Espagne - Retraite de Guti
Markus Kaufmann
Guti, ce génie
Aujourd’hui, Madrid est en état de choc. Non pas à cause de la hausse de la TVA du gouvernement Rajoy, qui fait tous les gros titres, mais pour une autre raison bien plus importante aux yeux de l’histoire madrilène : José María Gutiérrez, dit Guti, quitte le football. Son jeu unique, sa dégaine unique, ses passes uniques, son professionnalisme unique, aussi. Tout cela, au revoir. Se acabó. Adiós, genio.
Guti (Beşiktaş Istanbul, 2010)
La fin
C’est fini. Après l’annonce de l’échec des négociations entre Guti et West Ham, il semble certain que l’on ne verra plus le 14 jouer au football. Ni lui, ni son pied gauche, ni sa vista, ni son look de mousquetaire. Plus rien. Si ce 12 juillet 2012 est certainement un triste jour pour un madridisme forcé de dire adieu à l’une de ses idoles, la tristesse s’emparera aussi des cœurs de tous les amoureux du beau football. Ses airs de rock star auraient sans doute régalé la Premier League, mais non. Déjà, en novembre dernier, El Catorce avait affirmé qu’il n’envisageait plus de jouer en Europe. Il y avait des rumeurs d’offres du Qatar et de la Chine, mais rien de concret.
La retraite de José Maria Gutiérrez sera donc datée du 15 novembre 2011 et son départ d’Istanbul, en plein milieu de la saison, de manière anonyme, le même jour que la Journée mondiale du recyclage. Terrible. Il méritait mieux et il voulait mieux. Il y a deux semaines, le blond avait confié au quotidien madrilène AS : « Je veux jouer deux années de plus, mais les choses ne sont plus aussi faciles qu’avant... » L’alternative ? « Je passerai mes diplômes d’entraîneur. Valdebebas (centre d’entraînement du Real Madrid) serait l’endroit rêvé. » Si l’idée de voir le personnage Guti revenir en costard dans le monde du football est fascinante, cela ne suffira pas pour consoler ceux qui l’ont vu faire des merveilles. Guti était avant tout un joueur de football. Un putain de joueur de football !
Un putain de joueur
Si Guti ne se débarrassera jamais de ce statut de promesse éternelle, il serait malhonnête d’affirmer que le gamin de Torrejón est passé à côté de sa carrière. Sa mèche blonde et lui peuvent quitter sereinement le football, bien accompagnés par leurs trois Ligues des champions, cinq Ligas et 542 matchs joués pour le Real Madrid. Car Guti aura été l’un des plus grands joueurs des années 2000, par moments. L’un des plus fascinants, toujours. On se rappellera évidemment de ses gestes les plus fous. Cette talonnade pour Zizou contre Séville au Bernabéu, candidate au prix de la plus belle assist jamais réalisée. Ou encore le fameux taconazo pour Benzema au Riazor en 2009, surnommé « le talon de Dieu » par la presse madrilène. Guti inventait des gestes et était à lui seul une bonne raison d’aller au stade. Si Vladimir Nabokov écrivait que « le génie, c’est un Africain qui invente la neige », Guti et ses passes étaient de ces génies-là.
Aux débuts du siècle, lorsque la presse madrilène demandait aux Galactiques quel joueur les avait le plus impressionnés à l’entraînement, tout le monde s’attendait à entendre parler de Zizou, Raúl, Beckham, Figo ou même Owen. Mais non : pour tous, c’était Guti. Et s’il n’a finalement jamais été le grand joueur qu’il aurait pu être, ne participant par exemple à aucune compétition internationale, Guti et son style auront marqué les esprits. En Espagne, lorsque Xavi, Silva ou Iniesta réalisent une passe incroyable, transperçant tout le milieu et la défense adverses, les Espagnols s’exclament tous : « Oh, la passe à la Guti ! » Elle est là aussi, la postérité. Le plus grand passeur de l’histoire du jeu ?
Guti, cette idole
Dans les allées du Bernabéu, quand le sujet Guti ressort entre deux Mahou, le madridiste a l’habitude d’évoquer trois points : ses passes « à la Guti » bien sûr, son amour pour le maillot blanc sans aucun doute, mais surtout son don unique d'entrer à l’heure de jeu et de changer le visage de son Real Madrid. En deux passes, le 14 savait organiser le milieu de terrain merengue comme personne. « Ah, si seulement on pouvait encore avoir Guti sur le banc… » Mais voilà : le fait est qu’il entrait à l’heure de jeu. De toute sa carrière, le blond n’aura joué que 47% des minutes qu’il aurait pu jouer. Son caractère ne plaisait pas à tous, et son style de vie non plus. « Tu veux que j’aille sortir et danser à cinquante piges, avec mes enfants, c’est ça ? », aimait-il répondre à l’exigence de la presse madrilène. Unique.
Inscrivant son nom parmi les dix joueurs les plus capés du Real, Guti a changé le visage du club à jamais. Car, à Madrid, le 14 n’aura pas seulement laissé la trace d’un grand joueur de football, il aura laissé une façon de penser, un esprit unique, éternel. Sa mère le raconte mieux que personne, avec cette conversation qu’elle aurait eu à maintes reprises avec son fils :
«- Maman, pour bien jouer au foot il n’y a pas besoin de courir tellement de kilomètres sur le terrain. Il suffit de bien se placer sur le terrain et d’être là au bon moment.
- Oui, mais regarde celui-là. Il court, il monte, il redescend, il se bat. Et les gens l’applaudissent dans le stade !
- Oui, mais à la fin du match, il a fait quoi, lui ?
- Il a couru.
- Voilà. »
Comme prévu, Guti n’a pas couru autant qu’un Figo, un Raúl ou un Zidane, préférant toujours faire courir la balle. Justement, le monde du ballon rond l’en remercie. Éternellement.
À visiter :
Le site Faute Tactique
Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com
C’est fini. Après l’annonce de l’échec des négociations entre Guti et West Ham, il semble certain que l’on ne verra plus le 14 jouer au football. Ni lui, ni son pied gauche, ni sa vista, ni son look de mousquetaire. Plus rien. Si ce 12 juillet 2012 est certainement un triste jour pour un madridisme forcé de dire adieu à l’une de ses idoles, la tristesse s’emparera aussi des cœurs de tous les amoureux du beau football. Ses airs de rock star auraient sans doute régalé la Premier League, mais non. Déjà, en novembre dernier, El Catorce avait affirmé qu’il n’envisageait plus de jouer en Europe. Il y avait des rumeurs d’offres du Qatar et de la Chine, mais rien de concret.
La retraite de José Maria Gutiérrez sera donc datée du 15 novembre 2011 et son départ d’Istanbul, en plein milieu de la saison, de manière anonyme, le même jour que la Journée mondiale du recyclage. Terrible. Il méritait mieux et il voulait mieux. Il y a deux semaines, le blond avait confié au quotidien madrilène AS : « Je veux jouer deux années de plus, mais les choses ne sont plus aussi faciles qu’avant... » L’alternative ? « Je passerai mes diplômes d’entraîneur. Valdebebas (centre d’entraînement du Real Madrid) serait l’endroit rêvé. » Si l’idée de voir le personnage Guti revenir en costard dans le monde du football est fascinante, cela ne suffira pas pour consoler ceux qui l’ont vu faire des merveilles. Guti était avant tout un joueur de football. Un putain de joueur de football !
Si Guti ne se débarrassera jamais de ce statut de promesse éternelle, il serait malhonnête d’affirmer que le gamin de Torrejón est passé à côté de sa carrière. Sa mèche blonde et lui peuvent quitter sereinement le football, bien accompagnés par leurs trois Ligues des champions, cinq Ligas et 542 matchs joués pour le Real Madrid. Car Guti aura été l’un des plus grands joueurs des années 2000, par moments. L’un des plus fascinants, toujours. On se rappellera évidemment de ses gestes les plus fous. Cette talonnade pour Zizou contre Séville au Bernabéu, candidate au prix de la plus belle assist jamais réalisée. Ou encore le fameux taconazo pour Benzema au Riazor en 2009, surnommé « le talon de Dieu » par la presse madrilène. Guti inventait des gestes et était à lui seul une bonne raison d’aller au stade. Si Vladimir Nabokov écrivait que « le génie, c’est un Africain qui invente la neige », Guti et ses passes étaient de ces génies-là.
Aux débuts du siècle, lorsque la presse madrilène demandait aux Galactiques quel joueur les avait le plus impressionnés à l’entraînement, tout le monde s’attendait à entendre parler de Zizou, Raúl, Beckham, Figo ou même Owen. Mais non : pour tous, c’était Guti. Et s’il n’a finalement jamais été le grand joueur qu’il aurait pu être, ne participant par exemple à aucune compétition internationale, Guti et son style auront marqué les esprits. En Espagne, lorsque Xavi, Silva ou Iniesta réalisent une passe incroyable, transperçant tout le milieu et la défense adverses, les Espagnols s’exclament tous : « Oh, la passe à la Guti ! » Elle est là aussi, la postérité. Le plus grand passeur de l’histoire du jeu ?
Guti, cette idole
Dans les allées du Bernabéu, quand le sujet Guti ressort entre deux Mahou, le madridiste a l’habitude d’évoquer trois points : ses passes « à la Guti » bien sûr, son amour pour le maillot blanc sans aucun doute, mais surtout son don unique d'entrer à l’heure de jeu et de changer le visage de son Real Madrid. En deux passes, le 14 savait organiser le milieu de terrain merengue comme personne. « Ah, si seulement on pouvait encore avoir Guti sur le banc… » Mais voilà : le fait est qu’il entrait à l’heure de jeu. De toute sa carrière, le blond n’aura joué que 47% des minutes qu’il aurait pu jouer. Son caractère ne plaisait pas à tous, et son style de vie non plus. « Tu veux que j’aille sortir et danser à cinquante piges, avec mes enfants, c’est ça ? », aimait-il répondre à l’exigence de la presse madrilène. Unique.
Inscrivant son nom parmi les dix joueurs les plus capés du Real, Guti a changé le visage du club à jamais. Car, à Madrid, le 14 n’aura pas seulement laissé la trace d’un grand joueur de football, il aura laissé une façon de penser, un esprit unique, éternel. Sa mère le raconte mieux que personne, avec cette conversation qu’elle aurait eu à maintes reprises avec son fils :
«- Maman, pour bien jouer au foot il n’y a pas besoin de courir tellement de kilomètres sur le terrain. Il suffit de bien se placer sur le terrain et d’être là au bon moment.
- Oui, mais regarde celui-là. Il court, il monte, il redescend, il se bat. Et les gens l’applaudissent dans le stade !
- Oui, mais à la fin du match, il a fait quoi, lui ?
- Il a couru.
- Voilà. »
Comme prévu, Guti n’a pas couru autant qu’un Figo, un Raúl ou un Zidane, préférant toujours faire courir la balle. Justement, le monde du ballon rond l’en remercie. Éternellement.
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Markus Kaufmann
PSG : Zlatan Ibrahimović aurait dit oui

















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Quel joueur...
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C'est moi ou Marca n'en parle même pas? A peine un petit article sur AS, quelle honte!
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On ne pas dire qu'il soit complètement passé à côté de sa carrière mais c'est difficile d'imaginer qu'avec son talent il n'aurait pas pu faire mieux.
Il a géré sa carrière comme certains brésiliens, en profitant du foot mais également des à-côtés, sans faire de sacrifices.
La talonnade pour Zidane contre Séville, c'était tellement magique...
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Dommage qu'il prenne sa retraite, je l'aimais vraiment bien
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Je voulais continuer ma carrière à West Ham a t'il dit maispourtant l’ancien joueur du Real avait dit en Novembre 2011 qu’il mettrait un terme à sa carrière de footballeur à 35 ans, donc voilà il a respecté sa parole... pour une fois lol
Obrigado José María Gutiérrez dit Guti.
http://11to11.net/guti-stoppe-sa-carriere/
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En tant que l'un de ses plus grands fans, je ne l'aurais pas mieux écrit moi-même, un vrai hommage sans les éternels "mais".
Guti en plus d'être l'un des joueurs de foot les plus talentueux possible, était aussi un vrai personnage, sa personnalité bridait certainement son football, mais j'adorais son côté génie rebelle incompris (ou par fulgurances).
Guti, el puto amo, genio y figura.
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En tout cas chapeau l artiste parcequ en reussissant 2 matchs par saison et en jouant les autres au niveau d un Meriem il a reussi a faire croire que c etait un as de la passe et qu il aurait merite une belle carriere.
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Guti n'a pas la moitié du talent de l'un ou de l'autre. Bonne continuation à lui cela dit.
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Guti a connu une période où il était particulièrement en réussite face au but au début des années 2000. C'est le moment où il avait une vraie place de titulaire indiscutable de l'équipe.
Je viens de me refaire une compil de ses plus belles passes décs, ses petits extér dans le dos de la défense c'était un vrai régal.
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Mais la blague.
Apres les articles sur trezegoal jpensais pas qu'on pouvait faire pire ^^.
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Oui! Le REAL , à cette époque , c'était autre chose qu'un amas d'égos surdimensionnés , de casseurs de jambes à l'arrière , de briseurs de dos à l'avant!
C'était un collectif , un jeu chatoyant et offensif , qui me bottait largement avant le Barca actuel . Guti en attaquant les gars , ah! Il marquait même des triplés ! Morientes en attaquant en pivot ! Sniff!! Mais bon faut croire que le footbusiness est plus lucratif que mon football d'idéaliste !
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Helguera, meilleur 6 au monde, ça reste très discutable, car même s'il était très fort, il ne me semble pas du tout que Viera lui ait été inférieur. Et je n'ose même pas comparer avec Edgar Davids (perso ma référence absolue à ce poste), Diego Simeone ou Roy Keane pour ne citer qu'eux ...
Sinon je suis d'accord avec toi, ce Real était bien plus glamour que celui que nous connaissons aujourd'hui ...
Pour en revenir à Guti, il est vrai irrégulier, mais très élégant balle au pied, il a su quand même faire sa place pendant de nombreuses années au Real, notamment en tant que taulier du vestiaire madrilène. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que le Mou l'ait fait partir dès son arrivée.
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"Regrets éternels" (L'Equipe après la défaite de la France contre l'Italie)
"Le Brésil est éternel" (L'Equipe après la victoire du Brésil en 2002)
"Roger est éternel"
Non, Guti n'est pas éternel. C'était un bon joueur. point barre.
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Il n'a pas fait long feu en sélection à cause de son caractère et parfois son manque de professionnalisme.Il ne plaisait pas à tout le monde, mais sur le terrain il était le métronome. Il était plus imprévisible que Xavi, capable de percer le rideau défensif en un dribble ou et surtout grâce à ses passes dosées et dans le timing.
Il était à la construction comme à la finition du fait de son passé d'attaquant. Une des meilleures patte gauche de l'histoire, mais le côté extra-sportif a prit le dessus, populaire en Espagne mais beaucoup moins ailleurs.
Ceux qui disent qu'il n'était pas spécialement bon devrait alors dire la même chose de Pirlo. Cette "tête de con" n'avait pas besoin de parcourir des km sur le terrain, il savait se mettre en valeur par son placement et son intelligence tactique.
Tous les joueurs l'ayant côtoyé l'admire, même Benzema quand il est arrivé, n'a pas cité Ronaldo, Raùl ou Kakà mais Guti.
Sa forme de nonchalance lui donnait une certaine classe, et son amour le maillot en fait joueur mythique, les madrilènes ne l'oublieront pas, tout comme Redondo, ces immenses joueurs que les gens ne remarquent pas.
Pour rafraîchir la mémoire de certains, un petit extrait pas bien méchant :
http://www.youtube.com/watch?v=96LfIH3fai8
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