalisé italien, a soulevé le Trophée des champions après la large victoire contre l’Olympique lyonnais (4-1). Ce bout de tissu autour du biceps, Motta pourrait le porter de nouveau à l’avenir.

Véritable maître de l’équilibre, il est le Parisien qui a touché le plus de ballons, à savoir 80 en 90 minutes, largement devant les 68 de Javier Pastore. À son arc s’additionnent également sept duels gagnés (sur huit), trois interceptions, deux fautes subies et seulement sept passes loupées. Pendant une heure et demi, le sablier a évolué entre David Luiz et Presnel Kimpembe, ses deux arrières centraux, presque sur la même ligne que le premier. Troisième joueur de champ le plus défensif, il n’a pas particulièrement brillé par ses transversales dangereuses ou ses accélérations de jeu. Mais ce n’est pas, ou plus, ce qu’on lui demande. Motta agit en régulateur, un peu comme Busquets à Barcelone.

Verratti a encore besoin de lui


Surtout, son expérience est un atout indispensable pour les ambitions du PSG. À l’heure où Blaise Matuidi est tenté par une expérience à l’étranger, le vécu et la perversité de Motta sont des facteurs difficiles à trouver pour le champion de France. Au milieu, Benjamin Stambouli n’a que 25 ans, Adrien Rabiot a fêté ses 21 printemps en avril, Grzegorz Krychowiak n’a jamais remporté de championnat et Pastore n’a gagné qu’à Paris. Or, Marco Verratti a encore besoin d’apprendre. Pour cela, il lui faut du solide autour de lui. Personne ne niera que le grand Marco est devenu ce qu’il est aujourd’hui en partie grâce à son aîné. Verratti doit d’ailleurs encore s’améliorer niveau mentalité, c’est-à-dire comprendre que la fin justifie parfois les moyens. Motta le gagnant est un expert dans ce domaine-là.


Enfin, l’ex-Interiste a beau être libre dans un an, sa motivation est intacte. Il a également compris que la nouvelle team parisienne avait un joli coup à jouer, et que c’était sûrement son dernier défi personnel. En témoignent ses propos après le Trophée des champions : « On est habitué à gagner et il faut continuer comme ça. C’était important de faire un match comme celui-ci. On a démontré qu’on pouvait avoir des résultats même en changeant de style de jeu. Cette année, on va essayer d’améliorer encore ce qu’on a fait la saison passée. Après, il est trop tôt pour dire si le PSG est plus fort que l’an dernier. Les comptes, c’est à la fin de la saison.  » Comme pour dire que le terrain s’occupera du jugement final. Pour son équipe, mais aussi pour lui.



Par Florian Cadu
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