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Guy Stephan : « Nous sommes impatients »

Entraîneur adjoint à l'OM aux côtés de Didier Deschamps, Guy Stephan était de la dernière aventure de Jean Tigana en Turquie. Même s'il n'a pas besoin de faire les présentations, il aura un rôle clé ce soir.

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Guy, était-ce une surprise de voir Jean Tigana reprendre du service ?


Non, je savais qu'il voulait vraiment revenir sur le terrain. Et quand le poste de Bordeaux s'est libéré, je me suis dit que c'était vraiment une opportunité à sa mesure. Il connaît en plus très bien la maison, donc il y avait des chances que ça colle.


Qu'avez-vous à dire à ceux qui pensent qu'il n'est plus dans le coup ?


Trois ans sans entraîner, c'est vrai que c'est beaucoup. Reprendre un club, un staff, des habitudes, il faut du temps pour tout remettre en route. Mais c'est quand même un grand entraîneur, passé par la France, l'Angleterre, la Turquie. Il ne faut pas l'oublier.


Justement, en Turquie, ça a dû drôlement mal se passer pour qu'il perde le goût d'entraîner.


Disons que c'est un contexte particulier. A Istanbul, il y a beaucoup de monde, beaucoup d'exigences. Nous avons quand même eu de supers résultats : deux coupes, une qualification en Ligue des Champions, une Supercoupe... Mais c'est vrai qu'à la fin, il y avait un peu d'énervement et les deux parties ne voulaient pas continuer.

Les joueurs de Bordeaux cette année ne sont pas habitués à ce qu'on leur parle aussi peu.


Comme beaucoup d'entraîneurs, il a besoin de sentir de la chaleur autour de lui. C'est quelqu'un qui échange beaucoup avec son staff, il est donc pour lui capital d'avoir confiance. Après, avec les joueurs, il parle peu mais il amène de la bonne humeur et son vécu d'ancien joueur.

En tout cas, pour l'OM, c'est peut-être le bon moment de les affronter. Car il peut finir fort la saison avec sa bande de jeunes.


C'est vrai que ça a toujours été sa philosophie. Après, il faut que ces jeunes-là, ils soient au niveau. Ce n'est pas garanti qu'il ait la même réussite qu'à Lyon et Monaco. Je ne les ai vu jouer qu'épisodiquement cette saison. Mais je sais qu'ils ont de gros objectifs, leur actionnaire ayant parlé récemment de Ligue des Champions.


Pour l'OM, ce match arrive à point nommé pour repartir de l'avant.


Oui, on est impatients. On sort d'une élimination en Coupe de France, qui n'est pas dramatique mais embêtante. En janvier, il n'y aura que deux matchs de championnat avec aussi un déplacement à Monaco. C'est important pour nous de bien redémarrer. Très important. Jusque-là, on a montré de bonnes choses. Pour gagner dimanche, il nous faudra de la confiance, de l'agressivité dans le bon sens du terme, de l'intelligence dans le jeu...


... et un bon Gignac. Le fait qu'il vienne à la rencontre de la presse, comme ce fut le cas mardi, c'est plutôt bon signe. Il sent que le plus dur est derrière lui.


Il le dit, sa première partie de saison n'a pas été à la hauteur des espérances. A sa décharge, son premier match, il le fait en septembre. C'est donc pas six mais quatre mois de ratés. C'est bien qu'il se soit exprimé. Il a dit de bonnes choses sur ses habitudes, sa méconnaissance de la répétition des matchs... C'était intéressant. Un but de lui dimanche, ça serait vraiment l'idéal.

En tout cas, l'équipe va bientôt récupérer tout le monde, fini les séances de bricolage pour faire l'équipe.


Ça on ne le sait jamais à l'avance. Il y a toujours des problèmes, des suspensions... On espère être opérationnels dès aujourd'hui. On a envie de montrer qu'on est prêts à lancer la deuxième partie de saison. Limite, peu importe le résultat. Il faut avant prouver qu'on ne va jamais lâcher, comme l'année dernière.

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