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Habile comme Fekir

Il n’a joué que quatre minutes, mais pour Nabil Fekir, ces quatre minutes veulent dire beaucoup. Entré en jeu face aux Pays-Bas en toute fin de match, le Lyonnais réalise un début de saison canon avec son club, et entend prolonger la parenthèse avec les Bleus.

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15 novembre 2016, pour la première fois depuis sa blessure survenue plusieurs mois plus tôt, Nabil Fekir réenfile le maillot bleu pour affronter la Côte d’Ivoire en amical. Depuis, plus rien, jusqu’à l’annonce de la liste de Didier Deschamps jeudi dernier. Dans un secteur ultra-concurrentiel, entendre son nom prononcé par le sélectionneur veut dire énormément pour un joueur qui revient de loin. Sa blessure au genou arrivée au pire moment, à quelques mois de l’Euro alors qu’il répondait enfin aux espoirs mis en lui, a fait perdre du temps au Lyonnais. Mais sans s’en douter, elle lui a aussi permis de devenir le joueur écouté et respecté du vestiaire rhodanien, qui flambe en ce début de saison avec son club et qui fait son retour en équipe de France. Avant d’être rendu cliché par nombre de footballeurs, rappeurs et candidats de télé-réalité, Nietzsche écrivait « Tout ce qui ne tue pas rend plus fort » . Le philosophe allemand avait vu juste.

Un gros bosseur


« Pour une blessure comme Nabil a eu, pour un joueur comme lui, avec ses capacités, c’est quand même très compliqué d’espérer revenir en moins d’un an et demi, deux ans. Je parle de retrouver ses capacités et pas seulement de rejouer en Ligue 1. » À en croire Antonin Da Fonseca, préparateur physique de l’Olympique lyonnais, Nabil Fekir est dans les temps. « On va dire que la saison 1 post-blessure est une saison blanche. Morgan Sanson et Falcao qui ont eu des blessures similaires ont à peu près mis le même temps pour revenir » , poursuit le membre du staff médical des Gones. S’il a joué toute la saison dernière, l’attaquant ne semble avoir retrouvé son véritable niveau qu’en ce début d’exercice. Une fois la saison 1 post-blessure terminée, le joueur de 24 ans a bossé comme un dingue cet été pour préparer au mieux la saison 2. Perte de poids, physique affûté, l’enfant du pays n’a rien laissé au hasard. « Ce qui lui a fait du bien cet été, c’est cette perte de kilos, mais c’est surtout d’avoir eu une vraie préparation complète et de pouvoir enchaîner les matchs amicaux, de retravailler sur la musculation et sur l’individualisation mise en place pendant la phase de préparation » , reconnaît le préparateur physique. Car Nabil Fekir sait qu’après une rupture du ligaments croisés, il ne faut pas se contenter du minimum syndical pour retrouver ses sensations. Le travail est l'une des clés d’une bonne reprise, mais d’après Antonin Da Fonseca, travailler dur n’a jamais effrayé l’attaquant : «  Nabil était très demandeur de séances supplémentaires, hors du groupe, ce qui n’est pas le cas de tous les joueurs. »

Un mental de gladiateur


« La rééducation après une blessure d’un croisé se fait à 70% dans la tête du patient » , explique François Gabriel, kiné au centre paramédical Santy, qui s’est occupé de Nabil Fekir lors des deux premiers mois de sa rééducation. Mais au-delà de la simple remise sur pied, se battre pour se remettre d’un tel traumatisme permet de « grandir, de gagner en maturité, en persévérance et en volonté de travail » , ajoute le kiné. L’attitude de l’international français donne raison à ce dernier. Son implication et son état d’esprit lors de l’avant-saison ont conduit Bruno Génésio à le nommer capitaine, après les départs de Maxime Gonalons et Alexandre Lacazette. Pour Antonin Da Fonseca qui côtoie le joueur au quotidien, ce brassard n’est pas étranger au début de saison du numéro 18 rhodanien : « On peut aussi considérer que sa bonne forme lui vient de cette prise de responsabilité, on voit bien que Nabil est devenu exemplaire dans son attitude de tous les jours. » Une exemplarité récompensée sur le pré. En quatre matchs de Ligue 1, le gaucher a planté quatre pions, dont un bijou face à Bordeaux, et délivré une passe décisive. Ses stats ajoutées à son influence sur le terrain et à son attitude ont permis au capitaine lyonnais d’à nouveau frapper aux portes de Clairefontaine.

Un amour contrarié, mais pas impossible


Nabil Fekir n’a jamais oublié les Bleus, et les Bleus n’ont jamais oublié Nabil Fekir. « L’équipe de France ne l’a jamais lâché, Didier Deschamps a souvent pris des nouvelles. Je sais qu’il a été en contact avec les kinés. Il a été hyper bien suivi par l’équipe de France » , explique le préparateur physique de l’OL. Sans se sentir responsable – le Lyonnais s’est blessé lors du match France-Portugal en septembre 2015 –, le sélectionneur n’a jamais abandonné le joueur. Un œil sur lui dès que l’attaquant a renfilé les crampons, DD l’a même convoqué en novembre dernier, quatorze mois après sa blessure. Le capitaine des Gones sait qu’il a la confiance du sélectionneur, mais il sait aussi que la concurrence est rude. Mbappé, Dembélé, Lemar, Coman... ils sont nombreux à prétendre à une place sur le terrain. « Je ne sais pas s’il y a beaucoup d’équipes nationales en Europe qui peuvent dire qu’elles ont six ou sept joueurs potentiellement à près de 100 millions d’euros de valeur marchande. Ça me paraît complètement dingue. La concurrence est très rude, Nabil a ses chances, mais à lui d’être à un niveau de vigilance extrême parce qu’à côté, ça va très vite » , reconnaît Antonin Da Fonseca. Ça, l’attaquant lyonnais en est conscient, mais après s’être battu pour revenir d’une si grave blessure, se battre pour une place au Mondial russe ne lui fait pas peur. La déception d’avoir manqué l’Euro passée, un autre challenge se dresse devant lui. Plus qu’un challenge, un rêve confie d’ailleurs le membre du staff médical de Lyon : « L’équipe de France chez lui a toujours fait partie d’un rêve et d’une ambition future. Je pense que pour un joueur comme lui et connaissant ses ambitions, la Coupe du monde est un de ses principaux objectifs à court terme. » Alors oui, il n’a joué que quatre minutes face au Pays-Bas, mais Nabil Fekir compte bien profiter de chaque minute de jeu pour prouver qu’il mérite son billet pour la Russie en juin prochain.

Par Maeva Alliche Tous propos recueillis par MA.
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