Guy Lacombe casse sa pipe

Après une sortie médiatique osée et une élimination honteuse contre Chambéry (CFA2) en Coupe de France, Guy Lacombe a été limogé de l'AS Monaco. Tout sauf une surprise.

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Un an et demi après son arrivée sur le Rocher, Guy Lacombe est prié d'aller pointer au chômage. Les huiles monégasques ont tranché. L'avenir de l'ASM se dessinera sans le moustachu. Il faut dire que l'ancien coach du PSG affiche un bilan comptable exécrable. Dix-septième avec 19 points en 19 journées (3 pauvres victoires et 19 buts marqués...), les hommes du Rocher sont à la rue. Et on ne parle pas du fond de jeu... Déjà, avant la trêve, le sort de l'entraîneur semblait scellé. Mais les deux dernières prestations avaient retardé l'inéluctable (un nul au Parc des Princes et une victoire contre Sochaux). Mais ça, c'était avant le cataclysme de dimanche. Éliminés sans gloire par Chambéry (CFA2), l'Aveyronnais s'est tiré une balle dans le pied en balançant : « On va vers une dérive populiste. Les médias sont là donc il faut que les petits passent » . Une sortie très peu appréciée par ses dirigeants. Oui, Guy Lacombe a fait une Rafael Benitez, toutes proportions gardées. Le technicien se sentait condamné. Il a précipité sa chute.

Trop impulsif

Avec le recul, rien ne semblait coller entre les deux entités. On sait l'homme colérique, exigeant, impulsif, adepte des sorties verbales et des placardisations de joueurs. L'AS Monaco est à l'opposé. En 18 mois chez le Prince, Lacombe aura eu son lot de colères et d'empoignades avec les arbitres. Allant même jusqu'à reprocher à un journaliste local de ne pas coucher sur le papier les états d'âme d'un joueur. Oui, Guy Lacombe est comme ça. Il marche à l'affectif. Très doué avec les jeunes (Mendy, Mangani etc), il a beaucoup plus de mal avec les gros caractères et les joueurs plus âgés. La gestion du cas Mbokani récemment, et celui de Nenê l'an dernier sont des exemples parmi d'autres. Pourtant, sur le papier, l'effectif semblait équilibré. De l'expérience (Hansson, Bonnart, Puygrenier, Traoré), du talent (Park, Coutadeur, Ruffier) et de la jeunesse (Aubameyang, Mongongu, Mendy). Mais la mayonnaise n'a jamais prise. Les joueurs ont également une part de responsabilité dans l'échec de Guy Lacombe. Mais les torts sont partagés.

Reste une sempiternelle question, quelqu'un d'autre aurait-il fait mieux ? Se poser la question, c'est déjà y répondre. Quoi qu'il en soit, le poste devrait échoir - temporairement - entre les mains des pompiers de service locaux. A savoir Laurent Banide ou Jean Petit. Un provisoire qui ne devrait pas s'éterniser.
Mais pour mettre qui derrière ? Elie Baup, Alain Perrin, Rolland Courbis, Laurent Guyot, Raymond Domenech... Les noms ne manquent pas. Mais l'échec de Guy Lacombe, c'est aussi celui de Marc Keller, le directeur sportif asémiste, qui avait recruté l'entraîneur après son passage à Rennes. Pour Guy Lacombe, il lui reste à rebondir. Une fois de plus. Une fois de trop ?

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