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Guy Roux : « Les journalistes sont des chochottes »

Fidèle à Europe 1 depuis 20 ans, Guy Roux envoie encore de la punchline radiophonique durant l'Euro (Le club Euro 2012, tous les soirs de 20h à 23 h). Et, dans ce domaine, l'ancien entraîneur de l'AJA est un numéro 10 à l'ancienne : précision, classe et efficacité.

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Décidément, vous détenez tous les records. En poste à Europe 1 depuis 1992, vous êtes le consultant sport avec la longévité la plus conséquente à la radio.

C'est comme en première division. Personne n'a fait mieux. Ou plus long, plutôt. Depuis l'Euro 1992, en Suède, je suis de toutes les compétitions internationales à Europe 1. J'ai encore en tête cet Euro suédois. L'équipe était dirigée par Platini et avait gagné tous ses matches de qualification. Sauf qu'en phase finale, on s'était ratés. C'est Houllier qui dirigeait tous les entraînements. On avait une belle équipe avec Papin-Cantona devant. Avec Auxerre, on avait envoyé Vahirua, Silvestre et Martini. Cette année, on aurait pu avoir Sagna, Kaboul et Diaby. Visiblement, ce n'était pas notre année...

Qu'avez-vous pensé du match contre l'Angleterre, lundi ?

On était les plus forts. C'est dommage de ne pas avoir insisté plus. On a été trop prudents, je pense. La préparation du match a été beaucoup trop axée sur la faiblesse supposée de notre défense centrale. Dès lors, on a voulu sécuriser l'axe en priorité. Ça s'est vu avec les latéraux. Debuchy a joué avec un frein à main.

Vous êtes confiant avant l'Ukraine ?

Pas tellement. Pendant que nous, on enchaînait les matches amicaux, les Ukrainiens se sont préparés physiquement pendant trois semaines. On peut facilement caler à 20 minutes de la fin et les regarder courir partout. D'autant qu'ils seront chez eux, soutenus par tout un peuple. Il faudra que l'arbitre soit costaud.

Vous en pensez quoi, de cette équipe de France ?

La moitié de l'équipe n'a pas d'expérience. Nous avons une chance sur deux d'aller en quarts de finale. Au-dessus, c'est compliqué. Mais, avec un zeste de chance, on peut d'ores et déjà bien préparer 2014. Si quelque chose se crée à l'Euro, on sera costauds au Brésil. Pour ce faire, il ne faudrait pas s'acharner sur Laurent Blanc en cas d'élimination. Pis, il ne faudrait pas le virer.

Qu'avez-vous pensé des réactions sur le « Ferme ta gueule » de Samir Nasri à certains journalistes de L'Équipe après son but ?

Aujourd'hui, les journalistes sont des chochottes. On ne peut plus les toucher, ni même les frôler, alors que sous leurs plumes, tout est permis. Au pire, on peut avancer que Samir est un sale gosse. Mais il a 23 ans, il ne faut pas l'oublier. Derrière, il est élu homme du match et pas par les Français. Ça veut tout dire, quand même. En France, on en a oublié l'essentiel : le terrain. On est dans une telle logique que certains journalistes sont payés pour faire des papiers. Un joueur passe sous les fenêtres d'un journaliste en toussant, on est capable d'en faire un papier. C'est un peu ça, l'idée.


Et sur son supposé dézonage ?

Pour faire un triangle, il faut être trois. Vous avez déjà essayé de jouer en triangle avec des mecs alignés comme une ligne droite ? Croyez-moi, c'est compliqué. Sur le but, Ribéry, Malouda et Nasri sont sur le côté gauche. Sans cet échange en triangle, dans un petit périmètre, on ne marque jamais. Le dézonage de Nasri est demandé par Blanc. Cette liberté amène le but. Si on laisse Nasri à droite, on n'égalise jamais contre les Anglais.

Quelles équipes ressortent du lot pour l'instant ?

J'ai beaucoup aimé l'Ukraine. Shevchenko notamment. Faire un match comme ça, à la maison, à 36 ans, c'est digne des plus grands. L'Espagne et l'Italie ont été très séduisantes par moments. Les Espagnols jouent comme les Français. Mais plus vite. Par contre, personne ne parle de cette faute professionnelle avant le match Espagne-Italie. Ne pas arroser la pelouse avant une rencontre, c'est un crime. Donner un bon terrain, c'est la moindre des choses et c'est beaucoup plus grave que deux doigts devant la bouche...

Propos recueillis par Mathieu Faure
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